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Esquire Show Bar (Montréal)

Situé au 1224, rue Stanley, le Esquire Show Bar fut l’un des hauts lieux du nightlife montréalais, actif du 3 mai 1940 au 10 décembre 1972. Fondé par Sam Cleaver, puis transformé par Norm Silver en 1951 avec une formule de divertissement continu, il devint une scène majeure pour le rhythm and blues, le rock & roll, le blues et le jazz.

1. Présentation

Ouvert le 3 mai 1940 au 1224, rue Stanley, le Esquire Show Bar s’impose pendant plus de trente ans comme l’un des lieux centraux de la vie nocturne montréalaise. Fondé par le Gallois Sam Cleaver, l’établissement incarne d’abord, au cours des années 1940, la tradition des grands cabarets du centre-ville : revues, chanson, animation et formule de supper club, dans un contexte où Montréal figure parmi les grandes capitales du divertissement nord-américain.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’histoire du lieu bascule progressivement avec l’arrivée de Norm Silver, qui devient l’artisan principal de son évolution. À partir du début des années 1950, le Esquire se transforme en profondeur : abandon graduel du modèle de cabaret traditionnel, introduction du concept de show bar et adoption d’un divertissement continu, sans entracte. Cette formule, inspirée des salles new-yorkaises, donne au club une identité nouvelle et durable, qui marquera les décennies suivantes.

Sous la direction de Silver, le Esquire devient, dans les années 1950, 1960 et début 1970, une scène incontournable pour le jazz, le rhythm and blues et le rock ’n’ roll. De Duke Ellington à Bo Diddley, de Muddy Waters à Wilson Pickett, en passant par Fats Domino, Little Richard et Robert Charlebois, le club accueille une succession remarquable d’artistes, s’inscrivant pleinement dans les circuits nord-américains du spectacle tout en servant de tremplin à une nouvelle génération locale.

Cette trajectoire s’inscrit toutefois dans un contexte plus complexe. Dès les années 1940, le Esquire évolue dans un environnement où cabarets, réglementation municipale et réseaux informels s’entrecroisent. À partir des années 1960, les pressions administratives s’accentuent, marquant un tournant dans l’histoire du lieu. Le 5 mai 1972, une intervention policière entraîne la saisie du permis d’alcool et des stocks du bar, privant l’établissement de sa principale source de revenus.

Malgré une tentative de poursuivre les activités sans alcool pendant quelques mois, l’expérience échoue. Le 10 décembre 1972, après plus de trois décennies d’activité, le Esquire Show Bar ferme définitivement ses portes. Sa disparition incarne la fin d’une époque, celle des grands cabarets montréalais où se mêlaient proximité artistique, diversité sociale et intensité musicale, à un moment charnière où les discothèques et de nouvelles formes de divertissement redéfinissent la vie nocturne de la ville.

2. De rue résidentielle à pôle du divertissement : la transformation de la rue Stanley et du 1220–1226

Photo — Stanley Hall
Photographie du Stanley Hall vers 1910, montrant la façade de l’édifice au 1226, rue Stanley avant sa transformation en cabaret [59].

Tracée en 1845 et nommée en l’honneur d’Edward Smith-Stanley, la rue Stanley évolue d’un cadre résidentiel vers un axe majeur du divertissement montréalais. Dès la fin des années 1920, elle se distingue par ses cabarets et lieux de sociabilité, dont le Silver Slipper, le Kit Kat, le Palais d’Or et la Taverne Regent. Cette vocation se confirme avec des établissements emblématiques comme le Stanley Grill, le Lido, la Villa Maurice, le Tic Toc et le Esquire, au cœur de l’essor du dinner-and-show dans les années 1940–1950. Après le déclin des grands cabarets, la rue connaît une nouvelle phase à partir des années 1950-1960, notamment avec le cabaret Chez Parée, puis atteint un nouveau sommet dans les années 1970 avec la discothèque Lime Light, au cœur du « Gay Ghetto » Peel–Stanley. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de fortes tensions sociales, culminant avec les descentes policières de 1977 au bar Truxx[49][50].

L’immeuble qui abrite le Esquire Show Bar (1220-1224-1226 rue Stanley) s’inscrit lui aussi dans cette histoire et présente une remarquable continuité dans ses usages liés au divertissement. Si le club occupe le 2e étage à partir de 1940, le 3e étage accueille auparavant le Stanley Hall, une salle de danse fondée par Frank Norman, figure importante de l’enseignement de la danse à Montréal. Actif au début du XXe siècle (env. 1908–1928), le lieu sert à la fois aux cours et aux spectacles, dans la continuité des écoles de danse de la fin du XIXe siècle, avant d’être remplacé vers 1928 par le Palais d’Or, actif jusqu’en 1962, puis par le Café Lorelei. Cette superposition d’espaces — école de danse, salle de bal puis cabaret — illustre l’évolution progressive des formes de divertissement au sein d’un même édifice, où coexistent à certaines périodes différentes pratiques culturelles sur plusieurs niveaux [56], [59].

3. Les années 1940 : L’Esquire

Photo intérieur — Esquire
Cette carte postale montre l’intérieur du Esquire “Show Bar”, au 1224, rue Stanley, avec sa vaste salle à manger aménagée autour de la scène, ses tables nappées et ses colonnes décoratives, illustrant l’élégance du lieu à l’époque de son exploitation comme restaurant-spectacle [60].

Évolution du 1224, rue Stanley — 2e étage

1929–1930
Lido-Venice
Salle de danse de la fin des années 1920.
1930–1933
Kit Kat Cabaret
Cabaret marquant l’essor nocturne de Stanley.
1933–1940
Villa Maurice
Restaurant-spectacle du dinner-and-show.
1940–1972
Esquire Show Bar
Cabaret emblématique du centre-ville, mècque du rock & roll et r&b.
1977
Milord
Tentative de relance orientée concerts et rock.
1978–1979
Les Filles d’Ève
Virage vers les clubs de danseuses.

Le cabaret Esquire ouvre le 3 mai 1940 au 1224, rue Stanley, succédant au cabaret Villa Maurice. Fondé par le Gallois Sam Cleaver, déjà actif dans le milieu nocturne montréalais — notamment au Palais d’Or et avec des intérêts dans le Stanley Grill et le Tic-Toc —, l’établissement s’inscrit d’emblée dans la tradition des cabarets élégants de l’époque. Une annonce de The Gazette souligne une formule typique avec trois « floor revues » par soir accompagnées par Armand Meerte et son orchestre, confirmant son positionnement comme lieu de divertissement majeur du centre-ville [1], [3].

Annonce — Ouverture Esquire
Cette annonce d’ouverture du Esquire Show Bar, situé au 1224, rue Stanley, proclame « Hello Montreal » et met de l’avant ses « 3 floor revues nightly » avec Armand Meerte et son orchestre, signalant l’arrivée d’un nouveau lieu phare du divertissement montréalais [1].

Les activités de Sam Cleaver avant même l’ouverture de l’Esquire témoignent de son implantation dans le milieu nocturne montréalais. En 1939, il est identifié comme exploitant de l’Embassy Terrace Club (1433, rue Mansfield), où il est sanctionné pour infraction aux règlements sur l’alcool, illustrant à la fois son expérience et le contexte réglementaire serré dans lequel évoluent les clubs montréalais de la fin des années 1930 [42].

Durant les années 1940, l’Esquire fonctionne comme un supper club conventionnel — maître de cérémonie, chanteurs, danseurs, comédiens et numéros de variétés — attirant une clientèle diversifiée et, pendant la Seconde Guerre mondiale, un important contingent de militaires et leurs invités. L’établissement s’impose rapidement comme l’un des clubs les plus fréquentés du centre-ville, au cœur d’un nightlife où l’ambiance, la sociabilité et le spectacle priment sur la seule performance musicale [2], [22].

Une annonce publiée dans Montréal-Matin le 5 novembre 1945 témoigne de l’activité du Esquire, situé au 1224, rue Stanley, en présentant la chanteuse Alys Robi « en personne », alors identifiée comme vedette de la CBC et artiste associée aux enregistrements Victor. L’annonce met de l’avant une formule de dîner-spectacle offerte à 20 h 30, sans frais de couvert, combinant restauration et divertissement dans un même espace. Elle insiste également sur la qualité de la revue présentée, décrite comme un « spectacle primeur de l’année », soulignant ainsi l’ambition du lieu de se positionner parmi les établissements majeurs de la scène montréalaise de l’après-guerre. Par cette programmation et cette formule intégrée, le Esquire apparaît déjà comme un lieu structurant de la vie nocturne, où se rencontrent musique, spectacle et sociabilité [27].

Parallèlement, plusieurs sources situent l’Esquire dans un réseau plus vaste d’activités liées au « milieu ». Un article publié dans The Montreal Daily Star le 17 novembre 1948 rapporte ainsi une série d’amendes imposées à quinze propriétaires de cabarets et de salles de danse pour avoir présenté des spectacles ou permis la danse le dimanche, en contravention à la Lord’s Day Act; parmi eux figure Sam Cleaver, exploitant du Esquire Cafe au 1224, rue Stanley, poursuivi dans trois cas distincts, aux côtés d’autres établissements comme le Rockhead’s Paradise, le El Morocco ou le Palais d’Or, illustrant l’ampleur des pratiques dominicales dans le milieu du divertissement montréalais [4]. Dans le même esprit, les enquêtes de Pax Plante publiées dans Le Devoir à la fin des années 1940 identifient Cleaver comme une figure active du bookmaking montréalais, notamment en lien avec une opération au 1212, rue Peel, tout en étant président de l’Esquire Club Inc. [38], [39]. D’autres témoignages de la commission Caron et d’enquêtes subséquentes associent Cleaver à des figures comme Harry Feldman, Louis Dettner et Max Shapiro, ainsi qu’à plusieurs établissements dont le Tic-Toc, révélant une structure où cabarets, gestion immobilière et activités de jeu clandestin s’entrecroisent [41][45], [48].

Au lendemain de la guerre, Norm Silver se joint à l’exploitation du club. Approché par Cleaver au milieu des années 1940, il s’impose progressivement comme le principal artisan de son évolution [2], [40]. Au début des années 1950, Silver et Cleaver ferment temporairement l’établissement afin d’en repenser le concept et introduisent une formule inspirée des newsreel theatres new-yorkais : un divertissement continu, sans entracte, où un spectacle d’environ deux heures recommence immédiatement une fois terminé [3][5].

« Nous avons fait quelques voyages pour avoir des idées sur ce que nous pourrions faire de l’endroit », se rappelle Silver. « Ce que nous avons trouvé, c’est l’idée d’un show bar : un divertissement continu, sans entracte, un spectacle de deux heures qui recommence aussitôt terminé — comme les “newsreel theatres” à New York. »

Norm Silver, dans The Montreal Star, Dane Lanken, « The Esquire Showbar remembered », 10 mars 1979 [3].

Cette transformation est officialisée lors de la relance du Esquire Showbar le 24 mars 1951, présentée comme une innovation au Canada (« show without a stop »). La programmation combine musique, danse, comédie et animation continue, avec des artistes tels que le Frank Petty Trio, Benny Meroff, Alan Stone, les Carter Sisters et Kathleen McLaughlin, accompagnés par l’orchestre de Will Skinner et animés par le disc-jockey Lee Hamilton [23].

3. Les années 1950 : L’Esquire Show Bar

Sur le plan physique, le lieu adopte une signature distinctive : un long bar entourant une scène surélevée, un décor comprenant des palmiers en plâtre blanc et une grande scène inspirée d’un club de Boston. La cuisine reprend le menu du restaurant Miss Montréal, également exploité par Norman Silver, réputé pour sa qualité et ses prix abordables. Avec l’adoption du spectacle continu, la danse perd progressivement de son importance, laissant place à une expérience centrée sur la performance scénique.

