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THÉÂTRE ROYAL

Le Théâtre Royal est en fait le nom de quatre théâtres qui se sont succédé en différents lieux entre 1825 et 1922 à Montréal. Le Théâtre Royal fut la première salle exclusivement consacrée au théâtre et aux arts de la scène au Canada et est considérée comme la première véritable salle de spectacle à Montréal, avec une scène correctement équipée, des coulisses spacieuses et un auditorium.

C’est sur la scène du Théâtre Royal, en 1842, que le célèbre Charles Dickens est lui-même monté en tant qu’acteur.2

Ce texte est assemblé à partir d’archives de journaux
Théâtre Royal-Molson (1825-1844)
[Photo tirée de Histrionic Montreal, de Franklin Graham (1902), p. 142a, BAnQ, Livres anciens : PN/2306/ M6G72/1902 RES]

Le nom de Théâtre Royal a été porté successivement par quatre compagnies situées dans quatre édifices différents entre 1825 et 1913: le Théâtre Royal-Molson, le Royal-Olympic, le Royal-Hays et le Royal-Côté.1

13 mai 1967, The Montreal Star, newspapers.com

PRÉHISTOIRE DU THÉÂTRE À MONTRÉAL (1774-1825)

Certains documents historiques laissent entendre que la toute première salle de théâtre de Montréal fut aménagée en 1804 à l’étage d’un bâtiment adjacent au bureau de poste de la rue Saint-Sulpice. Mais ce théâtre n’était qu’une grande salle dans un entrepôt en pierre.3

Salle de théâtre, rue Saint-Sulpice, en 1804
Le Petit Journal, 17 décembre 1939, BAnQ

Il existait aussi une scène qui remontait à 1774 où on a présenté des pièces de Molière. Cette scène était située dans le grand salon du notaire Antoine Foucher, rue Place d’Armes, et était aussi connue sous le nom de Café Dillon. La pièce était réputée sombre, chauffée au feu de bois et éclairée à la bougie.4,5

Le premier réel édifice à vocation théâtrale fut érigé 51 ans plus tard et se nommait le Théâtre Royal.6

Théâtre Royal-Molson (1825), BAnQ

THÉÂTRE ROYAL-MOLSON (1825-44)

Le Théâtre Royal de la rue Saint-Paul a été inauguré le 21 novembre 1825. Comme cité plus haut, il est considéré comme la vraie première salle de spectacle à Montréal, avec une scène de théâtre correctement équipée, des coulisses spacieuses et un auditorium. La grande majorité des spectacles présentés était en anglais. Il était surnommé le « Théâtre Royal-Molson » parce que l’homme d’affaires John Molson père en était le fondateur et actionnaire principal. Rapidement, le Royal-Molson est devenu un lieu prisé par la bonne société montréalaise soucieuse d’y voir le théâtre des plus grands écrivains.1,3

Seul portrait connu de John Molson, arrivé à Montréal en 1782.
William Notman & Son, Musée McCord

C’est en 1825 que le Théâtre Royal est construit sur un site qui constitue aujourd’hui l’extrémité ouest du marché Bonsecours, sur la rue St-Paul. Le théâtre avait coûté £7500 à construire, une grosse somme pour Montréal à l’époque. Le bâtiment était aussi plutôt grand pour son époque. Il s’élevait à deux étages et possédait un portique dorique.7

Le Théâtre Royal-Molson était sous la direction de Frederick Brown, un tragédien dont l’épouse, Sophia, faisait également partie de la compagnie. On disait de Sophia qu’elle était une femme extrêmement laide, mais dont la conversation était si brillante qu’au bout de quelques instants, l’auditeur la croyait dotée d’un visage d’une rare beauté.7

Autrefois l’emplacement du Théâtre Royal (1825-1844) avant la construction du Marché Bonsecours (1847-aujourd’hui).
Google Earth, 2024.

