Casa del Popolo (Montréal)
Établie en 2000 au 4873, boulevard Saint-Laurent, la Casa del Popolo est devenue l’un des lieux emblématiques de la scène indépendante montréalaise. Fondée par Mauro Pezzente et Kiva Stimac dans l’ancien local de l’Artishow, elle réunit dès ses débuts café, cuisine végétarienne, bar, concerts, arts visuels, poésie et cinéma. Sa petite salle d’une centaine de places devient rapidement un point d’ancrage pour les musiques indépendantes, expérimentales et d’avant-garde, puis le noyau d’un écosystème qui donnera naissance à Suoni Per Il Popolo et s’étendra à La Sala Rossa. [1], [2], [3]
1. Présentation
Au tournant des années 2000, Montréal possède une scène musicale indépendante particulièrement fertile, mais les petites salles permettant aux groupes locaux, aux artistes expérimentaux et aux tournées marginales de se produire demeurent relativement peu nombreuses. C’est dans ce contexte que la Casa del Popolo s’installe au 4873 boulevard Saint-Laurent, près de l’avenue Saint-Joseph.
La Casa n’est cependant pas conçue comme une simple salle de concert. Le projet imaginé par Mauro Pezzente et Kiva Stimac combine un café, une cuisine végétarienne, un bar et un espace culturel. Concerts, vernissages, poésie, cinéma, performances et lancements y cohabitent dans un local volontairement accessible, informel et à échelle humaine. [2], [3]
Cette formule devient rapidement l’un des points de ralliement les plus importants de la culture indépendante montréalaise. À peine quelques mois après l’ouverture, la presse décrit déjà un lieu fréquenté par une nouvelle bohème du boulevard Saint-Laurent; quelques années plus tard, la Casa est présentée comme l’un des endroits où les artistes en développement peuvent faire leurs premières armes et se faire remarquer. [3], [9]
2. Le 4873 Saint-Laurent avant la Casa
Avant l’arrivée de la Casa del Popolo, le local du 4873 boulevard Saint-Laurent abrite l’Artishow, une petite salle associée à la scène underground montréalaise. Lorsque l’endroit devient disponible, Pezzente et Stimac y voient l’occasion de concrétiser un projet qu’ils mûrissent depuis quelques années. [2], [4]
Les annonces de spectacles publiées à l’automne 2000 témoignent directement de la transition. Le Gazette mentionne notamment MOLASSES au Casa del Popolo les 14 et 15 septembre 2000, puis décrit en octobre la Casa comme un nouveau lieu déjà très discuté, en précisant qu’il s’agit de l’ancien Artishow. [4]
Précision chronologique
Quand la Casa ouvre-t-elle exactement?
Le site officiel situe la fondation en septembre 2000. Les annonces de presse confirment que des spectacles y sont présentés au plus tard à la mi-septembre. Un article de Voir publié en mai 2001 parle toutefois d’un « premier anniversaire d’activités », formulation qui ne concorde pas parfaitement avec cette chronologie. En l’absence d’une annonce inaugurale explicitement datée, il est plus prudent de retenir septembre 2000 comme période d’établissement, sans attribuer un jour précis à l’ouverture.
