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Fiche salle — Centre-Ville — Red Light District

Les Foufounes Électriques (Montréal)

Les Foufounes Électriques sont une salle de spectacles et un bar alternatif fondés en 1983 au 87–97, rue Sainte-Catherine Est, devenus un lieu phare de la culture underground montréalaise, dans la continuité des Clochards Célestes et du Zoobar.

⏱ Temps de lecture : 15 minutes

1. Clochards Célestes (1980–1982)

Les Clochards Célestes, par leur nom, leur passé et leur localisation, se voulaient un rendez-vous culturel pour la « faune » montréalaise. « On veut par là s’attirer les punks, les straights ou les travestis comme il s’en trouve déjà dans la clientèle. On accepte tout le monde, peu importe son habillement ou son attitude face à la vie », expliquait le fondateur Michel Perreault à La Presse en 1981 [1].

À Montréal, comme ailleurs au Québec, de nombreuses salles de spectacles naissent puis disparaissent. Ainsi a-t-on vu apparaître puis disparaître des lieux comme le El Casino (1977–1979) ou le Pretzel Enchaîné (1979–1982). D’autres prennent toutefois le relais : depuis que l’Outremont ne présente plus de spectacles, le Théâtre St-Denis est davantage sollicité. On voit aussi apparaître le Club Montréal (futur Spectrum) et l’Arlequin (futur Olympia), deux salles de bonnes dimensions, tandis que l’Atelier continu ferme ses portes. Mais c’est du côté des petites salles que l’expérimentation est la plus vive, grâce à des formules souples mêlant théâtre, musique et variétés. Dans ce contexte émergent des lieux comme le Bijou, le Transit ou, en 1980, les Clochards Célestes sur Sainte-Catherine, témoignant de la vitalité du milieu culturel [2].

Annonce — Clochard Celeste
Carte promotionnelle vieillie des Clochards Célestes, illustrée d’une lune et d’un chapeau, indiquant un bar-spectacles situé au 97, rue Sainte-Catherine Est à Montréal.

En janvier 1981, Michel Perreault, leader du groupe Bâton Rouge, salue la foule et annonce une pièce de Chuck Berry. C’est le premier contrat du groupe aux Clochards Célestes, et cela se sent, mais l’énergie est là. Les 211 personnes assises autorisées par le règlement semblent satisfaites. Il n’y a pas de prix d’entrée, et la bière à 1 $ attire. Comme l’explique Perreault, ce nouveau bar-spectacle offre une alternative économique aux établissements de la rue Saint-Denis, où la bière coûte 1,75 $. Le nom du lieu est tiré d’un roman de Jack Kerouac. L’endroit occupe l’ancien Café Pal (années 1950–1960), puis le Café Vic, lié à Vic Cotroni. Fermé depuis 1970, l’espace est relancé par Perreault et un groupe de jeunes issus notamment de l’organisation des fêtes de la Saint-Jean [3].

« C’est pas possible comment c’était sale quand on est rentrés, raconte Perreault, il y avait des pigeons morts partout. » Le nettoyage débute à la mi-septembre 1980, et les Clochards Célestes servent leur première bière le 26 décembre 1980. Le deuxième étage reste toutefois en chantier. Perreault souhaite exploiter l’ensemble de la bâtisse de 9 600 pieds carrés d’ici le printemps [3].

« On veut qu’il se passe quelque chose sept jours par semaine, de 14 h à la fermeture », explique Perreault. D’abord centrée sur la musique de Bâton Rouge et d’autres groupes, la programmation doit s’ouvrir au théâtre, aux défilés de mode et aux arts visuels. « N’importe quelle forme d’expression culturelle. Il y a tellement d’artistes à Montréal! » [3]

Le 14 mars 1981, La Presse confirme que les Clochards Célestes « passent au spectacle ». Située au 97, rue Sainte-Catherine Est, la salle amorce un virage vers une programmation structurée, notamment avec Nion et compagnie. Perreault réaffirme sa volonté d’attirer « la faune de Montréal » et de faire du lieu un espace multidisciplinaire ouvert à toutes les formes d’expression [1].

Mais la bière à 1 $ ne suffit pas à attirer les grandes vedettes — et Perreault ne le souhaite pas vraiment : « Ça pourrait devenir un salon des refusés, mais un endroit où il se passe quelque chose », dit-il, en contraste avec certains secteurs jugés plus inertes. Son objectif reste simple : remplir la salle [3].

En janvier 1981, la clientèle — autour de 20 ans — semble venir en grande partie du Faubourg. Perreault souhaite toutefois attirer les résidents du quartier. « Les travestis du coin ont commencé à venir en début de soirée… puis reviennent plus tard, notamment pour les machines à boules » [3].

Il souligne également l’appui du voisinage : une population de chambreurs, souvent précaire, participe au projet, parfois bénévolement, contribuant à faire vivre le lieu [3].

Le choix de Sainte-Catherine, près de la Main, est assumé : « Parce qu’on vient de ce quartier et qu’il s’y passe des choses qu’il faut voir. Il faut arrêter de le considérer comme une porcherie. » [3]

Annonce — Paradots
Affiche du groupe Paradots annonçant des spectacles présentés aux Clochards Célestes en février 1982, au 97, rue Sainte-Catherine Est à Montréal. Collection de JC Boulad.

En mars 1981, La Presse note l’émergence de petites salles dans l’Est, notamment autour de Papineau et Sainte-Catherine. Ce mouvement témoigne d’une volonté générationnelle de créer des lieux alternatifs, en marge des circuits établis — un contexte dans lequel s’inscrivent les Clochards Célestes [43].

Cette multiplication révèle toutefois un modèle économique fragile, où passion et improvisation compensent souvent le manque de ressources [43].

Le 2 mai 1981, La Presse revient sur les Clochards Célestes. Le spectacle Transport Mental, associé à François « Yo » Gourd, mêle humour, poésie et expérimentation scénique. L’article souligne une approche où « on peut tout dire avec l’humour et la tendresse », marquant une volonté de dépasser le simple bar alternatif pour s’inscrire dans une démarche artistique [42].

2. Zoobar (1982–1983)

En mars 1982, avant de disparaître définitivement, « après sept années d’existence et deux ans et demi d’absence », le bar La Grande Passe, rue Ontario, s’unit aux Clochards Célestes pour donner naissance à une nouvelle salle : le Zoobar, situé au 97, rue Sainte-Catherine Est. La presse présente explicitement cette ouverture comme une fusion, réunissant les forces de deux lieux disparus [4].

Le Zoobar est alors géré par une douzaine de membres-travailleurs regroupés au sein de la Société de développement des arts, un organisme à but non lucratif réunissant les animateurs des deux salles précédentes. Cette structure collective traduit une volonté de continuité culturelle, plutôt qu’un simple changement d’enseigne [4].

Annonce — Zoobar
Cette affiche de 1982 annonce au Zoobar, situé au 97, rue Sainte-Catherine Est, une série de concerts réunissant American Devices et Heart Drops dans le contexte de la scène new wave montréalaise. Collection de Rick Trembles.

Inauguré en mars 1982 par le groupe de jazz G.U.M. (Grande Urchestre de Montréal), le Zoobar affiche d’emblée une programmation ouverte : expositions, vernissages, happenings, spectacles de danse, projections cinématographiques (les lundis étant réservés aux cinéphiles), et même une semaine consacrée aux créations féminines. « On n’a pas arrêté de politique de spectacle et on ne veut pas se limiter à une forme », précise l’article, confirmant l’ambition multidisciplinaire du lieu [4].

Sur le plan musical, la G.U.M., formation de dix musiciens et musiciennes adoptant la formule big band, incarne cette volonté d’accessibilité : une musique « plus populaire, plus rythmée, moins cérébrale » que celle de l’E.M.I.M., avec une forte section de cuivres et un sens du spectacle assumé [4].

Dans Le Devoir, Nathalie Petrowski propose toutefois un regard plus ironique sur cette nouvelle boîte, évoquant une « musique pour mutants » — formule qui traduit à la fois l’esthétique marginale et la posture volontairement décalée du Zoobar. Le lieu s’inscrit ainsi en marge des circuits culturels dominants, assumant une identité alternative qui séduit autant qu’elle dérange [25].

Dès avril 1982, le groupe Abbittibbi est annoncé, et l’on espère que le Zoobar deviendra un tremplin pour la relève québécoise. L’article rappelle aussi que les Clochards Célestes avaient permis la découverte de Transport Mental Illimité et Nion, tandis que la Grande Passe avait contribué à révéler l’Orchestre Sympathique. Le Zoobar s’inscrit ainsi dans une véritable chaîne de transmission artistique [4].

Décrit sans détour comme « pas trop cher, peu confortable, mais prometteur », le Zoobar apparaît comme un espace expérimental, misant sur la proximité, la flexibilité et l’énergie du milieu plutôt que sur le confort ou le prestige [4].

3. Foufounes Électriques (depuis 1983)

Au printemps 1983, le local du 97, rue Sainte-Catherine Est traverse une phase de transition. Le 20 avril 1983, Le Devoir publie un article de Nathalie Petrowski consacré au collectif Montréal Transport Limité, présenté « à l’ancien Zoobar » jusqu’au 30 avril. Le texte décrit une performance mêlant satire politique, burlesque, collage médiatique et esthétique de l’absurde, confirmant que le lieu demeure un foyer actif de la scène expérimentale montréalaise [44][45].

Annonce — MTL Transport Limité Ça
Une publicité parue dans La Presse le 30 avril 1983 annonce la prolongation des représentations du spectacle Ça, présenté aux Foufounes Électriques du 14 au 17 puis du 20 au 24 avril, témoignant de l’ancrage du lieu dans la diffusion de productions scéniques alternatives au début des années 1980.

Or, dans les mêmes pages, l’annonce du spectacle identifie déjà l’adresse sous le nom de Foufounes Électriques (97, rue Sainte-Catherine Est). Cette coexistence des appellations indique que le changement de nom s’effectue précisément au cours du printemps 1983, dans un moment charnière où l’ancien Zoobar cède officiellement la place aux Foufounes Électriques.

L’établissement avait auparavant porté les noms de Clochards Célestes (inspiré de Jack Kerouac), puis Zoobar. L’adoption du nom « Foufounes Électriques » — que l’on peut traduire par « les fesses électriques » — marque une affirmation identitaire plus radicale. L’appellation provient d’une pratique performative des fondateurs, qui exposaient leurs fesses peintes et imprimées sur des écrans de vieux téléviseurs, inscrivant dès l’origine le lieu dans une esthétique provocatrice et carnavalesque [8], [9], [10].

Au fil des années, l’établissement connaît plusieurs phases d’expansion. La terrasse du rez-de-chaussée est notamment aménagée sur un ancien terrain vague, signe de la croissance progressive du lieu [11]. L’immeuble appartient à Amiri Habibollah (Habib Amiri), dont la présence immobilière joue un rôle déterminant dans l’histoire ultérieure du club.

Sur le plan administratif, une source universitaire (2008) indique que Normand Boileau demeure actionnaire minoritaire et participe à l’administration aux côtés du principal propriétaire, Habib Amiri [8].

Personnages marquants

Fondateurs, propriétaires et figures structurelles

François « Yo » Gourd — Figure associée aux débuts et à l’esthétique performative des Foufounes, notamment via Montréal Transport Limité et des propositions mêlant humour, poésie et expérimentation.

Annonce — Les Taches
Cette affiche de 1983 annonce un concert du groupe Les Taches aux Foufounes Électriques, avec notamment Alain Karon (et Rudy Caya — futur membre des Vilains Pingouins) —, illustrant les débuts de la scène rock alternative montréalaise. Collection de Alain Karon.

Normand Boileau — Actionnaire minoritaire, impliqué dans l’administration aux côtés du propriétaire principal durant des phases importantes de croissance.

Bernard Paquet — Cofondateur des Foufounes Électriques, aux côtés de Normand Boileau et François Gourd. Issu du milieu artistique et du théâtre musical underground, il contribue à la création du concept initial du lieu, à la croisée de la musique alternative et des arts visuels.

Habib Amiri (aussi mentionné comme Amiri Habibollah) — Propriétaire de l’immeuble, acteur déterminant dans l’histoire du lieu, notamment par son rôle immobilier et financier dans la survie et la relance du club.

Photo — Staff Foufounes
Cette photographie prise à l’été 1991 aux Foufounes Électriques, signée Serge Boisvert et André Bourbonnais, témoigne de l’effervescence et de la diversité de la scène alternative montréalaise qui gravitait alors autour du lieu.

Programmation, production et direction artistique

Dan Webster — Programmateur et figure clé de la réputation internationale des Foufounes, associé à une programmation alternative ambitieuse et à des phases de rénovation et de repositionnement du lieu.

Sylvain Houde — DJ, directeur musical et porte-parole, impliqué dans la vie culturelle du lieu et dans des moments de crise (mobilisation publique, survie de l’institution). Également lié à la production d’événements via Productions Goliath (années 1980–1990).

Sylvain Lafrenière (« Capitaine Rock ») — Figure de mémoire associée à la réception du lieu et à l’évolution générationnelle du public, notamment autour des Black Mondays.

Photo — Valium
Peinture en Direct. 1991. Cette photographie montre une partie de la communauté gravitant autour des Foufounes Électriques à leur époque formatrice, illustrant le caractère à la fois collectif, marginal et créatif de la scène alternative montréalaise. Source : Henriette Valium succession (Félixe Girard).

Identité visuelle, iconographie et contre-culture

Henriette Valium (Patrick Henley) — Figure majeure de la contre-culture, associée à une esthétique radicale et DIY, souvent reliée à l’identité visuelle provocatrice du lieu.

Nancy Beaulieu — Employée des Foufs et adjointe à la programmation, reconnue pour la fabrication artisanale d’affiches de concerts (dont celle du spectacle de Nirvana en 1991) et pour son travail graphique DIY (collage, sharpie, photocopie).

Cozmik Kay — Graphiste associé au visuel du bar et à l’imaginaire graphique des Foufounes.

Équipe interne, mémoire et « personnages » du lieu

Michel Larouche (« le Gros Michel ») — Pilier emblématique : portier puis responsable du bar de jour, figure protectrice profondément associée au sentiment d’appartenance des premières décennies. Diplômé en communications, actif dans les bars dès l’âge de 17 ans, il travaille ici comme aux États-Unis et en Europe. Amateur de moto, marqué par plusieurs accidents, il porte dans son corps les traces d’une vie intense.

Annonce — Bérurier Noir
Cette affiche de 1988 annonce le passage du groupe Bérurier Noir à Montréal, avec un concert au Spectrum complet le 8 novembre et une prestation aux Foufounes Électriques la veille, illustrant l’implantation du punk français dans le réseau des salles alternatives locales. Collection de Sébastien Laroche.

Il agit aussi comme garde du corps pour des groupes en tournée, dont les Rolling Stones, Pink Floyd, Emerson, Lake & Palmer et Bérurier Noir. Il héberge régulièrement chez lui, dans son logement du faubourg à mélasse, les artistes invités aux Foufounes Électriques. Personnage larger than life, il incarne une présence rassurante, presque une « nounou » de la scène alternative [18].

Il décède le 21 août 1991 d’un arrêt cardiaque. En plus de son rôle aux Foufs, Michel Larouche est membre fondateur de la Ligue anti-fasciste mondiale (L.A.M.) et impliqué dans le Rassemblement pour l’Amitié mondiale (R.A.M.), où il agit comme administrateur [19].

Une rumeur a évoqué des circonstances plus troubles entourant sa mort, sans qu’aucun élément ne vienne la confirmer [20].

« L’idée que la mort de Michel puisse être le résultat d’un règlement de comptes semble absurde », explique Sylvain Binette, un ami proche. « Le Gros Michel avait déjà des problèmes cardiaques, et ceux qui le connaissaient savaient qu’il vivait intensément. Pour moi, les Foufounes Électriques, c’est pratiquement la maison que Michel a construite. Il était cette force canalisatrice qui donnait aux Foufs ce sentiment d’appartenance. Il aimait et détestait avec la même passion, et ses amis formaient un groupe d’une loyauté rare. »

— Sylvain Binette, Coolopolis, 21 septembre 2012 [20]

Shantal Arroyo — Coordination d’événements spéciaux (ex. Cabarets Kaboom et soirées thématiques) et contribution à l’animation de la scène locale.

Risa Roumeliotakis — Figure liée à l’organisation interne et à la vie quotidienne du lieu, souvent mentionnée en tandem avec Shantal Arroyo dans les portraits d’équipe.

Figures citées dans la mémoire des débuts (réception et imaginaire)

René-sens — Habitué marquant associé à la première période et à l’imaginaire fondateur du bar.

1984 — Labo artistique

Annonce — Valium
Cette affiche de 1988 annonce une séance de peinture en direct de Henriette Valium aux Foufounes Électriques, réunissant plusieurs artistes dans une performance collective ancrée dans la scène underground montréalaise. Source : Félixe Girard, succession de Henriette Valium, affiche « Peinture en direct », 1988.

Dès le printemps 1984, les Foufounes Électriques s’affirment comme un véritable laboratoire artistique avec les soirées « Peinture 3 x 4 », où une vingtaine d’artistes réalisent des œuvres en direct devant public, avant qu’elles ne soient mises aux enchères le soir même. Présentée comme une « art auction with a difference » par The Gazette, la formule transforme la salle du 97, rue Sainte-Catherine Est en atelier collectif sous tension : environ 150 spectateurs entourent les peintres, qui disposent d’une heure pour compléter leur toile. Les mises commencent à 5 $, certaines œuvres atteignent 90 $, et un record de 455 $ est même enregistré. François Gourd, alors copropriétaire et animateur, agit comme maître de cérémonie, orchestrant cette fusion entre performance, marché de l’art et culture underground. L’événement révèle déjà la signature des Foufs : interdisciplinarité (musique, arts visuels, performance), économie alternative et mise en scène d’une communauté jeune, punk et new wave, où création et spectacle se confondent [30].