En 1829, la direction du Royal-Molson est confiée au beau-frère de Frédéric Brown, Vincent De Camp. De Camp était lui-même un acteur qui, dans ses premières années en Angleterre, s’était fait une spécialité du rôle de joyeux valet de pied. Juste avant de venir à Montréal, il était directeur du Théâtre Bowery de New York.7

Lorsque la saison 1829-1830 débuta à Montréal, Vincent De Camp rassembla autour de lui une compagnie distinguée comprenant notamment Clara Fisher, une actrice anglaise qui avait acquis une popularité si étonnante en Amérique du Nord que les jeunes filles portaient son nom et les jeunes femmes à la mode imitaient son zézaiement et copiaient sa manière de marcher.7

3 août 1829, The Gazette, newspapers.com

CHARLES DICKENS À MONTRÉAL

Le 12 mai 1842, le journal La Gazette annonce l’arrivée de Charles Dickens et sa femme Kate à Montréal pour une visite de 20 jours. Dickens, après avoir visité brièvement Niagara Falls, Toronto et Kingston, arrive à Montréal de sa meilleure humeur.8

À partir de sa chambre, à l’hôtel Rasco de la rue Saint-Paul, il a écrit à son ami John Forster: « Nous avons fait l’expérience d’un accueil chaleureux impossible à décrire au Canada. » Dickens était jeune (30 ans) et célèbre. Il avait déjà publié The Pickwick Papers, Oliver Twist, Nicholas Nickleby et The Old Curiosity Shop. Montréal paraissait splendide à ses yeux. Il l’avait trouvée pleine de vie et d’agitation.

Charles Dickens.
Sketch of Dickens in 1842 during American Tour, Wikipedia

Dickens arriva à la mi-mai et trouva que tout était doublement intéressant par l’éclatement du printemps. Dickens était sans aucun doute d’autant plus heureux d’être à Montréal, car il devait monter sur la scène du Théâtre Royal suite à une invitation d’un officier du nom de Lord Mulgrave, l’aide de camp du commandant de Sa Majesté la Reine Victoria.8

Théâtre Royal-Molson (1825-1844)
Photo: HENRY RICHARD SHARLAND BUNNETT (1845-1910)Library and Archives Canada

Avant de mettre les pieds au Canada, Dickens venait de terminer une tournée américaine au cours de laquelle il faisait campagne pour la mise en place d’un accord international sur le droit d’auteur. Dickens protesta farouchement contre les pratiques de piratage des maisons d’édition américaines qui ne versaient pas un centime de redevances aux écrivains dont elles imprimaient librement les œuvres. Une fois à Montréal, Dickens fournit aux journaux un compte rendu de sa campagne et des articles pertinents parurent dans deux journaux locaux: le Montreal Times et le Montreal Transcript. Ceux-ci ont sont conservés par l’Université McGill.9

L’actuel emplacement de l’Hôtel Rasco (1834-aujourd’hui) et autrefois l’emplacement du Théâtre Royal (1825-1844) avant la construction du Marché Bonsecours (1847-aujourd’hui).
Google Earth, 2024.

Dickens, dont le tempérament était aussi théâtral que nombre de ses créations, avait accepté l’offre de venir jouer sur la scène du Théâtre Royal avec les officiers anglais de la garnison de Montréal. Il était prêt à en faire plus: il finit comme producteur, metteur en scène et acteur dans un programme de trois pièces en un acte: A Roland For An Oliver, Two O’Clock in the Morning et High Life Below Stairs. Deux représentations de ce programme ont été données, dont la première était privée. Afin d’assurer une représentation à un public restreint, la première représentation avait été annoncée au “Théâtre Queen’s” au lieu du Théâtre Royal, bien qu’elle ait bel et bien eu lieu à ce dernier. Cela aurait été fait afin “qu’aucun œil vulgaire ne fixe les dames d’officiers dans les rôles féminins”. Des actrices professionnelles prenaient le relais lors de la seconde représentation, destinée au grand public. Dickens avait joué le rôle principal dans les deux programmes et avait reçu de bonnes critiques.9