« Nous avons installé des palmiers en plâtre blanc. La grande scène était inspirée d’un club de Boston. Nous avons repris le menu du restaurant Miss Montréal, et ça a tout de suite fonctionné. Avec des spectacles en continu, il n’y avait plus de place pour la danse, ce qui était une bénédiction pour bien des hommes dont les femmes les avaient traînés dehors. Ils venaient me remercier ».

Norm Silver, dans The Montreal Star, Dane Lanken, « The Esquire Showbar remembered », 10 mars 1979 [3].

Les sources des années 1950 confirment également que Cleaver demeure une figure surveillée. Un article de The Gazette en 1952 mentionne que certaines parties de l’Esquire Club sont exploitées sans permis, attirant l’attention des autorités [43]. Les enquêtes ultérieures des années 1970, notamment celles de la Commission de police du Québec, replacent ces activités dans un système structuré reliant cabarets, réseaux de paris et figures du crime organisé, incluant Vic Cotroni et d’autres acteurs influents [46], [47].

Annonce — Tnt
Cette annonce publiée dans The Gazette le 10 janvier 1956 annonce la réouverture du Esquire Showbar Dining Room avec une programmation axée sur le rock ’n’ roll, présenté comme « the current musical craze », mettant en vedette “TNT” Tribble et les Kansas City Tomcats, illustrant l’adaptation rapide du lieu aux nouvelles tendances musicales de l’après-guerre [66].

L’arrivée de la télévision au début des années 1950 modifie toutefois les habitudes du public. Les clubs se vident partiellement et l’Esquire traverse une période d’incertitude, n’ouvrant parfois que les fins de semaine. En 1956, Silver relance l’établissement en intégrant une nouvelle tendance : le rock ’n’ roll. Sensible à l’enthousiasme des jeunes pour cette musique, il introduit des groupes live, contribuant à faire de l’Esquire l’un des premiers lieux montréalais à présenter ce genre en direct. Les groupes TNT Tribble & His Five Sticks of Dynamite et The Kansas City Tomcats inaugurent cette nouvelle orientation.

Au tournant des années 1950, l’industrie du spectacle montréalais se transforme rapidement : le rock concurrence le jazz et modifie les programmations, tandis que le strip-tease devient une attraction centrale, avec une mise en scène plus explicite du corps. Ce double glissement — musical et esthétique — redéfinit le rôle des musiciens et des danseuses et annonce le déclin du modèle classique du cabaret [57].

« J’ai entendu les jeunes parler de rock & roll au resto Miss Montréal et j’en entendais aussi sur les radios des voitures. J’ai aimé ça. C’était une musique excitante. Et bien sûr, elle s’adressait aux jeunes — un nouveau marché pour les clubs, alors que les plus âgés restaient chez eux à regarder la télévision. J’ai donc décidé de l’essayer à l’Esquire et, ce faisant, j’ai introduit le rock & roll live à Montréal. Au début, M. Cleaver était un peu réticent, mais je l’ai convaincu après un mois d’essai et, comme vous le savez, nous n’avons jamais regardé en arrière. »

Norm Silver, dans The Montreal Star, Dane Lanken, « The Esquire Showbar remembered », 10 mars 1979 [3].

Cette évolution marque l’abandon définitif du modèle du cabaret traditionnel au profit d’une programmation musicale continue, parfois de 21 h à 3 h du matin, où les groupes se succèdent sans interruption [2], [22]. L’Esquire devient alors une scène incontournable, accueillant une impressionnante diversité d’artistes : Dean Martin, Duke Ellington, Count Basie, Bo Diddley, Fats Domino, Little Richard, Bill Haley & The Comets, The Coasters, The Drifters, Joe Tex, Ben E. King, Chubby Checker, King Curtis, Etta James, Solomon Burke, Screamin’ Jay Hawkins, The Isley Brothers, Parliament et Wilson Pickett, ce dernier battant des records d’assistance. En 1962, un jeune Bob Dylan y assiste à une performance de Bo Diddley.

Parallèlement, le club développe un rayonnement médiatique important. L’émission Man About Midnight, diffusée cinq soirs par semaine sur CFCF (23 h 30 – 1 h), animée par Lee Hamilton avec Russ Taylor, accueille des personnalités de tous horizons et contribue à la visibilité du lieu, dans un format comparable à un « Johnny Carson Show » radiophonique.

4. Les années 1960

Au début des années 1960, plusieurs observateurs décrivent une vie nocturne montréalaise en déclin. Un reportage de La Patrie Magazine (septembre 1962) évoque une ville « endormie » après minuit : rues désertes, cabarets peu animés et spectacles répétitifs dominés par des formules standardisées. L’enquête souligne la déception des touristes, la faiblesse de l’offre artistique et une industrie fragilisée par la concurrence et le manque d’investissement. Malgré quelques exceptions comme le Casa Loma, Montréal apparaît alors comme une « métropole de l’ennui » en transition [58].

Au début des années 1960, Norm Silver détient les deux tiers de l’établissement, tandis que le tiers restant appartient à Gordon McVey, gendre de Sam Cleaver. L’importance de ce dernier dans l’histoire du lieu est encore soulignée par un avis de décès publié dans The Montreal Star le 15 juillet 1964, qui présente Samuel Cleaver comme l’une des figures marquantes de la vie nocturne montréalaise. L’article rappelle que le Esquire, associé à son nom depuis la fin des années 1930, compte parmi les derniers témoins de l’âge d’or des cabarets, ayant accueilli des vedettes comme Patti Page, Jerry Lewis, Dean Martin et Eddie Fisher, avant d’évoluer vers une programmation davantage centrée sur le jazz et le rock and roll. L’avis évoque également ses origines anglaises, son attachement au sport et son intégration à la vie montréalaise, contribuant à dresser le portrait d’un acteur clé du développement des lieux de divertissement au centre-ville [8].

Annonce — Robert Charlebois Lionel Hampton
Photographie du Stanley Hall vers 1910, montrant la façade de l’édifice au 1226, rue Stanley avant sa transformation en cabaret [59].

Cette période marque malgré tout l’apogée du club. Un article rétrospectif publié dans La Presse revient sur l’année charnière de 1967 et présente le Esquire Show Bar comme une véritable « Mecque du r’n’b », où se succèdent les grandes figures de la musique afro-américaine, de Wilson Pickett à The Supremes, devant un public majoritairement anglophone.

À la fin des années 1960, l’évolution des goûts musicaux entraîne un retour des big bands, faisant de l’Esquire Show Bar une escale régulière pour ces formations en tournée, tout en servant de laboratoire à une nouvelle génération d’artistes québécois. Dans ce contexte, Robert Charlebois s’y produit durant sa période psychédélique et s’impose comme l’un des premiers artistes francophones à percer dans un univers dominé par les circuits nord-américains; un article de La Presse publié en 1969 par René Homier-Roy souligne la puissance et l’originalité de sa prestation, décrite comme une performance physique et maîtrisée, portée par une gestuelle expressive et un langage musical hybride mêlant rock, chanson et influences nord-américaines, incarnant une transition culturelle majeure entre les traditions du cabaret et l’émergence du rock québécois moderne [30][31].

Un article rétrospectif de Photo-Vedettes renforce cette lecture en situant ce passage dans « le plus gros line-up de toute l’histoire de l’Esquire », réunissant sous l’impulsion du propriétaire Norm Silver des figures majeures de la scène internationale et Robert Charlebois lui-même; le texte souligne que ce dernier y « fait craquer la place », Silver allant jusqu’à affirmer : « That kid is the greatest thing that ever happened to the Show Bar », confirmant l’importance du lieu comme carrefour déterminant entre vedettes internationales et scène québécoise émergente [67].

« C’était comme une révolution. Les gens dansaient sur le bar. L’air était enfumé. C’était ma période psychédélique. C’était une semaine de plaisir, un très bon souvenir. »

Robert Charlebois, dans The Montreal Star, Dane Lanken, « The Esquire Showbar remembered », 10 mars 1979 [3].

Quelques semaines plus tard, un article publié dans La Presse le 10 juillet 1969, signé Paul Henry et intitulé « Duke Ellington à l’Esquire : “That’s jazz, man” », témoigne du passage de Duke Ellington et de son orchestre dans un contexte d’engouement marqué du public. Le texte met en avant la qualité exceptionnelle de l’ensemble, composé de musiciens fidèles tels que Johnny Hodges, Harry Carney, Paul Gonsalves et Cootie Williams, dont la cohésion contribue à la puissance du son ellingtonien, tout en soulignant la capacité du lieu à attirer des foules importantes et à confirmer son statut de scène majeure du jazz à Montréal [28].

5. Les années 1970

Au tournant des années 1970, un article paru dans La Presse le 8 janvier 1970, dans la rubrique « Spec by night », propose une évaluation nuancée du Esquire Show Bar. Malgré un décor jugé vieillissant et une configuration parfois peu favorable à la visibilité, notamment en raison d’une scène basse, le club demeure l’un des rares établissements montréalais à offrir une programmation musicale continue de haut niveau, confirmant sa réputation durable auprès des amateurs de musique [29].

Annonce — Muddy Waters
Cette annonce publiée dans The Gazette le 29 mars 1971 annonce l’ouverture d’une série de spectacles de Muddy Waters au Esquire Show Bar, confirmant le rôle du lieu comme scène montréalaise majeure pour les grandes figures du blues américain [65].

Cette réputation est encore renforcée au début des années 1970 par la présence régulière de grandes figures du blues et du jazz. Un article publié dans The Gazette le 31 mars 1971, signé Dane Lanken et intitulé « Muddy at the Esquire — the blues of a lifetime », décrit la performance de Muddy Waters comme une démonstration d’authenticité et de puissance expressive; accompagné de Sammy Lawhorn, James Madison, Pinetop Perkins, Paul Oscher et Willie Smith, l’artiste confirme le rôle central du Esquire Show Bar dans la diffusion du blues et du rhythm and blues à Montréal [26]. Cette orientation se reflète dans une programmation dense où se succèdent Muddy Waters, Big Mama Thornton, James Cotton, Howlin’ Wolf, John Lee Hooker, Willie Dixon, Sonny Terry & Brownie McGhee, Buddy Guy et Junior Wells, aux côtés de figures majeures du jazz telles que Elvin Jones, George Benson, Rahsaan Roland Kirk, Gary Burton, le Modern Jazz Quartet, Herbie Hancock, Pharoah Sanders, Jimmy Smith, Charlie Mingus, Weather Report, Freddie Hubbard et Stan Getz.

Après près de neuf ans d’une situation ambiguë, la situation bascule le 5 mai 1972 : un soir de printemps, un important contingent de policiers fait irruption à l’Esquire et saisit ce que Norm Silver qualifiera de « ticket-repas » du club — son permis d’alcool ainsi que l’ensemble des bouteilles derrière le bar. Silver tente néanmoins de maintenir l’établissement en activité pendant quelques mois, misant sur la musique et des consommations sans alcool, mais l’expérience ne s’avère pas viable. L’intervention de la régie des alcools en 1972, confirmant l’impossibilité d’opérer sans permis valide, scelle le sort du club.