1989 — Rénovations, balcon et repositionnement

En janvier 1989, The Gazette rapporte d’importantes rénovations aux Foufounes Électriques. Sous l’impulsion du programmateur Dan Webster, la scène est déplacée pour faire face à la rue Sainte-Catherine, et un balcon en forme de C est installé afin d’améliorer des lignes de vue jusque-là déficientes. La capacité de la salle est alors portée à 400 personnes [29].

La même coupure mentionne que le spectacle de Nick Cave (13 février 1989) est déplacé au Rialto Theatre, la demande dépassant la capacité des Foufounes — signe que la salle attire déjà une programmation internationale en pleine ascension [29].

Institutionnalisation et expansion (1990)

Annonce — Nirvana
Cette affiche de 1990 annonce la première apparition de Nirvana à Montréal, aux Foufounes Électriques le 17 avril, avec The Huge Groove Experience. Source : Billy Mavreas.

Sept ans après leur fondation, les Foufounes Électriques ne sont plus simplement un bar underground, mais une institution culturelle bien établie dans le paysage montréalais. Contrairement à plusieurs lieux alternatifs de l’époque, l’établissement fonctionne sans subventions gouvernementales, reposant principalement sur les revenus du bar et le soutien de la brasserie Labatt [17].

À la fin des années 1980, le chiffre d’affaires atteint environ 1,5 million de dollars. L’entreprise emploie près de quarante personnes, dont la moitié originaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean. La capacité passe de 250 à 750 personnes grâce à un agrandissement majeur et à l’installation d’un système d’éclairage sophistiqué [17].

La programmation est intense : jusqu’à 300 productions par année, incluant les célèbres soirées de peinture en direct, devenues rentables après avoir d’abord suscité la controverse. Les Foufounes amorcent également une activité de distribution de disques, signe d’une structuration plus professionnelle [17].

Annonce — Nine Inch Nails
Cette affiche de 1990 annonce la prestation de Nine Inch Nails aux Foufounes Électriques le 1er août, illustrant le passage du groupe dans le circuit alternatif montréalais à ses débuts.

Le lieu consolide aussi son rôle de tremplin international : des artistes comme Marianne Faithfull, Front 242, The Young Gods, Lydia Lunch et William Burroughs y passent, ancrant les Foufounes dans le réseau alternatif nord-américain et européen [17].

Cette croissance révèle toutefois une tension permanente : préserver l’esprit marginal tout en assurant la survie économique. Comme le résume Normand Boileau, l’agrandissement était une nécessité : « C’était ça ou mourir » [17].

Parmi les moments emblématiques de la période la plus expérimentale, l’étude souligne l’émergence de performances volontairement provocatrices, notamment lors d’événements-festivals comme Shockart à la fin des années 1980. L’art « dérangeant » y est assumé comme une esthétique visant à choquer et à déplacer les normes, contribuant à fixer durablement l’image des Foufs comme laboratoire de l’underground montréalais [8].

1991 — Huit ans « en marge », image publique et expansion

En mai 1991, The Gazette dresse le portrait des Foufounes Électriques comme d’un club « loin de Crescent » — à la fois géographiquement et culturellement — implanté sur la red-light strip de la rue Sainte-Catherine, à l’est du boulevard Saint-Laurent. L’article souligne le contraste entre les murales colorées de la façade et un intérieur décrit comme « Batcave-Gothic », sombre et parfois intimidant pour les nouveaux visiteurs [22].

Annonce — Mudhoney
Cette affiche de 1991 annonce la venue du groupe Mudhoney aux Foufounes Électriques le 11 septembre, avec Superchunk, illustrant l’implantation de la scène grunge et indie américaine à Montréal au début des années 1990. Collection de Alexandre St-Jean.

La clientèle est décrite comme mixte — « from bike couriers to bureaucrats » — et majoritairement locale, provenant d’un rayon d’une dizaine de blocs : artistes, musiciens, coursiers à vélo et travailleurs s’y côtoient [22].

Présenté comme programmer, Dan Webster affirme que le club « n’a pas plié ses idéaux » pour rejoindre le mainstream, tout en évoquant une expansion importante : la superficie aurait été triplée « sans compromis », et l’ouverture d’un second bar / terrasse est annoncée. Ces développements coïncident avec une semaine de célébrations marquant la longévité du lieu [22].

Sur le plan musical, l’article mentionne des spectacles d’offbeat rock, souvent peu diffusés à la radio locale, avec des groupes comme Jesus Lizard, KMFDM et Groovy Aardvark [22].

1992 — 9e anniversaire, « living room of the underground » et diversité de programmation

Au début des années 1990, la réputation sulfureuse des Foufounes évolue. En décembre 1992, Le Devoir note que, malgré l’image persistante de bar « mal famé », la clientèle s’est considérablement assagie. Les Black Mondays, devenus un rendez-vous incontournable, attirent jusqu’à 1 500 personnes en une soirée. Le public, désormais plus diversifié, est décrit comme relativement pacifié, certains symboles extrémistes étant refusés à l’entrée. La programmation repose sur un mélange de rock, rap et hard, contribuant à stabiliser l’identité sonore du lieu. Ce moment marque un tournant : les Foufounes Électriques passent du statut d’antre marginal à celui d’institution alternative bien implantée [31].

Annonce — SNFU
Cette affiche de 1992 annonce le concert de SNFU aux Foufounes Électriques le 15 janvier, avec GrimSkunk, témoignant de la vitalité de la scène punk et alternative canadienne à Montréal au début des années 1990. Collection de Alain Provost.

En juin 1992, The Gazette présente le club comme un lieu « underground » atypique du centre-ville, dont la longévité — à l’approche du 9e anniversaire — contraste avec la fragilité d’autres salles. Malgré une réputation parfois intimidante, l’endroit est décrit comme un espace d’appartenance, une sorte de « living room » de l’underground [23].

L’article associe le fonctionnement artistique à Dan Webster (identifié comme production manager) et met en lumière une programmation marquée par la diversité, allant du punk et de l’industriel au rock alternatif. Parmi les artistes cités : Nirvana, k.d. lang, Hole, Concrete Blonde, Marianne Faithfull, Meat Puppets, Pantera, Butthole Surfers, Skinny Puppy, Front 242, Smashing Pumpkins, SNFU, Bérurier Noir et Killing Joke [23].

L’article retient aussi des détails de terrain : une atmosphère sombre à l’esthétique gothique (« batcave »), une panne de courant en 1989 transformant la salle en espace éclairé aux chandelles, et une programmation « cutting-edge » pour l’anniversaire, avec des spectacles à prix modique (dont Senseless Things et Disposable Heroes of Hiphoprisy) [23].

1993 — Faillite, scellés et crise financière

En janvier 1993, la situation se détériore rapidement aux Foufounes Électriques. The Gazette indique que le club suspend provisoirement les concerts live afin de se recentrer sur une orientation techno-dance, dans ce qui est présenté comme une « restructuration » de la scène locale. Le poids financier des productions, combiné à des billets vendus entre 6 $ et 12 $ et à une affluence parfois insuffisante, fragilise le modèle économique. Quelques semaines plus tard, Le Devoir rapporte que le bar du 97, rue Sainte-Catherine Est a déclaré faillite et que des scellés ont été apposés sur la porte par huissiers, en milieu d’après-midi. Cette séquence correspond à la phase ultime d’une crise financière qui ouvrira la voie à une relance sous une nouvelle direction [33][28].

Annonce — ADAM X
Cette affiche de 1994 annonce une soirée 100% adam aux Foufounes Électriques le 9 octobre, réunissant Adam X, Out of Bound et Vitamin Team, illustrant l’essor des musiques électroniques et industrielles à Montréal au milieu des années 1990.

1993 — Les « Dimanches Techno » des Foufs

Au début des années 1990, les Foufounes Électriques s’imposent aussi comme un lieu pivot dans l’émergence de la culture électronique montréalaise. Dans un article rétrospectif publié en mai 2003, La Presse mentionne explicitement les « légendaires Dimanches Techno des Foufs », recontextualisés dans la naissance de la culture rave à Montréal. Le texte associe cette période à l’activité de la Vitamin DJ Team et à des figures de la scène comme Sylvain Houde (Vitamin S) et Sylvain Ferland (Cozmik Kay), tout en précisant que ces rendez-vous se maintiennent jusqu’en 1995. Dans la mémoire de la scène locale, ils sont aussi décrits comme un tremplin pour des artistes et producteurs aujourd’hui reconnus — dont DJ Champion, DJ Maus, Akufen et Misstress Barbara — ainsi que comme un laboratoire ayant favorisé l’émergence de projets et d’esthétiques associés à Synergie et Hybrid Structure [51].

Selon le directeur musical Sylvain Houde, la fermeture de 1993 s’explique à la fois par un contexte économique difficile, la désaffection d’une partie du public, l’inertie gouvernementale envers les petits producteurs indépendants, et surtout par des déficits accumulés liés aux spectacles présentés aux Foufounes. La dette se situerait autour de 600 000 $ [28].

Annonce — Fear
Cette affiche de 1993 annonce la venue du groupe FEAR aux Foufounes Électriques le 26 janvier, avec Skatenigs, illustrant la circulation des figures emblématiques du punk américain dans le réseau alternatif montréalais. Collection de Elsa Cyr Simard.

La même source rappelle que, durant les années précédentes, le bar avait connu une expansion importante — sur plusieurs planchers et avec terrasse —, ce qui aurait contribué à fragiliser son équilibre financier. Les Productions Goliath et les Foufounes Électriques emploient alors jusqu’à une centaine de personnes, réparties entre le bar, l’administration, la production, l’entretien et la sécurité [28].

Malgré la crise, le texte insiste sur la centralité du lieu dans la scène alternative québécoise, évoquant le passage d’artistes majeurs — dont Marianne Faithfull, les Pixies et Nirvana — ainsi que les débuts montréalais d’artistes appelés à marquer la scène locale. La fermeture apparaît alors comme un choc pour l’underground montréalais, tant les Foufounes constituaient un espace de passage entre l’Europe et l’Amérique [28].

1993 — Fermeture annoncée et onde de choc dans l’underground

En février 1993, l’annonce de la fermeture des Foufounes Électriques provoque une véritable onde de choc dans le milieu alternatif montréalais. La Presse parle d’un « monument » que plusieurs croyaient intouchable, symbole d’une scène underground capable de survivre aux cycles économiques et aux controverses [26].

L’article replace la situation dans un contexte plus large : multiplication des salles, concurrence accrue sur Sainte-Catherine Est, restrictions budgétaires du public et fragilité chronique des lieux indépendants. La crise ne serait donc pas seulement celle d’un bar, mais celle d’un écosystème alternatif soumis à de fortes pressions économiques au début des années 1990 [26].

Annonce — Obliveon
Cette affiche annonce le lancement de l’album Nemesis du groupe Obliveon aux Foufounes Électriques, avec Sarkasm en première partie, témoignant de la vitalité de la scène metal québécoise au début des années 1990. Collection de Stewie Cloutier.

La couverture médiatique soulève également une question identitaire : une institution underground peut-elle survivre sans perdre son esprit marginal ? Le débat oppose l’idée d’un lieu devenu trop institutionnalisé à celle d’un espace toujours nécessaire à la vitalité culturelle montréalaise [26].

Au-delà de la fermeture elle-même, c’est la crainte d’un Montréal culturellement aseptisé qui transparaît. Pour plusieurs observateurs, la disparition des Foufounes Électriques symboliserait la fin d’un espace de liberté, de friction et d’expérimentation artistique [26].

Un mois seulement après la faillite, les Foufounes Électriques renaissent. En février 1993, The Gazette annonce la reprise du club par Georges Guart, propriétaire de Suk Kwan Design Inc., qui acquiert le nom ainsi que les équipements de son, d’éclairage et de bar, sans reprendre les dettes estimées à 600 000 $ laissées par Normand Boileau. Guart loue désormais les locaux et promet une gestion plus disciplinée, conciliant finances et culture. Une partie du personnel est réembauchée et les soirées thématiques, notamment les Black Mondays, doivent être relancées. Cette réouverture marque un tournant : l’institution alternative survit à sa première grande crise financière et entre dans une nouvelle phase de professionnalisation [32].

Annonce — Green Day
Cette affiche de 1994, illustrée par Pat Hamou, annonce le concert de Green Day aux Foufounes Électriques le 23 mars, avec Tilt et Trigger Happy, témoignant du passage du groupe à Montréal au moment de son émergence internationale. Illustration : Pat Hamou.

En juin 1994, les Foufounes Électriques deviennent le centre d’une mobilisation publique. À la suite de descentes policières et de pressions administratives liées à leur permis d’alcool, une centaine de partisans organisent un concert-manifestation devant le palais de justice de Montréal. Une pétition de 13 351 signatures est déposée afin de défendre l’institution, déjà reconnue parmi les 50 meilleurs clubs en Amérique du Nord. L’épisode révèle la tension persistante entre culture alternative et autorités municipales, alors que la direction affirme que la police ne devrait pas dicter les codes esthétiques ni culturels de la scène underground [34] [36].

Au fil de l’été 1994, la mobilisation prend de l’ampleur. Au 28 juillet, plus de 35 000 signatures ont été recueillies pour appuyer le maintien des Foufounes Électriques. La direction insiste sur la nature multidisciplinaire du lieu — concerts, expositions, performances — et rappelle que l’établissement emploie une cinquantaine de personnes, dont la moyenne d’âge est de 25 ans. Dans un contexte électoral, les responsables entreprennent même des démarches auprès des candidats du comté afin de défendre ce qu’ils présentent comme un pôle culturel alternatif essentiel au centre-ville montréalais [37].

Annonce — French B
Ce flyer de 1994 souligne le 5e anniversaire de Tir Groupé aux Foufounes Électriques, avec des soirées réunissant French B, Unknownes, Dubmatique, B.A.R.F. et Banlieue Rouge, illustrant la diversité des scènes hip-hop, punk et alternative à Montréal. Collection de Charles Macadam.

En décembre 1994, la crise atteint son point culminant lorsque la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) révoque officiellement le permis d’alcool des Foufounes Électriques, invoquant 66 chefs d’accusation, principalement liés à la consommation et au trafic de stupéfiants ainsi qu’au trouble de la paix publique. Le 8 décembre 1994, la fermeture devient effective : des policiers se présentent sans avertissement et procèdent à la saisie complète de l’alcool. Contrairement au délai de 24 heures habituellement accordé, l’intervention est immédiate. L’établissement aurait fait l’objet de plus de 400 visites policières en un an.

La direction annonce aussitôt son intention de contester la décision en Cour supérieure, soulevant notamment l’inconstitutionnalité de la RACJ. Malgré la perte du permis, le club demeure temporairement ouvert en servant uniquement des boissons non alcoolisées, tandis que Sylvain Houde et le propriétaire Samuel Turcotte dénoncent une sanction jugée disproportionnée. Ils rappellent que l’établissement emploie 50 personnes, verse annuellement plus de 550 000 $ en salaires et environ 100 000 $ aux groupes qui s’y produisent. L’épisode suscite l’appui d’acteurs politiques et de l’industrie musicale, qui soulignent l’importance des Foufounes dans l’écosystème culturel montréalais [35], [38].

Annonce — Groovy Aardvark
Ce flyer de 1994 annonce le concert de Groovy Aardvark aux Foufounes Électriques le 21 avril, illustrant l’essor de la scène alternative et grunge québécoise au milieu des années 1990. Collection de Charles Macadam.

Depuis son ouverture, le bar s’impose comme un épicentre de la culture punk, gothique et alternative à Montréal. Des artistes de renom comme Nirvana, Marianne Faithfull, Green Day et Queens of the Stone Age s’y produisent, permettant parfois la comparaison avec le mythique club new-yorkais CBGB. Le lieu sert aussi de tremplin à des groupes québécois et canadiens tels que Grim Skunk, Groovy Aardvark, BARF, Overbass, The Tragically Hip, Cowboy Junkies, Rock et Belles Oreilles et Jean Leloup [14].

À l’origine, le bar occupe un seul étage, avec un comptoir et une petite scène. Avec le temps, les Foufounes Électriques s’étendent sur quatre niveaux (sous-sol, rez-de-chaussée, premier et second étage), incluant une mezzanine et des bureaux administratifs. L’établissement compte désormais plusieurs bars, deux scènes et un restaurant affilié [9].

La culture du lieu traverse plusieurs générations : beatniks, hippies, new wave, punks, grunge, skinheads, gothiques, ravers et emos s’y succèdent, contribuant à une identité en constante évolution [9].

Avec l’apport de Sylvain Houde et de Dan Webster, les Foufounes Électriques s’imposent progressivement comme l’une des principales salles alternatives au Canada [9].

1995 — Permis révoqué et mise sous scellés

Annonce — Ripcordz
Cette affiche de 1995, illustrée par Paul Gott, annonce le lancement CD/CD-ROM de Ripcordz aux Foufounes Électriques le 4 novembre, avec Gob, The Spaceshits et Jordans Bank, illustrant la vitalité de la scène punk montréalaise et canadienne de l’époque. Illustration : Paul Gott

En janvier 1995, l’inspecteur Michel Sarrazin, du poste 33, témoigne devant la Régie des alcools que les relations entre la direction des Foufounes Électriques et la police s’étaient améliorées dans les mois précédant la révocation des permis. Des rencontres avaient eu lieu entre août et décembre afin de corriger les problèmes liés au bruit et au trafic de stupéfiants. À l’extérieur du tribunal, Sylvain Houde affirme que la sanction imposée demeure « trop sévère compte tenu des faits » et soutient que des améliorations concrètes avaient été mises en place [40].

En février 1995, Le Devoir rapporte que les Foufounes Électriques sont mises en faillite à la suite de la révocation de leur permis d’alcool par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), le 6 décembre 1994 [15].

Le propriétaire de l’immeuble, Amiri Habibollah, réclame alors près de 45 000 $ pour trois mois de loyer impayés. Le bar est placé sous scellés, et une requête en faillite est déposée [15].

L’article précise que le propriétaire du bar à ce moment est Samuel Turcotte, qui cherche alors un acheteur. Selon le porte-parole Alain Dufour, plusieurs parties seraient intéressées à reprendre l’établissement, soit dans les mêmes locaux, soit ailleurs [15].

