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LIMELIGHT

LIMELIGHT

LIMELIGHT

LIMELIGHT

LIMELIGHT

1973-1990

1973-1990

1973-1990

1973-1990

1973-1990

Le concept du Limelight a servi de référence en matière de décor, de style musical et d’ambiance luminaire pour les établissements du genre en Amérique du nord dans les années 1970 à 1980 et a permis de définir un style de composition et de mixage musical qui persiste à ce jour.

Le Limelight, en opération du 7 septembre 1973 au 17 juin 1990, était une discothèque légendaire de Montréal située au 1254 rue Stanley. La discothèque a été fondée par Yvon Lafrance et François Mireault.1

Limelight, 1254 rue Stanley, Montréal

C’est là qu’œuvre, de 1973 à 1981, le grand manitou du disco montréalais, le DJ Robert Ouimet, élu meilleur DJ nord-américain par le magazine Rolling Stone, en 1976, puis DJ de l’année, en 1977, par le magazine Billboard.1

Le concept du Limelight a servi de référence en matière de décor, de style musical et d’ambiance luminaire pour les établissements du genre en Amérique du nord dans les années 1970 à 1980 et a permis de définir un style de composition et de mixage musical qui persiste à ce jour. Bon nombre d’artistes internationaux tels que James Brown, Gloria Gaynor, The Trammps, Grace Jones, The Ritchie Family, Imagination, Geraldine Hunt, y performèrent avec DJ Robert Ouimet et DJ Gil Riberdy aux tables tournantes.1

Aux heures de pointe, de 23h à 4h du matin, les gais et hétéros faisaient la queue sur la rue Stanley pour payer un droit d’entrée de 3$ la fin de semaine et de 1$ la semaine. Une « Friendship Card » à 25$ vous faisait entrer gratuitement les lundis, mardis et mercredis pendant un an. Tout à l’intérieur vibrait à l’unisson. Une boule de disco en verre taillé tourbillonnait au-dessus des têtes tandis qu’un spectacle de lumière vertigineux tourbillonnait sur les murs. Le DJ était roi ici. Maîtrisant le rythme, il était capable de changer le mouvement des danseurs d’un disque à l’autre. Les clients y allaient aussi pour reluquer ou parader. Les cliques de la mode et du design faisaient partie des fidèles du Limelight.2

Limelight, 1254 rue Stanley, Montréal

« Les femmes y vont parce qu’elles aiment que les hommes dansent devant elles et savent pourtant qu’elles ne seront pas courtisées » dit Nicole Léger, qui ajoute que « les gens s’inquiètent une semaine à l’avance de ce qu’ils vont porter ». Allan Scherer dit que c’est « qui-peut-surpasser-qui » au Limelight. « Les gais et les hétéros s’acceptent » ajoute Gerald Walsh. Tous des réguliers du Limelight.2

Le Limelight de Montréal a changé la donne : elle a attiré des célébrités bien avant même l’ouverture du Studio 54 de New York et a été un lieu de prédilection pour les délégations internationales lors des Jeux olympiques d’été de 1976. Le Limelight a accueilli des célébrités telles qu’Alice Cooper, Rick James, Freddie Mercury, Kraftwerk, Elton John, David Bowie et Iggy Pop.3

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Les bars Thunderdome (1252 Stanley) et le Limelight (1254 Stanley ) ferment définitivement leurs portes le 17 juin 1990, à la suite de l’enquête publique sur la mort de Presley Leslie, survenue au Thunderdome le 9 avril 1990. « Une grande partie de la clientèle du Thunderdome n’avait pas l’âge requis pour fréquenter les bars. C’était un endroit où l’on faisait le trafic de la drogue et où les gens portaient des armes » selon Jerri Bresier, porte-parole de AKAX, une organisation étudiante.4

Le Limelight rouvre le 24 avril 1997 par Dany K Kouri, Marc-André Desautels et Roger Desautels et fait revivre les belles années du disco avec le Boogie Wonderband, Martin Steevens et Grace Jones. On y trouve une salle de billard, le désormais inévitable ‘’Cigar Lounge’’.5

Le Limelight cède sa place au Club La Boom en 2001. L’immeuble ne peut plus supporter la vocation du club en raison de problèmes de structure. Il semblerait que les travaux effectués dans les dernières années n’aient pas tenu compte de l’ensemble du problème. Le Club La Boom ferme en 2017.6

Sources
[1] Wikipedia: Limelight
[2] In Concert and Limelight two places for unwinding, Montreal Star, 16 septembre 1974
[3] Montreal, disco’s second city, Richard Burnett, https://www.mtl.org/en/experience/montreal-disco-second-city
[4] Le Thunderdome et le Limelight ferment, Le Devoir, 30 juin 1990
[5] Le Limelight revit, La Presse, 13 avril 1997
[6] https://nightlife.ca/2017/09/25/un-club-bien-connu-du-centre-ville-ferme-ses-portes/
Nous avons assemblé ce texte en utilisant les sources mentionnées ci-dessus. Nous avons traduit en français les sources provenant d’articles de journaux en anglais. Les temps de conjugaison ont parfois été modifiés pour créer une cohérence du texte dans son ensemble.