« Pourquoi ? » Silver hausse les épaules. « Qui sait ? Tout a commencé en 1963, lorsque le comité exécutif de la ville a décidé de révoquer les permis d’une vingtaine de clubs à Montréal, dont l’Esquire. Ils ont prétendu que cela allait à l’encontre de la morale publique. Chaque année, ils nous envoyaient une facture pour notre permis, encaissaient notre chèque, mais ne nous envoyaient jamais le permis. Avec seulement un reçu, nous obtenions malgré tout notre permis d’alcool provincial. Cette situation a duré neuf ans. Nous avons finalement porté l’affaire devant la cour d’appel parce que nous voulions régler le problème en justice, mais la ville ne l’a jamais fait. Puis, la régie des alcools est intervenue, affirmant que nous ne pouvions pas avoir de permis d’alcool sans celui de la ville, et la police est venue retirer toutes les bouteilles du club. L’année suivante, nous avons demandé un nouveau permis à la ville, mais il nous a été refusé. C’est ainsi qu’on nous a fermés, sans explication ni accusation. »

Norm Silver, dans The Montreal Star, Dane Lanken, « The Esquire Showbar remembered », 10 mars 1979 [3].
Photo extérieur — Esquire
Cette photographie du 5 mai 1972, prise devant le Esquire Music Bar, montre l’intervention des autorités et la saisie de caisses de bière à l’entrée de l’établissement, documentant un épisode marquant lié à sa fermeture [61].

Les articles publiés au lendemain de l’intervention confirment l’ampleur de l’opération : plus de 1 000 caisses de bière et environ 600 bouteilles d’alcool fort sont confisquées, accompagnées de la révocation des permis de bar et de salle à manger. Les autorités invoquent l’exploitation sans permis municipal, le non-respect des conditions d’exploitation et des allégations associant le lieu à des activités de prostitution, dans un contexte marqué par plus de 75 arrestations entre 1968 et 1971 [11], [16].

Malgré ce coup dur, le club demeure brièvement actif. Des articles de mai et juin 1972 témoignent d’une programmation toujours ambitieuse — avec Larry Coryell, Howlin’ Wolf et Charlie Mingus — dans une salle encore fréquentée, bien que privée d’alcool. Silver tente de maintenir les activités en proposant des soirées sans permis, « avec un bras en moins », mais la viabilité du modèle s’effondre rapidement [12], [35], [36], [37].

À l’automne 1972, le Esquire continue néanmoins d’accueillir des artistes de premier plan, comme Stan Getz, dans une atmosphère toujours marquée par la proximité entre musiciens et public. Cette vitalité artistique contraste avec la précarité administrative du lieu, désormais privé de son principal levier économique [32].

Annonce — Lightnin Hopkins
Cette annonce publiée dans The Gazette le 4 décembre 1972 annonce la première apparition montréalaise de Lightnin’ Hopkins au Esquire Show Bar, présenté comme « the house of good music », témoignant de la place du blues américain dans la programmation du lieu [64].

Les derniers jours du club sont marqués par le passage du bluesman Lightnin’ Hopkins, en décembre 1972, dont les performances prennent valeur d’adieux dans un établissement fragilisé. Le 10 décembre 1972, l’Esquire Show Bar ferme définitivement ses portes, mettant fin à plus de trois décennies d’activité [6].

En parallèle, Norm Silver poursuit ses activités en acquérant le cabaret El Morocco sur la rue Closse, rebaptisé Norm Silver’s Moustache, qui évoluera du Dixieland vers le rock psychédélique puis le hard rock, devenant un lieu important de la scène heavy montréalaise [3], [9].

Le 10 décembre 1972, après une dernière prestation du bluesman Lightnin’ Hopkins, l’Esquire Show Bar ferme définitivement ses portes. Norm Silver, profondément marqué par cette fermeture, poursuivra ses activités ailleurs, notamment avec le club Norm Silver’s Moustache, avant son décès le 17 mars 1980, mettant fin à une carrière de plus de quarante ans dans le nightlife montréalais.

Les analyses publiées après sa fermeture replacent cet événement dans un contexte plus large de transformation de la vie nocturne montréalaise. La montée des discothèques, l’augmentation des cachets, les contraintes fiscales et réglementaires ainsi que l’évolution des habitudes culturelles contribuent au déclin des cabarets à spectacles, dont le Esquire constituait l’un des exemples les plus marquants [18], [19], [21].

Plusieurs articles ultérieurs insistent sur le décalage entre la valeur culturelle du lieu et les pressions administratives ayant mené à sa disparition. Décrit comme un carrefour essentiel pour la diffusion du jazz, du blues et du rhythm and blues en Amérique du Nord, le Esquire apparaît rétrospectivement comme une institution majeure, dont la fermeture laisse un vide durable dans le paysage musical montréalais [2], [3].

Les témoignages publiés dans les années suivantes — qu’il s’agisse de plaidoyers pour une réouverture, d’analyses historiques ou d’hommages à Norm Silver — contribuent à forger la mémoire du Esquire comme celle d’un lieu mythique. Sa disparition est désormais perçue comme le symbole de la fin d’une époque, celle des grands cabarets montréalais où se mêlaient proximité artistique, diversité sociale et intensité musicale [10], [7], [15].

7. Milord

Au printemps 1977, l’ancien Esquire Show Bar du 1224, rue Stanley est relancé sous le nom de Milord, marquant une tentative explicite de redonner vie à un lieu emblématique de la nuit montréalaise tout en l’adaptant aux réalités musicales de la fin des années 1970. L’ouverture officielle est annoncée à la fin d’avril sous une nouvelle administration, qui présente le club comme l’héritier d’un établissement autrefois associé aux plus grands noms du spectacle. La salle propose dès la deuxième semaine d’avril une programmation régulière de concerts en semaine à 21 h et 23 h 30, avec des billets variant entre 2 et 4 dollars, légèrement plus chers en fin de semaine, tandis que les consommations sont affichées à 1,25 $ la bière et 2 $ pour les spiritueux [54].

Annonce — Milord
Cette annonce publiée dans The Montreal Star le 9 avril 1977 souligne l’ouverture du Milord — anciennement le Esquire Show Bar au 1224, rue Stanley — avec une série de spectacles du groupe Offenbach, marquant la transition du lieu vers une programmation rock québécoise [63].

La grille de programmation témoigne d’une volonté claire de repositionner le Milord comme un lieu de diffusion éclectique, à la croisée du rock, du jazz et des musiques contemporaines. La série d’ouverture est marquée par la présence d’Offenbach du 12 au 17 avril 1977, suivie de George Duke et Billy Cobham, de la Scarlet Rivera Band — la violoniste associée à Bob Dylan —, puis d’Arthur Prysock. En mai, la programmation se poursuit avec Miroslav Vitous, Gary Burton et Eberhard Weber, Bim, Rough Trade et Boule Noire, ce qui révèle l’ambition du lieu de conjuguer artistes internationaux et scène locale dans un contexte de forte concurrence culturelle [54].

Dans un premier temps, le club est présenté comme étant dirigé par Arthur Dalfen, également connu comme gérant du Maples Inn à Pointe-Claire. Celui-ci affirme vouloir préserver la tradition de l’Esquire tout en modernisant son offre : le Milord conserve la scène et une partie de l’aménagement de base de l’ancien cabaret, mais réoriente la programmation vers un mélange de rock, pop et jazz destiné à une clientèle plus jeune. L’article insiste sur le fait que la salle à l’étage peut accueillir environ 700 personnes, tandis qu’un espace complémentaire permet de combiner concerts, danse et musique enregistrée. Le projet se présente ainsi comme un passage du modèle du cabaret classique vers celui d’un club de concerts adapté aux goûts de l’après-cabaret [9].

La réouverture du Milord prend une valeur symbolique particulière le 12 avril 1977, lorsque Offenbach inaugure la salle à l’occasion du lancement de son nouveau microsillon. Le récit rapporté par Mario Roy montre à quel point le lieu demeure chargé de mémoire : arrivé tôt sur place, Gerry Boulet redécouvre un décor encore largement intact, avec ses colonnes décoratives, ses rampes d’éclairage et plusieurs aménagements hérités de l’Esquire Show Bar, pendant qu’à l’étage on installe un système sonore de discothèque et que quelques employés s’affairent à nettoyer la salle et à remplir les réfrigérateurs derrière le bar. Assis au centre de la pièce, Boulet parcourt l’espace du regard et reconnaît même certains graffitis datant de l’époque de l’Expo 67. À mesure que la soirée avance, la foule se forme, mêlant proches du groupe, gens de l’industrie musicale et habitués du milieu rock, faisant de cette soirée non seulement une ouverture officielle, mais aussi un moment de réappropriation symbolique d’un lieu prestigieux par une nouvelle génération de musiciens québécois [51].

Dans les semaines qui suivent, la présence d’Offenbach contribue fortement à définir l’identité musicale du Milord. Une critique publiée en mai 1977 souligne le retour du groupe au français et insiste sur la puissance de sa prestation scénique dans cette salle de la rue Stanley. Le premier concert sert de vitrine à plusieurs nouvelles pièces, dont « Victoire d’amour », « Le blues me guette », « La voix que j’ai », « Le condamné à mort » et « Dominus Vobiscum ». L’article insiste sur le caractère plus direct, plus « heavy » et plus enraciné dans le rock et le blues du groupe, ainsi que sur le rôle central de Gerry Boulet, dont le chant et l’orgue dominent la performance, soutenus par Michel Lamothe et Roger Belval. La scène, surélevée de quelques marches et située au cœur même du bar, favorise une proximité immédiate avec le public et contribue à faire du Milord un point d’ancrage important pour le rock québécois en pleine affirmation [53].

Quelques semaines après cette relance, le club entre toutefois dans une nouvelle phase de repositionnement. À la mi-juin 1977, la direction passe entre les mains de Gary Eisenkraft, figure bien connue du milieu montréalais et fondateur du New Penelope. Son arrivée marque un changement de stratégie : plutôt que de miser principalement sur les têtes d’affiche internationales, Eisenkraft entend faire du Milord une vitrine pour les talents locaux, dans l’esprit des clubs où il avait auparavant contribué à lancer des artistes comme Gordon Lightfoot, Richie Havens ou Mother of Invention. L’article note que certaines expériences récentes — notamment la programmation de Scarlett Rivera — n’ont pas obtenu les résultats espérés, alors que des groupes locaux comme Offenbach ont davantage mobilisé le public. Eisenkraft privilégie donc une approche fondée sur le bouche-à-oreille et la découverte, tout en abaissant les prix d’entrée à environ 2 $ en semaine et 2,50 $ les fins de semaine, et en accueillant des groupes contemporains comme Fussy Cussy. Le Milord apparaît alors comme un laboratoire fragile, oscillant entre mémoire du cabaret et adaptation au marché du concert rock moderne [52].

Malgré une programmation ambitieuse, des efforts de relance répétés et une volonté réelle de faire du lieu un pôle actif de la scène musicale montréalaise, l’expérience du Milord demeure brève. Moins d’un an après sa réouverture, l’établissement a déjà disparu du paysage. En janvier 1978, Le Devoir le mentionne au passé parmi une série de lieux récemment disparus, aux côtés du Black Bottom, du New Penelope et de l’Esquire, dans un contexte de recomposition rapide de la vie nocturne montréalaise [55]. Cette fermeture précoce s’explique en partie par la difficulté de concilier programmation éclectique, rentabilité économique et mutation des publics. Le Milord apparaît ainsi comme un projet de transition avorté, révélateur des tensions qui traversent la scène montréalaise à la veille des années 1980 : déclin du modèle cabaret, montée du rock, fragmentation des clientèles et concurrence accrue entre discothèques, clubs et grandes salles de spectacles.

6. Les filles d’Ève

Le 1er mai 1978, le 1224, rue Stanley accueille l’ouverture des Filles d’Eve, présentée comme le « newest strip club » de Montréal. Offrant un spectacle continu de midi à 3 h du matin avec 30 danseuses et go-go dancers, l’établissement illustre le virage vers une offre plus commerciale et érotisée du divertissement sur la rue Stanley à la fin des années 1970 [5].

