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Biddle's Jazz & Ribs (Montréal)

Ouvert en octobre 1981 au 2060, rue Aylmer, Biddle's Jazz & Ribs devient l'une des maisons emblématiques du jazz montréalais des années 1980 et 1990. Créé par l'entrepreneur Georges « George » Durst autour de la personnalité du contrebassiste Charlie Biddle, qui prête son nom au club et s'y produit régulièrement, l'établissement combine restauration, souper-spectacle et jazz. Avec son trio maison et les nombreux musiciens qui gravitent autour de lui, Biddle contribue à faire de l'adresse un important lieu de rencontre et de transmission. Après la mort du musicien en 2003, un conflit portant sur l'utilisation de son nom mène à la transformation définitive du Biddle's en House of Jazz. [1], [2], [3]

1. Présentation

Pendant plus de deux décennies, Biddle's Jazz & Ribs compte parmi les adresses les plus étroitement associées au jazz du centre-ville de Montréal. Installé au 2060, rue Aylmer, près de l'avenue du Président-Kennedy, l'établissement réunit restaurant, bar et salle de spectacle dans une formule où la musique occupe une place centrale. [1]

Son histoire repose sur la rencontre de deux personnalités aux parcours très différents. Georges Durst est un entrepreneur prolifique de la restauration et de la vie nocturne montréalaise. Charlie Biddle est pour sa part un contrebassiste américain établi à Montréal depuis 1948, devenu au fil des décennies une figure importante de la communauté jazz de la ville. [2], [4]

Durst apporte son expérience de restaurateur, son sens du décor et sa capacité à créer des concepts. Biddle apporte son nom, son réseau de musiciens et surtout une présence régulière sur scène. L'association donne au lieu une identité qui dépasse progressivement celle d'un simple restaurant proposant de la musique.

Pour plusieurs musiciens et habitués, Biddle's devient une véritable maison du jazz : un endroit où l'on vient autant entendre un concert que rencontrer ceux qui font vivre cette musique à Montréal.

Précision historique

Qui a réellement fondé le Biddle's?

Charlie Biddle est si étroitement associé au club qu'il est parfois présenté comme son propriétaire ou son cofondateur. Les documents rendus publics lors du litige de 2003 indiquent toutefois que le restaurant appartenait aux intérêts de Georges Durst. En 1981, Biddle avait conclu une entente permettant à Durst d'utiliser son nom pour le club contre une redevance annuelle. Il est donc plus précis de présenter Durst comme l'entrepreneur et propriétaire du lieu, et Biddle comme sa figure musicale centrale et celui qui lui donne son identité. [1]

2. Georges Durst : de l'Alsace à Montréal

En 1957, Georges Durst traverse l'Atlantique en direction du Canada. Âgé de 22 ans, cet ingénieur forestier alsacien rêve alors davantage aux grands espaces qu'à la vie nocturne d'une métropole. [4]

Embauché par Irving Pulp & Paper, il voit toutefois sa première carrière brutalement interrompue lorsqu'une importante vague de licenciements frappe l'entreprise. Il trouve alors un emploi de bagagiste dans un hôtel des Laurentides. [4]

Durst se rapproche ensuite de Montréal et devient barman au Troïka, populaire restaurant russe. C'est dans cet univers de restauration, de musique et de clientèle nocturne qu'il découvre une passion qui orientera le reste de sa carrière : le divertissement. [4]

3. Durst et la vie nocturne montréalaise

À l'âge de 29 ans, Durst ouvre son propre bar, le Don Juan, en association avec Johnny Vago, un vétéran du métier. Le succès de cette première entreprise l'incite rapidement à multiplier les projets. [4]

Durant les années 1970, il est associé à une vingtaine d'établissements et acquiert une réputation pour sa capacité à concevoir des décors spectaculaires et des ambiances fortement caractérisées. [4]

Parmi les établissements liés à son parcours figurent notamment Dominique's, où Gino Vannelli fait ses premières armes, et Tiffany, sur la rue Crescent, où se produit Charlie Biddle. Des personnalités internationales comme Joe Dassin et David Bowie choisissent également certains de ses établissements pour des événements de presse. [4]

Avec les années 1980, Durst adapte ses concepts aux nouvelles habitudes de sa clientèle. La restauration prend davantage d'importance, mais elle demeure étroitement associée à la musique et au divertissement.