Annonce — Foo Fighters
Cette affiche de 1995, illustrée par Pat Hamou, annonce le concert des Foo Fighters aux Foufounes Électriques le 9 août, avec Shudder to Think et Bare Minimum, témoignant du passage du groupe à Montréal peu après sa formation. Illustration : Pat Hamou.

Le bar est brièvement forcé de fermer ses portes pendant près de quatre mois, du 14 février au 15 juin 1995, à la suite de la perte de son permis d’alcool, d’une accumulation de dettes, ainsi que du harcèlement et de la méfiance des autorités municipales. La documentation évoque 78 infractions, allant du tapage nocturne à la présence d’armes à feu. Cette fermeture provoque un tollé dans la clientèle et parmi de nombreux artistes locaux. Un nouvel investisseur permet finalement au bar de reprendre ses activités. L’épisode s’inscrit dans un contexte plus large de forte pression policière exercée sur le lieu durant les années 1990 : « À l’époque, les Foufs avaient la police au cul » [11], [12], [13], [16], [17].

Après quatre mois de fermeture, l’établissement annonce sa réouverture pour le 15 juin 1995 sous une nouvelle direction. Habib Amiri, désormais propriétaire, et le porte-parole Sylvain Houde présentent un club « plus gentil, plus doux », misant sur une meilleure communication avec la police et sur des rencontres mensuelles avec le poste 33. Environ 200 000 $ sont investis en rénovations, certaines œuvres controversées sont retirées, et un nouveau pub au rez-de-chaussée — l’Electric Cafe — est aménagé. La nouvelle gestion affirme que « le problème n’était pas le lieu, mais la direction précédente » [39].

Annonce — Grim Skunk
Cette affiche de 1995 annonce le retour de GrimSkunk d’Europe avec une prestation aux Foufounes Électriques le 16 juillet, en compagnie de One Eyed Jack et Slow Going Dead, illustrant l’essor international et l’ancrage local de la scène alternative montréalaise. Collection de Steve Trottier.

Le 8 juin 1995, The Gazette annonce officiellement le retour du club, six mois après sa fermeture. Rebaptisé temporairement « Fouf », l’établissement doit rouvrir le 15 juin sous la direction du propriétaire de l’immeuble, Habib Amiri, qui avait contacté Sylvain Houde dès le mois de mars afin d’explorer une relance. Des rencontres avec la police et la Régie des alcools mènent à plusieurs ajustements, dont l’embauche de nouveaux agents de sécurité et la modification de certaines murales jugées trop provocantes. « The Fouf maintains continuity with the past but buys the place a new passport », résume Houde, soulignant la volonté de préserver l’esprit du lieu tout en lui donnant une nouvelle légitimité administrative [41].

1997 — Complexe multidisciplinaire, équipe et vie interne

En 1997, La Presse décrit les Foufounes Électriques comme une petite boîte devenue un complexe — salle de concert, café, galerie et terrasse, voire un salon de tatouage — pouvant accueillir jusqu’à 1 400 personnes l’été. Le texte insiste sur la diversité des formes présentées — concerts, mais aussi cinéma, danse, peinture et cabaret — ainsi que sur l’idée d’un lieu devenu presque une « religion » pour une partie de la faune urbaine [6].

La coupure documente aussi l’organisation interne et certains visages du lieu : la photo identifie François Durand, Shantal Arroyo, Normand Boileau, Risa Roumeliotakis et le comptable Maurice Moyal. Dans l’article, Shantal Arroyo coordonne les événements spéciaux — dont les Cabarets Kaboom et des soirées « médiévales » — ainsi que des spectacles de la scène locale, tandis que Risa et Shantal forment un tandem stimulant une équipe d’environ 40 employés [6].

La même source mentionne aussi des figures liées à l’identité culturelle des Foufs : le graphiste Cozmik Kay, associé au visuel du bar, et Joe BÉbel, qui organise des expositions de peinture avec vernissage chaque premier dimanche du mois [6].

Évolution du public

Le texte rapporte aussi une lecture en termes de « changement de génération » attribuée au « Capitaine Rock » (Sylvain Lafrenière, directeur musical de CIBL et ex-DJ des Black Mondays) : une foule alternative qui vient désormais « pour la réputation », plus passive qu’autrefois, là où le public « vivait l’événement » [6].

Annonce — Overbass
Cette affiche de 1996 annonce un double lancement aux Foufounes Électriques le 7 juin, réunissant Overbass et Anonymus, illustrant la vitalité de la scène rock et metal québécoise au milieu des années 1990. Collection de Charles Macadam.

Le travail de recherche de Marianne Palardy met également en lumière une tension structurelle dans la trajectoire du bar : d’un côté, une logique de prise de risque visant la reconnaissance culturelle — programmation, expérimentation, événements atypiques — ; de l’autre, une logique de rentabilité à court terme cherchant à réduire l’incertitude économique. Cette dualité, fréquente dans les lieux de diffusion indépendants, offre un cadre utile pour comprendre certaines inflexions de programmation et de positionnement au fil des années [8].

1998 — « La place des autres » : 15 ans d’underground

En mai 1998, à l’occasion du 15e anniversaire des Foufounes Électriques, La Presse publie un long portrait du lieu sous le titre « Les Foufs, “la place des autres”, ont 15 ans ». L’expression devient emblématique : les Foufs sont décrites comme « un peu la place des autres au lieu de la Place des Arts », revendiquant un statut alternatif face aux institutions culturelles officielles [27].

Le texte revient sur les débuts en 1983, lorsque François Gourd et ses associés reprennent le local après l’époque du Zoobar. Les premiers clients sont décrits comme un mélange improbable : punks aux cheveux verts, étudiants, marginaux, musiciens et habitués du quartier. L’identité du lieu se construit alors dans un esprit volontairement anarchique et inclusif [27].

Annonce — Kataklysm
Cette affiche de 2001 annonce le lancement de la compilation Into the Blizzard aux Foufounes Électriques le 11 mars, avec Kataklysm, Quo Vadis et Martyr, illustrant la vitalité de la scène metal extrême québécoise au tournant des années 2000. Source : BCI.

L’article rappelle également le passage de groupes devenus mythiques. Le spectacle de Nirvana est évoqué, tout comme la présence de Kurt Cobain dans la cabine du DJ et les liens avec Billy Corgan (Smashing Pumpkins) et Hole. Ces anecdotes contribuent à inscrire les Foufs dans l’histoire internationale du rock alternatif [27].

Si les visages ont changé avec le temps, l’esprit demeure. L’article insiste sur cette continuité symbolique : les Foufounes Électriques portent encore le flambeau alterno, même si la génération fondatrice a évolué [27].

2003 — 20e anniversaire : mémoire, mutation et survie

En janvier 2003, à l’occasion du 20e anniversaire des Foufounes Électriques, Le Devoir propose une lecture à la fois rétrospective et concrète du fonctionnement du lieu, rappelant que, derrière la mythologie des « grands soirs », l’équilibre d’un bar de la Main repose d’abord sur une réalité économique simple [12].

L’article cite une formule devenue emblématique : certains concerts, même historiques, ne sont pas nécessairement rentables. La logique est exprimée sans détour : « On a perdu de l’argent avec Nirvana » ; « Les shows, c’est pas payant. C’est la bière qui nous fait vivre. » Cette remarque nuance l’idée d’un lieu soutenu par la seule programmation : la scène compte, mais la fidélité du public et la consommation demeurent au cœur du modèle [12].

Le même texte rappelle aussi la dimension communautaire et la capacité de mobilisation du lieu : en juin 1994, des habitués descendent dans la rue avec des pancartes pour protester contre la menace de fermeture qui plane sur leur bar préféré — signe qu’au-delà de sa réputation, l’endroit fonctionne comme un véritable point d’appartenance [12].

Enfin, au terme de vingt ans d’existence, Le Devoir observe la transformation des générations : si « les visages ne sont plus les mêmes », l’esprit demeure. Les Foufounes Électriques continuent d’accueillir une forme de marginalité culturelle, tout en devenant — paradoxalement — une institution durable du paysage nocturne montréalais [12].

Formule clé

« Les Foufounes, c’est un peu la place des autres au lieu de la Place des Arts. » [12]

2003 — Foufounes gets on board : la culture skate investit le deuxième étage

Le 14 août 2003, The Gazette consacre un article aux Foufounes Électriques sous le titre « Foufounes gets on board ». Le reportage décrit la transformation du club en havre pour planchistes les mercredis soirs, avec l’installation d’un half-pipe au deuxième étage [47].

Annonce — Ripper
Ce flyer de 2001 annonce une soirée Ripper Skaters Night aux Foufounes Électriques, mêlant mini-rampe, vidéos, concours et musique hardcore, punk et emo, illustrant la convergence des cultures skate et alternatives à Montréal au début des années 2000. Collection de Alexandre St-Jean.

La soirée, baptisée « Ripper », fonctionne sans compétition formelle : pas de prix, pas de couverture spéciale, mais une logique communautaire où les participants montrent leurs figures à tour de rôle. Les planchistes frappent le rebord de la rampe avec leurs planches lorsqu’une figure impressionnante est réussie, créant une dynamique de reconnaissance collective.

L’article insiste sur le caractère inclusif de l’événement. Le public n’est plus exclusivement gothique ou punk : la foule est décrite comme élargie, allant « du punk au prep », reflet d’une mutation générationnelle dans la fréquentation du lieu.

Musicalement, la programmation demeure fidèle à l’esprit alternatif : DJ Dirt et DJ Orion assurent une bande sonore mêlant punk, hip-hop et culture underground, consolidant l’image d’un club capable d’intégrer de nouvelles sous-cultures urbaines sans renier son identité historique.

Cette initiative confirme l’adaptabilité des Foufounes au début des années 2000 : après s’être imposé comme une scène marquante de la musique alternative internationale, le lieu devient aussi un espace hybride mêlant musique, performance et culture skate, prolongeant sa tradition d’expérimentation multidisciplinaire [47].

2003 — « The bar where Nirvana played »

En septembre 2003, The Gazette consacre un portrait aux Foufounes Électriques sous le titre évocateur « The bar where Nirvana played ». L’article souligne la transformation du lieu : si l’esthétique grunge et alternative demeure, la clientèle s’est élargie, « from punk to prep », et l’établissement n’est plus perçu comme intimidant. « No one is scared to come here anymore », y affirme DJ Dirt.

Annonce — Nirvana
Cette affiche de 1991, illustrée par Nancy Beaulieu, annonce le second passage de Nirvana aux Foufounes Électriques le 21 septembre, avec The Melvins, témoignant du retour du groupe à Montréal en pleine ascension. Illustration : Nancy Beaulieu.

Le texte rappelle également l’évolution musicale — du punk au metal, en passant par le hip-hop et l’électronique — ainsi que des initiatives originales, comme l’installation d’un half-pipe intérieur pour des soirées skate. Vingt ans après sa fondation, les Foufounes apparaissent désormais comme une institution alternative stabilisée, dont la légende repose autant sur son passé que sur sa capacité d’adaptation [46].

2008 — De l’underground à l’overground

Selon le mémoire de maîtrise de Marianne Palardy (UQAM), les Foufounes Électriques passent d’une sous-culture underground à une forme « overground » : d’abord marginal, le lieu sort progressivement de son obscurité pour rejoindre un public plus large. Longtemps fréquenté principalement par des milieux alternatifs, le bar s’ouvre désormais à une clientèle plus diversifiée, sans discrimination [8].

En 2008, l’établissement peut accueillir plus de 2 000 personnes [9].

2015 — Iconographie et culture murale

Au fil des décennies, les Foufounes Électriques développent une identité visuelle immédiatement reconnaissable, marquée par l’accumulation de graffitis, de signatures, d’affiches superposées et d’interventions picturales spontanées. Les murs — notamment ceux des toilettes — deviennent eux-mêmes des surfaces d’expression, prolongeant l’esthétique punk et l’esprit DIY du lieu.

Annonce — Pouzza 2026
Cette affiche annonce une soirée du Pouzza Fest 2026 aux Foufounes Électriques le 15 mai, avec notamment Baroness, Efrim Manuel Menuck, One Leg One Eye et Blood Command, illustrant la continuité du lieu comme carrefour des scènes punk et alternatives à Montréal.

Cette dimension iconographique dépasse le simple décor. Elle participe à la construction d’un imaginaire collectif, où le club se présente comme un espace permissif, dense et saturé de traces humaines. En 2015, The Gazette souligne que « The washrooms at Les Foufounes Électriques are known for their graffiti », confirmant que cette caractéristique est devenue un élément constitutif de la réputation publique de l’établissement [48].

Les photographies publiées à cette occasion montrent des surfaces presque entièrement recouvertes d’inscriptions, révélant la continuité d’une pratique amorcée dès les premières années. Loin d’être effacée ou normalisée, cette accumulation visuelle s’inscrit dans la permanence d’une esthétique underground qui, paradoxalement, contribue aujourd’hui au statut patrimonial informel du lieu.

4. 1899 — Début du XXe siècle

Bien avant la construction des immeubles qui abritent aujourd’hui les Foufounes Électriques et le restaurant vietnamien Pho Thanh Long, à l’angle des rues Sainte-Catherine et De Bullion (autrefois rue Cadieux), se trouvait le premier café-concert français de style parisien à Montréal : l’Eldorado Café-Concert (1899–1901), suivi du Théâtre de l’Opéra Comique (1901) puis du Théâtre des Nouveautés (1902–1916), des établissements dont les espaces occupaient une partie du terrain aujourd’hui intégrée aux locaux des Foufounes Électriques, avec une entrée principale alors située sur la rue Cadieux (aujourd’hui rue De Bullion), avant que le théâtre ne soit entièrement détruit par un incendie en 1920.

Annonce — Eldorado
Cette affiche de 1899 annonce les spectacles de l’Eldorado Café-Concert Français à Montréal, illustrant l’essor des divertissements populaires — musique, opérette et comédie — à la fin du XIXe siècle. Archives de la Ville de Montréal, affiche Eldorado Café-Concert Français, 1899.

La rue Cadieux (renommée rue De Bullion) jouissait d’une réputation singulière. Lorsque l’actrice américaine Mae West entreprend, en 1926, d’écrire une pièce mettant en scène le monde de la prostitution, c’est à Montréal — plus précisément dans la rue « Caidoux » — qu’elle choisit d’en situer l’action. Ce choix n’avait rien d’anodin.

Cette « rue Caidoux » fait en réalité référence à la rue Cadieux, alors au cœur du Red Light montréalais. Sa population et ses usages lui avaient conféré un caractère particulièrement marqué.

Après l’arrestation de Mae West à Broadway en raison du contenu jugé lubrique de sa pièce Sex, la Ville de Montréal décide de rebaptiser la rue « De Bullion » en 1927. Au début du XXe siècle, presque chaque porte de la rue abrite un bordel : on en recense au moins 26 au sud de la rue Sainte-Catherine et autant, sinon davantage, au nord [21], [22].