6. Les années 1980

Le 17 mars 1980, Norm Silver, figure centrale du Esquire Show Bar et acteur majeur de la vie nocturne montréalaise pendant plus de trois décennies, s’éteint à l’âge de 69 ans. Reconnu pour avoir transformé le Esquire en une véritable vitrine internationale du jazz, du rhythm and blues et du rock, il laisse derrière lui un héritage durable, ayant contribué à faire du club l’un des lieux les plus influents de la scène musicale montréalaise du XXe siècle [7].

Notes & sources

  1. THE GAZETTE, 3 mai 1940 — annonce d’ouverture du Esquire au 1224, rue Stanley.
    Signalement : présente l’établissement comme un nouveau lieu de rendez-vous montréalais; met de l’avant des « floor revues » offertes trois fois par soir avec Armand Meerte et son orchestre; souligne l’ouverture immédiate (« Opening Tonight »).
  2. THE MONTREAL STAR, 16 décembre 1972, « Going, going...? » — article de fond consacré à la fermeture du Esquire Show Bar et à ses relations conflictuelles avec les autorités municipales.
    Signalement : revient sur le statut du club comme l’un des principaux lieux de diffusion du blues et du jazz à Montréal, ayant accueilli des artistes tels que Muddy Waters, Howlin’ Wolf, John Lee Hooker, Herbie Hancock et Pharoah Sanders; décrit la fermeture du Show Bar à la suite de la révocation de son permis d’alcool en mai 1972, invoquant notamment des accusations liées à la prostitution et à l’exploitation sans permis municipal; précise que plusieurs arrestations ont été effectuées au fil des ans, souvent à partir d’opérations d’infiltration policière; souligne la position du gérant Norm Silver, qui conteste ces accusations et affirme que les problèmes relèvent davantage d’un manque de soutien institutionnel et d’un encadrement policier insuffisant; mentionne la poursuite partielle des activités sans alcool, avec une programmation musicale toujours active mais devant composer avec une baisse d’achalandage; met en lumière l’importance du Esquire comme lieu de rencontre interclasses et comme plateforme majeure pour les musiques afro-américaines à Montréal; insiste enfin sur les difficultés financières, juridiques et administratives ayant mené à la fermeture définitive de l’établissement, malgré sa réputation et son influence culturelle.
  3. THE MONTREAL STAR, 10 mars 1979, Dane Lanken, « The Esquire Showbar remembered » — article rétrospectif consacré à l’histoire et à l’influence du Esquire Show Bar.
    Signalement : retrace l’évolution du club depuis son ouverture en 1937 jusqu’à sa fermeture au début des années 1970; souligne son rôle comme haut lieu du jazz, du blues et du rhythm and blues à Montréal, ayant accueilli des artistes tels que Duke Ellington, Count Basie, Buddy Rich, Herbie Hancock, Aretha Franklin, Chubby Checker et Jimi Hendrix; met en lumière la direction de Norm Silver, son importance comme espace de rencontre interclasses et sa contribution à l’introduction des musiques afro-américaines auprès du public montréalais; évoque les transformations du quartier, les pressions réglementaires et les changements dans les habitudes de consommation qui ont mené à son déclin et à sa disparition.
  4. « Sunday Shows Result in Fines », The Montreal Daily Star, 17 novembre 1948.
    Description : article détaillant les amendes infligées à quinze propriétaires de cabarets, salles de danse et commerces montréalais pour avoir présenté des spectacles ou permis la danse le dimanche en violation de la Lord’s Day Act; mentionne notamment Sam Cleaver du Esquire Cafe (1224, rue Stanley), impliqué dans trois infractions, ainsi que plusieurs établissements du centre-ville et de l’est de Montréal.
    Type : article de presse.
  5. THE GAZETTE, 1er mai 1978, p. 26 — publicité annonçant l’ouverture de Les Filles d’Eve au 1224, rue Stanley.
    Signalement : présente le club comme le « newest strip club » de Montréal, mettant en vedette 30 danseuses et go-go dancers en spectacle continu de midi à 3 h; mentionne notamment Renée Dubois et Eliza Bell.
  6. THE MONTREAL STAR, 8 décembre 1972, Juan Rodriguez, « Lightnin’ Hopkins began blues fire » — article couvrant une série de spectacles de Lightnin’ Hopkins au Esquire Show Bar.
    Signalement : souligne la présence du bluesman texan lors d’un engagement de quatre jours, présenté comme sa première visite à Montréal; décrit la performance comme un moment marquant, caractérisé par une approche intime, expressive et minimaliste du blues; mentionne la participation du groupe The Eclipse, ainsi que leur rôle d’accompagnement; insiste sur la capacité du Esquire à accueillir des artistes majeurs dans une atmosphère rapprochée; évoque enfin le contexte incertain du club, dont l’avenir apparaît compromis à la suite de la révocation récente du permis d’alcool.
  7. THE RECORD, 18 mars 1980 — « Norm Silver dead at 69 » — avis de décès de Norm Silver, impresario et ancien directeur du Esquire Show Bar.
    Signalement : présente Silver comme une figure majeure de la scène musicale montréalaise, ayant contribué à faire du Esquire un lieu de calibre international; souligne son rôle dans la transformation du club, passé d’un supper club traditionnel à une vitrine de premier plan pour les musiques contemporaines; mentionne son entrée dans le milieu des boîtes de nuit dans les années 1940 et son influence sur plusieurs générations de musiciens; insiste enfin sur son importance comme promoteur ayant marqué durablement la vie nocturne et culturelle de Montréal.
  8. THE MONTREAL STAR, 15 juillet 1964 — avis de décès de Samuel Cleaver, propriétaire du Esquire Show Bar.
    Signalement : retrace le parcours de Cleaver, figure importante de la vie nocturne montréalaise, associé au Esquire depuis la fin des années 1930; présente le club comme l’un des derniers témoins de l’âge d’or des cabarets, ayant accueilli des artistes tels que Patti Page, Jerry Lewis, Dean Martin et Eddie Fisher; souligne l’évolution du lieu, passant des revues et spectacles variés au jazz, puis au rock and roll; évoque également des éléments biographiques, dont son origine britannique, ses activités sportives et son rôle dans le milieu montréalais.
  9. THE GAZETTE, 9 avril 1977, p. 42 — article de Juan Rodriguez, « New Milord concert club aims to keep Esquire tradition ».
    Signalement : annonce la transformation de l’ancien Esquire Show Bar en Milord, un club de concerts orienté rock, pop et jazz, visant à perpétuer la tradition du lieu tout en s’adaptant à une nouvelle clientèle et aux tendances musicales contemporaines.
  10. THE GAZETTE, 13 août 1973, Dave Billington, « The Esquire Show Bar — we need it back » — article plaidoyer en faveur de la réouverture du Esquire Show Bar.
    Signalement : évoque la fermeture récente du club à la suite d’interventions policières et de pressions réglementaires, notamment la saisie d’alcool et les difficultés liées à l’obtention d’un permis; souligne la réputation du lieu comme espace majeur du jazz et du blues à Montréal; met en avant les critiques adressées aux autorités municipales et à la Commission des liqueurs; insiste sur la valeur culturelle du Esquire, présenté comme un lieu unique favorisant la rencontre entre artistes et public; mentionne les démarches entreprises pour rouvrir l’établissement, ainsi que le soutien exprimé par des journalistes, des amateurs de musique et des acteurs du milieu culturel.
  11. THE GAZETTE, 6 mai 1972 — « Police shutter Esquire Show Bar » — article annonçant la fermeture du Esquire Show Bar par les autorités.
    Signalement : rapporte la descente policière ayant entraîné la saisie de plus de 1 000 caisses de bière et 600 bouteilles d’alcool fort, ainsi que la confiscation des permis d’exploitation; précise que la fermeture est autorisée par la Commission de contrôle des permis d’alcool du Québec; énumère les motifs invoqués, dont l’exploitation sans permis municipal, des activités associées à la prostitution et le non-respect des conditions liées à la licence de bar et de salle à manger; mentionne également que d’autres établissements du même immeuble sont touchés; souligne enfin qu’au moins 75 arrestations ont été effectuées entre 1968 et 1971, contribuant à justifier la décision des autorités.
  12. THE MONTREAL STAR, 9 mai 1972, Juan Rodriguez, « Coryell playing fine music at troubled Esquire Bar » — article consacré à une performance de Larry Coryell au Esquire Show Bar, dans un contexte de crise pour l’établissement.
    Signalement : décrit la prestation du guitariste de jazz Larry Coryell, saluée pour sa sensibilité et sa maîtrise technique; souligne la qualité continue de la programmation musicale malgré les difficultés du club; évoque la récente descente policière, la révocation du permis d’alcool et les accusations portées contre l’établissement, notamment l’absence de service de restauration et des activités liées à la prostitution; rappelle le rôle du Esquire comme lieu majeur de diffusion du jazz et du blues, ayant accueilli des artistes tels que Muddy Waters, Rahsaan Roland Kirk et John Lee Hooker; met en lumière la position du gérant Norm Silver, déterminé à défendre la réputation du club; insiste enfin sur le soutien du public et du milieu culturel, certains allant jusqu’à envisager des actions pour maintenir le lieu en activité.
  13. THE GAZETTE, 28 septembre 1992, Bill Brownstein, « Gary Silver has roots in local rock legend » — article retraçant le parcours du musicien Gary Silver et l’héritage de son père Norm Silver, ancien propriétaire du Esquire Show Bar.
    Signalement : présente Gary Silver comme guitariste et chanteur actif sur la scène new-yorkaise et montréalaise; souligne l’influence déterminante de son père, associé au Esquire, décrit comme un lieu majeur du rhythm and blues et du rock à Montréal dans les années 1950 et 1960; rappelle le passage d’artistes tels que Bo Diddley, Chuck Berry, The Rolling Stones, Little Richard, Wilson Pickett et Jimi Hendrix; évoque la fermeture du club en 1972 et la tentative manquée de Gary Silver d’y lancer sa carrière; met en lumière la réputation de Norm Silver comme promoteur influent et figure respectée du milieu musical montréalais.
  14. THE GAZETTE, 16 juin 2008, Bernard Perusse, « Soul brought to stage » — article annonçant la relance du Esquire Show Bar sous forme de revue au Corona Theatre.
    Signalement : présente le spectacle The Revue, conçu par Skipper Dean, Sylvie Desgroselliers et Michael Dozier, comme une relecture contemporaine de l’héritage musical du Esquire; rappelle le rôle historique du club comme haut lieu du rhythm and blues, de la soul et du jazz dans les années 1950 et 1960, avec des artistes tels que Jackie Wilson, James Brown, Sam and Dave, Otis Redding, Fats Domino, Wilson Pickett, Bo Diddley, Little Richard, Ben E. King et Jimi Hendrix; souligne la volonté de recréer l’atmosphère du club à travers une formule scénique inspirée des revues originales; met en lumière la transmission intergénérationnelle de cette mémoire musicale, ainsi que l’importance durable du Esquire dans l’imaginaire culturel montréalais.
  15. THE GAZETTE, 22 mars 1980, Juan Rodriguez, « Lament for a Music Man » — article hommage à Norm Silver, ancien directeur du Esquire Show Bar.
    Signalement : dresse le portrait de Norm Silver comme figure centrale de la vie nocturne montréalaise, associé au Esquire pendant plus de 30 ans; retrace son rôle dans la programmation du club, mettant en valeur le jazz, le rhythm and blues et le rock and roll; rappelle les artistes marquants passés par la scène, dont Fats Domino, Little Richard, Sam Cooke, Bo Diddley, Wilson Pickett, Joe Tex, Junior Walker et Martha and the Vandellas; évoque la fermeture du club en 1972 à la suite de pressions réglementaires et de conflits avec les autorités; souligne l’influence durable de Silver sur la scène musicale montréalaise et la disparition du Esquire comme perte majeure pour la culture urbaine.
  16. THE MONTREAL STAR, 6 mai 1972 — « Police close down Esquire Show Bar » — article annonçant la fermeture du Esquire Show Bar par les autorités.
    Signalement : rapporte la saisie d’environ 10 000 $ d’alcool et la révocation des permis de plusieurs établissements liés au Esquire; précise que l’intervention est autorisée par la Commission de contrôle des permis d’alcool du Québec à la suite d’audiences tenues l’année précédente; mentionne des infractions telles que l’exploitation sans permis municipal et le non-respect des conditions d’exploitation; évoque les accusations associant le lieu à des activités de prostitution, contestées par Norm Silver; souligne la contradiction entre ces accusations et la réputation du club comme vitrine majeure du jazz et du blues en Amérique du Nord; indique enfin un historique d’arrestations et de condamnations liées à des opérations policières d’infiltration.
  17. LA PRESSE, 18 juin 1984, « Le Ritz Carlton est le seul survivant de l’époque des “grands hôtels” », dossier « La Presse : 100 ans de vie montréalaise » — article rétrospectif sur l’évolution de l’hôtellerie et de la vie nocturne à Montréal.
    Signalement : retrace l’âge d’or des grands hôtels et des lieux de divertissement montréalais du tournant du XXe siècle jusqu’aux années 1950; évoque les cabarets, restaurants et clubs emblématiques comme espaces centraux de la vie sociale et culturelle; souligne le rôle du Casino Bellevue, du Casa Loma et d’autres établissements dans le développement du divertissement urbain; met en lumière la transformation progressive des pratiques nocturnes avec l’arrivée de la télévision et les changements économiques et culturels; rappelle enfin l’importance de lieux comme le Esquire Show Bar, mentionné pour sa programmation de jazz et de rhythm and blues et pour le passage d’artistes majeurs tels que Fats Domino, Little Richard, Robert Charlebois et Johnny Hallyday, avant sa fermeture en 1972.
  18. LE QUOTIDIEN DU SAGUENAY–LAC-SAINT-JEAN, 27 juillet 1977, « Les discothèques ont éliminé les spectacles de cabarets » — article sur le déclin des cabarets au profit des discothèques.