Dans le Vieux-Montréal, il développe ainsi un ensemble de trois établissements complémentaires : Les Serres, restaurant français accompagné de musique classique; Le Bijou, où se côtoient jazz, soul et rhythm and blues; puis le Monte Carlo, club privé fréquenté notamment par Pierre Elliott Trudeau et Charles Aznavour. [4]

En 1986, le Monte Carlo devient Zhivago, restaurant slave où cuisine, décor et musique participent pleinement à l'expérience. Omar Sharif et son fils Tarek sont présents lors de l'inauguration. [4]

La méthode Durst

Créer une expérience, pas seulement un restaurant

Décor, cuisine, musique et vie sociale sont constamment combinés dans les établissements de Georges Durst. Cette approche trouvera au Biddle's une formule particulièrement efficace : un véritable club de jazz qui fonctionne en même temps comme restaurant et lieu de divertissement.

4. Le 2060 Aylmer avant Biddle's

L'histoire du Biddle's commence avant que le nom de Charlie Biddle apparaisse sur la façade. Georges Durst exploite sur la rue Aylmer, face au légendaire Club Playboy, un établissement appelé George's. [4]

George's devient ensuite Maxwell. L'établissement est notamment associé à des tournois de backgammon qui attirent une clientèle mondaine à une époque où le jeu connaît une forte popularité. [4]

Autour de 1980, le lieu est également connu comme Maxwell's Comedy Bar. Cette phase précède directement la transformation de l'adresse en club de jazz.

En octobre 1981, le 2060 Aylmer prend une nouvelle identité qui marquera durablement la scène musicale montréalaise : Biddle's Jazz & Ribs. [1]

5. Charlie Biddle

Né à Philadelphie en 1926, Charles Reed Biddle arrive à Montréal en 1948 et choisit de s'y établir. Le contrebassiste devient progressivement une figure familière du jazz montréalais et québécois. [2]

Au cours de sa carrière, il côtoie plusieurs figures majeures du jazz, dont Oscar Peterson, Charlie Parker, Art Tatum, Tadd Dameron et Lionel Hampton. [2], [5]

Biddle ne se limite toutefois pas au rôle d'instrumentiste. Il devient également rassembleur, promoteur et défenseur de la scène locale. En 1979, il organise Jazz Chez Nous, événement souvent considéré comme l'un des précurseurs du Festival international de Jazz de Montréal. [2], [5]

Lorsque Georges Durst développe le projet du Biddle's, Charlie possède donc une chose qu'aucun décor ni concept commercial ne peut fabriquer : une véritable crédibilité auprès des musiciens.

Évolution du 2060, rue Aylmer

Avant 1980
George's
Établissement de Georges Durst sur la rue Aylmer.
1980
Maxwell's
Bar et lieu de divertissement, notamment associé à la comédie.
Octobre 1981
Biddle's Jazz & Ribs
Charlie Biddle donne son nom et son identité musicale au nouveau club.
2003
House of Jazz
Le nom Biddle disparaît et l'établissement poursuit sa vocation jazz.
24 juin 2020
Fermeture
Fin du House of Jazz Montréal au 2060 Aylmer.

6. 1981 : naissance de Biddle's Jazz & Ribs

En octobre 1981, Maxwell cède la place à Biddle's Jazz & Ribs. Le nouveau concept réunit le savoir-faire entrepreneurial de Georges Durst et la personnalité musicale de Charlie Biddle. [1], [4]

Une convention conclue cette année-là autorise Durst à utiliser le nom Biddle pour une boîte de jazz en échange d'une redevance annuelle de 5 000 $. Cette entente explique à la fois la présence du nom sur la façade et la distinction juridique entre Charlie Biddle et l'entreprise qui exploite le restaurant. [1]

Dans les faits, Biddle joue toutefois un rôle qui dépasse largement celui d'un simple porte-parole. Il se produit fréquemment au club, dirige différentes formations et devient l'âme musicale de l'établissement.

1981

Une association particulière

GEORGES DURST — propriétaire et entrepreneur
CHARLIE BIDDLE — nom, présence musicale et trio maison
2060 AYLMER — restaurant, jazz et souper-spectacle

7. Jazz, cuisine et souper-spectacle

Biddle's développe une formule où repas et concert sont étroitement liés. Le public peut dîner tout en assistant à des prestations présentées à quelques mètres des tables.

