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Montréal Concert Poster Archive

CAFÉ HI-HO

Le Café Hi-Ho était situé au 173 rue Sainte-Catherine Est à Montréal. C’est Irving Ellis, un homme d’affaires montréalais d’origine juive, qui a ouvert ses portes le 13 janvier 1950. Ellis était le conseiller financier de Vic Cotroni, le leader de la pègre montréalaise. On décrivait Irving Ellis comme étant le ‘’Mayer Lansky’’ du Québec, le ‘’comptable de la pègre’’. Le 6 mars 1956, le Café Hi-Ho adopte un nouveau nom et devient le cabaret le Béret Bleu. L'endroit adoptera aussi le nom de Café Roméo briévement en 1959.

Le café Hi-Ho était un endroit géré de manière fort peu orthodoxe.

Le Café Hi-Ho était situé au 173 rue Sainte-Catherine Est à Montréal. C’est Irving Ellis, un homme d’affaires montréalais d’origine juive, qui a ouvert ses portes le 13 janvier 1950. Ellis était le conseiller financier de Vic Cotroni, le leader de la pègre montréalaise.1,2,3 On décrivait Irving Ellis comme étant le ‘’Mayer Lansky’’ du Québec, le ‘’comptable de la pègre’’.3

Irving Ellis, Pinterest

Dès l’ouverture, tout le monde parlait du plus nouveau, du plus chic et du plus moderne restaurant de la métropole. Le Hi-Ho, tel était le nom du restaurant situé à l’emplacement connus jadis sous le nom de Café La Patrie. Le restaurant Hi-Ho comptait les meilleurs chefs de la ville. Le Café La Patrie avait autrefois la réputation d’être l’un des endroits les plus réputés pour la nourriture, qu’il s’agisse de mets maritimes ou de cuisine canadienne-française. Le Hi-Ho a voulu conserver ce cachet unique en son genre.4 La direction était d’ailleurs fière de se vanter de servir les meilleurs steaks en ville.5 Complètement rénové, l’édifice du Hi-Ho de la rue Sainte-Catherine pouvait recevoir jusqu’à 150 clients. À l’époque, le Hi-Ho se vantait d’être le seul restaurant climatisé de l’est de Montréal.2 La direction désirait présenter des vedettes de grande réputation et s’assurer des services des meilleurs musiciens en ville.4 La gérance de l’établissement était sous la direction de Frank D’Asti, un important financier montréalais et un associé du clan Cotroni.1,6,7

Montréal-Matin, 6 mars 1956, BAnQ

Le 6 mars 1956, le Café Hi-Ho adopte un nouveau nom et devient le cabaret le Béret Bleu.43 Les actionnaires du Béret Bleu sont Irving Ellis, Frank D’Asti, Roméo Bucci, Peter Adamo, Moe Yacknin, et le millionaire de la viande William O’Bront.1,3,8,9

Frank D’Asti, Pinterest

D’Asti et O’Bront se retirent officiellement du Béret Bleu en 1958 pour céder leur place à Vincenzo (Jimmy) Soccio, un associé du clan Cotroni.1,8  Le Béret Bleu était administré de façon fort peu orthodoxe.6,8,10,11

The Montreal Star, 23 août 1972, newspapers.com

Jimmy Soccio était lié aux frères Cotroni depuis les années 1930. Il était particulièrement proche de Giuseppe Cotroni, servant souvent de garde du corps et de chauffeur. Soccio avait été arrêté pour avoir dirigé avec succès une maison de jeu. Soccio dirigeait également un réseau d’héroïne très lucratif avec Diadato Mastracchio. À partir de la pizzeria Corso qu’ils possédaient sur la rue Sainte-Catherine, les deux auraient été parmi les principaux trafiquants d’héroïne de la ville de Montréal.12

Montréal-Matin, 9 juillet 1948, BAnQ

« Vers 1948, j’étais propriétaire de la pizzeria Corso » explique Soccio. « J’ai opéré ce restaurant jusqu’à ce qu’un incendie le ravage complètement en 1959. Avec l’argent des assurances, j’ai acheté les parts de Peter Adamo du Café Hi-Ho. »13

