Théâtre Granada / Théâtre Denise-Pelletier (Montréal)
Immense cinéma de quartier inauguré en 1930 au cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, le Théâtre Granada, conçu par l’architecte Emmanuel Arthur Doucet et décoré par Emmanuel Briffa, était l’un des plus vastes et des plus somptueux movie palaces de Montréal. Transformé dans les années 1970 en Théâtre Denise-Pelletier, il demeure aujourd’hui une importante salle de spectacle consacrée au théâtre et à la médiation culturelle auprès des étudiant·e·s.
1. Présentation & statut actuel
Le Théâtre Denise-Pelletier est aujourd’hui un lieu théâtral majeur de Montréal, qui abrite à la fois une compagnie de création et un équipement culturel. Installé dans l’ancien cinéma Granada, il se situe sur la rue Sainte-Catherine Est, à l’angle de l’avenue Morgan, au cœur du quartier Hochelaga-Maisonneuve. La mission actuelle de la maison est fortement orientée vers le théâtre destiné aux étudiant·e·s : chaque saison, le théâtre présente des spectacles qui s’adressent en priorité aux publics scolaires, tout en demeurant ouvert au grand public et en accueillant d’autres compagnies invitées.
Le complexe comprend aujourd’hui deux salles : la salle Denise-Pelletier, grande salle à l’italienne d’environ 800 places, issue de la transformation de l’ancien auditorium du Granada, et la salle Fred-Barry, studio modulable d’une centaine de places, inauguré en 1978 et consacré particulièrement à l’essai, à la création émergente et aux formes plus expérimentales.
Du point de vue de sa mission, le TDP se présente comme un « lieu de découvertes théâtrales » dont l’objectif central est de « donner naissance aux spectateurs de demain » en conviant les adolescent·e·s à découvrir les grandes œuvres de la dramaturgie d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. L’institution insiste sur le caractère marquant de ces rencontres entre artistes et publics, conçues comme des expériences théâtrales dont le souvenir doit rester impérissable.
Les chiffres communiqués par le TDP illustrent l’ampleur de cette mission : depuis 1964, plus de 5 millions de spectateur·rice·s, tous publics confondus, ont franchi ses portes et assisté à quelque 10 000 représentations issues d’environ 500 productions. Chaque année, ce sont quelque 50 000 étudiant·e·s provenant d’environ 250 écoles qui prennent part à l’une ou l’autre des représentations, ateliers ou conférences, tandis que plus de 250 collaborateur·rice·s (concepteur·rice·s, interprètes, technicien·ne·s, personnel administratif) contribuent à mettre en valeur une douzaine de spectacles par saison. Depuis la création de la compagnie, la maison a publié plus de 111 numéros des Cahiers du TDP et vu défiler plus de 2 300 interprètes sur ses différentes scènes.
2. Construction & ouverture du cinéma Granada (1928-1930)
Le cinéma Granada est conçu à la fin des années 1920 par l’architecte montréalais Emmanuel Arthur Doucet pour le compte de la United Amusement Corporation, filiale de la chaîne United Theatres associée à Famous Players. Les travaux débutent vers 1928-1929, dans un contexte d’expansion rapide du cinéma parlant et de multiplication des salles de quartier à Montréal. L’édifice est implanté sur un vaste terrain en bordure de la rue Sainte-Catherine Est, tout près du parc Morgan et des artères commerciales d’Hochelaga-Maisonneuve ; les publicités de l’époque insistent sur le fait que l’immeuble occupe une superficie au sol plus grande que n’importe quel autre théâtre du pays.
Plusieurs annonces parues dans La Presse et le Montreal Daily Star au mois de mars 1930 détaillent l’ouverture prochaine du « nouveau théâtre Granada » pour les citoyen·ne·s de la partie Est de la ville. On y apprend que la salle, présentée comme le 20e théâtre United à Montréal, est équipée du tout dernier système sonore Northern Electric, dispose d’un système de ventilation remplaçant complètement l’air de la salle toutes les 60 secondes et offre une capacité annoncée de « 2 000 sièges » — chiffre qui variera légèrement selon les sources ultérieures. Les articles du Montreal Star chiffrent le coût de construction à environ 500 000 $, somme colossale pour l’époque, et soulignent que toutes les places se trouvent sur un seul niveau, avec une galerie arrière surélevée.