La cuisine acquiert notamment une réputation pour son poulet et ses côtes levées à la louisianaise. Cette inspiration du sud des États-Unis s'accorde naturellement avec l'image du jazz et contribue à donner au lieu une personnalité reconnaissable. [4]

La musique n'est cependant pas un simple accompagnement au repas. Le club propose une programmation régulière, parfois répartie sur plusieurs plages au cours d'une même soirée. Des musiciens locaux et des artistes de passage s'y succèdent, tandis que Charlie Biddle assure une présence constante. [6]

Cette formule permet au Biddle's de réunir des clientèles très différentes : amateurs de jazz, touristes, étudiants, gens d'affaires, musiciens et habitués de la vie nocturne montréalaise.

8. Le trio maison

L'une des caractéristiques fondamentales du Biddle's demeure le trio maison dirigé par Charlie Biddle. Le contrebassiste ne fait pas que prêter son nom au lieu : il monte régulièrement sur scène et crée un noyau musical autour duquel peuvent graviter de nombreux instrumentistes.

Au fil des années, Biddle joue notamment avec les pianistes Oliver Jones, Steve Holt, Wray Downes et Jon Ballantyne. [2], [5]

Son association avec Oliver Jones est particulièrement importante. Dans les années 1980, le pianiste fait partie de ceux dont la carrière se développe dans l'environnement du Biddle's, et le club devient rapidement un point de repère du jazz montréalais. [7]

Biddle aime également se présenter au public avec une formule pleine d'humour : « Charlie Biddle on the fiddle », manière de jouer sur le rapprochement entre son nom et son instrument.

9. Une maison du jazz montréalais

Au fil des années, le Biddle's devient beaucoup plus qu'une salle où l'on vient voir un spectacle programmé. La présence régulière des musiciens en fait un point de rencontre naturel pour une partie de la communauté jazz montréalaise.

Des instrumentistes établis y côtoient des musiciens plus jeunes, des artistes de passage et des habitués. On vient jouer, écouter, manger, discuter ou simplement terminer la soirée après un autre engagement.

Cette dimension sociale est particulièrement importante dans une musique historiquement façonnée par les clubs et les jam sessions. Le Biddle's offre précisément ce type d'environnement : un lieu où la frontière entre la scène, le public et la communauté musicale demeure relativement perméable.

Charlie Biddle se trouve au centre de ce réseau. Sa présence contribue à donner au lieu un caractère presque familial : dans l'esprit de plusieurs habitués, on ne va pas seulement au Biddle's, on va chez Charlie.

10. Un lieu de transmission

Le Biddle's joue également un rôle dans le développement de jeunes musiciens. La formule du trio maison permet à des instrumentistes moins expérimentés de côtoyer des artistes établis et d'apprendre directement sur scène.

Dans le jazz, cette transmission constitue historiquement une partie essentielle de l'apprentissage. Écouter, accompagner et improviser avec des musiciens plus chevronnés permet d'acquérir une expérience que l'enseignement formel ne peut entièrement reproduire.

Le club fonctionne ainsi comme un lieu-école informel, où les générations se croisent et où le savoir musical circule au contact direct des artistes.

Culture de club

Apprendre sur scène

Le rôle historique des clubs de jazz ne se limite pas à présenter des concerts. Ils servent aussi de lieux de rencontre, de répétition sociale et de transmission entre musiciens. La présence régulière de Charlie Biddle donne au Biddle's une fonction particulièrement forte dans ce domaine.

11. Biddle's au cinéma

À la fin des années 1990, le Biddle's obtient une visibilité inhabituelle lorsqu'il apparaît dans le film The Whole Nine Yards, tourné à Montréal avec Bruce Willis et Matthew Perry et sorti en 2000. [2]

Le club apparaît sous sa véritable identité. Charlie Biddle participe lui-même au tournage, tandis que sa fille Stephanie Biddle chante dans la scène. [2]

Cette apparition constitue aujourd'hui un témoignage visuel précieux du Biddle's à la fin de son histoire, alors que le lieu possède déjà près de vingt années d'activité sous ce nom.