Soccio affirme qu’en raison de ses relations politiques, il n’avait jamais payé un cent pour un permis de cabaret. Il n’aurait jamais non plus payé un racket de la ‘’protection’’.14 Jimmy Soccio se décrivait comme un organisateur de l’Union Nationale.13

En 1959, le Béret Bleu est renommé le Café Roméo (Béret Bleu Inc) et fait référence à Roméo Bucci, co-propriétaire du cabaret et associé du clan Cotroni.7,15  Le Café Roméo abandonne sa politique de présenter les grands noms de la chanson et des spectacles de grande classe à la suite de quelques tentatives infructueuses.16 On qualifie le Café Roméo de chateau-fort de gangs de rue et de divers autres éléments douteux. Le Café Roméo devient une entreprise nocturne fort bien organisée.17

Le Petit Journal, 25 janvier 1959, BAnQ

L’un des portiers du Café Roméo était le meurtrier Albert Marinello, un individu bien connu de la pègre. Son frère, Bruno, s’était enlevé la vie à la prison de Bordeaux en attendant son procès pour le meurtre d’Eddie Sauvageau, le premier roi de la ‘’Main’’ (boulevard Saint-Laurent) et le créateur du racket de la ‘’protection’’ de Montréal.18 Eddie Sauvageau avait été tué en 1957 par Bruno Marinello après une dispute au sujet d’une dette de jeu. Par la suite, plusieurs rois de la Main ont terrorisé les propriétaires des bars. Les rois de la Main ont tous été tués dans des meurtres souvent très dramatiques.19

Le 22 décembre 1959, Donald Thibault, un jeune homme qui possède un casier judiciaire, est abattu devant le Café Roméo. « C’est la pire année pour les meurtres dans l’histoire de la ville », déclare le capitaine de la police Henri Francoeur.20

En janvier 1960, trois cents artistes de variétés et des danseuses disent non à la pègre. La Guilde des Artistes de Variétés d’Amérique décide de passer à la grande offensive. Depuis quelques années, plusieurs membres le demandaient. Les requérants dans cette affaire demandent que l’on mette fin au système de protection, de chantage, et de prostitution.21

« Il est possible que les parties s’entendent », explique Phil Cutler, procureur des demandeurs. « Notre but principal est que nos artistes ne soient plus victimes de pratiques auxquelles ils ne veulent pas se soumettre. Nous voulons qu’on cesse de les menacer de leur faire perdre leur emploi ou de leur casser les jambes. » Eddy Munn, artiste et représentant syndical de l’AGVA, prétend qu’il aurait été sauvagement battu par Jean-Baptiste Beaudet, le maître d’hôtel du Café Roméo, après avoir refusé de verser une première somme de $10 pour sa ‘’protection’’.21 Cela n’a pas empêché Munn de recevoir, quelques mois plus tard, une autre raclée après être allé discuter des conditions de travail de ses membres avec la direction du Café Domino à Montréal-Nord.22 Pour ce qui est de Jean-Baptiste Beaudet, il fut acquitté de toutes accusations.23

Ce fait divers judiciaire fut entouré d’une grande discrétion. Il revêtait pourtant d’une importance capitale dans la lutte sans merci qui se livrait entre artistes et propriétaires de cabarets de Montréal dans la première moitié des années 1960.23

En juillet 1960, les boîtes de nuits sombrent dans une période d’incertitude. Ces établissements, dit-on, doivent fermer à 2h du matin. Mais on ne s’est jamais entendu sur le sens de cet article de la loi. Pour les uns, cela veut dire que l’on ne doit plus rien servir après 2h mais sans expulser les clients. Pour d’autres, tous les clients doivent avoir quitté l’établissement. À 4 heures du matin, rue Sainte-Catherine, la Casa Loma, et plus loin le Café St-Jacques, dorment. Au Café Pal’s, il y a du monde mais on n’entre plus. La façade du Roméo semble assoupie, tous les écriteaux sont éteints. Mais l’escalier invite à l’escale. Au premier étage, la vie nocturne pétille: on danse, on sert de la bière aux tables, les tabourets du bar ont leurs occupants, les serveuses multiplient les commandes, les garçons trouvent des bonnes places aux nouveaux arrivants. Au bar du rez-de-chaussée, ça grouille: on boit fort, on fume, on a ‘’ben du fun’’.24