La grande ouverture a lieu le vendredi 28 mars 1930 à 20 h 15. Le programme combine spectacle vivant et cinéma : sur scène, Bill Munro and his Frolics Cabaret Orchestra accompagné d’une vingtaine d’artistes, dont le maître de cérémonie Larry Vincent, des numéros de cabaret (De Rosa et Sorria, Jean Winslow, Adele Walker, Suzan Alain, les 12 danseuses de Dora Marshall, etc.), puis, à l’écran, la comédie musicale Sunny Side Up mettant en vedette Janet Gaynor et Charles Farrell. Les dirigeants de United Amusement, Ernest A. Cousins et Isidore Crépeau, prennent la parole lors de cette soirée inaugurale, qui est présentée comme l’événement le plus ambitieux jamais organisé par la chaîne pour l’ouverture d’une nouvelle salle.
3. Architecture, décor & expérience « atmospheric »
Le Granada s’inscrit dans la grande vague des movie palaces des années 1920. À l’extérieur, Doucet conçoit une façade monumentale de style Beaux-Arts : composition symétrique, ordres verticaux marqués, corniche et marquise qui affirment la présence de l’édifice sur la rue Sainte-Catherine Est. L’intérieur est confié au célèbre décorateur Emmanuel Briffa, qui signe également à Montréal les décors du Rialto, du Snowdon, du Seville et de nombreux autres cinémas. Le Granada devient ainsi l’un de ses projets phares.
Les descriptions publiées dans le Montreal Star en mars 1930 dépeignent un immense auditorium rectangulaire coiffé d’un plafond de « ciel nocturne », typique des atmospheric theatres. Les murs sont revêtus de grands panneaux texturés encadrés de baguettes décoratives, le proscenium est décrit comme « remarquablement noble », et l’arc de scène s’ouvre sur une vaste scène équipée d’une galerie de cintres. Des loges latérales encadrent l’arrière de la salle, tandis qu’une galerie unique se déploie au-dessus des derniers rangs. La cabine de projection est dissimulée dans un corps central décoré de bacs à fleurs et d’auvents, renforçant l’illusion architecturale.
Le bloc d’entrée comprend un lobby extérieur sur la rue Sainte-Catherine, puis un grand hall intérieur courant sur toute la largeur du bâtiment, rythmé de pilastres de marbre et de panneaux décoratifs. On y trouve des salons et un fumoir pour messieurs, le tout luxueusement aménagé. Sous la scène, des loges d’artistes et un vaste fossé d’orchestre pouvant accueillir environ 25 musiciens témoignent du double rôle de la salle, pensée autant pour le spectacle vivant que pour le cinéma parlant. L’ensemble de la structure est réalisé en béton armé et acier, avec des murs épaissis et une attention particulière à la sécurité incendie, dans un contexte encore marqué par la tragédie du Laurier Palace (1927).
Dès les années 1930, certains critiques considèrent le Granada comme le plus beau théâtre de Montréal au sein du réseau United ; un article du Montreal Gazette en 1973, revenant sur l’âge d’or des grandes salles, place encore le Granada parmi les réalisations les plus abouties de Briffa et des movie palaces montréalais.
4. Cinéma de quartier majeur de l’Est (1930-1976)
Durant plus de quatre décennies, le Granada fonctionne comme cinéma de quartier haut de gamme au service d’une population de plus de 100 000 personnes dans l’Est de Montréal. United Amusement adopte une politique de double programme, d’abord principalement en anglais : on y présente les grandes productions hollywoodiennes, des actualités filmées et, à l’occasion, des spectacles sur scène. Au fil du temps, la programmation se francise progressivement, et les sources indiquent que le cinéma passe surtout aux versions françaises au début des années 1960.
Comme beaucoup de grandes salles montréalaises, le Granada subit à partir des années 1950-1960 la concurrence des téléviseurs, des cinémas de centres commerciaux et des salles multiplexes. Bien qu’il demeure un repère architectural dans Hochelaga-Maisonneuve, la fréquentation décline, les coûts d’entretien d’un édifice aussi vaste augmentent, et le modèle économique des grands movie palaces mono-salle devient de plus en plus fragile. Le Granada ferme finalement ses portes comme cinéma en 1976, au moment même où de nombreuses autres salles de la chaîne United disparaissent ou sont démolies.
5. Conversion en Théâtre Denise-Pelletier (1976-années 1980)
En 1976, l’édifice est acquis par la Nouvelle Compagnie théâtrale (NCT), fondée le 29 février 1964 par les comédiens Gilles Pelletier, Françoise Graton et Georges Groulx. Cette date correspond à une représentation historique d’Iphigénie de Racine présentée pour la première fois au Québec devant un public exclusivement étudiant, événement considéré comme l’acte de naissance de la NCT et du théâtre scolaire professionnel au Québec. Dès ses débuts, la compagnie se donne pour mission de présenter aux élèves les chefs-d’œuvre de la dramaturgie universelle.
