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Le Café Copacabana était l’un des plus chics cafés de Montréal des années 1950.

Autrefois le Café Palace, le Café Copacabana était situé au 1260 rue McGill College à Montréal de 1947 à 1963.1,2 Il s’est relocalisé au 1112 rue Sainte-Catherine Ouest de 1963 à 1978.2,3

27 octobre 1947, The Montreal Daily Star, newspapers.com

Le Copacabana était la propriété de Lucien Jobin et d’Armand Côté (ex-propriétaires du Café St-Michel) et de Victor Lefebvre.4

Fraichement aménagé, cet établissement était décoré de scènes murales nous donnant quelques aspects de la vie dans les pays sud-américains, plus particulièrement au Mexique. Ces peintures multicolores donnaient à ce café une ambiance exotique à laquelle s’ajoutaient de jolis palmiers qui servaient de colonnes. Au centre de la salle se trouvait un bar moderne, en forme d’ovale, devant lequel était placé un minuscule plateau d’où nous venaient des airs de musique d’orgue que jouait l’excellent Phil Savage. C’était aussi là que prenait place le trio qui exécutait avec tant de brio des mélodies endiablées de l’Amérique latine. Alys Robi attirait les foules à cet endroit en 1948, à un tel point qu’il était parfois nécessaire de refuser des clients à la porte. Par son atmosphère nettement latine, par les airs des pays du sud que l’on y entendait et par le choix judicieux de ses vedettes, le Café Copacabana était un endroit très agréable où passer une soirée.5

16 février 1948, Montréal-Matin, BAnQ

En 1963, le Copacabana est démoli pour l’élargissement de la rue McGill College, menant à la Place Ville-Marie.2 Il se relocalise au 1112 rue Sainte-Catherine Ouest jusqu’en 1978.3

Photo-Journal, 2 mars 1963, BAnQ
The Gazette, 26 mars 1971 newspapers.com

À l’apogée de l’ère disco, le Copacabana fonctionnait comme une discothèque.

Rebaptisé le Alligator Club en 1978, l’endroit était pratiquement désert les soirs de semaine pour des raisons qui ne sont pas forcément liées à la qualité des spectacles. Le changement de nom n’a pas contribué à son succès. De plus, l’Alligator était facile à manquer étant, d’une part, pris en sandwich entre les vitrines de magasins et, d’autre part, annoncé uniquement par de petits panneaux près de la porte.3

3 février 1978, The Montreal Star, newspapers.com

Le Alligator Club est mis en vente et devient la discothèque Le Rendez-Vous en 1979.6

28 avril 1979, The Montreal Star, newspapers.com

Depuis 1994, le lieu est occupé par la discothèque latine Club 649. Le Club 649 est une entreprise familiale depuis 1985. Tout a commencé dans un petit bar sur la rue De La Montagne au centre-ville de Montréal, un endroit où Myriam et Louis, les propriétaires, se produisaient. Quelques années plus tard et un déménagement risqué mais réussi rue Sainte-Catherine, leurs enfants participent désormais à la gestion des lieux. C’est la combinaison parfaite d’une foule amusante, de bonne musique, d’un emplacement central, d’une grande salle de danse, de boissons délicieuses, d’un excellent service amical ; ce qui en fait un endroit idéal pour les danseurs, les fêtards et les spectateurs.7

12 mars 1994, The Gazette, newspapers.com
Club 649, 2023, Google Maps
Sources
[1] To-night Opening, 31 octobre 1947, The Montreal Star
[2] N’en parlez à personne, Photo-Journal, 2 mars 1963
[3] Berval good tonic for winter funk, Night Spots, The Gazette, 4 février 1978
[4] Copacabana Café Inc., Gazette officielle du Québec, 21 août 1948
[5] La café Copacabana et son atmosphère sud-américaine, Le Petit Journal, 22 février 1948
[6] Alligator Club For Sale, 28 janvier 1978, The Montreal Star
[7] https://www.danceus.org/event/16689783093670/salsa-groove-party-at-club-montral-canada/
[8] Lovell 1994 BAnQ
Nous avons assemblé ce texte en utilisant les sources mentionnées ci-dessus. Nous avons traduit en français les sources provenant d’articles de journaux en anglais. Les temps de conjugaison ont parfois été modifiés pour créer une cohérence du texte dans son ensemble. 
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