En août 1960, une danseuse du Café Roméo et le gérant sont accusés d’avoir permis un spectacle immoral. Le juge profite de l’occasion pour demander aux officiers de l’Escouade de la moralité de faire comparaître désormais les propriétaires et non les gérants des boîtes de nuit où sont présentés des spectacles immoraux.25 Car, en réalité, le club de nuit contrôlé par la pègre était le lieu par excellence où le crime organisé pouvait camoufler ses nombreuses activités illégales. Il ne servait ni plus ni moins que de paravent (‘’front’’). En règle générale, le permis d’exploitation du club de nuit était émis au nom d’une personne qui n’était pas le véritable propriétaire et qui agissait comme prête-nom. Ce dernier n’avait jamais de dossier judiciaire et pouvait donc obtenir un permis de vente d’alcool. L’identité des véritables propriétaires était très difficile à retracer, leur nom n’apparaissait jamais officiellement dans les livres de comptabilité de l’établissement. Celui qui servait de prête-nom était généralement le gérant de l’établissement. Il voyait à l’embauche des garçons de table, des employés de la cuisine, du préposé au vestiaire et du portier.26

Le 27 novembre 1960, vers 3 heures du matin, une explosion de dynamite démolit une partie du Café Roméo. L’explosif a été jeté dans les toilettes du deuxième étage. Le plafond et les murs sont gravement endommagés et les fenêtres ont été brisées.27 On soupçonne que l’explosion est reliée au racket de ‘’protection’’.28 Le club rouvre le lendemain.27

Au début des années 1960, les cabarets de Montréal connaissent des difficultés financières. C’est la désolation. Montréal devient une métropole de l’ennui. Les deux formules qui paraissent les plus particulièrement en vogue en 1962 sont le travesti et les danses orientales exotiques.29

Le Café Roméo reprend son nom d’origine le Béret Bleu en 1962 et présente des spectacles artistiques dont ceux de Lana St-Cyr, une drag queen active à Montréal depuis les années 1940 et personnifiée par Raymond Dubé.30,31

En 1967, une trentaine de danseuses et serveuses qui, dit-on, s’assoient aux tables avec les clients, sont arrêtées par l’escouade de la moralité. Les endroits visés sont la Casa Del Sol, le Métropole, le Silver Slipper, Chez Parée, le Cabaret 281 et le Béret Bleu.32,33

Depuis que la troupe des ‘’Ballets Africains’’ qui présentaient des femmes à seins nus à la Place des Arts ont gagné leur cause devant les tribunaux en 1967, plusieurs cabarets de la métropole ont fait ressusciter leurs danseuses ‘’topless’’. Les plus jolies travaillent aux cabarets York, Cabaret 281, au Métropole, au Petit Baril, au 321 et au Béret Bleu.34,35

En février 1968, pour la troisième fois en une semaine, les policiers effectuent une descente au Béret Bleu. Trois danseuses ainsi que le gérant, Michel Soccio, fils de Jimmy Soccio, sont arrêtés et accusés d’avoir manqué au règlement qui interdit au personnel de prendre place aux tables des clients.36,37

En avril 1968, la police de la moralité fait la guerre aux ‘’bottomless’’. La descente à la discothèque Chez Pierre Le Grand, 1200 rue Sainte-Catherine Ouest (une adresse occupée par un strip club à ce jour), a été en quelque sorte le premier coup de canon. Les agents de l’escouade de la moralité avaient appréhendé trois danseuses au postérieur impudique. Selon des ‘’observateurs’’, les jeunes danseuses ne portaient tout simplement qu’un lacet. Les danseuses au Béret Bleu, elles, n’ont reçu qu’un avertissement car elles ne poussaient pas l’audace jusqu’à la ‘’ficelle’’.38