    Signalement : analyse la transformation du paysage nocturne montréalais dans les années 1970, marquée par la montée des discothèques et la disparition progressive des cabarets à spectacles; évoque la hausse des cachets, la diminution du nombre d’artistes et les contraintes économiques comme facteurs de déclin; souligne les difficultés liées aux permis, à la fiscalité et aux coûts d’exploitation; mentionne le rôle de Norm Silver et du Esquire Show Bar, présenté comme un ancien haut lieu de la musique américaine fermé en 1972; met en évidence le déplacement des pratiques culturelles vers des modèles centrés sur la danse et la consommation plutôt que sur les performances en direct.
  19. LE DROIT, 9 août 1977 — « Les cabarets : au second plan » — article sur le déclin des cabarets face à la montée des discothèques.
    Signalement : analyse la transformation du paysage nocturne montréalais et canadien dans les années 1970, marquée par la baisse de fréquentation des cabarets à spectacles et l’essor des discothèques; évoque la hausse des cachets, la diminution du public et les contraintes liées aux permis et aux coûts d’exploitation; cite Norm Silver et le Esquire Show Bar comme exemple d’un ancien haut lieu ayant attiré de grandes figures de la musique américaine dans les années 1950 avant sa fermeture en 1972; souligne enfin le déplacement des pratiques culturelles vers des modèles plus rentables centrés sur la danse et la consommation.
  20. LA PRESSE, 14 juin 2008, Marie-Christine Blais, « La fameuse scène en fer à cheval… » — article rétrospectif consacré au Esquire Show Bar et à sa mémoire dans la culture montréalaise.
    Signalement : évoque le Esquire comme l’une des salles mythiques de Montréal jusqu’à sa fermeture au début des années 1970; décrit son aménagement distinctif, notamment sa scène en forme de fer à cheval favorisant la proximité entre artistes et public; souligne son rôle central dans la diffusion du jazz, du rhythm and blues et du rock, avec des artistes tels que John Lee Hooker, Otis Redding, Wilson Pickett, Patti LaBelle et George Benson; rapporte des témoignages d’artistes et de musiciens, dont Robert Charlebois et Jimmy Dooley, sur l’atmosphère unique du lieu; met en lumière la continuité entre le Esquire et des projets ultérieurs comme le cabaret Moustache; insiste enfin sur la place durable du club dans l’imaginaire collectif montréalais.
  21. LA TRIBUNE, 28 juillet 1977 — « La belle époque des cabarets tire à sa fin » — article sur le déclin des cabarets à Montréal et au Québec.
    Signalement : analyse la disparition progressive des cabarets à spectacles au profit des discothèques, attribuée à la hausse des cachets, à la baisse de fréquentation et aux contraintes économiques; évoque les difficultés liées à la dualité linguistique du marché montréalais; souligne l’impact des permis municipaux et des politiques de régulation; cite le Esquire Show Bar, propriété de Norm Silver, comme exemple d’un ancien haut lieu ayant attiré les grandes figures de la musique américaine dans les années 1950 avant sa fermeture en 1972; met en évidence la transition vers une culture nocturne centrée sur la danse et la musique enregistrée.
  22. THE MONTREAL STAR, 22 avril 1972, Juan Rodriguez, « No bar like the Show Bar » — article consacré au Esquire Show Bar et à son importance dans la scène musicale montréalaise.
    Signalement : dresse un portrait du Esquire comme lieu emblématique du jazz, du rhythm and blues et du rock à Montréal; retrace ses origines sous Sam Cleaver à la fin des années 1930 et son évolution vers une salle de concert de premier plan; met en avant le rôle de Norm Silver, qui transforme le club en vitrine pour des artistes majeurs tels que Muddy Waters, Buddy Guy, Bo Diddley, Junior Wells, The Modern Jazz Quartet, Herbie Hancock et Roland Kirk; souligne le caractère unique du lieu, notamment son fonctionnement continu (« continuous performance ») et son atmosphère immersive; insiste enfin sur sa réputation internationale et sur sa capacité à attirer un public diversifié, malgré les difficultés croissantes du début des années 1970.
  23. THE GAZETTE, 24 mars 1951 — « New “Showbar” Opens Tonight » — annonce publicitaire de l’ouverture du Esquire Showbar au 1224, rue Stanley.
    Signalement : annonce le lancement d’un nouveau concept de spectacle continu (« show without a stop ») présenté comme une première au Canada; met en avant une programmation variée mêlant musique, comédie, chant et danse, incluant le Frank Petty Trio, Benny Meroff, Alan Stone, les Carter Sisters et Kathleen McLaughlin; souligne la présence de l’orchestre dirigé par Will Skinner ainsi que du disc-jockey Lee Hamilton; insiste sur l’atmosphère renouvelée du lieu et sur l’expérience immersive proposée; inclut également des éléments de restauration (« Food by Miss Montreal ») et le slogan promotionnel « There’s No Bar Like Showbar ».
  24. LA PRESSE PLUS, 9 juin 1984, Maurizia Binda, « Montréal, capitale d’un jazz plutôt conservateur » — article sur la scène jazz montréalaise et ses transformations.
    Signalement : propose un portrait critique de Montréal comme centre du jazz, tout en soulignant un certain conservatisme dans les programmations; décrit la diversité des lieux — clubs, bars et scènes alternatives — et leurs clientèles; évoque des établissements comme le Biddle’s, le Bijou et d’autres lieux du Vieux-Montréal et du centre-ville; met en lumière la coexistence entre jazz traditionnel, fusion et nouvelles tendances; souligne également les difficultés économiques et structurelles affectant les musiciens et les salles; inscrit enfin cette réalité dans une évolution plus large de la vie nocturne montréalaise, marquée par la transformation des circuits musicaux depuis les années 1960 et 1970.
  25. LA PRESSE PLUS, 9 juin 1984, « De l’âge d’or des années 50 aux fatales années 70 » — article rétrospectif sur l’évolution du jazz et de la vie nocturne à Montréal.
    Signalement : retrace le passage de l’âge d’or du jazz montréalais des années 1950, marqué par une forte présence d’artistes internationaux et une vitalité des cabarets, vers le déclin progressif des années 1970; évoque l’impact des transformations économiques, des politiques municipales et des changements culturels sur les lieux de diffusion; souligne le rôle des festivals, des nouvelles tendances musicales et des mutations de l’industrie; met en lumière la transition d’un modèle centré sur les cabarets et le spectacle vivant vers des formes plus fragmentées et institutionnalisées; inscrit enfin cette évolution dans une réflexion plus large sur la place du jazz à Montréal et son adaptation aux réalités contemporaines.
  26. THE GAZETTE, 31 mars 1971, Dane Lanken, « Muddy at the Esquire — the blues of a lifetime » — article sur la prestation de Muddy Waters au Esquire Show Bar.
    Signalement : rend compte de la présence de Muddy Waters à Montréal et souligne son statut de figure majeure du blues; décrit une performance dépouillée, sans artifice, centrée sur l’authenticité musicale et l’intensité émotionnelle; met en avant les membres de son groupe, dont Sammy Lawhorn, James Madison, Pinetop Perkins, Paul Oscher et Willie Smith; évoque l’influence de Waters sur plusieurs générations d’artistes et la portée de ses compositions emblématiques; souligne enfin le rôle du Esquire Show Bar comme lieu d’accueil privilégié pour les grandes figures du blues et du rhythm and blues au début des années 1970.
  27. MONTRÉAL-MATIN, 5 novembre 1945 — annonce publicitaire du Esquire au 1224, rue Stanley.
    Signalement : annonce la présentation de la chanteuse Alys Robi « en personne », décrite comme vedette de la CBC et artiste des enregistrements Victor; met en avant une formule de dîner-spectacle à 20 h 30 sans frais de couvert; souligne l’importance de la revue proposée, qualifiée de « spectacle primeur de l’année »; témoigne du positionnement du Esquire comme lieu de divertissement de premier plan dans l’immédiat après-guerre, combinant restauration et spectacle vivant.
  28. LA PRESSE, 10 juillet 1969, Paul Henry, « Duke Ellington à l’Esquire : “That’s jazz, man” » — article sur la prestation de Duke Ellington au Esquire Show Bar.
    Signalement : rend compte du passage de Duke Ellington à Montréal et met en lumière son statut de figure majeure du jazz; souligne la qualité de son orchestre et la fidélité de ses musiciens, dont Johnny Hodges, Harry Carney, Paul Gonsalves et Cootie Williams; évoque l’enthousiasme du public et la popularité du Esquire, capable d’afficher complet et de refuser des spectateurs; présente la réflexion d’Ellington sur l’évolution de la musique, notamment face au « jazz revival » et à la montée des musiques populaires; insiste enfin sur l’importance du Esquire comme scène accueillant les grandes figures internationales du jazz à la fin des années 1960.
  29. LA PRESSE, 8 janvier 1970, rubrique « Spec by night » — « À l’Esquire Show Bar, la qualité et quelques défauts ».
    Signalement : critique du Esquire Show Bar soulignant la constance de sa programmation musicale de haut niveau malgré certaines limites matérielles; décrit un lieu fidèle à la tradition du cabaret nord-américain, où se succèdent sans interruption des spectacles de qualité; évoque un décor vieillissant, une scène basse et une visibilité imparfaite, mais insiste sur l’atmosphère, le professionnalisme des artistes et l’expérience globale jugée satisfaisante pour les amateurs de musique.
  30. LA PRESSE, 13 mai 1995, section Arts et spectacles — « 1967 : l’année de l’Ex…plosion musicale », par Marie-Christine Blais.
    Signalement : retour sur l’impact culturel de l’Expo 67 et sur l’essor des musiques soul et rhythm’n’blues à Montréal; identifie le Esquire Show Bar (1224, rue Stanley) comme la « Mecque du r’n’b » en 1967; souligne une programmation majoritairement afro-américaine (Joe Tex, Wilson Pickett, The Supremes, entre autres) et rappelle les débuts marquants de Robert Charlebois sur cette scène, notamment comme premier francophone à s’y produire, dans un contexte de transition vers le rock.
  31. LA PRESSE, 3 juin 1969, rubrique « Variétés » — « Charlebois à l’Esquire : comme une envie d’y retourner », par René Homier-Roy.
    Signalement : critique du spectacle de Robert Charlebois à l’Esquire Show Bar; souligne une performance physique, intense et maîtrisée, marquée par une forte présence scénique et une grande liberté expressive; insiste sur l’évolution artistique de Charlebois, désormais pleinement affirmé dans un langage musical hybride mêlant rock, chanson et influences nord-américaines; évoque également la réception du public et le caractère marquant du lieu comme tremplin pour une nouvelle génération d’artistes québécois.
  32. POP JEUNESSE, 21 octobre 1972 — « Stan Getz à l’Esquire ».
    Signalement : reportage sur la prestation du saxophoniste Stan Getz à l’Esquire Show Bar; met en valeur une expérience musicale immersive décrite comme « une jouissance pour l’oreille »; souligne la qualité exceptionnelle du jeu de Getz, oscillant entre puissance et sensibilité, ainsi que la virtuosité de son groupe; insiste sur l’intimité du lieu et sur la place de l’Esquire comme rendez-vous incontournable des amateurs de jazz, de blues et de rhythm’n’blues à Montréal.
  33. POP JEUNESSE, 19 février 1972 — « À l’Esquire : le “jazz avant-garde” de Pharoah Sanders », par Paul Henry.
    Signalement : reportage sur la prestation du saxophoniste Pharoah Sanders à l’Esquire Show Bar; met en lumière une approche expérimentale du jazz, marquée par l’usage de percussions multiples, de variations de rythmes et d’improvisations collectives; souligne l’intensité et la dimension spirituelle de la performance, ainsi que la capacité de Sanders à faire évoluer l’atmosphère du concert; insiste sur le rôle de l’Esquire comme lieu d’accueil pour les formes les plus avancées du jazz contemporain.
  34. POP JEUNESSE, 5 février 1972 — « C’est quoi le Modern Jazz Quartet ? ».
    Signalement : article pédagogique consacré au Modern Jazz Quartet, publié à l’occasion de son passage à l’Esquire Show Bar; vise à expliquer au grand public les fondements du jazz moderne, ses instruments et ses structures; décrit l’expérience en salle, l’interaction entre musiciens et public, ainsi que la complexité et la rigueur du style; met en évidence le rôle de l’Esquire comme lieu de diffusion et d’initiation au jazz pour une nouvelle génération d’auditeurs.
  35. THE GAZETTE, 30 mai 1972, p. 34 — Bill Mann, « The Wolf is Howlin’ at the Esquire ».
    Signalement : article consacré à la prestation de Howlin’ Wolf à l’Esquire Show Bar; décrit l’atmosphère d’une salle presque pleine malgré l’absence de permis d’alcool; mentionne la présence du propriétaire Norm Silver et souligne la continuité de la programmation blues et jazz (dont Charlie Mingus annoncé la semaine suivante); insiste sur le rôle de l’Esquire comme scène active et influente au début des années 1970, malgré les contraintes réglementaires.
  36. THE GAZETTE, 6 juin 1972, p. 18 — Bill Mann, « Mingus plays jazz ».
    Signalement : critique du concert de Charlie Mingus à l’Esquire Show Bar; souligne une salle pleine malgré un contexte difficile; décrit une performance inégale mais marquée par la virtuosité du musicien; confirme la présence continue d’artistes majeurs du jazz à l’Esquire dans les dernières semaines d’activité du club.
  37. THE GAZETTE, 25 mai 1972, p. 33 — Dane Lanken, « The old rock sounds return ».
    Signalement : article décrivant un virage temporaire vers le rock à l’Esquire Show Bar, tout en confirmant le retour imminent d’une programmation jazz et blues avec Howlin’ Wolf et Charlie Mingus; mentionne la suspension du permis d’alcool par les autorités québécoises et les difficultés économiques qui en découlent; inclut une déclaration du propriétaire Norm Silver sur la nécessité d’opérer « avec un bras en moins ».
  38. LE DEVOIR, 14 décembre 1949, p. 1 — Me Pax Plante, « Une exploitation mixte : Cabarets - Bookies ».
    Signalement : article dénonçant les liens entre le milieu des cabarets et les réseaux de jeux illégaux à Montréal; identifie Sam Cleaver comme financier lié au 1212 rue Peel et président de l’Esquire Club Inc. (1224 rue Stanley), établissant un lien direct entre l’exploitation du cabaret et des activités de bookmaking; s’inscrit dans le contexte des enquêtes sur la pègre montréalaise à la fin des années 1940.