The Gazette, 28 mai 1842, newspapers.com

Son jeu d’acteur cette nuit-là préfigurait le succès dont il allait jouir dans les années suivantes, lorsqu’il abandonna en grande partie l’écriture pour donner des lectures dramatiques de ses romans. On peut dire que son amour pour la scène durant sa jeunesse avait alors été réveillé. Il écrivit au professeur Felton de l’Université Harvard: « La fureur s’est de nouveau emparé de moi, et je commence à penser une fois de plus que la nature m’a destiné à être le locataire d’un théâtre national et que la plume, l’encre et le papier ont gâché un directeur. »8

Mais malgré ces activités passionnantes, le Théâtre Royal-Molson était voué à ne durer que deux années supplémentaires. L’emplacement était convoité pour le nouveau marché Bonsecours que les élus de la ville proposaient d’ériger. Le Théâtre Royal-Molson a été démoli en 1844 par le commissaire-priseur et réutilisé comme matériau de construction pour une somme dérisoire de £150.2

La dernière célébrité de l’époque à avoir joué au Royal-Molson fut le comédien William Charles Macready le 15 juillet 1844. L’engagement de Macready a eu lieu après la vente du théâtre, mais les nouveaux propriétaires ont retardé la démolition de quelques mois afin que les spectateurs montréalais ne soient pas privés de la possibilité de voir le célèbre tragédien.3

The Gazette, 15 juillet 1844, newspapers.com

Bien que le Théâtre Royal-Molson de la rue Saint-Paul ait existé moins de vingt ans, ces années se sont avérées parmi les plus intéressantes de l’histoire du théâtre à Montréal.2

THÉÂTRE ROYAL-OLYMPIC (1844-47)

Malgré la fermeture du Royal-Molson, un autre théâtre, le Royal-Olympic, fit bientôt son apparition du côté ouest de la place Jacques-Cartier, près de la rue Notre-Dame.3 Le 7 décembre 1844, on récupéra les équipements du premier Théâtre Royal et on inaugura le nouvel espace. Le Royal-Olympic ne sera qu’un théâtre de transition. L’édifice sera démoli pour faire place, en 1852-1853, à l’édifice Joseph-Roy, qui connaîtra diverses affectations.1

THÉÂTRE ROYAL-HAYS (1847-52)

Le Théâtre Royal-Hays suivit, ainsi nommé parce qu’il faisait partie du bloc Hays érigé par Moses Judah Hays. Inauguré le 10 juillet 1847, le théâtre se trouvait au coin de Notre-Dame et du square Dalhousie. Pendant une brève période, les élus du Canada-Uni poursuivirent leurs travaux parlementaires au Royal-Hays suite à l’incendie du parlement de Montréal du 25 avril 1849. Cette salle disparaîtra à son tour dans un grand incendie en 1852.1,3,19

Théâtre Royal-Hays (1852), Historique du local 56

THÉÂTRE ROYAL-CÔTÉ (1852-1913)

Le Théâtre Royal-Côté, rue Côté, fondé par Jesse Joseph, faisait face à l’emplacement actuel du Palais des Congrès et pouvait accueillir 1 500 personnes.10,11,12

C’est durant les grandes représentations qui se donnaient au Théâtre Royal-Côté, au fil des années 1850 et 1860, que plusieurs jeunes filles canadiennes ont fait connaissance de leur futur mari. Le Royal-Côté était le lieu « fashionable » de l’époque.13 La rue Côté était aussi une rue à la mode. Elle avait même une importance culturelle et ecclésiastique. Le Théâtre Royal-Côté avait des voisins dignes, notamment un bâtiment de la faculté de médecine de l’Université McGill ainsi que la Maison Côté, une école pour filles parmi les plus respectées de la ville. Également sur la rue Côté, au nord du théâtre, se trouvait une église presbytérienne. C’est dans ce cadre respectable que fut construit le Théâtre Royal-Côté. Le théâtre avait un architecte prestigieux, John Wells, qui avait aussi conçu l’édifice de la Banque de Montréal sur la place d’Armes durant les années 1840.10