En septembre 1970, la police visite 48 établissements incluant le Béret Bleu. 232 infractions ont été relevées et 84 personnes arrêtées. Les infractions visaient la fermeture après les heures permises, les permis non-affichés, les bouteilles ne portant pas le timbre de la RAQ (Régie des alcools du Québec), la présence de mineurs, la fraternisation avec les clients et la détention de faux papiers d’identité.39

Le 5 janvier 1971, la police pose des cadenas sur les portes de deux cabarets, le Béret Bleu et Chez Parée, dont Jimmy Soccio est co-propriétaire. La fermeture des deux établissements pour une période de trois mois avait été ordonnée par un juge de la cour municipale à la suite d’une requête de la police.40

Le 30 juillet 1971, le Béret Bleu est condamné à payer une amende de $57,750 pour les 315 accusations dont il avait été précédemment trouvé coupable. Quelques membres de l’état-major de la police présents à la séance soulignent que l’affaire du Béret Bleu était l’une des plus importantes dans ce domaine.4 L’amende de $57,750 n’ayant toujours pas été payée, les détectives de la police de la moralité font une descente dans le club le 12 août 1971 et arrêtent 13 femmes et le gérant.1

Le Béret Bleu ferme définitivement ses portes le 11 septembre 1971 sous la menace de la mairie qui demandait une injonction à la Cour supérieure contre les propriétaires du club pour avoir opéré sans permis.41

En décembre 1972, Frank D’Asti, autrefois du Café Hi-Ho et du Béret Bleu, est arrêté à New York relativement à une grosse affaire de trafic d’héroïne, mise au jour à la suite d’une laborieuse enquête de la brigade des stupéfiants de la Gendarmerie royale du Canada. Frank D’Asti était l’un des individus les mieux connus du Bureau de recherche sur le crime organisé au Québec.1

Jimmy Soccio a été amené devant l’enquête CECO sur le crime organisé le 1er mars 1973 et interrogé sur ses activités. Il a dit au conseil qu’il était propriétaire d’un club et  un ancien organisateur politique. Il a été appelé à témoigner de nouveau devant le comité le 26 mars. On lui a posé des questions sur un livret contenant une liste de ceux qui avaient fait des contributions financières aux élections de 1957. Il a également été interrogé sur une liste de propriétaires de boîtes de nuit figurant également dans le livret. Parmi ces noms se trouvaient Vic Cotroni, Luigi Greco, Nicola Di Iorio et Angelo Lanzo. Vic Cotroni fut très mécontent par le témoignage de Soccio et l’a convoqué à une réunion chez Reggio Food, une entreprise appartenant à Paolo Violi et Vic Cotroni qui fournissait la charcuterie aux pizzerias montréalaises. Une fois sur place, Soccio s’est fait disputer par Cotroni et Armand Courville, l’associé de confiance du parrain. Cotroni fut très contrarié que Soccio ne l’ait pas consulté avant son témoignage.12 Jimmy Soccio, âgé de 66 ans, est condamné à 6 mois de prison.42