3. Mauro Pezzente et Kiva Stimac
Au moment de la création de la Casa, Mauro Pezzente est déjà solidement lié au milieu musical indépendant montréalais, notamment comme bassiste de Godspeed You! Black Emperor. La presse de 2001 le présente également comme étudiant au doctorat en foresterie urbaine à l’Université McGill. Kiva Stimac, sa partenaire, est artiste, cuisinière et anthropologue de formation. [3]
Le partage des rôles correspond au concept initial : Stimac développe la cuisine végétarienne et l’identité conviviale du café, tandis que Pezzente se concentre davantage sur la programmation musicale. Très rapidement, toutefois, les deux deviennent à la fois restaurateurs, programmateurs, producteurs, promoteurs, afficheurs et hôtes pour les artistes de passage. [2]
Une demande de permis conservée dans les archives de la Régie des alcools, des courses et des jeux identifie Mauro Pezzente comme requérant pour une compagnie à être formée sous le nom CASA DEL POPOLO, au 4873 boulevard Saint-Laurent, pour un permis de restaurant. Ce document constitue une rare trace administrative des tout débuts du projet. [10]
Évolution de la Casa del Popolo et de son écosystème
4. L’ouverture en 2000
La création de la Casa se fait avec des moyens modestes et une forte participation du réseau d’amis des fondateurs. Dans un reportage du Gazette publié en février 2001, Pezzente estime à environ 50 000 $ les travaux initiaux : plafond, nouvelles salles de bain, scène, électricité et plomberie. Une partie importante du chantier est accomplie bénévolement ou à crédit. [3]
Le lieu continue même à fonctionner pendant une partie des rénovations. Cette dimension bricolée et collective n’est pas un simple détail pittoresque : elle annonce la manière dont la Casa s’inscrira durablement dans la culture DIY montréalaise, en maintenant des coûts relativement bas et en privilégiant la proximité entre artistes, public et organisateurs.
L’espace demeure petit. Dès 2001, la presse évoque une salle pouvant recevoir environ 100 personnes. La fiche technique actuelle de la Casa indique toujours une capacité de 100 personnes debout ou 50 assises, confirmant la permanence de cette échelle intime. [1], [5]
5. Une « maison du peuple »
Le nom Casa del Popolo signifie littéralement « maison du peuple ». Kiva Stimac explique en 2001 que le choix s’inspire des établissements italiens portant ce nom, conçus comme des lieux de rencontre où l’on peut prendre un café, discuter et participer à une vie communautaire. [3]
Cette référence correspond bien au projet montréalais. La Casa est pensée comme un endroit où l’on peut venir manger, boire, écouter un concert, voir une exposition ou simplement passer du temps. Les prix volontairement abordables font partie du concept. Au début de 2001, le Gazette souligne que plusieurs spectacles coûtent autour de quatre dollars et que les artistes reçoivent une large part des recettes de billetterie. [3]
« We wanted to open a place where people could afford to have a good time. »
La nourriture végétarienne n’est donc pas un ajout secondaire : elle fait partie de l’identité originale du lieu, au même titre que la musique. Cette combinaison de restauration, de culture et de sociabilité distingue la Casa de nombreuses petites salles exclusivement consacrées aux spectacles.
6. La naissance d’une scène musicale
La programmation prend rapidement une ampleur que les fondateurs n’avaient pas nécessairement prévue. Au printemps 2001, Voir décrit des concerts presque tous les soirs et une programmation allant du free jazz à l’électro expérimental, du folk intimiste à la musique actuelle. Les groupes proches de Godspeed You! Black Emperor et du réseau Alien8 y côtoient de plus en plus d’artistes étrangers. [2]
La Casa devient également productrice de concerts. Pezzente et Stimac commencent à contacter eux-mêmes des artistes qu’ils souhaitent voir à Montréal, notamment parce que certaines tournées internationales considèrent encore la ville comme un marché secondaire. Leur modèle consiste moins à programmer selon les tendances qu’à inviter des musiciens qu’ils veulent eux-mêmes entendre.