Théâtre Royal-Côté, [Entre 1870 et 1920], BAnQ

Il serait trop long d’énumérer ici tous les artistes célèbres et les grandes compagnies d’opéra qui sont venus se faire applaudir dans ce théâtre populaire.13 Calixa Lavallée, surtout connu pour avoir composé la musique de l’hymne national canadien, le « Ô Canada », n’avait que 13 ans lorsqu’il donna son premier récital de piano au Théâtre Royal-Côté.14

Calixa Lavallée (13 ans) donne sa première représentation au Théâtre Royal de Montréal (sur la rue Côté) le 28 février 1859
The Gazette, 26 février 1859, newspapers.com

Le directeur du Théâtre Royal-Côté se nommait John Wellington Buckland. Né en Angleterre et éduqué sur le continent nord-américain, Buckland parlait couramment l’allemand, le français et l’anglais. Il avait travaillé pour la maison financière Rothschild et avait participé à divers partenariats commerciaux aux États-Unis. Son lien avec le théâtre avait presque été accidentel.10,13,15 Sa femme, madame Buckland, sous son nom de scène Kate Horn, était devenue une actrice acclamée. John Buckland était un homme sérieux et réservé. Il n’aurait probablement pas tenté de diriger un théâtre s’il n’avait pas été marié à Kate Horn. Il croyait, et avec raison, qu’elle lui serait d’une grande aide. Grâce à la gestion financière de John Buckland et aux relations théâtrales de sa femme, le Théâtre Royal-Côté a connu pendant des années un brillant bilan financier.15

John Buckland fut le directeur et locataire du Théâtre Royal-Côté pendant de nombreuses saisons, depuis l’ouverture du théâtre en 1852 jusqu’à sa mort en 1872. À sa mort, Madame Buckland reprit le bail. Elle engagea comme directeur un homme au nom très théâtral de Ben De Bar.10

Le Théâtre Royal-Côté a été de plus en plus éclipsé par les nouveaux théâtres des quartiers chics. Au début des années 1880, sa fortune était au plus bas niveau. En 1884, sous une nouvelle administration, le nom fut changé pour Royal Theatre Museum, mais l’ancien nom reprit bientôt. La direction s’est tournée de plus en plus vers le vaudeville et le burlesque.10

The Gazette, 18 janvier 1884, newspapers.com

Un médecin montréalais avait décrit en 1971 le Théâtre Royal-Côté dans ses derniers jours miteux du début du 20e siècle : « Les anciens diplômés de McGill qui ne sont plus jeunes, comme moi, se souviennent du Théâtre Royal-Côté comme d’un foyer du vaudeville du quatrième ordre. On s’en souvient peut-être aussi à cause de l’odeur du lieu qui provenait des vêtements et de l’haleine d’un public pas trop propre et accro à la bière, aux cigarettes et à la mastication du tabac. Les dames du chœur apportaient leur part d’odeur en utilisant du parfum bon marché. »10

La Presse, 14 novembre 1901, BAnQ

Vers la fin du 19e siècle, la rue Côté avait pris un mauvais tournant. L’ouverture de l’Academy of Music en 1875 — première salle du nouveau centre-ville montréalais — avait poussé le Théâtre Royal-Côté vers des spectacles d’un tout autre registre. Sous la nouvelle administration de John B. Sparrow, le Royal-Côté avait alors sombré dans une réputation peu recommandable. Les pièces théâtrales portaient des noms tels que « Black Crook » et « Little Trixie » et la police était presque toujours présente pour déterminer si des accusations devaient être portées devant les tribunaux pour indécence. C’était devenu un lieu dérangeant. L’archevêque Bruchesi l’avait condamné. Les catholiques avaient été avertis de ne pas s’en approcher.10,16