  39. LE DEVOIR, 30 décembre 1949, p. 1 — Me Pax Plante, « Voulez-vous des billets de loterie? ».
    Signalement : article poursuivant l’enquête sur les réseaux de loteries illégales à Montréal; associe de nouveau Sam Cleaver à des opérations de jeu, notamment liées au 1212 rue Peel, tout en rappelant ses connexions avec d’autres établissements du centre-ville, dont l’Esquire; illustre l’ampleur et la structuration des activités de jeu clandestin à la fin des années 1940.
  40. THE GAZETTE, 27 juin 1970, p. 40 — Dane Lanken, « Rock 'n' roll and mustaches ».
    Signalement : article retraçant l’évolution de l’Esquire Show Bar sous la direction de Norm Silver; mentionne que Sam Cleaver, propriétaire du club dans les années 1940, aurait approché Silver pour reprendre l’établissement; souligne l’introduction d’une formule de musique continue et le virage vers le rock’n’roll à partir du milieu des années 1950; évoque la réputation durable de l’Esquire comme scène majeure à Montréal.
  41. LE DEVOIR, 6 avril 1951, p. 5 — « À l’enquête sur la moralité » (suite).
    Signalement : compte rendu de l’enquête sur la moralité publique à Montréal; mentionne Sam Cleaver comme propriétaire du Esquire Club sur la rue Stanley, tout en indiquant qu’il aurait été impliqué dans la gestion du club jusqu’en 1939, après quoi Harry Feldman et Louis Moe en auraient assuré la direction; associe également le réseau à Vic Cottroni; confirme l’imbrication entre cabarets, jeux et figures du milieu criminel montréalais.
  42. THE GAZETTE, 22 avril 1939 — article « Liquor Rules Broken — Embassy Terrace Proprietor Fined by Judge ».
    Signalement : identifie Sam Cleaver comme exploitant de l’Embassy Terrace Club (1433, rue Mansfield), reconnu coupable d’avoir vendu de l’alcool en contravention des règlements de la Commission des liqueurs du Québec; amende de 50 $ et fermeture temporaire de l’établissement.
  43. THE GAZETTE, 14 novembre 1952 — article « Police Chief’s Opinion Preferred To Press on Vice, Says Quinn ».
    Signalement : mentionne Sam Cleaver dans le cadre d’une enquête sur le vice à Montréal; indique qu’il aurait été rencontré après l’acquisition d’un immeuble sur la rue Peel et rappelle son implication dans l’Esquire Club (1224, rue Stanley), dont une partie des installations aurait été exploitée sans permis, illustrant ses liens avec des établissements surveillés par les autorités.
  44. LE DEVOIR, 18 février 1950, p. 1 — Me Pax Plante, « Voici les vrais coupables » (série Sous le règne de la pègre).
    Signalement : identifie Sam Cleaver parmi les figures liées à un réseau de cabarets, de jeux et d’activités illicites à Montréal; le texte mentionne notamment son association à l’Esquire Club Inc. (1224, rue Stanley) et ses liens avec d’autres exploitants actifs dans plusieurs établissements du centre-ville, dans un contexte d’enquête sur la moralité publique et la corruption.
  45. LE DEVOIR, 5 avril 1951, p. 1 — « À l’enquête sur la moralité ».
    Signalement : dans le cadre des audiences présidées par le juge François Caron, le témoignage de Harry Feldman mentionne Louis Detner et Sam Cleaver comme associés liés à l’Esquire Club; le document fait également référence au Tic-Toc (devenu ensuite Chez Parée) et à des intérêts communs dans plusieurs établissements du centre-ville, illustrant les interconnexions entre cabarets, maisons de jeu et réseaux d’exploitation.
  46. THE MONTREAL STAR, 7 février 1973, p. 1 et p. 3 — Richard Daignault et Paul Dubois, « Witnesses stall crime probe » et « Probe slows to crawl ».
    Signalement : dans le cadre de l’enquête de la Commission de police du Québec sur le crime organisé, des témoignages rétrospectifs identifient Sam Cleaver parmi les figures actives du milieu interlope montréalais des années 1950, aux côtés de Harry Feldman, Harry Ship et d’autres opérateurs liés aux maisons de jeu et aux cabarets; ces éléments confirment l’existence d’un réseau structuré reliant établissements nocturnes et activités criminelles.
  47. LE DEVOIR, 7 février 1973 — « Les intouchables des années 50 sont toujours là », article de Jean-Pierre Charbonneau sur l’enquête Pax Plante.
    Signalement : identifie plusieurs figures du crime organisé montréalais actives depuis les années 1940–1950, dont Sam Cleaver, aux côtés de Harry Feldman, Louis Ship et Vic Cotroni; décrit un réseau structuré mêlant cabarets, maisons de jeu et activités de bookmaking, bénéficiant d’une protection et d’une impunité relative au sein du « milieu ».
  48. LE DEVOIR, 28 mars 1951 — « À l’enquête sur la moralité » (suite de la 1re page), article lié aux audiences de la commission Caron sur le vice à Montréal.
    Signalement : mentionne Sam Cleaver parmi les exploitants associés aux maisons de jeu et de paris aux côtés de Harry Feldman, Max Shapiro et Meyer Dick; indique que plusieurs de ces figures ont fait fortune dans ces activités avant de se reconvertir dans l’exploitation de restaurants et de clubs de nuit, illustrant les liens structurels entre le milieu du jeu clandestin et celui des établissements nocturnes.
  49. Robert N. Wilkins, « Montreal’s Stanley Street, down through the years », 28 septembre 2016.
    Signalement : la rue Stanley est tracée en 1845 et nommée en l’honneur d’Edward Smith-Stanley, secrétaire d’État britannique aux Colonies; elle devient au tournant du XXe siècle un axe marqué par des institutions religieuses, puis un pôle de divertissement et de cabarets à partir des années 1920–1930. [49]
  50. Haunted Montreal, « Haunted Montreal Blog #22 – 1248 Stanley Street », février 2017.
    Signalement : situé au cœur du centre-ville, l’immeuble du 1248 rue Stanley s’inscrit dans l’histoire nocturne du secteur, notamment comme épicentre du « Gay Ghetto » Peel–Stanley dans les années 1970, avec des bars comme Le Mystique et Truxx; les descentes policières de 1977 marquent un moment charnière des luttes pour les droits civiques, tandis que le lieu conserve une réputation liée à divers événements violents et à des récits de hantise. [50]
  51. ROY, Mario, Gerry Boulet : avant de m’en aller, Montréal, Art Global, 2005, p. 238–239.
    Signalement : décrit la réouverture du Milord le 12 avril 1977 avec Offenbach; évoque l’arrivée de Gerry Boulet dans une salle encore marquée par le décor de l’ancien Esquire Show Bar, ainsi que l’atmosphère et l’importance symbolique de l’événement.
  52. THE GAZETTE, 15 juin 1977, p. — article de Juan Rodriguez, « Pink Floyd sales boom ».
    Signalement : mentionne la prise en charge du Milord par Gary Eisenkraft, ses orientations artistiques centrées sur les talents locaux, les ajustements de programmation et de prix, ainsi que les difficultés rencontrées par le club dans ses premières semaines d’exploitation.
  53. POP ROCK, 14 mai 1977 — « Offenbach : un retour en français ».
    Signalement : critique du spectacle d’Offenbach au Milord, soulignant le retour du groupe au français, la présentation de nouvelles chansons issues de leur microsillon et la puissance de leur performance scénique dans le cadre du club.
  54. POP ROCK, 30 avril 1977 — « Le Milord ouvre ses portes ».
    Signalement : annonce l’ouverture du Milord au 1224, rue Stanley, anciennement Esquire Show Bar; précise les horaires, les prix d’entrée et des consommations, ainsi que la programmation détaillée d’avril et mai 1977 incluant Offenbach, George Duke, Billy Cobham, Scarlet Rivera, Arthur Prysock, Miroslav Vitous, Gary Burton, Rough Trade et Boule Noire.
  55. LE DEVOIR, 27 janvier 1978, p. 22 — Nathalie Petrowski, « D’une salle de répétition à un programme international ».
    Signalement : mentionne le Milord parmi plusieurs lieux disparus de la scène montréalaise récente, témoignant de la fermeture rapide du club après sa réouverture en 1977 et du contexte de mutation du paysage nocturne.
  56. THE GAZETTE, 25 septembre 1930, p. 11 — « Stanley Hall Sale Recalls History ».
    Signalement : article publié à l’occasion de la vente du Stanley Hall, ancienne salle de danse située rue Stanley, à l’extrémité de la rue Cypress. Le texte rappelle que l’édifice avait été construit plus de trente ans auparavant par le maître de danse Frank Norman, figure influente du milieu montréalais, et qu’il s’agissait de sa troisième salle après le Drummond Hall et un premier Stanley Hall à l’angle des rues Stanley et Sainte-Catherine. L’article souligne le rôle de Norman dans l’enseignement de la danse à Montréal et à Ottawa, notamment sous le patronage de Lord et Lady Aberdeen, ainsi que l’implication de ses frères Charles et Fred Norman, actifs dans la formation et l’organisation de cours dans l’est du Canada. Il évoque également les spectacles annuels présentés par les élèves, parfois déplacés vers de plus grandes salles, ainsi que l’importance sociale de cette clientèle issue des milieux aisés. Retiré des affaires avant son décès en 1930, Norman laisse derrière lui un lieu déjà bien ancré dans la vie culturelle montréalaise, témoignant de l’ancienneté du site avant son association avec les cabarets et lieux de spectacle de la rue Stanley.
  57. John Gilmore, Une histoire du jazz à Montréal, Montréal, Lux Éditeur, 2009, p. 272–273.
    Analyse : Gilmore décrit la transformation des boîtes de nuit montréalaises dans les années 1950, marquée par la montée du rock, qui concurrence le jazz et entraîne une réorientation des programmations. Parallèlement, le strip-tease devient une attraction centrale, prolongeant les traditions burlesques mais avec une mise en scène plus explicite du corps. Ce double glissement — musical et esthétique — modifie le rôle des musiciens et des danseuses, désormais qualifiées d’« exotiques », et annonce le déclin du modèle classique du cabaret.
  58. Claude Lavergne, « Montréal, la nuit : la métropole de l’ennui » et « Montréal “by night” : la déception des touristes », La Patrie Magazine, semaine du 13 au 19 septembre 1962, p. 2–4.
    Analyse : Lavergne décrit une vie nocturne en déclin au début des années 1960 : rues désertes, cabarets peu fréquentés et spectacles répétitifs dominés par des formules standardisées. Le reportage souligne la déception des touristes, la faiblesse de l’offre artistique et des problèmes structurels — concurrence accrue, multiplication des permis, manque d’investissement —, malgré quelques exceptions comme le Casa Loma, révélant une industrie en perte de vitesse.
  59. Rue Stanley, 1910 — photographie conservée dans les Albums Massicotte (Bibliothèque et Archives nationales du Québec).
    Description : vue du Stanley Hall au 1226, rue Stanley, montrant la façade de l’édifice au début du XXe siècle, avec son entrée sur rue et son environnement immédiat. L’image documente l’usage du bâtiment comme salle de danse avant sa transformation en Palais d’Or en 1928.
    Notice : 0002735257.
    Source : BAnQ — Collections numériques.
  60. Esquire “Show-Bar” Theatre Restaurant, 1224 Stanley Street, Montréal, carte postale, [Québec (Province)? : s.n., 19--?].
    Genre : carte postale. Provenance : Collection Pierre Monette. Description matérielle : 1 carte postale.
    Lieu de conservation : Bibliothèque et Archives nationales du Québec (site Rosemont), notice no 0002631471.
    En ligne : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/5130867.
  61. 5 mai 1972, photographie de Pierre McCann.
    Description : reportage sur la fermeture du « Esquire Music Bar », montrant notamment la façade de l’établissement et la saisie de caisses de bière lors d’une intervention des autorités.
    Fonds : La Presse, cote P833,S5,D1972-0194.
    Lieu de conservation : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Archives nationales à Montréal.
    En ligne : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/4720611.
  62. Esquire Show Bar Presents, affiche promotionnelle annonçant des spectacles de Robert Charlebois (2–8 juin) et de Lionel Hampton (16–22 juin), 1969.
    Description : document illustrant la programmation du Esquire Show Bar, mettant en évidence la diversité artistique du lieu entre artistes québécois et vedettes internationales du jazz.
    Type : affiche de spectacle.
  63. Offenbach au Milord, annonce publicitaire, The Montreal Star, 9 avril 1977.
    Description : publicité annonçant l’ouverture du Milord (anciennement Esquire Show Bar) au 1224, rue Stanley, avec une série de spectacles du groupe Offenbach du 12 au 17 avril 1977.
    Type : annonce de presse.
  64. Lightnin’ Hopkins, annonce publicitaire, The Gazette, 4 décembre 1972.
    Description : publicité annonçant la première apparition montréalaise de Lightnin’ Hopkins au Esquire Show Bar (1224, rue Stanley), du 7 au 10 décembre, avec plusieurs représentations par soir.
    Type : annonce de presse.
  65. Muddy Waters, annonce publicitaire, The Gazette, 29 mars 1971.
    Description : publicité annonçant une série de spectacles de Muddy Waters and his Orchestra au Esquire Show Bar (1224, rue Stanley), du 30 mars au 4 avril 1971, avec plusieurs représentations par soir.
    Type : annonce de presse.
  66. « Esquire Showbar Dining Room — Reopening Fri., Jan. 13th », annonce publicitaire, The Gazette, 10 janvier 1956.
    Description : publicité annonçant la réouverture du Esquire Show Bar (1224, rue Stanley) avec une programmation centrée sur le rock ’n’ roll, incluant “TNT” Tribble and His 5 Sticks of Dynamite et les Kansas City Tomcats, avec divertissement continu et sans frais d’admission minimum.
    Type : annonce de presse.
  67. « Pop jeunesse rock », Photo-Vedettes, 14 juin 1975.
    Description : article rétrospectif sur Robert Charlebois évoquant son passage à l’Esquire Show Bar dans le cadre d’un des plus importants line-ups de l’histoire du club; mentionne la programmation réunissant Duke Ellington, Woody Herman, Lionel Hampton, Fats Domino et Charlebois, ainsi que les propos du propriétaire Norm Silver soulignant l’impact de l’artiste.
    Type : article de magazine.
1972
LIGHTNIN HOPKINS
LIGHTNIN HOPKINS