Notes & sources

  1. LA PRESSE, 14 mars 1981 — p. 23 —
    « Les Clochards Célestes passent au spectacle », Denis Lavoie.
    Confirmation de l’adresse au 97, rue Sainte-Catherine Est. Passage du lieu d’un bar alternatif à une salle structurée. Mention de Nion et compagnie et volonté d’attirer une « faune » multidisciplinaire.
  2. LA PRESSE, 7 mars 1981 —
    « La ronde des salles », Denis Lavoie.
    Contexte de multiplication des petites salles montréalaises (El Casino, Pretzel Enchaîné, Club Montréal, Arlequin). Inscription des Clochards Célestes dans cette mouvance.
  3. LA PRESSE, 12 janvier 1981 —
    « Les Clochards Célestes : pour redorer le blason de la “Main” », Paul Roy.
    Données d’ouverture : bière à 1 $, capacité 211 places, premier contrat Bâton Rouge. Mention du passé du local (Café Pal, Café Vic).
  4. LA PRESSE, 6 mars 1982 —
    « Une nouvelle boîte à Montréal », Denis Lavoie.
    Annonce de la naissance du Zoobar après fusion. Gestion par la Société de développement des arts (OBNL). Programmation multidisciplinaire.
  5. LA PRESSE, 16 mai 1998 — p. D2 —
    « Les Foufs, “la place des autres”, ont 15 ans », Richard Labbé.
    Portrait anniversaire retraçant la fondation en 1983 et la formule « la place des autres ».
  6. LA PRESSE, 6 mars 1997 — (Sortir) —
    « Pétées, les Foufounes! », Nora Ben Saadoune.
    Description du lieu comme complexe multidisciplinaire. Mention de membres clés de l’équipe.
  7. THE GAZETTE, 17 mai 1991 — p. 19 —
    « A long way from Crescent St. », Brendan Kelly.
    Portrait du club, description intérieure « Batcave-Gothic », mention d’expansion.
  8. Marianne Palardy, Les Foufounes Électriques : de l’underground à l’overground, mémoire universitaire, 2008.
    Analyse sociologique et données administratives.
  9. THE GUARDIAN, 2008 —
    « Can M for Montreal predict pop’s future? », Ian Gittins.
    Mention internationale des Foufounes.
  10. 24H MONTRÉAL, 27 février 2013 —
    « Un phare de la scène alternative à Montréal : 30 ans des Foufounes électriques », Emmanuel Delacour.
  11. LE DEVOIR, 4 mai 2007 —
    « Attaque locale aux Foufs », Philippe Papineau.
    Mention des expansions physiques et terrasse.
  12. LE DEVOIR, 24 janvier 2003 — Cahier B —
    « Histoire de fesses — Les Foufounes Électriques ont 20 ans », Jean-Yves Girard.
    Réalité économique du lieu (« Les shows, c’est pas payant. C’est la bière qui nous fait vivre. »).
  13. Quartier des spectacles — fiche institutionnelle consacrée aux Foufounes Électriques.
  14. RADIO-CANADA — reportage télévisé consacré à l’histoire des Foufounes Électriques.
  15. LE DEVOIR, 17 février 1995 —
    « Les Foufs en faillite ».
    Mise sous scellés et révocation du permis d’alcool.
  16. LE DEVOIR, 2 juin 1995 —
    « Tour du proprio aux Foufs ».
    Nouvelle direction et rénovations.
  17. LA PRESSE, 1990 —
    « Les Foufounes électriques, 7 ans plus tard : la même belle folie », Jocelyne Lepage.
    Données financières : 1,5 M$, 300 productions/an, 40 employés.
  18. LA PRESSE, 24 août 1991 —
    « Adieu, Gros Michel ».
    Nécrologie de Michel Larouche.
  19. LA PRESSE, 24 août 1991 —
    Couverture complémentaire sur les affiliations de Michel Larouche (L.A.M., R.A.M.).
  20. COOLOPOLIS, 21 septembre 2012 —
    « Legendary bouncer Gros Michel: How he died », Sylvain Binette.
  21. LE DEVOIR, 19 juin 2014 —
    « Petite histoire des maisons de passe », Caroline Montpetit.
  22. THE GAZETTE, 17 mai 1991 — p. 19 —
    « A long way from Crescent St. — Foufounes marks eight cheeky years on club fringes », Brendan Kelly.
  23. THE GAZETTE, 4 juin 1992 — p. 53 —
    « Foufounes an unlikely success story », Mark Lepage.
  24. THE GAZETTE, 16 janvier 1993 —
    « This month’s loss of La Brique and Les Foufounes won’t kill the Montreal live-music scene ».
  25. LE DEVOIR, 24 février 1982 —
    « Musique pour mutants au Zoobar », Nathalie Petrowski.
  26. LA PRESSE, 4 février 1993 —
    « L’underground atterré », Julie Vaillancourt.
  27. LA PRESSE, 16 mai 1998 —
    « Les Foufs, “la place des autres”, ont 15 ans », Richard Labbé.
  28. LE DEVOIR, 20 janvier 1993 —
    « Les Foufounes sous scellés », Caroline Montpetit.
  29. THE GAZETTE, 26 janvier 1989 —
    Mention des rénovations majeures (balcon en C, scène réorientée) et déplacement du spectacle de Nick Cave.
  30. THE GAZETTE, 17 mars 1984 —
    « Paint flies at art auction with a difference », Ian Ferrier.
  31. LE DEVOIR, 4 décembre 1992 —
    « Les lundis des Foufounes Électriques », Julie Vaillancourt.
  32. THE GAZETTE, 18 février 1993 —
    « Foufounes Électriques to rise from the dead », Mark Lepage.
  33. THE GAZETTE, janvier 1993 —
    Article annonçant l’abandon temporaire des concerts live au profit d’une orientation techno-dance.
  34. THE GAZETTE, juin 1994 —
    Reportage sur le concert-manifestation devant le Palais de justice.
  35. THE GAZETTE, décembre 1994 —
    Révocation officielle du permis d’alcool par la RACJ.
  36. THE GAZETTE, juin 1994 —
    Couverture des 78 plaintes déposées contre l’établissement.
  37. THE GAZETTE, 28 juillet 1994 —
    Mention de la collecte d’environ 35 000 signatures.
  38. THE GAZETTE, 8 décembre 1994 —
    Reportage sur la saisie des stocks d’alcool et dépôt de 66 chefs d’accusation.
  39. THE GAZETTE, 2 juin 1995 —
    Article sur les investissements précédant la réouverture.
  40. THE GAZETTE, janvier 1995 —
    Compte rendu du témoignage devant la Régie des alcools.
  41. THE GAZETTE, 8 juin 1995 — p. 14 —
    « Electricity may be missing, but Fouf is back as live venue », Mark Lepage.
  42. LA PRESSE, 2 mai 1981 —
    Article consacré au spectacle Transport Mental.
  43. LA PRESSE, mars 1981 —
    Mention de la multiplication des petites salles dans l’Est de Montréal.
  44. LE DEVOIR, 20 avril 1983 — p. 14 —
    « Le tilt de quelques saltimbanques », Nathalie Petrowski.
    Article consacré à Montréal Transport Limité, présenté à l’ancien Zoobar.
  45. LE DEVOIR, 20 avril 1983 — p. 14 —
    Annonce spectacle identifiant l’adresse sous le nom « FOUFOUNES ÉLECTRIQUES », confirmant la transition nominale.
  46. THE GAZETTE, 20 septembre 2003 — p. D14 —
    « The bar where Nirvana played », Brendan Kelly.
  47. THE GAZETTE, 14 août 2003, p. D10 —
    « Foufounes gets on board », T’Cha Dunlevy.
    Article documentant la transformation des Foufounes Électriques en lieu de skateboard les mercredis soirs (« Ripper »), avec installation d’un half-pipe au deuxième étage. Description de la scène, ambiance communautaire, absence de couverture médiatique traditionnelle, et confirmation de l’adresse : 87, rue Sainte-Catherine Est.
  48. THE GAZETTE, 21 février 2015 —
    « Flushing Out the Odd Loos », Roberto Rocha.
    Article lifestyle mentionnant les toilettes des Foufounes Électriques comme étant « known for their graffiti », confirmant la reconnaissance publique de l’esthétique murale du lieu.
  49. URBANIA, 25 juin 2021 —
    « Nirvana aux Foufs : celle qui a fabriqué l’affiche du show mythique de 1991, c’est elle », Hugo Meunier.
    Article retraçant le rôle de Nancy Beaulieu aux Foufounes Électriques, notamment la conception artisanale de l’affiche originale du concert de Nirvana (21 septembre 1991) et son implication dans la programmation et la production visuelle du lieu.
  50. LA PRESSE, 7 décembre 2023 —
    « La lente redécouverte d’Henriette Valium », Chantal Guy.
    Article consacré à l’exposition Henriette Valium, sans ordonnance (Centre d’art Diane-Dufresne), rappelant l’influence majeure de Henriette Valium (Patrick Henley) sur la contre-culture montréalaise et sur l’identité visuelle des Foufounes Électriques.
  51. LA PRESSE, 10 mai 2003 — Cahier A —
    « Petite histoire d’une révolution », Philippe Renaud.
    Rétrospective sur l’explosion rave à Montréal (« il y a 10 ans ») mentionnant explicitement les « légendaires Dimanches Techno des Foufs », et indiquant qu’ils ont duré jusqu’en 1995. L’article cite notamment la Vitamin DJ Team et des acteurs associés à la scène (dont Sylvain Houde / « Vitamin S » et Cosmik Kay).
PARADOTS
PARADOTS

Source: JC Boulad

AMERICAN DEVICES
AMERICAN DEVICES

Source: Rick Trembles

AMERICAN DEVICES
AMERICAN DEVICES

Source: Rick Trembles

MODULAR
MODULAR

Source: Rick Bélanger

ÇA MONTRÉAL TRANSPORT LIMITÉ
ÇA MONTRÉAL TRANSPORT LIMITÉ

Source: La Presse, 30 avril 1983, BAnQ

LES TACHES
LES TACHES

Source: Alain Karon

SCUM
SCUM
SCUM
SCUM
SCUM
SCUM

Collection: Lorenzo Six-Quarts

TERMINAL SUNGLASSES
TERMINAL SUNGLASSES
LYDIA LUNCH
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Source: Billy Mavreas

ASEXUALS
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Source: Bryan Damaged

VOMIT AND THE ZITS
VOMIT AND THE ZITS

Source: Bryan Damaged

GENETIC CONTROL
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TOP RANKING
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Source: Patrick Hutchinson

OPEN MOUTH A.M. WEISS RED SHIFT SUB-UNIT VENDREDI DES CROIX JACK V ANONYME SANREGRET CONCEPT VARIABLE MARIO CAMPO VENT DU MONT SCHARR
OPEN MOUTH A.M. WEISS RED SHIFT SUB-UNIT VENDREDI DES CROIX JACK V ANONYME SANREGRET CONCEPT VARIABLE MARIO CAMPO VENT DU MONT SCHARR
SCUM
SCUM

Collection: Alain Provost

SCUM
SCUM

Collection: Elsa Cyr Simard

BLURT
BLURT

Source: Pat De Bratte

DOUBLE AGENT
DOUBLE AGENT

Source: Valerie Robin Clayman

NOMEANSNO
NOMEANSNO

Source: Pat De Bratte

DISAPPOINTED A FEW PEOPLE
DISAPPOINTED A FEW PEOPLE

Source: à déterminer

TUPELO CHAIN SEX
TUPELO CHAIN SEX
TUPELO CHAIN SEX
TUPELO CHAIN SEX

Source: Charlie Brown

SKINNY PUPPY
SKINNY PUPPY

Source: Charlie Brown

SAMHAIN
SAMHAIN

Source: Stephen Smith

SAMHAIN
SAMHAIN

Collection: Alain Provost

SAMHAIN
SAMHAIN

Collection: Alain Provost

THE VIPERS THE PANDORAS
THE VIPERS THE PANDORAS

Source: Pat De Bratte

ASEXUALS
ASEXUALS

Source: Billy Mavreas

SUDDEN IMPACT
SUDDEN IMPACT

Source: Yorgo Production

LOST CITY THE NILS AMERICAN DEVICES STANDARD OF LIVING
LOST CITY THE NILS AMERICAN DEVICES STANDARD OF LIVING

Source: Billy Mavreas

CRO-MAGS
CRO-MAGS

Source: à déterminer

DISAPOINTED A FEW PEOPLE TWO MEN LAUGHING ETHNIC DRIVERS
DISAPOINTED A FEW PEOPLE TWO MEN LAUGHING ETHNIC DRIVERS

Collection: Alain Provost

FAIR WARNING
FAIR WARNING

Source: Bryan Damaged

FAIR WARNING SCUM BOB’S YOUR UNCLE
FAIR WARNING SCUM BOB’S YOUR UNCLE

Collection: Elsa Cyr Simard

THE GRUESOMES
THE GRUESOMES

Source:

VOMIT AND THE ZITS
VOMIT AND THE ZITS

Collection: Elsa Cyr Simard

NOMEANSNO DIATRIBE DBC DEAD BRAIN CELLS
NOMEANSNO DIATRIBE DBC DEAD BRAIN CELLS

Collection: Elsa Cyr Simard

SCUM
SCUM

Collection: Alain Provost

SCUM
SCUM

Source: Karol Lafond

DISCHARGE DBC DEAD BRAIN CELLS
DISCHARGE DBC DEAD BRAIN CELLS

Collection: Elsa Cyr Simard

SUDDEN IMPACT
SUDDEN IMPACT

Source: Charlie Brown

DOA
DOA

Source: à déterminer

DOA
DOA

Source: Dominique Ritchot

AGNOSTIC FRONT
AGNOSTIC FRONT

Source:

AGNOSTIC FRONT DBC
AGNOSTIC FRONT DBC

Collection: Waggy Dew

FAIR WARNING
FAIR WARNING

Source: Bryan Damaged

FAIR WARNING DAMAGED
FAIR WARNING DAMAGED
SONS OF THE DESERT
SONS OF THE DESERT

Source: Sons of the Desert

DBC COUNTDOWN ZERO
DBC COUNTDOWN ZERO

Source: Brian Damaged

10e ANNIVERSAIRE 77 PUNK
10e ANNIVERSAIRE 77 PUNK

Collection: Dominique Ritchot

10e ANNIVERSAIRE 77 PUNK
10e ANNIVERSAIRE 77 PUNK

Collection: Dominique Ritchot

NO POLICY
NO POLICY

Source: Matthieu Lambert

THE NILS
THE NILS

Source: à déterminer

HAZY AZURE
HAZY AZURE

Source: Billy Mavreas

THE LYRES & THE MALARIANS
THE LYRES & THE MALARIANS

Source: Pat De Bratte

THE LYRES
THE LYRES

Source: Pat De Bratte

THE MONGOLS
THE MONGOLS

Collection: Alain Provost

THE MONGOLS
THE MONGOLS

Collection: Alain Provost

PUNK DJ DENIS (PRIMITIVE)
PUNK DJ DENIS (PRIMITIVE)

Collection: Dominique Ritchot

THE ACCUSED CREMAINS
THE ACCUSED CREMAINS

Collection: Matthieu Lambert

NORTHERN VULTURES
NORTHERN VULTURES
BÉRURIER NOIR (ANNULÉ)
BÉRURIER NOIR (ANNULÉ)

Source: Claude Cuerrier

MEATMEN MY DOG POPPER
MEATMEN MY DOG POPPER

Source: My Dog Popper

LIFE SENTENCE INFAMOUS BASTURDS
LIFE SENTENCE INFAMOUS BASTURDS
54-40
54-40

Source: Charlie Brown

DEJA VOODOO
DEJA VOODOO

Lieu: Foufounes

DESCENDENTS
DESCENDENTS

Source: à déterminer

FAIL-SAFE ALTERNATIVE INUITS
FAIL-SAFE ALTERNATIVE INUITS

Collection: Elsa Cyr Simard

SONS OF THE DESERT
SONS OF THE DESERT
Screenshot

Source: Sons of the Desert

BUBBLEGUM ARMY
BUBBLEGUM ARMY

Collection: Elsa Cyr Simard

VENT DU MONT SCHARR
VENT DU MONT SCHARR

Collection: Dominique Ritchot

DBC CREMAINS
DBC CREMAINS

Collection: Alexandre St-Jean

AMERICAN DEVICES
AMERICAN DEVICES

Source: Rick Trembles

LYDIA LUNCH FRENCH BASTARDS
LYDIA LUNCH FRENCH BASTARDS

Source: Brian Damaged

BAB
BAB
ASEXUALS
ASEXUALS

Source: Charlie Brown

CAPTAIN CRUNCH LET’S DO LUNCH LUTHER VICTIM
CAPTAIN CRUNCH LET’S DO LUNCH LUTHER VICTIM

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

RHYTHM PIGS ALTERNATIVE INUIT
RHYTHM PIGS ALTERNATIVE INUIT

Collection: Elsa Cyr Simard

BLIMINALS STEPHEN BARRY BAND
BLIMINALS STEPHEN BARRY BAND

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

THE PIXIES
THE PIXIES
PEINTURE EN DIRECT
PEINTURE EN DIRECT

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

ROCTOPUS PIG FARM
ROCTOPUS PIG FARM

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

HAUNTING TODAY WHIRLYGIGS
HAUNTING TODAY WHIRLYGIGS

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

FLYING LEATHERNECKS GRIFFINS
FLYING LEATHERNECKS GRIFFINS

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

REARGARDE BENEFIT
REARGARDE BENEFIT

Collection: Elsa Cyr Simard

REAR GARDE BENEFIT
REAR GARDE BENEFIT

Design: Henriette Valium

DAYGLO ABORTIONS
DAYGLO ABORTIONS

Collection: Doug Clement

ADRENALIN O.D.
ADRENALIN O.D.
FESTIVAL DU SHOCK ART
FESTIVAL DU SHOCK ART

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

SUDDEN IMPACT RISE
SUDDEN IMPACT RISE

Collection: Elsa Cyr Simard

CALENDRIER DES FOUFOUNES DU 29 MAI AU 4 JUIN : DEAD MILKMEN THE FROGS DBC ALEX CHILTON
CALENDRIER DES FOUFOUNES DU 29 MAI AU 4 JUIN : DEAD MILKMEN THE FROGS DBC ALEX CHILTON

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

DBC
DBC

Source: DBC

ALEX CHILTON
ALEX CHILTON

Collection: Dominique Ritchot

CALENDRIER DES FOUFOUNES 7 AU 17 JUIN 1988
CALENDRIER DES FOUFOUNES 7 AU 17 JUIN 1988

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

SCUM BIRTH DEFECTS
SCUM BIRTH DEFECTS
SCUM BIRTH DEFECTS
SCUM BIRTH DEFECTS

Collection: Elsa Cyr Simard

SCUM
SCUM

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

 

SCREAM
SCREAM

Source: Charlie Brown

MDC FAIL-SAFE BIRTH DEFECTS
MDC FAIL-SAFE BIRTH DEFECTS

Collection: Alain Provost

MDC LIFE SENTENCE BIRTH DEFECTS
MDC LIFE SENTENCE BIRTH DEFECTS

Collection: Waggy Dew

THE GRUESOMES
THE GRUESOMES

Source: The Gruesomes

RUN WESTY RUN THE EELS
RUN WESTY RUN THE EELS

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

NOMEANSNO
NOMEANSNO

Source: Charlie Brown

ASEXUALS CAMPBELL’S
ASEXUALS CAMPBELL’S

Collection: Alain Provost

DOA DEATH SENTENCE GROOVY AARDVARK
DOA DEATH SENTENCE GROOVY AARDVARK

Collection: Alain Provost

JELLYFISH BABIES DRONES
JELLYFISH BABIES DRONES

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

SNFU
SNFU

Source: à déterminer

FAIL-SAFE
FAIL-SAFE

Source: Sébastien Laroche

VERBAL ASSAULT
VERBAL ASSAULT
FRED FRITH
FRED FRITH

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

STRAW DOGS PSYCHO RISE
STRAW DOGS PSYCHO RISE

Collection: Alain Provost

MY DOG POPPER
MY DOG POPPER

Source: My Dog Popper

LORES
LORES

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

PSYCHE
PSYCHE

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

WARZONE
WARZONE

Source: à déterminer

GOVERNMENT ISSUE PIG FARM NO MIND
GOVERNMENT ISSUE PIG FARM NO MIND

Collection: Alain Provost

BAND OF SUSANS
BAND OF SUSANS

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

 

PEINTURE EN DIRECT
PEINTURE EN DIRECT

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

 

SONS OF THE DESERT
SONS OF THE DESERT
DEATH ANGEL
DEATH ANGEL

Source: Charlie Brown

FAIL-SAFE
FAIL-SAFE

Source: Elsa Cyr Simard

ALL
ALL
SHAM 69
SHAM 69
BÉRURIER NOIR
BÉRURIER NOIR

Collection: Alexandre St-Jean

BÉRURIER NOIR
BÉRURIER NOIR

Source: Sébastien Laroche

BUTTHOLE SURFERS
BUTTHOLE SURFERS

Source: à déterminer

FAT
FAT

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

 