12. Du Biddle's à La Cage aux Sports

Pour Georges Durst, Biddle's constitue également un laboratoire commercial. La popularité du poulet et des côtes levées à la louisianaise servis au club lui inspire un concept qui sera développé à beaucoup plus grande échelle : La Cage aux Sports. [4]

En une dizaine d'années, Durst développe 43 établissements de la chaîne. Son succès lui vaut notamment le titre de « Meilleur créateur d'emplois au Canada » en 1987, puis celui de « Restaurateur de l'année » en 1993. [4]

Son entreprise est éventuellement inscrite à la Bourse de Montréal sous le nom de Sportscène. Durst poursuit parallèlement des activités dans l'immobilier, la finance, la technologie et le cinéma. [4]

Collectionneur d'art, il intègre également plusieurs de ses acquisitions aux décors de ses restaurants, allant jusqu'à suspendre de véritables avions dans certains établissements de La Cage aux Sports. [4]

13. 2003 : mort de Charlie Biddle

Charlie Biddle meurt en février 2003, à l'âge de 76 ans. Sa disparition marque un tournant majeur dans l'histoire de l'établissement qui porte son nom depuis plus de vingt ans. [1], [2]

Dans l'esprit du public, Charlie Biddle et Biddle's sont alors si étroitement associés qu'il peut sembler naturel que le restaurant continue d'utiliser son nom.

Sur le plan juridique, la situation est cependant beaucoup plus complexe. L'établissement appartient aux intérêts de Georges Durst, tandis que le nom et l'image de Charlie Biddle constituent désormais un héritage que sa famille souhaite contrôler.

Le désaccord se transporte rapidement devant les tribunaux.

14. Le nom Biddle devant les tribunaux

Le 23 juin 2003, la Cour supérieure accorde à la famille Biddle une injonction interlocutoire interdisant au Club de jazz Biddle Inc. et à Georges Durst d'utiliser le nom et l'effigie de Charlie Biddle en relation avec l'établissement de la rue Aylmer. [1]

La décision est maintenue par la Cour d'appel deux jours plus tard. La juge Claudette Picard reconnaît le droit de la famille à contrôler l'utilisation du nom du défunt. [1]

Le litige révèle publiquement les modalités de l'entente initiale : en 1981, Charlie Biddle avait autorisé Durst à utiliser son nom pour une boîte de jazz contre une redevance annuelle de 5 000 $. Selon l'avocat de la famille, cette entente avait toutefois pris fin quelques années avant la mort du musicien. [1]

Sa veuve, Constance Biddle, rappelle alors un élément fondamental : « le restaurant n'a jamais appartenu aux Biddle ». La famille souhaite protéger l'intégrité du nom et de l'image du musicien. [1]

Précision historique

Biddle's n'était pas la propriété de Charlie Biddle

Le conflit de 2003 révèle une distinction demeurée presque invisible pendant plus de vingt ans. Le public associait naturellement Charlie Biddle au club, mais juridiquement le restaurant et le nom du musicien étaient deux réalités différentes. Georges Durst exploitait le lieu; Charlie Biddle en avait autorisé l'utilisation de son nom.

Le conflit se règle finalement en 2005. La famille obtient une indemnité de 30 000 $ et le nom ainsi que l'effigie de Charlie Biddle doivent être retirés de la promotion de l'établissement. [3]

15. Du Biddle's au House of Jazz

Le changement de nom ne signifie pas la disparition du club de jazz du 2060 Aylmer. Dès 2003, l'établissement poursuit sa vocation sous une nouvelle identité : House of Jazz, également appelée Maison du Jazz. [1], [8]

Le restaurant conserve plusieurs caractéristiques du Biddle's : musique en direct, restauration et formule souper-spectacle. Le décor devient toutefois l'une des signatures les plus visibles de la nouvelle période, avec lustres, boiseries, vitraux et objets d'art. [8]

La programmation demeure fortement associée au jazz montréalais. Oliver Jones et Ranee Lee figurent parmi les artistes liés à l'histoire du lieu. [8]

En 2015, une nouvelle succursale du House of Jazz ouvre à Laval. À Montréal, l'établissement utilise également à partir de 2018 l'appellation House of Jazz by Oliver Jones. [8]

Le 24 juin 2020, la fermeture définitive du House of Jazz Montréal est annoncée. La pandémie et les difficultés commerciales qui l'accompagnent mettent ainsi fin à près de quatre décennies de jazz au 2060, rue Aylmer sous les noms Biddle's puis House of Jazz. [9]

16. Importance historique

Biddle's Jazz & Ribs occupe une place particulière dans l'histoire du jazz montréalais parce que son identité repose autant sur un musicien que sur une adresse.