Source: The Montreal Star, 2 décembre 1972

Lieu: Esquire

CHARLIE MINGUS
CHARLIE MINGUS

Du 5 au 11 juin 1972, Charles Mingus et son sextette donnent une série de concerts marquants au Esquire Show Bar, l’une des dernières grandes visites du contrebassiste à Montréal. Malgré un club fragilisé par des descentes policières et la suspension de son permis d’alcool, Mingus offre une semaine d’une intensité musicale exceptionnelle, saluée par la presse locale…lire la suite.

Image: The Gazette, 5 juin 1972, division Postmedia Network Inc.

HOWLIN WOLF
HOWLIN WOLF

Source: The Montreal Star, 29 mai 1972

Lieu: Esquire

1971
ELVIN JONES
ELVIN JONES

Source: The Montreal Star, 23 octobre 1971

Lieu: Esquire

1969
PARLIAMENTS
PARLIAMENTS

Source: The Gazette, 31 octobre 1969, Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

ROBERT CHARLEBOIS LIONEL HAMPTON
ROBERT CHARLEBOIS LIONEL HAMPTON

Lieu: Esquire

BUDDY RICH ROBERT CHARLEBOIS LIONEL HAMPTON DUKE ELLINGTON COUNT BASIE WOODY HERMAN FATS DOMINO
BUDDY RICH ROBERT CHARLEBOIS LIONEL HAMPTON DUKE ELLINGTON COUNT BASIE WOODY HERMAN FATS DOMINO

Source: The Gazette, 16 mai 1969, Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

BUDDY RICH
BUDDY RICH

Lieu: Esquire

1968
CARLA THOMAS THE BAR-KAYS
CARLA THOMAS THE BAR-KAYS

Source: The Gazette, 25 novembre 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

LITTLE RICHARD
LITTLE RICHARD

Source: The Gazette, 23 septembre 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

BILL HALEY & HIS COMETS
BILL HALEY & HIS COMETS

Source: The Gazette, 9 septembre 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

FATS DOMINO
FATS DOMINO

Source: The Gazette, 16 août 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

RUFUS THOMAS
RUFUS THOMAS

Source: The Gazette, 12 août 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

ARTHUR CONLEY
ARTHUR CONLEY

Source: The Gazette, 5 août 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

ETTA JAMES
ETTA JAMES

Source: The Gazette, 15 juillet 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

BEN E KING
BEN E KING

Source: The Gazette, 20 mai 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JOE TEX
JOE TEX

Source: The Gazette, 10 mai 1968, Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

SAM & DAVE
SAM & DAVE

Source: The Gazette, 22 avril 1968, division Postmedia Network Inc

KING CURTIS
KING CURTIS

Source: The Gazette, 12 avril 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

CHUBBY CHECKER
CHUBBY CHECKER

Source: The Gazette, 1 avril 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

THE DRIFTERS
THE DRIFTERS

Source: The Gazette, 25 mars 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

PEACHES AND HERB
PEACHES AND HERB

Source: The Gazette, 8 mars 1968, Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

SOLOMON BURKE
SOLOMON BURKE

Source: The Gazette, 19 février 1968, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

THE ISLEY BROTHERS
THE ISLEY BROTHERS

Source: The Gazette, 9 février 1968, Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

1967
BEN E KING
BEN E KING

Source: The Gazette, 4 décembre 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

PATTI LABELLE
PATTI LABELLE

Source: The Gazette, 20 novembre 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JOE TEX
JOE TEX

Source: The Gazette, 13 novembre 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

THE MARVELETTES
THE MARVELETTES

Source: The Gazette, 2 octobre 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

DYKE AND THE BLAZERS
DYKE AND THE BLAZERS

Source: The Gazette, 18 septembre 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

WILSON PICKETT
WILSON PICKETT

Source: The Gazette, 11 septembre 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

BILLY STEWART
BILLY STEWART

Source: The Gazette, 31 juillet 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

PATTI LABELLE
PATTI LABELLE

Source: The Gazette, 10 juillet 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

MARTHA AND THE VANDELLAS
MARTHA AND THE VANDELLAS

Source: The Gazette, 12 juin 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

DON COVAY
DON COVAY

Source: The Gazette, 5 juin 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

FREDDIE SCOTT
FREDDIE SCOTT

Source: The Gazette, 29 mai 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

GENE CHANDLER
GENE CHANDLER

Source: The Gazette, 22 mai 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JR WALKER & HIS BAND
JR WALKER & HIS BAND

Source: The Gazette, 1 mai 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

ESQUIRE SHOW-BAR
ESQUIRE SHOW-BAR

Source: The Gazette, 28 avril 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JOE TEX
JOE TEX

Source: The Gazette, 24 avril 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JIMMY RUFFIN
JIMMY RUFFIN

Source: The Gazette, 3 avril 1967, Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

AARON NEVILLE
AARON NEVILLE

Source: The Gazette, 27 mars 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JACKIE SHANE FRANK MOTLEY
JACKIE SHANE FRANK MOTLEY

Source: The Gazette, 13 mars 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

BEN E KING
BEN E KING

Source: The Gazette, 6 mars 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

BILLY STEWART
BILLY STEWART

Source: The Gazette, 27 février 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

SOLOMON BURKE
SOLOMON BURKE

Source: The Gazette, 13 février 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

JJ JACKSON
JJ JACKSON

Source: The Gazette, 23 janvier 1967, division Postmedia Network Inc.