VITALS SINES BETWEEN THE LINES VEGETABLES ME MOM & MORGENTALER TETES DE VACHES LES POIS Z’ONT ROUGES KAREN FINLEY HAZY AZURE LIZARD
VITALS SINES BETWEEN THE LINES VEGETABLES ME MOM & MORGENTALER TETES DE VACHES LES POIS Z’ONT ROUGES KAREN FINLEY HAZY AZURE LIZARD

Source: Voir 17 au 23 novembre 1988

VILAIN PINGOUIN
VILAIN PINGOUIN
SONS OF FREEDOM HOCKEY NIGHT NIETZSCHE’S DAUGHTER HOLLYWOOD MUFFLERS THE BONES INFAMOUS BASTARDS RISE LEAVE IT OR BEAVER VENT DU MONT SCHAAR CAMEL CLUTCH IDÉES NOIRES VALIUM ET LES DÉPRESSIFS ALIEN SEX FIEND PLASTICENE REPLICAS PUSSY GALORE WEATHERMEN SEVEN SECONDS LAIBACH MOEV FALSE PROPHETS NICK CAVE JOHN LURIE GWAR FOUFOUNES
SONS OF FREEDOM HOCKEY NIGHT NIETZSCHE’S DAUGHTER HOLLYWOOD MUFFLERS THE BONES INFAMOUS BASTARDS RISE LEAVE IT OR BEAVER VENT DU MONT SCHAAR CAMEL CLUTCH IDÉES NOIRES VALIUM ET LES DÉPRESSIFS ALIEN SEX FIEND PLASTICENE REPLICAS PUSSY GALORE WEATHERMEN SEVEN SECONDS LAIBACH MOEV FALSE PROPHETS NICK CAVE JOHN LURIE GWAR FOUFOUNES

Source: Mirror music annual 1988-1989

HAZY AZURE INFAMOUS BASTURDS MY DOG POPPER THE WANTED LEAVE IT TO BEAVER
HAZY AZURE INFAMOUS BASTURDS MY DOG POPPER THE WANTED LEAVE IT TO BEAVER

Source: Steve Jones

POSSESSION SIMPLE DES RASSIS NÉS POOTCHIES
POSSESSION SIMPLE DES RASSIS NÉS POOTCHIES

Collection: Dominique Ritchot

MORAL MINORITY GENETIC ERROR
MORAL MINORITY GENETIC ERROR

Collection: Matthieu Lambert

7 SECONDS THE BIRTH DEFECTS
7 SECONDS THE BIRTH DEFECTS

Source: Charlie Brown

MASSACRA DAMNATION SADISTIC VISION
MASSACRA DAMNATION SADISTIC VISION

Collection: Waggy Dew

MASSACRA
MASSACRA
ME MOM & MORGENTALER
ME MOM & MORGENTALER
LES PARAZIT IDÉES NOIRES
LES PARAZIT IDÉES NOIRES

Lieu: Foufounes

FUDGE
FUDGE

Collection: Dominique Ritchot

NORTHERN VULTURES LES PARAZIT UNKNOWN
NORTHERN VULTURES LES PARAZIT UNKNOWN

Source: Révolu-Son

NORTHERN VULTURES
NORTHERN VULTURES

Source: Sébastien Laroche

CALENDRIER FOUFOUNES ÉLECTRIQUES
CALENDRIER FOUFOUNES ÉLECTRIQUES
HOMMAGE À WILLIAM BURROUGHS HERBERT HUNCKE MONTY CANTSIN FRENCH BASTARDS SEPTYX SYSTEMS SHOOTING GALLERY BERNARD SCHUTZE CHRISTIAN DION PHILIPPE MORIN DAVID SAPIN HASSAN SABBAH JEAN-LUC BONSPIEL JACK KEROUAC
HOMMAGE À WILLIAM BURROUGHS HERBERT HUNCKE  MONTY CANTSIN  FRENCH BASTARDS  SEPTYX SYSTEMS  SHOOTING GALLERY  BERNARD SCHUTZE  CHRISTIAN DION  PHILIPPE MORIN  DAVID SAPIN  HASSAN SABBAH  JEAN-LUC BONSPIEL  JACK KEROUAC

Collection: Dominique Ritchot

HERBERT HUNCKE MONTY CANTSIN THE FRENCH BASTARDS SEPTYX SYSTEMS HANDFUL OF SNOWDROP KLICHE DJ RICK WILD LUDWIG VON 88 KILLING JOKE MOD LAZZY ROCKIT BAB CAMPBELLS JOE 90 TUPELO CHAIN SEX ILS IRONT AU FIRMAMENT
HERBERT HUNCKE  MONTY CANTSIN  THE FRENCH BASTARDS  SEPTYX SYSTEMS  HANDFUL OF SNOWDROP  KLICHE  DJ RICK WILD  LUDWIG VON 88  KILLING JOKE  MOD  LAZZY ROCKIT  BAB  CAMPBELLS  JOE 90  TUPELO CHAIN SEX  ILS IRONT AU FIRMAMENT

Collection: Dominique Ritchot

LUDWIG VON 88 IDÉES NOIRES ME MOM & MORGENTALER
LUDWIG VON 88 IDÉES NOIRES ME MOM & MORGENTALER

Collection: Dominique Ritchot

KILLING JOKE
KILLING JOKE
MR. T EXPERIENCE GLAD NUTS SLURDS
MR. T EXPERIENCE GLAD NUTS SLURDS

Collection: Dominique Provost

THE ACCUSED
THE ACCUSED

Source: Billy Mavreas

VENT DU MONT SCHÄRR THE FROGS
VENT DU MONT SCHÄRR THE FROGS

Collection: Dominique Ritchot

DEJA VOODOO ULTERIOR MOTIVE CAPTAIN CRUNCH AND LET’S DO LUNCH
DEJA VOODOO ULTERIOR MOTIVE CAPTAIN CRUNCH AND LET’S DO LUNCH

Collection: Dominique Ritchot

SOOTHSAYER LEPROCY CHRONICAL DISTURBANCE
SOOTHSAYER LEPROCY CHRONICAL DISTURBANCE
RAY CONDO AND HIS HARDROCK GONERS
RAY CONDO AND HIS HARDROCK GONERS

Source: Dominique Ritchot

UNIFORM CHOICE DIE KREUZEN VERBAL ASSAULT THE FEARLESS IRANIANS FROM HELL ALTERNATIVE INUIT DRESDEN 45
UNIFORM CHOICE DIE KREUZEN VERBAL ASSAULT THE FEARLESS IRANIANS FROM HELL ALTERNATIVE INUIT DRESDEN 45

Collection: Dominique Ritchot

INFAMOUS BASTURDS PALE PRIEST OF THE MUTE PEOPLE
INFAMOUS BASTURDS PALE PRIEST OF THE MUTE PEOPLE

Collection: Waggy Dew

UIC BLISS
UIC BLISS

Collection: Dominique Ritchot

BAD BRAINS
BAD BRAINS
REARGARDE BENEFIT
REARGARDE BENEFIT

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

BIRTH DEFECTS ALTERNATIVE INUIT RIPCORDZ
BIRTH DEFECTS ALTERNATIVE INUIT RIPCORDZ

Collection: Dominique Ritchot

GROOVY AARDVARK MENTAL FLOSS STURM GROUP TEKNAKULLER RAINCOATS 3/4 PUTAIN BRUNO GERUSSI’S MEDALLION LARD BEDAINE UNCLE SAM UNRULED
GROOVY AARDVARK  MENTAL FLOSS  STURM GROUP  TEKNAKULLER RAINCOATS  3/4 PUTAIN  BRUNO GERUSSI’S MEDALLION  LARD BEDAINE  UNCLE SAM  UNRULED

Collection: Dominique Ritchot

UK SUBS LOST GENERATION RIPCORDZ
UK SUBS LOST GENERATION RIPCORDZ

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

INFERNAL MAJESTY REACTOR
INFERNAL MAJESTY REACTOR

Collection: Matthieu Lambert

FUGAZI BROKEN SMILE BLISS
FUGAZI BROKEN SMILE BLISS

Collection: Dominique Ritchot

DÉDÉ TRAKÉ PARABELLUM PIG FARM BIG BANG THEORY RAY CONDO & HIS HARDROCK GONERS THE CRAZY RHYTHM DADDIES VALIUM ET LES DÉPRESSIFS EGG SHOW ALAIN-ARTHUR PAINCHAUD DJ RICK WILD BATTLE OF THE FUCH BANDS HAPPENING THANG JEAN LELOUP ET LA SALE AFFAIRE
DÉDÉ TRAKÉ PARABELLUM  PIG FARM  BIG BANG THEORY  RAY CONDO & HIS HARDROCK GONERS  THE CRAZY RHYTHM DADDIES  VALIUM ET LES DÉPRESSIFS  EGG SHOW  ALAIN-ARTHUR PAINCHAUD  DJ RICK WILD  BATTLE OF THE FUCH BANDS  HAPPENING THANG  JEAN LELOUP ET LA SALE AFFAIRE

Collection: Dominique Ritchot

JEAN LELOUP ET LA SALE AFFAIRE BORBETOMAGUS PARABELLUM DENIS BOUCHER EGG BAND DJ RICK WILD DJ PIERRE DUPUIS LUNACHICKS SHLONK LYDIA LUNCH M.D.C. MARIANNE FAITHFULL
JEAN LELOUP ET LA SALE AFFAIRE  BORBETOMAGUS  PARABELLUM  DENIS BOUCHER  EGG BAND  DJ RICK WILD  DJ PIERRE DUPUIS  LUNACHICKS  SHLONK  LYDIA LUNCH  M.D.C.  MARIANNE FAITHFULL

Collection: Dominique Ritchot

JEAN LELOUP CHIYÈNE MERCY PARABELLUM BÉRURIER NOIR
JEAN LELOUP CHIYÈNE MERCY PARABELLUM BÉRURIER NOIR

Collection: Dominique Ritchot

LYDIA LUNCH RIPCORDZ
LYDIA LUNCH RIPCORDZ

Collection: Dominique Ritchot

MDC HAZY AZURE THE AFFECTED
MDC HAZY AZURE THE AFFECTED

Collection: Dominique Ritchot

FESTIVAL DE NOUVELLE MUSIQUE DE MONTRÉAL
FESTIVAL DE NOUVELLE MUSIQUE DE MONTRÉAL

Source: Pascal Ricq

SEPUTLURA
SEPUTLURA
SHLONK DIE MONSTER DIE
SHLONK DIE MONSTER DIE

Collection: Elsa Cyr Simard

DOA
DOA

Source: Pascal Ricq

BLISS FUMBLEKIN
BLISS FUMBLEKIN

Collection: Elsa Cyr Simard

MUCKY PUP DEAD ON LIZARD SWINGING RELATIVES KALI & DUB JERRY JERRY EJ BRULE KIDS IN THE HALL VITTORIO SACRAFICE DISSECTION BENTA UIC LANKH MAR HAZY AZURE REACTOR CHRISTIAN DEATH NORTHERN VULTURES BFG 4 1/2 REASONS FOR ABORTION HUGE GROOVE THE GRUESOMES LES TACHES THE NILS DEDE TRAQUE LARD BEDAINE CORROSION OF CONFORMITY RARE AIR MEAT PUPPETS
MUCKY PUP DEAD ON LIZARD SWINGING RELATIVES KALI & DUB JERRY JERRY EJ BRULE KIDS IN THE HALL VITTORIO SACRAFICE DISSECTION BENTA UIC LANKH MAR HAZY AZURE REACTOR CHRISTIAN DEATH NORTHERN VULTURES BFG 4 1/2 REASONS FOR ABORTION HUGE GROOVE THE GRUESOMES LES TACHES THE NILS DEDE TRAQUE LARD BEDAINE CORROSION OF CONFORMITY RARE AIR MEAT PUPPETS

Source: Mirror music annualisé 1989-1990

DEAD ON MUCKY POP GENETIC ERROR
DEAD ON MUCKY POP GENETIC ERROR

Collection: Elsa Cyr Simard

UIC
UIC

Collection: Dominique Ritchot

LANKHMAR REACTOR HAZY AZURE
LANKHMAR REACTOR HAZY AZURE

Source: Mike Cee

NORTHERN VULTURES BUNCHOFUCKINGOOFS 4 1\2 REASONS 4 ABORTION HUGE GROOVE
NORTHERN VULTURES BUNCHOFUCKINGOOFS 4 1\2 REASONS 4 ABORTION HUGE GROOVE

Collection: Dominique Ritchot

THE GRUESOMES THE MINSTRELS
THE GRUESOMES THE MINSTRELS

Collection: Dominique Ritchot

BIRTH DEFECTS THE TRAPT THE ONIX
BIRTH DEFECTS THE TRAPT THE ONIX

Source C.F. Britto

GLAD NUTS OBVIOUS PROBLEM MORAL MINORITY THE BIRTH DEFECTS GROOVY AARDVARK
GLAD NUTS OBVIOUS PROBLEM MORAL MINORITY THE BIRTH DEFECTS GROOVY AARDVARK

Source: Révolu-Son

MEAT PUPPETS
MEAT PUPPETS

Source: Chris Burns

VALIUM ET LES DÉPRESSIFS
VALIUM ET LES DÉPRESSIFS

Illustration: Henriette Valium

Collection: Dominique Ritchot

MODÈLES VIVANTS
MODÈLES VIVANTS

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

TJ PLENTY & FRIENDS ME MOM & MORGENTALER FALL DOWN GO BOOM THE GRIFFINS
TJ PLENTY & FRIENDS ME MOM & MORGENTALER FALL DOWN GO BOOM THE GRIFFINS

Collection: Dominique Ritchot

SCREAM
SCREAM

Source: John Pastore

DEATH
DEATH
ATTILA
ATTILA

Collection: Dominique Ritchot

DYS FUNCTIONS ATTILLA THE STOCKBROKER
DYS FUNCTIONS ATTILLA THE STOCKBROKER

Collection: Dominique Ritchot

BLISS FURNACEFACE
BLISS FURNACEFACE

Collection: Dominique Ritchot

BLISS
BLISS

Collection: Dominique Ritchot

ROLLINS BAND
ROLLINS BAND

Source: Dominique Ritchot

ROLLINS BAND
ROLLINS BAND

Source: Daryl Buote

THE BONEDADDYS
THE BONEDADDYS

Source: Dominique Ritchot

GRIM SKUNK MENTAL FLOSS
GRIM SKUNK MENTAL FLOSS
DBC
DBC
TAD & VICTIMS FAMILY
TAD & VICTIMS FAMILY

Source: Dominique Ritchot

NIRVANA (ERREUR DATE)
NIRVANA (ERREUR DATE)
NIRVANA THE HUGE GROOVE EXPERIENCE
NIRVANA THE HUGE GROOVE EXPERIENCE

Source: Billy Mavreas

NIRVANA
NIRVANA

Source: Greenland

SOOTHSAYER
SOOTHSAYER

Source: Pascal Besta Bestavros

SEVERED HEADS
SEVERED HEADS

Source: Marc-André Gendron

PIGFACE
PIGFACE

Source: Dee Cee

CORONER
CORONER

Lieu: Foufounes

ROCK AGAINST FUR IAN COOKE KAREN ROSE DHARMA HEAD TRIO RIPCORDZ
ROCK AGAINST FUR IAN COOKE KAREN ROSE DHARMA HEAD TRIO RIPCORDZ

Collection: Dominique Ritchot

RIPCORDZ
RIPCORDZ

Collection: Dominique Ritchot

VENT DU MONT SCHARR
VENT DU MONT SCHARR

Source: Dominique Ritchot

SOCIAL DISTORTION GANG GREEN THE MELVINS
SOCIAL DISTORTION GANG GREEN THE MELVINS

Source: à déterminer

DAYGLO ABORTIONS
DAYGLO ABORTIONS
DAYGLO ABORTIONS BUNCHOFUCKINGOOFS THE AFFECTED
DAYGLO ABORTIONS BUNCHOFUCKINGOOFS THE AFFECTED

Collection: Elsa Cyr Simard

BABES IN TOYLAND LES TACHES SCOTT B SYMPATHY SCUM IT UP NATIONAL VELVET CAGED DAUGHTERS OF SATAN BILLY SHAKESPEARE 7 DEADLY SINS RAY CONDO AND HIS HARDROCK GONERS DJ RICK WILD
BABES IN TOYLAND LES TACHES SCOTT B SYMPATHY SCUM IT UP NATIONAL VELVET CAGED DAUGHTERS OF SATAN BILLY SHAKESPEARE 7 DEADLY SINS RAY CONDO AND HIS HARDROCK GONERS DJ RICK WILD

Source: Voir 24 au 31 mai 1990

RIPCORDZ THE TRAPT RANDOM KILLING THE STAND
RIPCORDZ THE TRAPT RANDOM KILLING THE STAND

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

BARRACUDAS
BARRACUDAS

Collection: Dominique Ritchot

DJ TED CASH SOIRÉE PUNK NEW WAVE
DJ TED CASH SOIRÉE PUNK NEW WAVE

Collection: Dominique Ritchot

MY DOG POPPER BLISS
MY DOG POPPER BLISS

Collection: Waggy Dew

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK
ALL BLOOD SAUSAGE
ALL BLOOD SAUSAGE

Source: Blood Sausage

BIRTH DEFECTS GRAVE CONCERN
BIRTH DEFECTS GRAVE CONCERN

Collection: Waggy Dew

LIZARD BLOOD SAUSAGE REVELATION ZERO
LIZARD BLOOD SAUSAGE REVELATION ZERO

Collection: Alexandre St-Jean

LIZARD BLOOD SAUSAGE REVELATION ZERO
LIZARD BLOOD SAUSAGE REVELATION ZERO

Source: Blood Sausage

HODADS
HODADS
Screenshot
NINE INCH NAILS
NINE INCH NAILS

Source: à déterminer

OÏ POLLOI ONE BLOOD FRIENDS OF MUSIC
OÏ POLLOI ONE BLOOD FRIENDS OF MUSIC

Collection: Dominique Ritchot

SCREAMIN JAY HAWKINS THE CHICKENHAWKS
SCREAMIN JAY HAWKINS THE CHICKENHAWKS

Collection: Dominique Ritchot

SCREAMIN JAY HAWKINS (ANNULÉ)
SCREAMIN JAY HAWKINS (ANNULÉ)

