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FORUM

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1924-1996

1924-1996

1924-1996

1924-1996

1924-1996

Le Forum est surtout connu comme le lieu où jouait et s’entraînait le club de hockey sur glace professionnel des Canadiens de Montréal de 1924 à 1996 mais était aussi un haut lieu de spectacles!

Forum de Montréal

Le Forum de Montréal était une salle omnisports située à Montréal, au Québec. Le Forum est surtout connu comme le lieu où jouait et s’entraînait le club de hockey sur glace professionnel des Canadiens de Montréal de 1924 à 1996.1

Localisé au 2313 rue Sainte-Catherine Ouest, coin avenue Atwater, le Forum était historiquement significatif, considéré parfois comme le temple du hockey, après tous les événements sportifs s’y étant déroulés ainsi que 22 des 24 Coupe Stanley remportées par les Canadiens de Montréal et 2 remportées par les Maroons de Montréal.1

Le Forum était aussi un haut lieu du spectacle à Montréal.

En 1964, la ‘’Beatlemania’’ frappe fort Montréal et le Canada.

À partir de 1969, le promoteur Donald Tarlton, aka Donald K. Donald, par son association avec le Forum, a joué un rôle unique dans l’évolution de la culture rock, montréalaise et québécoise.

En 25 ans, il a produit plus de la moitié des spectacles (539) de toute l’histoire du Forum. Son palmarès personnel: les Rolling Stones en 1972, Pink Floyd de 1973 à 1987, Céline Dion en 1991, Madonna en 1987, April Wine en 1980-1981, Rod Stewart de 1971 à 1996, les Bee Gees de 1973 à 1979, Led Zeppelin de 1970 à 1975, Elton John de 1972 à 1995, et Tina Turner en 1987.6

« Pour l’une de nos productions, en 1969, nous avions réuni Robert Charlebois et Steppenwolf, un groupe hippie de San Francisco. Un match parfait! Un big statement aussi parce que c’était la première fois qu’un artiste québécois avait son nom en gros sur l’affiche du Forum. Il y avait 12 000 personnes. Charlebois portait un chandail du Canadien et, quand il a chanté Lindbergh, on a senti la fierté dans le Forum. »6

Au début des années 1970, le Forum avait déjà vu passer la british invasion: les Beatles (1964), les Rolling Stones (1965), The Who (1968). Montréal, sous les bons soins de Donald K. Donald, se met à la grande messe-psychédélique — The Doors, Janis Joplin, Led Zeppelin, Black Sabbath — mais sans s’y limiter.6

Le Forum accueille aussi bien les Glen Campbell, Engelbert Humperdinck et autres Tom Jones que les grandes vedettes black du temps: Diana Ross, James Brown, Stevie Wonder, Isaac Hayes et Sly & The Family Stone.6

Le premier artiste à avoir fait le Forum tout seul, comme un grand? Si vous avez dit René Simard, vous êtes plus fort que tous les experts, critiques et historiographes confondus (c’était un flop monumental — 2 000 spectateurs).6,7

D’autres souvenirs ? « Une fois, Phil Collins s’est retrouvé aphone une heure avant le spectacle. Pas un son ne sortait de sa bouche. Nous avons trouvé un médecin qui est venu au Forum pour lui faire une piqure de cortisone. Directement dans la gorge. Et Phil a chanté. Ça c’est de la dévotion! »6

Donald Tarlton se souvient aussi de Bad Company, n’ayant pas aimé la place, avaient voulu redécorer le Forum en cassant tout dans leurs loges.6

Il faudra attendre 1974 avant qu’un groupe québécois ne se produise au Forum (en configuration «concert bowl»): le Ville-Emard Blues Band, devant 5 000 spectateurs.6

Des groupes québécois de premier plan, déjà peu nombreux, seulement trois, à part le Ville-Emard Blues Band, sont montés sur la scène du Forum: Offenbach (quatre fois entre 1980 et 1985), Beau Dommage (deux soirs en 1984 et deux autres en 1995), et les B.B. qui ont vu leur carrière y prendre fin en 1995.6