Dès 1966, la NCT lance la série des Cahiers, outils pédagogiques destinés aux enseignant·e·s et aux classes, dont le premier numéro compte sept pages ; la collection atteindra plus de cent numéros au début des années 2010. En 1971, la compagnie met sur pied les Ateliers de la NCT, un laboratoire où de jeunes auteurs travaillent leurs textes avec des acteur·rice·s ; ces ateliers préfigurent la future salle Fred-Barry comme espace d’essai permanent.
Lorsqu’elle devient propriétaire du Granada en 1976, la NCT choisit de conserver et de transformer le cinéma pour en faire une grande salle de théâtre plutôt que de le démolir. Sous la direction de l’architecte Jean-Guy Brodeur et du scénographe Claude Fortin, l’intérieur est profondément remanié : le balcon est supprimé, la pente de la salle est refaite, la scène est considérablement agrandie et la capacité réduite à environ 850 places afin d’améliorer la visibilité et le confort.
Le théâtre rénové est inauguré le 14 octobre 1977 sous le nom de Théâtre Denise-Pelletier, en hommage à la comédienne Denise Pelletier (1923-1976), figure marquante du théâtre québécois et collaboratrice de la première heure de la NCT. En 1978, une petite salle d’essai attenante est ouverte : la salle Fred-Barry, nommée en l’honneur de Fred Barry, offre environ 120-130 places dans un espace flexible dédié à la création, aux laboratoires et aux projets de jeunes compagnies.
Au fil du temps, la compagnie adopte officiellement le nom de son lieu d’attache : en 1997, la Nouvelle Compagnie théâtrale devient officiellement le Théâtre Denise-Pelletier (TDP), scellant l’association entre la compagnie et l’ancienne salle Granada. À partir de cette période, le bâtiment cesse d’être identifié dans la presse comme « Granada » pour devenir progressivement, dans l’imaginaire collectif, le Théâtre Denise-Pelletier.
6. Rénovations récentes & reconnaissance patrimoniale
Entre 2008 et 2010, le Théâtre Denise-Pelletier fait l’objet d’une importante campagne de rénovation sous la direction de la firme d’architectes Saia Barbarese Topouzanov. Les travaux, évalués à environ 11 millions de dollars, portent notamment sur l’agrandissement de la scène, la reconstruction de la pente de la salle, la mise à niveau des passerelles, des équipements électriques et du système de cintres, qui retrouve alors un fonctionnement par contrepoids inspiré des dispositifs d’antan. Le foyer d’origine et le hall d’entrée font l’objet d’une restauration soignée, de même que la façade, où une nouvelle marquise est installée.
Ces interventions s’inscrivent dans un mouvement plus large de réhabilitation des anciens cinémas montréalais. Le Granada / Théâtre Denise-Pelletier fait partie des immeubles mis en valeur par les programmes municipaux de protection du patrimoine architectural ; la Ville de Montréal souligne notamment la qualité de la restauration de sa façade et le maintien de sa vocation culturelle. Aujourd’hui, l’édifice est cité comme exemple de reconversion réussie d’un grand cinéma de quartier en lieu de théâtre vivant, contribuant de façon centrale à la vie culturelle d’Hochelaga-Maisonneuve.
Si l’intérieur actuel ne correspond plus exactement à l’aménagement imaginé par Briffa en 1930, plusieurs éléments architecturaux — volumétrie générale, hall d’entrée, façade, certains détails décoratifs — témoignent encore de l’époque du movie palace. À travers ses différentes transformations, le bâtiment conserve ainsi une double mémoire : celle d’un cinéma atmosphérique de l’entre-deux-guerres et celle d’un théâtre de création contemporain.
En 2011, le TDP et la firme Saia Barbarese Topouzanov reçoivent le 1er prix du jury de l’Ordre des architectes du Québec (catégorie Conservation et restauration), récompensant la capacité du projet à conserver le cachet Beaux-Arts d’origine tout en y intégrant des interventions contemporaines.
7. Chronologie rapide
- 1928-1929 — Construction du cinéma Granada pour United Amusement, sur plans d’Emmanuel Arthur Doucet et décor d’Emmanuel Briffa.
- 28 mars 1930 — Grande ouverture du Granada : programme de variétés (Bill Munro & Frolics Cabaret Orchestra, Larry Vincent, etc.) et film Sunny Side Up.