Source: Dominique Ritchot

DREAM SADLY MONDAY TROUBADOUR
DREAM SADLY MONDAY TROUBADOUR

Collection: Dominique Ritchot

SACRED REICH
SACRED REICH

Source: Hugo Landry

GRIM SKUNK GRUBBY SPITS
GRIM SKUNK GRUBBY SPITS

Collection: Waggy Dew

LES KROSTONS LES MALADES MARTEAUX
LES KROSTONS LES MALADES MARTEAUX

Collection: Dominique Ritchot

JEAN LELOUP ET LA SALE AFFAIRE LES GRENOUILLES DÉJANTÉES LES MINSTRELS
JEAN LELOUP ET LA SALE AFFAIRE LES GRENOUILLES DÉJANTÉES LES MINSTRELS

Collection: Dominique Ritchot

FILM NOIR FUNKELNAGELNEU
FILM NOIR FUNKELNAGELNEU

Collection: Dominique Ritchot

AMNESIE ÉRIC VA AUX TOILETTES LES REX
AMNESIE ÉRIC VA AUX TOILETTES LES REX

Collection: Dominique Ritchot

DBC GROOVY AARDVARK GRIM SKUNK
DBC GROOVY AARDVARK GRIM SKUNK

Collection: helterskelter.ca

DBC GROOVY AARDVARK DOMINIC SONIC JEAN LELOUP CAPITAINE NÔ DEE DEE RAMONE
DBC GROOVY AARDVARK DOMINIC SONIC JEAN LELOUP CAPITAINE NÔ DEE DEE RAMONE

Collection: Dominique Ritchot

GLOP! GLOP! LES FRÈRES SHINK LES TCHIGABOUX LES FRITES BELGES STEFIE SHOCK
GLOP! GLOP! LES FRÈRES SHINK LES TCHIGABOUX LES FRITES BELGES STEFIE SHOCK

Collection: Dominique Ritchot

GLOP GLOP ET LES FRÈRES SHINK
GLOP GLOP ET LES FRÈRES SHINK

Source: Dominique Ritchot

NORTHERN VULTURES
NORTHERN VULTURES

Collection: Dominique Ritchot

NORTHERN VULTURES
NORTHERN VULTURES

Source: Dominique Ritchot

SONIC YOUTH
SONIC YOUTH

Source: Foufounes

BOB MOULD
BOB MOULD

Source: Brian Schneider

DIE WARZAU
DIE WARZAU

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

ALIEN SEX FIEND
ALIEN SEX FIEND

Source: Gilles Lefebvre

CALENDRIER FOUFOUNES ÉLECTRIQUES
CALENDRIER FOUFOUNES ÉLECTRIQUES

Source: Pascal Ricq

THE BIRTH DEFECTS THE ONIX
THE BIRTH DEFECTS THE ONIX

Collection: Dominique Ritchot

BIRTH DEFETCS
BIRTH DEFETCS

Collection: Dominique Ritchot

BAD MANNERS SKAFACE
BAD MANNERS SKAFACE

Collection: Dominique Ritchot

BLISS PHLEG CAMP
BLISS PHLEG CAMP

Collection: Dominique Ritchot

CANNIBAL CORPSE OVERTHROW GORGUTS 13 ENGINES RAY CONDO RIPCORDZ SUPREME BAG TEAM MINSTRELS CRAZY RHYTHM DADDIES THE STAND DEL PICASSO THE SHEIKS B.A.R.F. FAT FISH AND ROSES UNKNOWNES KROSTONS THE MOBSTERS R.F.A. BANLIEUE ROUGE IDÉES NOIRES NORTHERN VULTURES BUNCHOFUCKINGOOFS IMPERIAL FORCE GWAR LUNACHICKS
CANNIBAL CORPSE OVERTHROW GORGUTS 13 ENGINES RAY CONDO RIPCORDZ SUPREME BAG TEAM MINSTRELS CRAZY RHYTHM DADDIES THE STAND DEL PICASSO THE SHEIKS B.A.R.F. FAT FISH AND ROSES UNKNOWNES KROSTONS THE MOBSTERS R.F.A. BANLIEUE ROUGE IDÉES NOIRES NORTHERN VULTURES BUNCHOFUCKINGOOFS IMPERIAL FORCE GWAR LUNACHICKS

Source: Mirror music annual 1990

CANNIBAL CORPSE OVERTHROW GORGUTS
CANNIBAL CORPSE OVERTHROW GORGUTS

Collection: Alexandre St-Jean

DEJA VOODOO BBQ RAY CONDO SUPREME BAGG TEAM RIPCORDZ SHEIKS (EX-GRUESOMES) MINSTRELS DEL PICASSO (EX-DÉJÀ VOODOO) THE STAND CRAZY RHYTHM DADDIES 200 HOT DOGS
DEJA VOODOO BBQ RAY CONDO SUPREME BAGG TEAM RIPCORDZ SHEIKS (EX-GRUESOMES) MINSTRELS DEL PICASSO (EX-DÉJÀ VOODOO) THE STAND CRAZY RHYTHM DADDIES 200 HOT DOGS

Collection: Dominique Ritchot

DEJA VOODOO
DEJA VOODOO

Collection: Dominique Ritchot

FAT
FAT

Source: Mirror music annual 1990

LAM
LAM

Source: Dominique Ritchot

DEDE TRAKE DYSFUNCTION BILLY SHAKESPEARE TAM-TAM DE LA MONTAGNE SEGUIN & CO THE BLACK NEW YEAR DENIS HANFIELD SUPER FURNACE FACE BLACK MONDAY AGNOSTIC FRONT SICK OF IT ALL GWAR LUNACHICKS LES PARFAITS SALAUDS
DEDE TRAKE DYSFUNCTION BILLY SHAKESPEARE TAM-TAM DE LA MONTAGNE SEGUIN & CO THE BLACK NEW YEAR DENIS HANFIELD SUPER FURNACE FACE BLACK MONDAY AGNOSTIC FRONT SICK OF IT ALL GWAR LUNACHICKS LES PARFAITS SALAUDS

Source: Mirror 27 décembre 1990

AGNOSTIC FRONT
AGNOSTIC FRONT
LÂCHÉS LOUSSES 2 ÉMILIE MUSCLE SLAM CORRIDA
LÂCHÉS LOUSSES 2 ÉMILIE MUSCLE SLAM CORRIDA

Collection: Elsa Cyr Simard

LÂCHÉS LOUSSES 2
LÂCHÉS LOUSSES 2

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

GRIM SKUNK INFAMOUS BASTURDS
GRIM SKUNK INFAMOUS BASTURDS

Collection: Steven Henry

PEINTURE EN DIRECT
PEINTURE EN DIRECT

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

DOUGHBOYS CHANGE OF HEART LES IDÉES NOIRES
DOUGHBOYS CHANGE OF HEART LES IDÉES NOIRES

Collection: Alexandre St-Jean

RIPCORDZ OBVIOUS PROBLEMS LES TERATOLOGUES
RIPCORDZ OBVIOUS PROBLEMS LES TERATOLOGUES

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

RIPCORDZ OBVIOUS PROBLEMS LES TERATOLOGUES
RIPCORDZ OBVIOUS PROBLEMS LES TERATOLOGUES

Collection: Alexandre St-Jean

PARTY MULTICULTUREL DJ SYLVAIN HOUDE
PARTY MULTICULTUREL DJ SYLVAIN HOUDE

Collection: Dominique Ritchot

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK
PEINTURE EN DIRECT
PEINTURE EN DIRECT

Illustration: Henriette Valium

Source: Felixe Girard, administratrice de la succession d’Henriette Valium

GRIM SKUNK MENTAL FLOSS MARTIN HYDE AND THE LOCAL REBELS
GRIM SKUNK MENTAL FLOSS MARTIN HYDE AND THE LOCAL REBELS

Collection: Steven Henry

BANLIEUE ROUGE LES TÉRATOLOGUES LES MALADES MARTEAUX
BANLIEUE ROUGE LES TÉRATOLOGUES LES MALADES MARTEAUX

Collection: Dominique Ritchot

BANLIEUE ROUGE
BANLIEUE ROUGE

Collection: Dominique Ritchot

KMFDM BRAINDEAD SOUND MACHINE
KMFDM BRAINDEAD SOUND MACHINE

Collection: Dee Cee

LES COLOCS SAUVE QUI PEUT
LES COLOCS SAUVE QUI PEUT

Collection: Dominique Ritchot

BUNKER ODDS PHYCUS OF TANZ VICTIMS
BUNKER ODDS PHYCUS OF TANZ VICTIMS

Collection: Steven Henry

MUTATIONNISME
MUTATIONNISME

Collection: Steven Henry

ME MOM & MORGENTALER
ME MOM & MORGENTALER
HAWKWIND
HAWKWIND

Source: Bruno Robert

AMNESIE CADAVREXQUIS
AMNESIE CADAVREXQUIS

Collection: Dominique Ritchot

MY DOG POPPER INFAMOUS BASTURDS
MY DOG POPPER INFAMOUS BASTURDS

Collection: Waggy Dew

BLACK MONDAY FOUFOUNES ÉLECTRIQUES
BLACK MONDAY FOUFOUNES ÉLECTRIQUES

Collection: Alexandre St-Jean

PARABELLUM LES STUPS
PARABELLUM LES STUPS

Collection: Dominique Ritchot

THE JACKONUTS COFFIN BREAK KING MISSILE
THE JACKONUTS COFFIN BREAK KING MISSILE

Collection: Alexandre St-Jean

LUCIEN FRANCOEUR
LUCIEN FRANCOEUR

Collection: Félix B. Desfossés

DEVASTATION MALEVOLENT CREATION DEMOLITION HAMMER
DEVASTATION MALEVOLENT CREATION DEMOLITION HAMMER

Collection: Alexandre St-Jean

THE NITS
THE NITS

Collection: Alexandre St-Jean

LEGENDARY PINK DOTS SUB ROSA
LEGENDARY PINK DOTS SUB ROSA

Collection: Alexandre St-Jean

BUFFALO TOM HOLE
BUFFALO TOM HOLE

Collection: Alexandre St-Jean

THE SELECTER THE SHERLOCKS DJ SERGE BRUNELLE
THE SELECTER THE SHERLOCKS DJ SERGE BRUNELLE

Collection: Dominique Ritchot

THE SELECTER THE SHERLOCKS DJ SERGE BRUNELLE
THE SELECTER THE SHERLOCKS DJ SERGE BRUNELLE

Collection: Elsa Cyr Simard

THE DICKIES ALL LEFT INSANE OBVIOUS PROBLEMS
THE DICKIES ALL LEFT INSANE OBVIOUS PROBLEMS

Collection: Alexandre St-Jean

SEPULTURA SACRED REICH NAPALM DEATH SICK OF IT ALL SMASHING PUMPKINS PAREIL CACTUS GARAGE CODE DIGITAL POODLE IMAGINARY STEPS SACRED WUNDERKIND
SEPULTURA SACRED REICH NAPALM DEATH SICK OF IT ALL SMASHING PUMPKINS PAREIL CACTUS GARAGE CODE DIGITAL POODLE IMAGINARY STEPS SACRED WUNDERKIND
STAGE DIVE LEPROCY CHRONICAL DISTURBANCE
STAGE DIVE LEPROCY CHRONICAL DISTURBANCE

Collection: Steven Henry

CRO-MAGS LIZARD
CRO-MAGS LIZARD
Screenshot
CRO-MAGS LIZARD
CRO-MAGS LIZARD

Collection: Steven Henry

CRO MAGS (ABSENT)
CRO MAGS (ABSENT)
TANKHOG ONE FREE FALL
TANKHOG ONE FREE FALL

Collection: Dominique Ritchot

BANLIEUE ROUGE
BANLIEUE ROUGE

Source: Banlieue Rouge

OZONE VISIBLE WIND
OZONE VISIBLE WIND

Collection: Steven Henry

FOUFOUNES ÉLECTRIQUES CALENDRIER
FOUFOUNES ÉLECTRIQUES CALENDRIER
BANLIEUE ROUGE
BANLIEUE ROUGE

Source: Anarchives

FAIR WARNING
FAIR WARNING

Collection: Elsa Cyr Simard

MUDHONEY SUPERCHUNK GAS HUFFER
MUDHONEY SUPERCHUNK GAS HUFFER

Source: Trevor Millett

BLISS 7 LEAGUE BOOTS
BLISS 7 LEAGUE BOOTS

Collection: Elsa Cyr Simard

NIRVANA
NIRVANA

Source: Nancy Beaulieu

Design: Nancy Beaulieu

NEW MODEL ARMY
NEW MODEL ARMY

Source: Claude Cuerrier

SAUVE QUI PEUT ONDE DE CHOC
SAUVE QUI PEUT ONDE DE CHOC

Collection: Dominique Ritchot

EXPLOITED
EXPLOITED

Source: Pascal Besta Bestavros

GRIM SKUNK BLOOD SAUSAGE
GRIM SKUNK BLOOD SAUSAGE

Collection: Waggy Dew

GRIM SKUNK BLOOD SAUSAGE
GRIM SKUNK BLOOD SAUSAGE

Collection: Alexandre St-Jean

NOFX
NOFX
DEAD HORSE LEPROCY PURULENCE
DEAD HORSE LEPROCY PURULENCE

Collection: Steven Henry

GINGER SNAPS DANIELLA PARADIS SOIRÉES DES DÉMONES
GINGER SNAPS DANIELLA PARADIS SOIRÉES DES DÉMONES

Collection: Steven Henry

VOÏVOD JESUS MANSON TOM COCHRANE THE INFIDELS OZZY OSBOURNE INFECTIOUS GROOVES PSYCHEDELIC FURS
VOÏVOD JESUS MANSON TOM COCHRANE THE INFIDELS OZZY OSBOURNE INFECTIOUS GROOVES PSYCHEDELIC FURS

Collection: Steven Henry

STTTELLA
STTTELLA

Source: Nick Boucher

GROOVY AARDVARK REVELATION ZERO
GROOVY AARDVARK REVELATION ZERO

Collection: Elsa Cyr Simard

VALIUM ET LES DÉPRESSIFS
VALIUM ET LES DÉPRESSIFS

Collection: Dominique Ritchot

VALIUM ET LES DÉPRESSIFS
VALIUM ET LES DÉPRESSIFS

Design: Henriette Valium

COMA PROLONGÉ LES BONS À RIEN
COMA PROLONGÉ LES BONS À RIEN

Collection: Xavier Peterman

SNFU GRIM SKUNK
SNFU GRIM SKUNK

Collection: Alain Provost

INFAMOUS BASTURDS THE MOBSTERS
INFAMOUS BASTURDS THE MOBSTERS

Collection: Elsa Cyr Simard

CORROSION OF CONFORMITY
CORROSION OF CONFORMITY

Collection: Elsa Cyr Simard

RIPCORDZ AMNESIE THE STAND
RIPCORDZ AMNESIE THE STAND

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

MENTAL FLOSS HELL BENDERS
MENTAL FLOSS HELL BENDERS

Collection: Alexandre St-Jean

BANLIEUE ROUGE THE MOBSTERS
BANLIEUE ROUGE THE MOBSTERS

Collection: Xavier Pétermann

L7 LOVE BATTERY
L7 LOVE BATTERY

Collection: Elsa Cyr Simard

HAZY AZURE
HAZY AZURE

Source: Revelation Zero

MOLODOÏ BANLIEUE ROUGE
MOLODOÏ BANLIEUE ROUGE

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

JIM ROSE CIRCUS SIDESHOW
JIM ROSE CIRCUS SIDESHOW
THE YOUNG GODS
THE YOUNG GODS

Collection: Alexandre St-Jean

GRIM SKUNK SLOAN NOSLOM THE SHERLOCKS
GRIM SKUNK SLOAN NOSLOM THE SHERLOCKS

Collection: Elsa Cyr Simard

ALLOY RISE II ATOMIC FOLK
ALLOY RISE II ATOMIC FOLK

Collection: Alain Provost

DIAMANDA GALAS
DIAMANDA GALAS

Source: Nancy Beaulieu

Design: Nancy Beaulieu

PHYCUS WOLVERINE PETTING ZOO
PHYCUS WOLVERINE PETTING ZOO

Collection: Alexandre St-Jean

BENTA INUS ASO JAH LE LE KALI & DUB INC MICHEL PINTARD DUBMATIQUE
BENTA INUS ASO JAH LE LE KALI & DUB INC MICHEL PINTARD DUBMATIQUE

Collection: Alexandre St-Jean

DEAD MILKMEN RIPCORDZ
DEAD MILKMEN RIPCORDZ

Design: Nancy Beaulieu

THE LEMONHEADS JULIANA HATFIELD
THE LEMONHEADS JULIANA HATFIELD

Collection Alain Provost

Illustration: Nancy Beaulieu

PUNGENT STENCH
PUNGENT STENCH

Source: Luc Laporte

LAIBACH
LAIBACH

Collection: Waggy Dew

HELMET CRAWL PAPPY BLISS
HELMET CRAWL PAPPY BLISS

Collection: Alain Provost

ASEXUALS
ASEXUALS

Source: Pascal Perreault

PHLEG CAMP DRIVE LIKE JEHU
PHLEG CAMP DRIVE LIKE JEHU

Collection: Alexandre St-Jean

PHLEG CAMP DRIVE LIKE JEHU
PHLEG CAMP DRIVE LIKE JEHU

Collection: Alain Provost

ME MOM & MORGENTALER
ME MOM & MORGENTALER

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

NORTHERN VULTURES BUNCHOFUCKINGOOFS BLOOD SAUSAGE
NORTHERN VULTURES BUNCHOFUCKINGOOFS BLOOD SAUSAGE
LOONEY TUESDAY
LOONEY TUESDAY