Offenbach devient, le 3 avril 1980, le premier groupe québécois à se produire devant une foule de 10,000 spectateurs au Forum de Montréal. Autour de midi, le jour du spectacle, Gerry et les autres membres d’Offenbach arrivent sur les lieux. Leboeuf à bord d’un taxi, un ou deux autres dans la grosse voiture noire qu’Alain Simard avait louée ce jour-là. McGale débarqua du métro, sa guitare sous le bras! Derrière sa console, le technicien Yves Savoie paraissait détendu, même s’il savait que la quincaillerie dont ils disposaient n’était pas à la hauteur d’un endroit comme le Forum. « Ça va sonner comme un gros radio, câlisse…» dit-il, déprimé, à ses assistants. Avant le spectacle, en mastiquant laborieusement un steak qui ne voulait pas passer, Gerry se rendit compte qu’Offenbach était en train de risquer le tout pour le tout. Au surplus, on craignait pour le son. Tout l’équipement prévu n’avait pas été livré. À la fin du repas, Gerry lança: « Bof…faites-vous en pas, les boys…On va les rocker, les freaks de Montréal! » Le Concert Bowl (un aménagement qui rendaient inutilisables environ le tiers des banquettes de l’amphithéâtre) était plein. Les 9,200 sièges étaient occupés. On a vendu quelques centaines d’autres billets pour des places debout. Au total, une foule criarde avec des bataillons de drapeaux du Québec — le Référendum…— sous lesquels, en attendant le début du show, des ti-culs habillés de jeans et de cuir flirtaient des hordes de filles en T-shirts. Toute cette assemblée trépignait, criait, sifflait. C’était à crever de peur! Dans les coulisses, à la dernière seconde, il fallut littéralement pousser les membres d’Offenbach sur scène. Gerry, Breen et les autres étaient pétrifiés, ils se sentaient comme des condamnés à mort allant à l’échafaud…Plus tard, aucun d’eux ne parvint à se souvenir des deux ou trois premières pièces qu’ils avaient interprétées! Après, ce fut plus facile. Le public délirait. On reprit confiance. Il y a eu trois rappels. Offenbach revint avec Chu un rocker. Puis John Mayall, qui assurait la première partie du spectacle, apparut avec son harmonica pour donner un Câline de blues complètement dément aux côtés d’Offenbach. Délire total dans les gradins. Enfin, Gerry chanta L’hymne à l’amour et ce fut terminé. Par son énergie, par sa rage de musique, Offenbach avait pallié une technique déficiente. Après le show, couvert de sueur, Gerry sautillait comme un enfant dans la loge. « Yeah, man! On l’a eu, tabarnac, on l’a eu! »8

Côté individuel, Céline Dion a le plus de présences au Forum de Montréal (18), suivie de Roch Voisine (13) et de Jean-Marc Parent. Pour l’impact théâtral, toutefois, il faut regarder du côté de Diane Dufresne: en l’espace de 13 ans (1980-1993), la Diva a fait le Forum 5 fois.6

Le Forum ferme ses portes au hockey professionnel le 11 mars 1996 après une victoire des Canadiens contre les Stars de Dallas 4 à 1. Lors des cérémonies d’après-match, tous les capitaines de l’équipe encore vivants (y compris Jean Béliveau et Bob Gainey) se sont échangé la torche, puis les partisans, jeunes et moins jeunes, ont offert une ovation debout tonitruante de sept minutes à un Maurice Richard visiblement ému [4]. Des images qui resteront gravées à jamais dans la mémoire des partisans du Canadien. Au bord des larmes, le plus grand de tous les Glorieux ne savait plus quoi faire tellement il était ému. « Je me souviens de lui avoir téléphoné le lendemain matin à sa résidence de la rue Péloquin », explique le journaliste sportif André Rousseau. « Il était encore sous le choc suite au témoignage d’amour que les amateurs, jeunes et moins jeunes, venaient de lui offrir pour son immense carrière et ses performances électrisantes. »5

Le dernier spectacle officiel du Forum est un spectacle de l’humoriste Jean-Marc Parent qui s’est déroulé le 31 mars 1996.

En mai 2001, le forum de Montréal est converti en complexe d’amusement contenant plusieurs salles de cinéma, un restaurant-bar et une arcade de jeux incluant quilles et mur d’escalade. Il devient le Forum Pepsi.1

Sources
[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_de_Montréal
[2] A deafening silence, The Montreal Star, 9 septembre 1964
[3] Brigitte chez Les Beatles, La Patrie, 9 septembre 1964
[4] https://www.mtl.org/fr/experience/montreal-maurice-rocket-richard
[5] https://www.lescoulissesdusport.ca/lovation-a-maurice-richard-deja-20-ans/
[6] Donald K. Donald a de bons souvenirs, La Presse, samedi 9 mars 1996
[7] René Simard subit un premier échec, Télé-Radiomonde, 27 mai 1972
[8] Gerry Boulet, Avant de m’en aller, Mario Roy, p. 282 à 288
Nous avons assemblé ce texte en utilisant les sources mentionnées ci-dessus. Nous avons traduit en français les sources provenant d’articles de journaux en anglais. Les temps de conjugaison ont parfois été modifiés pour créer une cohérence du texte dans son ensemble. Cet exercice n’a aucun but lucratif.
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