Une philosophie de programmation
Faire venir à Montréal les artistes qui n’y venaient pas
L’un des épisodes les plus révélateurs concerne Arab Strap. Leur tourneur hésite d’abord à inclure Montréal. La Casa insiste; le spectacle se vend si rapidement qu’il doit être déplacé dans une salle plus grande, au Centre culturel espagnol situé de l’autre côté du boulevard Saint-Laurent. Cette expérience contribue directement à l’expansion du projet. [2]
7. Suoni Per Il Popolo
La programmation de la Casa donne rapidement naissance à Suoni Per Il Popolo, festival consacré aux musiques expérimentales, improvisées et d’avant-garde. Les sources contemporaines du début des années 2000 montrent un événement encore étroitement lié au fonctionnement quotidien de la Casa : il s’agit en quelque sorte d’une concentration estivale de la programmation développée toute l’année. [5]
En juillet 2001, Le Devoir décrit déjà la Casa comme une « petite Mecque » de la musique à Montréal et souligne la présence d’artistes tels que Joe McPhee, Dominic Duval et Tim Berne. Au fil des éditions, Suoni élargit son spectre au free jazz, au punk, à l’électronique, au noise, à l’avant-folk et à diverses formes de rock expérimental. [5], [7]
Le festival devient progressivement une institution montréalaise. En 2007, il présente plus d’une centaine d’artistes et groupes; en 2010, le Devoir souligne ses dix ans d’activité; en 2014, Steve Guimond décrit Suoni comme le grand moment annuel d’une programmation qui demeure active toute l’année autour de la Casa et de ses salles associées. [7]
Datation du festival
2000 ou 2001?
Les sources ne comptent pas toujours les premières éditions de la même manière. Les articles contemporains documentent clairement Suoni dès 2001, tandis que des rétrospectives et anniversaires font remonter son origine à 2000. La fiche retient donc l’idée d’une naissance autour de 2000–2001, dans la continuité immédiate de l’ouverture de la Casa.
8. De la Casa à La Sala Rossa
Le succès de certains concerts dépasse rapidement la capacité de la petite Casa. Dès 2001, Pezzente et Stimac commencent à utiliser le Centre culturel espagnol, au 4848 boulevard Saint-Laurent, directement en face. L’espace peut accueillir environ 200 à 300 personnes, ce qui permet de recevoir les spectacles trop importants pour le 4873. [2], [5]
La transformation est rapide. Dans son bilan musical du 29 décembre 2001, The Gazette parle déjà de l’expansion de la Casa avec La Sala Rossa de l’autre côté de la rue. Deux semaines plus tard, un autre article décrit La Sala Rossa comme la « grande salle sœur » de la Casa. [6], [8]
Cette relation constitue l’un des aspects essentiels de l’histoire de la Casa. Le petit café de 100 places demeure le cœur intime du projet, tandis que La Sala Rossa offre la capacité nécessaire aux artistes plus populaires et aux événements de plus grande envergure. Cette complémentarité deviendra l’un des modèles les plus durables de l’écosystème Popolo.
9. Musique, arts et culture imprimée
La Casa demeure dès l’origine un lieu multidisciplinaire. Aux concerts s’ajoutent expositions, projections de films, lectures, poésie, événements communautaires et activités de financement. Un ancien distributeur de cigarettes est même transformé en Distriboto, machine permettant d’acheter de petites œuvres d’art à faible prix. [3]
En 2002, cette volonté de diffusion prend également une forme imprimée avec La Voce del Popolo, publication liée à Mauro Pezzente, Kiva Stimac et Dxtr X. Le magazine cherche à diffuser du contenu culturel, politique et artistique peu présent dans les médias dominants, prolongeant sur papier la fonction de lieu d’échange assumée par la Casa. [8]
Cette culture visuelle et imprimée — affiches, sérigraphies, petits objets, publications et flyers — est indissociable de l’identité de la Casa. Elle explique également pourquoi le lieu occupe une place particulièrement importante dans l’histoire de l’affiche de concert indépendante à Montréal.
10. Au cœur de l’essor indie montréalais
Au milieu des années 2000, Montréal attire une attention internationale croissante pour sa scène indépendante. La Casa et La Sala Rossa constituent alors deux infrastructures essentielles de cet écosystème : elles permettent aux artistes locaux de jouer régulièrement, aux groupes internationaux de passage de rencontrer cette communauté et aux producteurs indépendants de développer une programmation qui échappe largement aux circuits commerciaux traditionnels.