Lieu: Esquire

1966
BEN E KING
BEN E KING

Source: The Gazette, 12 décembre 1966, Postmedia Network Inc.

SCREAMIN JAY HAWKINS
SCREAMIN JAY HAWKINS

Source: The Gazette, 26 septembre 1966, Postmedia Network Inc.

RUBY AND THE ROMANTICS
RUBY AND THE ROMANTICS

Source: The Gazette, 18 juillet 1966, Postmedia Network Inc.

THE COASTERS
THE COASTERS

Source: The Gazette, 27 juin 1966, Postmedia Network Inc.

JR WALKER AND THE ALL STARS
JR WALKER AND THE ALL STARS

Source: The Gazette, 27 mai 1966, Postmedia Network Inc.

BO DIDDLEY
BO DIDDLEY

Source: The Gazette, 23 février 1966, Postmedia Network Inc.

1964
CLARENCE FROGMAN HENRY
CLARENCE FROGMAN HENRY

Source: The Gazette 7 décembre 1964

4 FRENCHMEN
4 FRENCHMEN

Source: The Gazette 31 août 1964

BILL BOYLE AND THE ENTERTAINERS
BILL BOYLE AND THE ENTERTAINERS

Source: Montreal Matin 21 août 1964, BAnQ

KING CURTIS
KING CURTIS

Source: The Gazette 20 juillet 1964

THE CHAMPS
THE CHAMPS

Source: The Gazette 29 juin 1964

BO DIDDLEY
BO DIDDLEY

Source: The Gazette 15 juin 1964

BILLY MARTIN QUINTET
BILLY MARTIN QUINTET

Source: The Gazette 23 mars 1964

1961
EARL BOSTIC
EARL BOSTIC

Source: The Gazette, 27 novembre 1961, Postmedia Network Inc.

COZY COLE
COZY COLE

Source: The Gazette, 20 novembre 1961, Postmedia Network Inc.

BO DIDDLEY
BO DIDDLEY

Source: The Gazette, 19 juin 1961, Postmedia Network Inc.

1959
FRANK MOTLEY
FRANK MOTLEY

Source: The Gazette, 6 juillet 1959, Postmedia Network inc.

1958
WILLIS JACKSON
WILLIS JACKSON

Source: The Gazette, 3 février 1958, Postmedia Network Inc.

1949
PATTI PAGE
PATTI PAGE

Source: The Gazette, 22 septembre 1949, Postmedia Network Inc.

JOSH WHITE
JOSH WHITE

Source: The Gazette, 5 septembre 1949, Postmedia Network Inc.

MAXINE SULLIVAN
MAXINE SULLIVAN

Source: The Gazette, 22 avril 1949, Postmedia Network Inc.

GOLDEN GATE QUARTET
GOLDEN GATE QUARTET

Source: The Gazette, 19 mars 1949, Postmedia Network Inc.

1948
THE FOUR KNIGHTS
THE FOUR KNIGHTS

Source: The Gazette, 9 février 1948, Postmedia Network Inc.

1947
NOUVEL AN AU ESQUIRE
NOUVEL AN AU ESQUIRE

Source: The Gazette, 30 décembre 1947, Postmedia Network Inc.

ALYS ROBI
ALYS ROBI

Source: Le Petit Journal, 23 février 1947, BAnQ

1945
ALYS ROBI
ALYS ROBI

Source: Montréal-Matin, 5 novembre 1945, BAnQ

DEAN MARTIN SONNY MARS
DEAN MARTIN SONNY MARS

Source: The Gazette, 28 mai 1945, Postmedia Network Inc.

DEAN MARTIN
DEAN MARTIN

Source: The Gazette, 12 avril 1945, Postmedia Network Inc.

1943
NAN BLAKSTONE
NAN BLAKSTONE

Source: The Gazette, 10 mai 1943, Postmedia Network Inc.

1942
AUNT JEMIMA
AUNT JEMIMA

Source: The Gazette, 27 juillet 1942, Postmedia Network Inc.

NAN BLAKSTONE
NAN BLAKSTONE

Source: The Gazette, 23 février 1942, Postmedia Network inc.

1941
ESQUIRE NEW YEAR’S EVE PARTY
ESQUIRE NEW YEAR’S EVE PARTY

Source: The Gazette, 19 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.

BILLY ECKSTEIN PHIL LADOUCEUR
BILLY ECKSTEIN PHIL LADOUCEUR

Source: The Gazette, 15 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.

PHIL LADOUCEUR
PHIL LADOUCEUR

Source: The Gazette, 13 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.

PHIL LADOUCEUR
PHIL LADOUCEUR

Source: The Gazette, 13 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.

BOB TOLLEY PEPPER GARRETT LAMARRE AND MARTIN JOEY DEAN GUILI GUILI ARMAND MEERTE’S ORCHESTRA ESQUIRETTES
BOB TOLLEY PEPPER GARRETT LAMARRE AND MARTIN JOEY DEAN GUILI GUILI ARMAND MEERTE’S ORCHESTRA ESQUIRETTES

Source: The Gazette, 3 novembre 1941, division Postmedia Network Inc.

GUILI GUILI
GUILI GUILI

Source: The Gazette, 27 octobre 1941, division of Postmedia Network Inc.

CLIFF CONRAD DOROTHY KELLER
CLIFF CONRAD DOROTHY KELLER

Source: The Gazette, 20 octobre 1941, division of Postmedia Network Inc.

CAPPY BARRA BOYS
CAPPY BARRA BOYS

Source: The Gazette, 13 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.

CAPPY BARRA BOYS
CAPPY BARRA BOYS

Source: The Gazette, 13 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.

YES IT’S A GREAT SHOW THIS WEEK AT THE ESQUIRE
YES IT’S A GREAT SHOW THIS WEEK AT THE ESQUIRE

Source: The Gazette, 8 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.

RICHARD TYROL JOEY RARDIN
RICHARD TYROL JOEY RARDIN

Source: The Gazette, 20 juin 1941, division Postmedia Network Inc.

RICHARD TYROL
RICHARD TYROL

Source: The Gazette, 13 juin 1941, division Postmedia Network Inc.

JAY JASON
JAY JASON

Source: The Gazette, 6 juin 1941, division Postmedia Network Inc.

JAY JASON TED ADAIR ARMAND MEERTE’S ORCHESTRA
JAY JASON TED ADAIR ARMAND MEERTE’S ORCHESTRA

Source: The Gazette, 19 mai 1941, division Postmedia Network Inc.

LUCILLE DUMONT
LUCILLE DUMONT

Source: The Gazette, 5 mai 1941, division Postmedia Network Inc.

HAPPY LEWIS SHIRLEY HERMAN THE MARGO SISTERS
HAPPY LEWIS SHIRLEY HERMAN THE MARGO SISTERS

Source: The Gazette, 28 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

BEST INVESTMENT DINNER AND SHOW ESQUIRE
BEST INVESTMENT DINNER AND SHOW ESQUIRE

Source: The Gazette, 28 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

HERE’S NEW PEP FOR YOU…ESQUIRE
HERE’S NEW PEP FOR YOU…ESQUIRE

Source: The Gazette, 25 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

WHY NEED YOU SEARCH ELSEWHERE FOR DINNER AND SHOW IT’S THE ESQUIRE
WHY NEED YOU SEARCH ELSEWHERE FOR DINNER AND SHOW IT’S THE ESQUIRE

Source: The Gazette, 21 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

NEED WE SAY MORE EL MOROCCO
NEED WE SAY MORE EL MOROCCO

Source: The Gazette, 18 avril 1941, Postmedia Network Inc.

THE BECK BROS
THE BECK BROS

Source: The Gazette, 18 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

THERE’S STILL A THRILL LEFT IN MONTREAL DINNER + SHOW AT THE ESQUIRE
THERE’S STILL A THRILL LEFT IN MONTREAL DINNER + SHOW AT THE ESQUIRE

Source: The Gazette, 14 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

DANTE
DANTE

Source: The Gazette, 12 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

CHEF ERNEST CORMIER
CHEF ERNEST CORMIER

Source: The Gazette, 11 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

NO IFS BUTS IT’S A CERTAINTY YOU’LL ENJOY DINNER + SHOW AT THE ESQUIRE
NO IFS BUTS IT’S A CERTAINTY YOU’LL ENJOY DINNER + SHOW AT THE ESQUIRE

Source: The Gazette, 7 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

THE BECK BROS
THE BECK BROS

Source: The Gazette, 5 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

THE BECK BROS
THE BECK BROS

Source: The Gazette, 4 avril 1941, division Postmedia Network Inc.

WE MAKE SO BOLD AS TO SAY YOU CAN’T HELP BUT ENJOY DINNER AND SHOW AT ESQUIRE
WE MAKE SO BOLD AS TO SAY YOU CAN’T HELP BUT ENJOY DINNER AND SHOW AT ESQUIRE

Source: The Gazette, 31 mars 1941, division Postmedia Network Inc.

A GOOD DEED INDEED AT THE ESQUIRE
A GOOD DEED INDEED AT THE ESQUIRE

Source: The Gazette, 29 mars 1941, division Postmedia Network Inc.

1940
ESQUIRE
ESQUIRE

L’Esquire Show Bar a été ouvert du 3 mai 1940 au 10 décembre 1972 au 1224 rue Stanley à Montréal, succédant au cabaret Villa Maurice. Fondé par Sam Cleaver, l’endroit a connu une grande popularité dans les années 1940 et 1950, accueillant des artistes célèbres comme Dean Martin, Duke Ellington et Bo Diddley. En 1956, Norm Silver a introduit le rock & roll live à Montréal, un tournant majeur pour le club, avec des groupes comme TNT Tribble & His Five Sticks of Dynamite. Après plusieurs années de succès, l’Esquire a fermé en 1972 en raison de problèmes liés à son permis d’alcool, marquant la fin d’une époque pour le nightlife montréalais.

 

Image: The Gazette, 3 mai 1940, division Postmedia Network Inc.

 

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