Georges Durst possède l'expérience nécessaire pour créer et exploiter un établissement réunissant restauration, spectacle et vie nocturne. Charlie Biddle lui apporte quelque chose de différent : une présence, un réseau et une légitimité directement issus du milieu musical.

Le résultat est un lieu où le jazz n'est pas simplement programmé, mais vécu quotidiennement. Des musiciens s'y produisent, s'y rencontrent, y développent leur métier et y côtoient leur public.

L'histoire du Biddle's constitue aussi un chapitre important dans l'évolution des clubs de jazz montréalais après la disparition progressive des grands cabarets de l'après-guerre. La formule restaurant-club permet au jazz de conserver une présence permanente au centre-ville sous une nouvelle forme.

Le House of Jazz prolongera cette vocation jusqu'en 2020, mais le conflit entourant le nom de Charlie Biddle rappelle finalement à quel point l'identité originale du club était indissociable de celui qui lui avait donné son nom.

Dans l'histoire des salles montréalaises

Une adresse, plusieurs vies

GEORGE'S — établissement de Georges Durst
MAXWELL'S — bar et divertissement
1981 — Biddle's Jazz & Ribs
2003 — House of Jazz / Maison du Jazz
2020 — fermeture du House of Jazz Montréal

17. Notes & sources

  1. DANIEL LEMAY, « Le Biddle's passe du jazz à la cour », La Presse, 3 juillet 2003.
    L'article documente le litige opposant la famille de Charlie Biddle à Georges Durst et au Club de jazz Biddle Inc. Il rappelle l'entente conclue en 1981, la redevance annuelle de 5 000 $, l'injonction rendue le 23 juin 2003 et le fait que le restaurant n'a jamais appartenu à la famille Biddle.
  2. ED HAMILTON, article consacré à Charlie Biddle, All About Jazz, 12 avril 2003.
    Portrait du contrebassiste après sa mort, de son parcours à Montréal et de son rôle dans la communauté jazz. La source évoque également le Biddle's, son trio et la présence de Charlie Biddle dans The Whole Nine Yards.
  3. CANADIAN PRESS, dépêches publiées en 2005 sur le règlement intervenu entre la famille Biddle et les intérêts de Georges Durst.
    Le règlement prévoit une indemnité de 30 000 $ et le retrait du nom et de l'image de Charlie Biddle de l'établissement.
  4. LA VRAIE VIE, « Le rêve ultime de Georges Durst ».
    Portrait biographique de Georges Durst retraçant son arrivée au Canada en 1957, ses débuts au Troïka, la création du Don Juan, George's, Maxwell, ses nombreux établissements de divertissement, Biddle's, La Cage aux Sports et ses activités entrepreneuriales.
  5. JUSTIN TIME RECORDS et notices biographiques consacrées à Charlie Biddle.
    Sources retraçant son installation à Montréal, son parcours de contrebassiste, son rôle de rassembleur et l'organisation de Jazz Chez Nous en 1979.
  6. LA SCENA MUSICALE, programmations et publicités de Biddle's au début des années 2000.
    Ces documents témoignent d'une programmation régulière répartie sur plusieurs soirs de la semaine, comprenant notamment des prestations de Charlie Biddle et de nombreux musiciens montréalais.
  7. MOEBIUS / ÉRUDIT, articles et témoignages consacrés au jazz montréalais et à la création de Justin Time Records.
    Une rencontre avec Oliver Jones au Biddle's en 1983 est notamment évoquée, illustrant le rôle du club comme lieu de rencontre de la communauté jazz montréalaise.
  8. HOUSE OF JAZZ / MAISON DU JAZZ, documentation historique et publicitaire.
    Le House of Jazz poursuit au 2060, rue Aylmer la formule restaurant-jazz issue du Biddle's. La période comprend notamment l'ouverture d'une succursale à Laval en 2015 et l'utilisation ultérieure de l'appellation House of Jazz by Oliver Jones.
  9. T'CHA DUNLEVY, Montreal Gazette, 24 juin 2020.
    Article annonçant la fermeture définitive du House of Jazz Montréal et retraçant le rôle historique de l'établissement dans la scène jazz montréalaise.
  10. MONTRÉAL CONCERT POSTER ARCHIVE.
    Documentation, chronologies, archives de programmation et recherches consacrées au Biddle's Jazz & Ribs, au House of Jazz, à Charlie Biddle et à Georges Durst.

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