The Montreal Star, 20 août 1897, newspapers.com

Il a été déclaré que le Théâtre Royal-Côté était devenu une école de débauches pour les jeunes filles. On avait appris de jeunes filles qui menaient des vies de prostituées qu’elles s’étaient débauchées à ce théâtre. En effet, le 14 novembre 1901, La Presse avait prouvé « à la une » la présence d’enfants aux spectacles prétendument osés présentés au Théâtre Royal-Côté. Devant un tollé de protestations, la direction du théâtre décida de passer à l’action. Une semaine plus tard, La Presse avait noté « moins d’enfants, moins d’obscénités, moins de propos indécents, moins de poses lascives et beaucoup plus de police. »17

La Presse, 14 novembre 1901, BAnQ

Le Théâtre Royal-Côté ne pouvait pas survivre. La dernière représentation a eu lieu le 23 janvier 1913. Elle fut donnée par une troupe chinoise. La salle est demeurée animée par diverses communautés immigrantes qui louaient occasionnellement le vieux théâtre. L’ancien bâtiment demeura sur la rue Côté jusqu’à la fin de l’été 1922. Puis la démolition commença.10,16

Aujourd’hui, rue Côté, Montréal. Google Earth, 2024.

Dans la seconde moitié du 19e siècle et le début du 20e, au moins neuf théâtres furent construits à Montréal. Le Théâtre Beaver Hall, le Dominion, l’Académie de Musique, le Queen’s Hall, le Bijou, le Théâtre Français, le Théâtre National, le Monument-National et le Théâtre Her Majesty’s furent tous construits à cette époque. Le Monument-National est le seul à avoir survécu jusqu’à ce jour. Après la mort du Théâtre Royal-Côté commença un âge d’or dans la construction de théâtres à Montréal.18

Charles Dickens, MFA Boston
The artist until 1872; Mr. and Mrs. James T. Fields by 1881; to Fields estate; to MFA, 1924, gift of the James T. Fields Collection

« Le Canada a occupé et conservera toujours une place de choix dans ma mémoire »21 -Charles Dickens

Sources
[1] Encyclopédie Canadienne: Théâtre Royal, 7 février 2006
[2] All your yesterdays, The Gazette, Edgar Andrew Collard, 21 juin 1958
[3] Our theatres, then and now, The Montreal Star, Sydney Johnson, 13 mars 1967
[4] Un fou dans une poche, Du théâtre français au début au régime anglais, André G.-Bourassa. Cap-aux-diamants, (35), 26-30
[5] Les premiers théâtres montréalais, Le Petit Journal, 17 décembre 1939
[6] Le Théâtre Outremont, La Presse, Guy Pinard, 13 septembre 1987
[7] All our yesterdays, The Gazette, Edgar Andrew Collard, 23 septembre 1961
[8] Dickens in town, The Gazette, Edgar Andrew Collard, 26 décembre 1970
[9] A Montreal debut for the great Charles, The Montreal Star, John Richmond, 13 juin 1970
[10] Theatre Royal: it’s rise and fall, The Gazette, Edgar Andrew Collard, 30 octobre 1971
[11] Une musique italienne sur un thème écossais, La Presse, Claude Gingras, 10 février 2001
[12] Quand théâtre et cinéma faisaient bon ménage, La Presse, Luc Perreault, 11 mai 1996
[13] Un cinquantenaire, La Presse, 27 novembre 1897
[14] Notre musicien national Calixa Lavallée, Le Passe-Temps, 1933 v.39 no.864
[15] Lincoln’s assassin played Theatre Royal, The Gazette, Edgar Andrew Collard, 12 mars 1988
[16] Historyspin: Le 4e Théâtre Royal, 1852-1918
[17] Le Théâtre Royal est un foyer de corruption, La Presse, 14 novembre 1983
[18] Packed her bags (57 of them), The Gazette, Julia Maskoulis, 3 juin 1978
[19] Montreal’s Jewish chief of police, The Gazette, Edgar Andrew Collard, 20 juillet 1974
[20] Louis Dulongpré, Le Courrier de Berthierville, 16 juin 1939
[21] Uppercanadahistory dot CA, Historical narratives of early Canada, Charles Dickens visits Niagara Falls

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