En 2005, Voir présente Mauro Pezzente, Blue Skies Turn Black et d’autres acteurs locaux comme des éléments importants de l’effervescence qui précède la reconnaissance internationale de la scène montréalaise. La Casa et La Sala Rossa sont alors décrites comme deux salles directement liées à l’émergence de cette nouvelle scène alternative. [11]
Un long article du Gazette publié en 2007 va encore plus loin : la Casa y est présentée comme l’un des endroits où la « grandeur future » peut commencer. Pezzente y rappelle qu’au moment de l’ouverture, les petites scènes accessibles aux groupes locaux étaient rares. L’article associe à l’environnement Casa/Sala des artistes et groupes tels que ARCADE FIRE, WOLF PARADE, MOLASSES, THE DEARS, THE STILLS et plusieurs autres acteurs de la scène locale. [9]
Une nuance importante
La Casa n’est pas « la salle d’un seul mouvement »
Son importance dépasse largement la vague indie des années 2000. Depuis ses débuts, la Casa programme aussi free jazz, improvisation, musique actuelle, folk, électronique, noise, punk, spoken word et performances interdisciplinaires. Son rôle historique tient précisément à cette ouverture et à sa volonté de maintenir une scène pour des artistes situés hors des circuits dominants.
11. Défis, permis et continuité
L’histoire de la Casa n’est pas exempte de difficultés. Comme plusieurs petites salles montréalaises, elle doit composer avec les coûts d’insonorisation, les règlements municipaux et les exigences entourant les permis de spectacles et d’alcool. En 2007, Pezzente estime avoir investi environ 200 000 $ en insonorisation au fil des ans. [9]
En 2009, la Casa suspend temporairement ses concerts pendant qu’elle travaille à régulariser sa situation auprès de la Ville et de la Régie. Cette période illustre la fragilité structurelle des petites salles : leur rôle culturel peut être majeur alors même que leur modèle économique et réglementaire demeure précaire. [12]
La Casa survit cependant à ces crises et demeure en activité. Son modèle s’élargit au fil des années autour de La Sala Rossa, La Sotterenea et d’autres espaces associés au réseau Popolo, tout en conservant au 4873 Saint-Laurent le caractère intime qui faisait sa singularité au moment de son ouverture. [1]
12. Importance historique
La Casa del Popolo occupe une place particulière dans l’histoire des salles de spectacle montréalaises parce qu’elle représente davantage qu’un simple lieu de diffusion. Elle a contribué à créer une infrastructure communautaire pour des artistes qui disposaient de peu d’espaces adaptés à leur réalité, tout en rapprochant scène locale et réseaux internationaux.
Son influence repose également sur son échelle. Là où les grandes salles mesurent leur succès par le nombre de billets vendus, la Casa a démontré qu’une salle de cent personnes pouvait avoir une portée culturelle considérable. Un concert modeste, un artiste en développement ou une proposition difficile à classer pouvaient y trouver un public, puis éventuellement passer à une salle plus grande du même réseau.
Enfin, son histoire permet de suivre une partie essentielle de l’évolution du boulevard Saint-Laurent et du Mile End au tournant du XXIe siècle : Artishow → Casa del Popolo → Suoni Per Il Popolo → La Sala Rossa. Cette continuité fait de la Casa l’un des lieux structurants de la culture musicale indépendante montréalaise des vingt-cinq dernières années.
Dans l’histoire des salles montréalaises
Un petit lieu à l’influence disproportionnée
Avant 2000 — Artishow au 4873 Saint-Laurent
2000 — établissement de la Casa del Popolo
2001 — essor de Suoni Per Il Popolo et utilisation du Centre culturel espagnol
Fin 2001 — La Sala Rossa apparaît comme salle sœur de la Casa
Années 2000 — la Casa devient un pôle majeur de la scène indépendante montréalaise
2009 — bataille réglementaire pour maintenir les concerts
Aujourd’hui — la Casa demeure active au 4873 Saint-Laurent
13. Notes & sources
-
CASA DEL POPOLO, site officiel, section « About / Info » et fiche technique de la salle.
Le site situe l’établissement en septembre 2000, confirme l’adresse du 4873 Saint-Laurent et indique aujourd’hui une capacité de 100 personnes debout / 50 assises. -
NICOLAS TITTLEY,
« Casa del Popolo : Nouveaux visages »,
Voir, 9 mai 2001.