CHRONOLOGIE

c.1906-1949: Café La Patrie

1950-1956: Café Hi-Ho

1956-1959: Béret Bleu

1959-1961: Café Roméo

1962-1971: Béret Bleu

Sources
[1] Soupçonné du trafic d’héroïne Frank d’Asti est arrêté à New York, Le Devoir, Jean-Pierre Charbonneau, 22 décembre 1972
[2] Le nouveau restaurant Hi-Ho ouvre aujourd’hui, Montréal-Matin, 13 janvier 1950
[3] Enquêtes sur des cadeaux à des fonctionnaires de la SAQ, La Presse, Michel Auger, 19 décembre 1975
[4] Hi-Ho tout le monde en parlera, Montréal-Matin, Don D’Amico, 5 décembre 1949
[5] Excellent programme au Hi-Ho, Montréal-Matin, 13 février 1950
[6] Le Beret Bleu condamné à une amende de $57,750, Le Devoir, 31 juillet 1971
[7] Cotroni’s top men in Montreal crime QPF prober claims, The Gazette, Eddie Collister, 28 novembre 1973
[8] Charles Cliche et le crime organisé, La Presse, 21 mars 1973
[9] Bank account covered bets, woman says, The Gazette, Paul Waters, 21 février 1973
[10] Le Beret Bleu conteste la juridiction de la RAQ, Le Devoir, 19 août 1970
[11] Vincenzo Soccio continue de décrire ses relations politiques, Le Devoir, 22 mars 1973
[12] https://www.oocities.org/wiseguywally/VincenzoSoccio.html
[13] Organisateur de l’UN je perdis mon permis, Le Devoir, 21 mars 1973
[14] Vincente Soccio n‘a jamais payé un cent, La Voix de l’Est, 22 mars 1973
[15] New cabaret is opening in town, The Gazette, 22 janvier 1959
[16] Jac Duval en discute, Radiomonde et Télémonde, 18 avril 1959
[17] Une nuit de plaisir dans Ville-Marie, Le Petit Journal, Pierre Léger, 25 octobre 1959
[18] Albert Marinello individu bien connu de la pègre, La Presse, 22 juillet 1963
[19] Histoires incroyables oubliées de Montréal, La Presse, Nicolas Bérubé, 30 décembre 2017
[20] Le 22è meurtre de l’année, Le Devoir, 29 décembre 1959
[21] 300 artistes disent non à la pègre, Le Petit Journal, Pierre Léger, 31 janvier 1960
[22] Le confrère Philippe Patry, Le monde ouvrier, Mai 1960
[23] Le maître d’hôtel du Café Roméo acquitté, Le Petit Journal, 13 mars 1960
[24] Des cabarets sont ouverts après l’heure de fermeture, Le Petit Journal, 31 juillet 1960
[25] Danseuses accusées d’avoir présenté un spectacle immoral, La Presse, 9 août 1960
[26] Le crime organisé à Montréal (1940-1980), Pierre De Champlain
[27] Night club bombing heads weekend crime, The Gazette, 28 novembre 1960
[28] Dynamitage d’un club de nuit, Le Soleil, 29 novembre 1960
[29] Montreal by night, La Patrie, 13 septembre 1962
[30] Cour Supérieure, La Presse, 18 janvier 1962
[31] L’oiseu de nuit, Le Petit Journal, 20 janvier 1952
[32] Arrestations de danseuses et serveuses, La Presse, 27 octobre 1967
[33] 14 danseuses surprises avec des clients, La Presse, 23 octobre 1967
[34] Vivent les topless, Le Petit Journal, 11 février 1968
[35] Les ballets africains revenir les seins nus, Télé-Radiomonde, 17 février 1968
[36] Troisième fois, Montréal-Matin, 12 février 1968
[37] Une femme témoin reconnaît qu’elle a servi de prête-nom, Le Devoir, 21 février 1973
[38] Les agents de la moralité font la guerre aux bottomless, La Presse, François Béliveau, 30 avril 1968
[39] Descente dans 48 cabarets, La Presse, 28 septembre 1970
[40] Cabarets cadenassés pour 3 mois, La Presse, 5 janvier 1971
[41] Injunction threat closes night club, Montreal Star, 9 septembre 1971
[42] Soccio est condamné à 6 mois de prison, Le Devoir, Jean-Pierre Charbonneau, 11 juin 1974
[43] Ouverture officielle du Béret Bleu, Montréal-Matin, 6 mars 1956
Nous avons assemblé ce texte en utilisant les sources mentionnées ci-dessus. Les extraits sont reproduits tels quels avec modifications mineures par souci de cohésion. Nous avons traduit en français les sources provenant d’articles de journaux en anglais.
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