Collection: Steven Henry

ÉRIC LAPOINTE
ÉRIC LAPOINTE

Source: Foufounes

THE VIBRATORS RIPCORDZ MORAL CRUX UK SUBS DOCTOR D AND THE HENCHMEN METALIST
THE VIBRATORS RIPCORDZ MORAL CRUX UK SUBS DOCTOR D AND THE HENCHMEN METALIST

Collection: Steven Henry

DOA LIZARD MR WRONG
DOA LIZARD MR WRONG
Screenshot
SUFFOCATION PYREXIA CRYPTOPSY
SUFFOCATION PYREXIA CRYPTOPSY

Collection: helterskelter.ca

BANLIEUE ROUGE
BANLIEUE ROUGE
Screenshot

Source: Benoit Bresciani

FEAR SKATENIGS
FEAR SKATENIGS

Collection: Elsa Cyr Simard

SUPERCHUNK BETTIE SERVEERT
SUPERCHUNK BETTIE SERVEERT

Collection: Alexandre St-Jean

NAPALM DEATH BRUTAL TRUTH
NAPALM DEATH BRUTAL TRUTH

Collection: Steven Henry

NAPALM DEATH BRUTAL TRUTH
NAPALM DEATH BRUTAL TRUTH

Collection: helterskelter.ca

OBITUARY FEAR FACTORY BARF
OBITUARY FEAR FACTORY BARF

Collection: Steven Henry

BLOOD SAUSAGE
BLOOD SAUSAGE

Source: Sébastien Jutras

SCUM DEF THREAT LES UNKNOWNES
SCUM DEF THREAT LES UNKNOWNES

Collection: Steven Henry

SCUM UNKNOWNS DEF THREAT
SCUM UNKNOWNS DEF THREAT
DJ MORPHEUS
DJ MORPHEUS

Collection: Steven Henry

OBLIVEON SARKASM
OBLIVEON SARKASM

Collection: Steven Henry

SKREW CHEMLAB SOULSTORM
SKREW CHEMLAB SOULSTORM

Collection: Steven Henry

LUNACHICKS THE OFFSPRING
LUNACHICKS THE OFFSPRING

Collection: Claude Cuerrier

ALL DOWN BY LAW MY NAME FOREGROUND
ALL DOWN BY LAW MY NAME FOREGROUND

Source: Sam Olivier Gélinas

LES KROSTONS CRAZY BULLETS
LES KROSTONS CRAZY BULLETS

Collection: Dominique Ritchot

LES KROSTONS CRAZY BULLETS
LES KROSTONS CRAZY BULLETS

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

LES BONS À RIEN NEO PHOBIE
LES BONS À RIEN NEO PHOBIE

Collection: Steven Henry

CASPAR BRÖTZMANN MASSAKER ZE ZINJATHROPES BRACHYCEPHALES FTNG
CASPAR BRÖTZMANN MASSAKER ZE ZINJATHROPES BRACHYCEPHALES FTNG

Collection: Steven Henry

MOTHER TONGUE
MOTHER TONGUE

Collection: Steven Henry

GRIM SKUNK SATANATRAS SELF CONTROL
GRIM SKUNK SATANATRAS SELF CONTROL

Collection: Steve Trottier

GRIM SKUNK TWIST OF LEMMING
GRIM SKUNK TWIST OF LEMMING

Collection: Alexandre St-Jean

ONYX SHADES OF CULTURE
ONYX SHADES OF CULTURE
Screenshot

Source: Marc Bider

VOÏVOD
VOÏVOD
ANCESTRAL KATAKLYSM CRYPT KEEPER CATHARSIS
ANCESTRAL KATAKLYSM CRYPT KEEPER CATHARSIS

Collection: Steven Henry

RAGING SLAB STICK RHINOLIFT
RAGING SLAB STICK RHINOLIFT

Source: Greenland

Design: Pat Hamou

RYMES WITH ORANGE MOIST BABEL FISH REDD KROSS BITE THE EX TOM CORA RENÉ LUSSIER PIERRE TANGUAY ENTOMBED KATAKLYSM THE SPINANES RED RED MEAT PEST TYPE-O-NEGATIVE LIFE OF AGONY STICK FISHBONE GREEN APPLE QUICK STEP GRIM SKUNK BUFFALO TOM EUGENIUS SEPULTURA FUDGE TUNNEL FEAR FACTORY CLUTCH GREEN DAY TILT TRIGGER HAPPY
RYMES WITH ORANGE MOIST BABEL FISH  REDD KROSS BITE  THE EX TOM CORA RENÉ LUSSIER PIERRE TANGUAY  ENTOMBED KATAKLYSM  THE SPINANES RED RED MEAT PEST  TYPE-O-NEGATIVE LIFE OF AGONY STICK  FISHBONE GREEN APPLE QUICK STEP GRIM SKUNK  BUFFALO TOM EUGENIUS  SEPULTURA FUDGE TUNNEL FEAR FACTORY CLUTCH  GREEN DAY TILT TRIGGER HAPPY

Collection: Steven Henry

THE EX TOM CORA RENÉ LUSSIER
THE EX TOM CORA RENÉ LUSSIER

Source: Greenland

Design: Pat Hamou

ENTOMBED KATAKLYSM
ENTOMBED KATAKLYSM

Collection: helterskelter.ca

ENTOMBED KATAKLYSM
ENTOMBED KATAKLYSM

Source: Greenland

THE NUDES PRYIA THOMAS
THE NUDES PRYIA THOMAS

Collection: Alexandre St-Jean

TYPE O NEGATIVE LIFE OF AGONY STICK
TYPE O NEGATIVE LIFE OF AGONY STICK

Source: Greenland

ARMED AND HAMMERED NORTHERN VULTURES OVERBASS ROSWELL
ARMED AND HAMMERED NORTHERN VULTURES OVERBASS ROSWELL

Collection: Steven Henry

GREEN DAY TILT TRIGGER HAPPY
GREEN DAY TILT TRIGGER HAPPY
Illustration: Pat Hamou
En 1994, peu avant l’explosion mondiale de Dookie, Green Day a enflammé les Foufounes Électriques avec un concert intime et survolté, marquant à jamais les chanceux qui y ont assisté.

 

LIZ PHAIR
LIZ PHAIR

Source: Greenland

Design: Pat Hamou

STELLAR DWELLER LAVERNE
STELLAR DWELLER LAVERNE
Screenshot

Design: Rupert Bottenberg

FRENCH B UNKNOWNES DUBMATIQUE BARF BANLIEUE ROUGE RFA
FRENCH B UNKNOWNES DUBMATIQUE BARF BANLIEUE ROUGE RFA

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

NOMEANSNO BLISS MERLIN
NOMEANSNO BLISS MERLIN

Source: Greenland

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK

Collection: Steven Henry

GROOVY AARDVARK PROJECT 9
GROOVY AARDVARK PROJECT 9

Collection: Alexandre St-Jean

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

FESTIVAL HARDCORE ‘94 TUNIQ’S GENETIC ERROR GENERAL FOOLS GLOBAL HOLOCAUST MEN O STEEL JUNGLE MANNERS WHAT THE FUCK CHAOTIC DOGS FLACID ANGRY BABIES
FESTIVAL HARDCORE ‘94 TUNIQ’S GENETIC ERROR GENERAL FOOLS GLOBAL HOLOCAUST MEN O STEEL JUNGLE MANNERS WHAT THE FUCK CHAOTIC DOGS FLACID ANGRY BABIES

Collection: Alexandre St-Jean

GENERAL FOOLS GENETIC ERROR GLOBAL HOLOCAUST JUNGLE MANNER TUNIQ’S MEN O STEEL CHAOTIC DOGS ANGRY BABIES FLACID WTF
GENERAL FOOLS GENETIC ERROR GLOBAL HOLOCAUST JUNGLE MANNER TUNIQ’S MEN O STEEL CHAOTIC DOGS ANGRY BABIES FLACID WTF

Collection: Steven Henry

BUNCHOFUCKINGOOFS BLOOD SAUSAGE OVERBASS
BUNCHOFUCKINGOOFS BLOOD SAUSAGE OVERBASS

Source: Blood Sausage

RIPCORDZ VAGABONDS SELF CONTROL
RIPCORDZ VAGABONDS SELF CONTROL

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

GENITORTURERS
GENITORTURERS

Collection: Steven Henry

NOFX (REPORTÉ) FACE TO FACE FOREGROUND DRIPPING GOSS
NOFX (REPORTÉ) FACE TO FACE FOREGROUND DRIPPING GOSS

Source: Marco Labelle

NOFX THINGS OF STONE AND WOOD THE WHEREABOUTS CANNIBAL CORPSE SINISTER CYNIC KATAKLYSM TRIPPING DAISY DREAD ZEPPELIN RIPE GWAR ERIC’S TRIP CELL WOODEN STARS MEN O’STEEL DRIVE LIKE JEHU TANNER CUSTOM FLOOR KING MISSILE THE MEICES VOI VOD SNFU LES BONS À RIEN THE MAD
NOFX THINGS OF STONE AND WOOD THE WHEREABOUTS CANNIBAL CORPSE SINISTER CYNIC KATAKLYSM TRIPPING DAISY DREAD ZEPPELIN RIPE GWAR ERIC’S TRIP CELL WOODEN STARS MEN O’STEEL DRIVE LIKE JEHU TANNER CUSTOM FLOOR KING MISSILE THE MEICES VOI VOD SNFU LES BONS À RIEN THE MAD

Collection: helterskelter.ca

PUSHING UP DAISIES SHADES OF CULTURE SLAVES ON DOPE SCRUBNUT MARTIN TÉTREAULT DJ ALAIN-SYNERGIE NIC B GNAT MATEO ULYSS DAVID COOPER BLACK MONDAY PINATA PARTY STAND GT BEAUTIFUL TRAILER DIXON NERDY GIRL LES PETUNIAS PARKING MASS ERIC’S TRIP CELL WOODEN STARS SMALLS ENTER REALITY GWAR DREAD ZEPPELIN
PUSHING UP DAISIES SHADES OF CULTURE SLAVES ON DOPE SCRUBNUT MARTIN TÉTREAULT DJ ALAIN-SYNERGIE NIC B GNAT MATEO ULYSS DAVID COOPER BLACK MONDAY PINATA PARTY STAND GT BEAUTIFUL TRAILER DIXON NERDY GIRL LES PETUNIAS PARKING MASS ERIC’S TRIP CELL WOODEN STARS SMALLS ENTER REALITY GWAR DREAD ZEPPELIN

Collection: Steven Henry

SUFFOCATION CRYPTOPSY GORELUST ANCESTRAL
SUFFOCATION CRYPTOPSY GORELUST ANCESTRAL

Collection: Steven Henry

DREAD ZEPPELIN RIPE GWAR ERIC’S TRIP CELL WOODEN STARS MH MEN O STEEL DRIVE LIKE JEHU TANNER CUSTOM FLOOR KING MISSILE THE MEICES VOÏVOD SNFU LES BONS À RIEN THE MAD DAYGLO ABORTIONS LIZARD SELF CONTROL MORPHINE
DREAD ZEPPELIN RIPE  GWAR  ERIC’S TRIP CELL WOODEN STARS MH MEN O STEEL  DRIVE LIKE JEHU TANNER CUSTOM FLOOR  KING MISSILE THE MEICES  VOÏVOD SNFU LES BONS À RIEN THE MAD DAYGLO ABORTIONS LIZARD SELF CONTROL  MORPHINE

Collection: Steven Henry

ERIC’S TRIP CELL THE WOODENSTARS MEN O STEEL
ERIC’S TRIP CELL THE WOODENSTARS MEN O STEEL

Collection: Alexandre St-Jean

ERIC’S TRIP CELL THE WOODEN STARS MEN O STEEL
ERIC’S TRIP CELL THE WOODEN STARS MEN O STEEL

Source: Greenland

Design: Pat Hamou

LES BIZARROÏDES GOGH VAN GO GROOVY AARDVARK NICOLAS THE NILS CHARLES BIDDLE DÉDÉ TRAKE LES FRÈRES BROZEUR ME, MOM AND MORGENTALER VOÏVOD THE ASEXUALS DOUGHBOYS ZÉBULON VILAIN PINGOUIN MADAME LUC DE LAROCHELLIÈRE CARLOS RAMIREZ ALEXANDRE VAN DER STICHELEN KETTY PLACENDI
LES BIZARROÏDES  GOGH VAN GO  GROOVY AARDVARK  NICOLAS  THE NILS  CHARLES BIDDLE  DÉDÉ TRAKE  LES FRÈRES BROZEUR  ME, MOM AND MORGENTALER  VOÏVOD  THE ASEXUALS  DOUGHBOYS  ZÉBULON  VILAIN PINGOUIN  MADAME  LUC DE LAROCHELLIÈRE  CARLOS RAMIREZ  ALEXANDRE VAN DER STICHELEN  KETTY PLACENDI

Collection: Dominique Ritchot

LES BIZARROÏDES GOGH VAN GO GROOVY AARDVARK NICOLAS THE NILS CHARLES BIDDLE DÉDÉ TRAKE LES FRÈRES BROZEUR ME, MOM AND MORGENTALER VOÏVOD THE ASEXUALS DOUGHBOYS ZÉBULON VILAIN PINGOUIN MADAME LUC DE LAROCHELLIÈRE CARLOS RAMIREZ ALEXANDRE VAN DER STICHELEN KETTY PLACENDI
LES BIZARROÏDES  GOGH VAN GO  GROOVY AARDVARK  NICOLAS  THE NILS  CHARLES BIDDLE  DÉDÉ TRAKE  LES FRÈRES BROZEUR  ME, MOM AND MORGENTALER  VOÏVOD  THE ASEXUALS  DOUGHBOYS  ZÉBULON  VILAIN PINGOUIN  MADAME  LUC DE LAROCHELLIÈRE  CARLOS RAMIREZ  ALEXANDRE VAN DER STICHELEN  KETTY PLACENDI

Collection: Dominique Ritchot

BARF ANAL CUNT
BARF ANAL CUNT

Collection: Steven Henry

ANAL CUNT BARF GLOBAL HOLOCAUST
ANAL CUNT BARF GLOBAL HOLOCAUST

Collection: Steven Henry

DAYGLO ABORTIONS LIZARD SELF CONTROL
DAYGLO ABORTIONS LIZARD SELF CONTROL

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

DAYGLO ABORTIONS LIZARD SELF CONTROL
DAYGLO ABORTIONS LIZARD SELF CONTROL

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

SOUNDGARDEN REVEREND HORTON HEAT YOU AM I S.W.E.L.L. MADDER ROSE PEST MOIST TREBLE CHARGER COUNTING CROWS THE COX FAMILY PAULA COLE THE RAMONES LIVE LUSH WEEZER THORNBERRY
SOUNDGARDEN REVEREND HORTON HEAT YOU AM I  S.W.E.L.L. MADDER ROSE PEST  MOIST TREBLE CHARGER  COUNTING CROWS THE COX FAMILY PAULA COLE  THE RAMONES LIVE  LUSH WEEZER THORNBERRY

Collection: Steve Henry

BOLT THROWER AGONY
BOLT THROWER AGONY

Collection: Steven Henry

THE WACKY PACK OF LOBSTERMEN FROM MARS WIK’S BAND PÉCHÉ MORTEL
THE WACKY PACK OF LOBSTERMEN FROM MARS WIK’S BAND PÉCHÉ MORTEL

Collection: Steven Henry

FORESHADOW DEMENCE
FORESHADOW DEMENCE

Collection: Steven Henry

FORESHADOW DÉMENCE
FORESHADOW DÉMENCE

Collection: helterskelter.ca

OVERBASS WHAT THE FUCK WTF AMNESIE JUNGLE MANNERS
OVERBASS WHAT THE FUCK WTF AMNESIE JUNGLE MANNERS

Collection: Steven Henry

MAGGIE ESTEP IAN STEPHENS
MAGGIE ESTEP IAN STEPHENS

Source: Greenland

ADAM X OUT OF BOUND VITAMIN TEAM
ADAM X OUT OF BOUND VITAMIN TEAM
LAST BREATH ANONYMUS SUBVERSION
LAST BREATH ANONYMUS SUBVERSION

Collection: Steven Henry

LAST BREATH ANONYMUS SUBVERSION
LAST BREATH ANONYMUS SUBVERSION

Collection: Steven Henry

JON SPENCER BLUES EXPLOSION AMERICAN DEVICES HOWARD NORTH
JON SPENCER BLUES EXPLOSION AMERICAN DEVICES HOWARD NORTH

Source: Greenland

MACABRE CRYPTOPSY MUNDANE INFESTATION
MACABRE CRYPTOPSY MUNDANE INFESTATION

Collection: Steven Henry

MACABRE CRYPTOPSY MUNDANE INFESTATION NECROTIC MUTATION MORKEUM
MACABRE CRYPTOPSY MUNDANE INFESTATION NECROTIC MUTATION MORKEUM