Entrevue avec Mauro Pezzente et Kiva Stimac sur la création de la Casa, l’ancien Artishow, la cuisine végétarienne, la programmation, Arab Strap, le Centre culturel espagnol et l’émergence d’un réseau de concerts. -
INGRID PHANEUF,
« Casa del Popolo draws new bohemians »,
The Gazette, 27 février 2001.
Reportage détaillé sur les premiers mois de la Casa : rénovations, financement, philosophie du lieu, cuisine, programmation multidisciplinaire, capacité, politique de billetterie, Distriboto et origine du nom. -
THE GAZETTE,
rubriques musicales, 14 septembre 2000 et
20 octobre 2000.
Les annonces documentent des spectacles à la Casa dès septembre 2000, dont MOLASSES, et identifient explicitement le lieu comme l’ancien Artishow. -
BERNARD LAMARCHE,
« Fière Casa del Popolo »,
Le Devoir, 5 juillet 2001.
Article consacré à la programmation d’avant-garde de la Casa, à Mauro Pezzente, Kiva Stimac, Suoni Per Il Popolo, aux relations avec les festivals de jazz et à l’utilisation du Centre social espagnol pour les concerts plus importants. -
T’CHA DUNLEVY,
« Bubbling under »,
The Gazette, 29 décembre 2001.
Le bilan musical de l’année souligne que la scène indie montréalaise a été stimulée par l’expansion de la Casa avec La Sala Rossa, située au 4848 Saint-Laurent. -
PHILIPPE PAPINEAU,
articles consacrés à Suoni Per Il Popolo,
Le Devoir, notamment 1er juin 2007,
8 juin 2010 et 1er juin 2016;
ainsi que SOPHIE CHARTIER, « Les oreilles libres », Le Devoir, 13 juin 2014.
Ces textes documentent l’évolution du festival, l’élargissement de sa programmation, son rôle dans les musiques expérimentales et son développement autour des différentes salles du réseau. -
T’CHA DUNLEVY,
« Even more for the people »,
The Gazette, 10 janvier 2002.
L’article présente La Voce del Popolo, décrit la Casa comme un centre culturel et communautaire et identifie déjà La Sala Rossa comme sa grande salle sœur située de l’autre côté de la rue. -
MARIANNE ACKERMAN,
« Where future greatness gets its break »,
The Gazette, 19 novembre 2007.
Portrait du Mile End et de la Casa comme lieu de développement pour les artistes. Pezzente y revient sur le manque de petites salles en 2000, l’évolution de la Casa, l’insonorisation et le rôle du réseau dans la scène indépendante. -
RÉGIE DES ALCOOLS, DES COURSES ET DES JEUX,
« Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence »,
coupure de presse conservée dans les archives MCPA.
La demande identifie Mauro Pezzente comme requérant pour une compagnie à être formée, CASA DEL POPOLO, 4873 boulevard Saint-Laurent, pour un permis de restaurant. -
OLIVIER ROBILLARD LAVEAUX,
« Montréal, ville ouverte »,
Voir, 31 mars 2005.
Le texte situe la Casa et La Sala Rossa parmi les infrastructures ayant contribué à l’émergence de la nouvelle scène alternative anglophone montréalaise. -
OLIVIER ROBILLARD LAVEAUX,
« Bars et petites salles du Mile End sur la sellette : Montréal, ville ouverte? »,
Voir, 26 mars 2009.
Article sur la suspension temporaire des concerts à la Casa et les démarches entreprises pour obtenir les permis nécessaires auprès de la Ville et de la Régie.























































































































































