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SONA

Le Sona était un club de nuit situé à Montréal. Il était réputé pour être l'un des principaux lieux de la scène de la musique électronique de la ville. Le Sona était connu pour ses soirées animées qui se déroulaient généralement après les heures normales de fermeture des autres clubs. Il offrait souvent une atmosphère vibrante avec des DJ locaux et internationaux jouant de la musique électronique, de la techno, de la house et d'autres genres similaires. C'était un endroit populaire pour les fêtards et les amateurs de musique électronique à Montréal.

Fondé par Tiga, propriétaire de la boutique de disques DNA et fondateur du label Turbo, le Sona était le club que tout le monde mentionnait quand on leur demandait quel était l’after hour le plus légendaire en ville.

Ce texte est assemblé à partir d’archives de journaux
Photo: Facebook Sona Club Montréal

Le Sona était situé au 1439 rue Bleury à Montréal dans le Wilder Building, en face du cinéma Impérial, de 1996 à 2004.1

Cet ancien Distribution aux Consommateurs avait une capacité d’environ 700 personnes, un système de son capable de cracher son lot de megawatts, une piste de danse en bois et des plafonds de vingt pieds. L’accent était mis sur la musique techno. Ce sont Rabbit in the Moon (Orlando, Floride), Krista, Gant et Luv qui ont inauguré le Sona le 3 février 1996. Le marché du Sona était celui des jeunes ‘’ravers’’.1

Entrée par la ruelle derrière le Sona. Photo: Facebook Sona Club Montréal

Fondé par Tiga, propriétaire de la boutique de disques DNA et fondateur du label Turbo, le Sona était le club que tout le monde mentionnait quand on leur demandait quel était l’after hour le plus légendaire en ville. Peut-être parce qu’il a été ouvert pendant presque dix ans, peut-être parce qu’il a lancé la carrière de Misstress Barbara et qu’il a été la base des premières soirées I Love Neon, ou qu’il fonctionnait encore avec une clientèle savamment choisie à la porte. C’était bien avant Facebook, et la promotion se faisait à l’ancienne, avec des flyers et le bon vieux bouche-à-oreille.2

Blast 2000 au Sona

C’est pour ce club et ses invités que la série « Montreal Mix Sessions » de l’étiquette Turbo a été créée.2

Luc Raymond, un résident des belles années et aussi le signataire d’un des CDs mixés les plus appréciés de la série, n’a rien oublié: « Pour moi, les afters hours et le Sona en particulier ont marqué un gros virage dans le paysage des clubs à Montréal, parce que ça permettait de continuer la soirée jusqu’au lendemain matin, ce qui n’était presque pas possible avant, contrairement à Toronto ou New York. Ça a aussi fait changer la musique, parce que ce qu’on jouait en after hour n’était pas compatible avec ce qui jouait en club, et vice versa. Plus tard dans la nuit, et avec des systèmes de son plus gros et plus puissants, ça prenait de la musique plus épurée, avec moins d’éléments mélodiques que ce qui jouait avant 3h00. On pouvait jouer davantage sur les textures et les changements d’énergie, sur de plus longs segments. Je pouvais planifier une descente d’énergie sur une heure, sans perdre mon dancefloor. J’allais jusqu’à contrôler la température dans le club en demandant qu’on ferme des trappes d’air. La température montait et montait, et l’énergie dans le club aussi. Alors quand je sentais qu’on était au plus haut possible, je droppais la toune du moment, genre Van Helden, et là, le plafond sautait. Fun times! Je suis assez nostalgique de cette époque! »2

Photo: Facebook Sona Club Montréal

Le Club Sona était répertorié comme le numéro 1 des after hours en Amérique du Nord. Le Sona avait trois salles différentes pour danser, la première avait de la musique hip-hop, la seconde avait plus un son house et la troisième était principalement de la techno.2

Contribution: Greg Hunter Desty

En 2002, l’organisation d’évènements et la gérance de boîtes était du passé pour Tiga. « Je me suis rendu compte que la business, c’était plate. Au début, j’avais 17, 18 ans, and I wanted to do everything. Il n’y avait pas de bon club techno? J’en ouvrais un. Ça a bien marché mais je me suis rendu compte que, sur le plan artistique, c’était plutôt limité. Le succès n’est pas une bonne raison de continuer si on n’aime plus ce que l’on fait. » Et ce que Tiga aimait faire désormais, c’était de la musique.3 Tiga vend alors ses parts du Sona.4

Contribution: Greg Hunter Desty

Le 25 février 2004, le Sona déclare: « C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons la fermeture de Sona. Après mûre réflexion et analyse du marché, les propriétaires et directeurs, les Productions 514 et Jet Management, ont décidé de mettre un terme à l’exploitation du club et ce, dès maintenant. Le club est donc fermé. »5

Photo: Facebook Sona Club Montréal
Sources
[1] Toute la ville en parle, La Presse, Patricia Bergeron, 1 février 1996
[2] https://nightlife.ca/2016/02/02/5-afters-qui-ont-marque-montreal-et-dont-sennuie/
[3] 24 heures dans la vie de Tiga, La Presse, Marie Allard, 8 août 2002
[4] Tiga à la vitesse Turbo, La Presse, Philippe Renaud, 17 février 2003
[5] https://www.uer.ca/locations/show.asp?locid=24886
Nous avons compilé ce texte en utilisant les sources mentionnées ci-dessus. Les extraits sont reproduits tels quels avec modifications mineures par souci de cohésion. Nous avons traduit en français les sources provenant d’articles de journaux en anglais.
Dernière mise à jour du texte: 28 juin 2023

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