Collection: Steven Henry

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK

Collection: Steven Henry

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK

Collection: Alexandre St-Jean

HHEAD SLAVES ON DOPE SHADES OF CULTURE
HHEAD SLAVES ON DOPE SHADES OF CULTURE

Source: Greenland

FACE TO FACE SHADES OF CULTURE ROACH
FACE TO FACE SHADES OF CULTURE ROACH

Collection: Dominique Ritchot

FACE TO FACE (DÉPLACÉ AU SPECTRUM) SHADES OF CULTURE ROACH
FACE TO FACE (DÉPLACÉ AU SPECTRUM) SHADES OF CULTURE ROACH

Source: Marco Labelle

DAYGLO ABORTIONS BRONSON BLOOD SAUSAGE
DAYGLO ABORTIONS BRONSON BLOOD SAUSAGE
FOO FIGHTERS
FOO FIGHTERS

Collection: Dominique Ritchot

GRIM SKUNK ONE EYED JACK SLOWLY GOING DEAF
GRIM SKUNK ONE EYED JACK SLOWLY GOING DEAF

Collection: Steven Henry

DJ AMOK DJ VITAMINE S DJ TERRACE GRIM SKUNK ONE EYED JACK
DJ AMOK DJ VITAMINE S DJ TERRACE GRIM SKUNK ONE EYED JACK

Collection: Dominique Ritchot

GRIM SKUNK ONE EYED JACK SLOWLY GOING DEAF
GRIM SKUNK ONE EYED JACK SLOWLY GOING DEAF

Collection: Steve Trottier

DRUGSTORE
DRUGSTORE

Source: Greenland

YOUNG GODS DIE KRUPPS
YOUNG GODS DIE KRUPPS

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

DJ AMOX
DJ AMOX

Collection: Dominique Ritchot

LES SECRÉTAIRES VOLANTES AUTOMATIKS
LES SECRÉTAIRES VOLANTES AUTOMATIKS

Collection: Dominique Ritchot

FOO FIGHTERS SHUDDER TO THINK BARE MINIMUM
FOO FIGHTERS SHUDDER TO THINK BARE MINIMUM

Illustration: Pat Hamou

Collection: Steve Trottier

FOO FIGHTERS SHUDDER TO THINK BARE MINIMUM
FOO FIGHTERS SHUDDER TO THINK BARE MINIMUM

Source: Greenland

Design: Pat Hamou

NED’S ATOMIC DUSTBIN SPONGE LETTERS TO CLEO FIG DISH CORROSION OF CONFORMITY SEASON TO RISK LOCAL H THE MUFFS CUB WATER DOG THE VANDALS STRUNG OUT
NED’S ATOMIC DUSTBIN SPONGE LETTERS TO CLEO FIG DISH CORROSION OF CONFORMITY SEASON TO RISK LOCAL H THE MUFFS CUB WATER DOG THE VANDALS STRUNG OUT

Collection: Dominique Ritchot

DJ AMOX HAUT SENS FOU (TRPÈZE)
DJ AMOX HAUT SENS FOU (TRPÈZE)

Collection: Dominique Ritchot

THE MUFFS CUB WATERDOG SILVERCHAIR ALL MOIST HEADSTONES SANDBOX THE SNITCHES THE VANDALS STRUNG OUT BJÖRN AGAIN SUPERGRASS TRIPLE FAST ACTION
THE MUFFS  CUB  WATERDOG  SILVERCHAIR  ALL  MOIST  HEADSTONES  SANDBOX  THE SNITCHES  THE VANDALS  STRUNG OUT  BJÖRN AGAIN  SUPERGRASS  TRIPLE FAST ACTION

Collection: Dominique Ritchot

SLOWLY GOING DEAF ILLEGAL JAZZ POETS
SLOWLY GOING DEAF ILLEGAL JAZZ POETS

Collection: Dominique Ritchot

SLOWLY GOING DEAF ILLEGAL JAZZ POETS
SLOWLY GOING DEAF ILLEGAL JAZZ POETS

Collection: Steven Henry

NECROTIC MUTATION
NECROTIC MUTATION

Collection: helterskelter.ca

NECROTIC MUTATION
NECROTIC MUTATION

Collection: Steven Henry

LES BONS À RIEN BUGS OF BUDSLAND STRESS MAGNETS
LES BONS À RIEN BUGS OF BUDSLAND STRESS MAGNETS

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

MEN O STEEL
MEN O STEEL

Collection: Alexandre St-Jean

MEN O STEEL
MEN O STEEL

Collection: Alexandre St-Jean

UNDEAD SEISM
UNDEAD SEISM

Collection: Steven Henry

ELEMENTS NEURAXIS WINDS OF WAR
ELEMENTS NEURAXIS WINDS OF WAR

Collection: Steven Henry

LUNA PEST 5000
LUNA PEST 5000

Source: Greenland

ANONYMUS OVERBASS SLIGHTLY MAD
ANONYMUS OVERBASS SLIGHTLY MAD

Source: Charles Macadam

LIFE OF AGONY BLOOD SAUSAGE LORDZ OF BROOKLYN
LIFE OF AGONY BLOOD SAUSAGE LORDZ OF BROOKLYN

Source: Greenland

THE RAKE’S PROGRESS BIF NAKED JAWBREAKER JAWBOX ENGINE 88 SOUTHERN CULTURE ON THE SKIDS THE SWINGING NECK BREAKERS PALACE RADIOHEAD THE LEGENDARY PINK DOTS S.F. SEALS THE JIM ROSE CIRCUS SIDESHOW FAIR WARNING 10 DAYS LATE DAS BOOTY
THE RAKE’S PROGRESS  BIF NAKED  JAWBREAKER  JAWBOX  ENGINE 88  SOUTHERN CULTURE ON THE SKIDS  THE SWINGING NECK BREAKERS  PALACE  RADIOHEAD  THE LEGENDARY PINK DOTS  S.F. SEALS  THE JIM ROSE CIRCUS SIDESHOW  FAIR WARNING  10 DAYS LATE  DAS BOOTY

Collection: Dominique Ritchot

VOÏVOD HIGH ON FIRE
VOÏVOD HIGH ON FIRE

Collection: Steven Henry

FAIR WARNING DAS BOOTY TEN DAYS LATE
FAIR WARNING DAS BOOTY TEN DAYS LATE

Source: Greenland

JAWBREAKER JAWBOX ENGINE 88
JAWBREAKER JAWBOX ENGINE 88

Source: Greenland

Design: Pat Hamou

LEGENDARY PINK DOTS
LEGENDARY PINK DOTS

Source: Greenland

S.F. SEALS STARBEAN
S.F. SEALS STARBEAN

Source: Greenland

SKUNK ANANSIE SLOWLY GOING DEAF
SKUNK ANANSIE SLOWLY GOING DEAF

Collection: Steven Henry

CHEESECAKE CIRCUS PEZ MY BIG WHEEL
CHEESECAKE CIRCUS PEZ MY BIG WHEEL

Collection: Steven Henry

RIPCORDZ GOB SPACESHITS
RIPCORDZ GOB SPACESHITS

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

BASS IS BASE DUBMATIQUE BOSS HOG SLAP HAPPY 5 STELLAR DWELLER GARBAGE ACETONE ERIC’S TRIP SHED SEVEN ORANGE GLASS DOA FIELD DAY THIRD FALL FLACID 13 ENGINES THE KILLJOYS ATOMIC FOLK MONSIEUR TOAD SECRET PICNIC SPOT SOFA BLUE BOTTLE FLY NERDY GIRL HOL’FADER ASEXUALS LOCAL RABBITS PAL JOEY PEOPLE PLAYING MUSIC SLOWLY GOING DEAF ZOUNDSSILLYUS ILLEGAL JAZZ POETS SHADES OF CULTURE BLEU BAROQUE BLANC BONNET ARSENIC 33 JAYMIE SCRUBMEIFIN WEB DESTITUTE VOGUE MAHONES SMITTY’S STAND GT ROSEBUDDY MOLODOÏ LES BONS À RIENS VAGABONDS BEYOND THE PALE QRN ANGRY WHITE MOB SANTERIA DOCTOR HADLEY PANHANDLER LIVID SWEET DIESEL GOLDFISH SULLY WIDE WAIL STARBEAN
BASS IS BASE DUBMATIQUE BOSS HOG SLAP HAPPY 5 STELLAR DWELLER GARBAGE ACETONE ERIC’S TRIP SHED SEVEN ORANGE GLASS DOA FIELD DAY THIRD FALL FLACID 13 ENGINES THE KILLJOYS ATOMIC FOLK MONSIEUR TOAD SECRET PICNIC SPOT SOFA BLUE BOTTLE FLY NERDY GIRL HOL’FADER ASEXUALS LOCAL RABBITS PAL JOEY PEOPLE PLAYING MUSIC SLOWLY GOING DEAF ZOUNDSSILLYUS ILLEGAL JAZZ POETS SHADES OF CULTURE BLEU BAROQUE BLANC BONNET ARSENIC 33 JAYMIE SCRUBMEIFIN WEB DESTITUTE VOGUE MAHONES SMITTY’S STAND GT ROSEBUDDY MOLODOÏ LES BONS À RIENS VAGABONDS BEYOND THE PALE QRN ANGRY WHITE MOB SANTERIA DOCTOR HADLEY PANHANDLER LIVID SWEET DIESEL GOLDFISH SULLY WIDE WAIL STARBEAN

Collection: helterskelter.ca

BARF MONSIEUR TOAD
BARF MONSIEUR TOAD

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

PLANET SMASHERS THE AUTOMATIKS SKAWODA
PLANET SMASHERS THE AUTOMATIKS SKAWODA

Source: Charles Macadam

TSPC OBLIVEON
TSPC OBLIVEON
TSPC OBLIVEON
TSPC OBLIVEON

Collection: Steven Henry

OBSCENE CRISIS HIDDEN PRIDE DEMENCE NEURAXIS
OBSCENE CRISIS HIDDEN PRIDE DEMENCE NEURAXIS

Collection: Steven Henry

OBSCENE CRISIS HIDDEN PRIDE DÉMENCE NEURAXIS
OBSCENE CRISIS HIDDEN PRIDE DÉMENCE NEURAXIS

Collection: helterskelter.ca

THE HUMPERS MY BIG WHEEL HOME
THE HUMPERS MY BIG WHEEL HOME

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

LIZARD BLOOD SAUSAGE N.Y.D.
LIZARD BLOOD SAUSAGE N.Y.D.

Collection: Steven Henry

FORESHADOW DEMENCE THE WACKY PACK OF LOBSTERMEN FROM MARS
FORESHADOW DEMENCE THE WACKY PACK OF LOBSTERMEN FROM MARS

Collection: Steven Henry

MUNDANE HOMICIDE
MUNDANE HOMICIDE

Collection: helterskelter.ca

CHEESECAKE CIRCUS CIRCLE SQUARE STUM
CHEESECAKE CIRCUS CIRCLE SQUARE STUM

Collection: Dominique Ritchot

HEAVY MELLOW USELESS SOLED OUT
HEAVY MELLOW USELESS SOLED OUT

Collection: Steven Henry

THE SASSY SCARLET SHOW SECRET PICNIC SPOT
THE SASSY SCARLET SHOW SECRET PICNIC SPOT

Collection: Steven Henry

TUNIQS THE SMALLS
TUNIQS THE SMALLS

Collection: Dominique Ritchot

LE CABARET FOUF FRANÇOIS GOURD
LE CABARET FOUF FRANÇOIS GOURD

Collection: Steven Henry

SUFFOCATION OBSCENE CRISIS ELEMENTS
SUFFOCATION OBSCENE CRISIS ELEMENTS

Collection: Steven Henry

SUFFOCATION OBSCENE CRISIS ELEMENTS
SUFFOCATION OBSCENE CRISIS ELEMENTS

Collection: Steven Henry

NECROTIC MUTATION NEURAXIS AMNIORREHEXIS
NECROTIC MUTATION NEURAXIS AMNIORREHEXIS

Collection: Steven Henry

OVERBASS ANONYMUS
OVERBASS ANONYMUS

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

OVERBASS ANONYMUS
OVERBASS ANONYMUS

Collection: Steven Henry

OVERBASS ANONYMUS
OVERBASS ANONYMUS

Source: Shantal Arroyo

FASTBACKS MENTHOL RISE MATTHEW GOOD BAND MOLLIE’S REVENGE BOTSWANAS FU MANCHU GRIME KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AGONY AMNIORRHEXIS GROOVY AARDVARK LITTLE DOG ORCHESTRA SISTER MACHINE GUN DRILL
FASTBACKS MENTHOL RISE  MATTHEW GOOD BAND MOLLIE’S REVENGE  BOTSWANAS  FU MANCHU GRIME  KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AGONY AMNIORRHEXIS  GROOVY AARDVARK  LITTLE DOG ORCHESTRA  SISTER MACHINE GUN DRILL

Collection: Steven Henry

FASTBACKS MENTHOL RISE MATTHEW GOOD BAND CLAUDE LAMOTHE LOREENA MCKENNITT CAST SELF HOLLOWBODIES SKATALITES KINGPINS WATCHMEN WEEPING TILE FRENTE DEAD CAN DANCE STING SARAH McLACHLAN EVERYTHING BUT THE GIRL JOHNNY CASH JUNE CARTER
FASTBACKS  MENTHOL  RISE  MATTHEW GOOD BAND  CLAUDE LAMOTHE  LOREENA MCKENNITT  CAST  SELF  HOLLOWBODIES  SKATALITES  KINGPINS  WATCHMEN  WEEPING TILE  FRENTE  DEAD CAN DANCE  STING  SARAH McLACHLAN  EVERYTHING BUT THE GIRL  JOHNNY CASH  JUNE CARTER

Collection: Dominique Ritchot

FU MANCHU GRIME KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AMNORRHEXIS AGONY GROOVY AARDVARK CRYPTOPSY LITTLE DOG ORCHESTRA SISTER MACHINE GUN DRILL CANNIBAL CORPSE ABSONANT CADENCE CAST SELF MADBALL
FU MANCHU GRIME KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AMNORRHEXIS AGONY GROOVY AARDVARK CRYPTOPSY LITTLE DOG ORCHESTRA SISTER MACHINE GUN DRILL CANNIBAL CORPSE ABSONANT CADENCE CAST SELF MADBALL

Collection: helterskelter.ca

FU MANCHU GRIME KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AMNIORRHEXIS AGONY GROOVY AARDVARK CRYPTOPSY NOVEMBER GRIEF LITTLE DOG ORCHESTRA DRILL SISTER MACHINE GUN HEADS ON DA RIZE CANNIBAL CORPSE ABSONANT CADENCE CAST SELF MADBALL
FU MANCHU GRIME KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AMNIORRHEXIS AGONY GROOVY AARDVARK CRYPTOPSY NOVEMBER GRIEF LITTLE DOG ORCHESTRA DRILL SISTER MACHINE GUN HEADS ON DA RIZE CANNIBAL CORPSE ABSONANT CADENCE CAST SELF MADBALL

Collection: helterskelter.ca

KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AGONY
KATAKLYSM NECROTIC MUTATION AGONY

Collection: Steven Henry

GROOVY AARDVARK
GROOVY AARDVARK

Collection: Steve Trottier

CRYPTOPSY
CRYPTOPSY

Collection: Steven Henry

SISTER MACHINE GUN DRILL HEADZ ON THE RIZE CANNIBAL CORPSE NECROTIC MUTATION ABSONANT CADENCE CAST SELF PRISE DE LA PASTILLE LOFOFORA MADBALL
SISTER MACHINE GUN DRILL HEADZ ON THE RIZE CANNIBAL CORPSE NECROTIC MUTATION ABSONANT CADENCE CAST SELF PRISE DE LA PASTILLE LOFOFORA MADBALL

Collection: helterskelter.ca

CANNIBAL CORPSE NECROTIC MUTATION ABSONANT CADENCE
CANNIBAL CORPSE NECROTIC MUTATION ABSONANT CADENCE

Collection: Steven Henry

LOFOFORA MADBALL WIZARD FACE FIRST MINDLESS CREATURES GHOULUNATICS MOONSHAKE MRS. TORRANCE FLESHTONES DASH RIP ROCK PLATON ET LES CAVES ROSE NOIRE MAZE DEMON BOY NEIN CREED SECRET PICNIC SPOT MUD GIRL
LOFOFORA  MADBALL  WIZARD  FACE FIRST  MINDLESS CREATURES  GHOULUNATICS  MOONSHAKE  MRS. TORRANCE  FLESHTONES  DASH RIP ROCK  PLATON ET LES CAVES  ROSE NOIRE  MAZE  DEMON BOY  NEIN CREED  SECRET PICNIC SPOT  MUD GIRL

Collection: Steven Henry

MADBALL LIZARD FACE FIRST
MADBALL LIZARD FACE FIRST
TOTAL CHAOS SHOCK TROOPS
TOTAL CHAOS SHOCK TROOPS

Source: Charles Macadam

Lieu: Foufounes

RHEA’S OBSESSION PURE DRAMA
RHEA’S OBSESSION PURE DRAMA

Collection: Dominique Ritchot

RIPCORDZ AMNESIE
RIPCORDZ AMNESIE

Source: Ripcordz

Illustration: Paul Gott

Lieu: Foufounes

RIPCORDZ AMNÉSIE
RIPCORDZ AMNÉSIE

Collection: Steven Henry

PANHANDLER DEFNESS ANKHREHS CORPUS HIDDEN PRIDE ANOTHER WHITE MALE HIP CLUB GROOVE BLUEBEARD SON MDC OVERBASS BLOOD SAUSAGE NEUROSIS BLOODLET
PANHANDLER DEFNESS ANKHREHS CORPUS HIDDEN PRIDE ANOTHER WHITE MALE HIP CLUB GROOVE BLUEBEARD SON MDC OVERBASS BLOOD SAUSAGE NEUROSIS BLOODLET

Collection: helterskelter.ca

PANHANDLER DEAFNESS ANTIKREMS CORPUS HIDDEN PRIDE ANOTHER WHITE MALE BLUEBEARD
PANHANDLER DEAFNESS ANTIKREMS CORPUS HIDDEN PRIDE ANOTHER WHITE MALE BLUEBEARD

Collection: helterskelter.ca

PANHANDLER
PANHANDLER

Collection: helterskelter.ca

HIDDEN PRIDE CORPUS ANHKREHG DEAFNESS
HIDDEN PRIDE CORPUS ANHKREHG DEAFNESS

Collection: helterskelter.ca

MELANIE DOANE STEVE EARLE & THE DUKES MANIC STREET PREACHERS THE CONSCIENCE PILATE KING SUNNY ADÉ & HIS AFRICAN BEATS ZAKK WYLDE NUSRAT FATEH ALI KHAN NEUROSIS BLOODLET JOHNNY CASH JUNE CARTER
MELANIE DOANE  STEVE EARLE & THE DUKES  MANIC STREET PREACHERS  THE CONSCIENCE PILATE  KING SUNNY ADÉ & HIS AFRICAN BEATS  ZAKK WYLDE  NUSRAT FATEH ALI KHAN  NEUROSIS  BLOODLET  JOHNNY CASH  JUNE CARTER

Collection: Dominique Ritchot

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