- Années 1930-1950 — Fonctionnement comme grand cinéma de quartier de l’Est, réputé pour son décor atmospheric et ses doubles programmes.
- 29 février 1964 — Fondation de la Nouvelle Compagnie théâtrale (NCT) par Gilles Pelletier, Françoise Graton et Georges Groulx à l’occasion d’une représentation d’Iphigénie de Racine devant un public exclusivement étudiant.
- 1966 — Publication du premier Cahier de la NCT, livret pédagogique d’accompagnement aux spectacles (sept pages).
- 1971 — Création des Ateliers de la NCT, laboratoire d’écriture et de jeu qui préfigure la future salle Fred-Barry.
- Début des années 1960-1970 — Programmation de plus en plus francophone au Granada ; poursuite de l’exploitation sous la bannière United.
- 1976 — Fermeture du Granada comme cinéma ; acquisition du bâtiment par la Nouvelle Compagnie théâtrale.
- 1976-1977 — Travaux de transformation : agrandissement de la scène, suppression du balcon, reconfiguration de la salle à env. 850 places.
- 14 octobre 1977 — Inauguration du Théâtre Denise-Pelletier.
- 1978 — Ouverture de la salle Fred-Barry (environ 120-130 places) comme studio d’essai permanent consacré à la découverte et à la création.
- 1997 — La NCT adopte officiellement le nom de Théâtre Denise-Pelletier ; la compagnie et le lieu portent désormais la même appellation.
- 2008-2010 — Rénovation majeure du bâtiment (scène, salle, foyer, façade, marquise) sous la direction de Saia Barbarese Topouzanov.
- 2011 — Prix de l’Ordre des architectes du Québec pour les travaux de conservation et de restauration du TDP.
- Depuis 2010 — Poursuite des activités du Théâtre Denise-Pelletier ; le bâtiment est reconnu comme un témoin important de l’histoire des cinémas et du théâtre à Montréal, accueillant chaque année quelque 50 000 étudiant·e·s.
8. Défis contemporains : financement, entretien et mission sociale
Au début des années 2020, le Théâtre Denise-Pelletier traverse une période financièrement délicate qui met en lumière la fragilité structurelle des institutions artistiques logées dans des bâtiments patrimoniaux. Après avoir affiché des surplus de l’ordre de quelques centaines de milliers de dollars en 2022, le TDP se retrouve rapidement en déficit : environ -325 000 $ en 2023 puis -360 000 $ en 2024, selon les données publiques compilées par le quotidien Le Devoir. La direction parle d’un « écart mathématique » qui se creuse d’année en année, signe que le modèle de financement actuel ne suffit plus à absorber l’ensemble des charges.
Cette bascule s’explique notamment par les effets différés de la pandémie. Pendant l’arrêt des activités scéniques, les subventions de fonctionnement ont été maintenues, ce qui a créé un coussin de surplus cumulés. Or, ces réserves sont désormais épuisées, alors même que l’inflation, la hausse de tous les postes de dépense (assurances, énergie, matériaux, salaires) et les coûts d’entretien d’un immeuble de près de cent ans se sont nettement accentués. La direction du TDP souligne qu’aucune augmentation de l’aide au fonctionnement du CALQ n’est intervenue depuis 2017, accentuant l’écart entre les revenus récurrents et les charges incompressibles.
Une part importante de la pression financière provient du statut même de l’édifice : environ 23 % du budget annuel est consacrée aux frais liés au bâtiment (entretien, mises aux normes, assurances, réparations d’urgence). En 2023-2024, par exemple, la façade extérieure menaçant de s’effriter a dû être consolidée en urgence pour environ 175 000 $. À l’intérieur, la salle Fred-Barry présente un plancher dont le dénivelé peut atteindre 7,6 cm, ce qui pose des enjeux de sécurité pour l’utilisation de la nacelle d’éclairage ; la direction évoque aussi des équipements désuets, des risques d’infiltration et des contraintes liées à la nappe phréatique, qui complexifient les solutions techniques. Autant d’interventions nécessaires qui viennent rogner sur les budgets consacrés à la création.
Parallèlement, le TDP doit composer avec un retour incomplet du public scolaire. Avant la COVID-19, les élèves représentaient environ 66 % de la fréquentation annuelle ; ils ne comptent plus que pour 55 % des spectateurs, ce qui traduit la perte de certaines habitudes de sorties parascolaires et l’arrivée d’une nouvelle génération d’enseignant·e·s avec qui il faut rebâtir des liens. La politique tarifaire, qui maintient le billet étudiant à 25 $, demeure centrale à la mission sociale de la maison, mais implique qu’« même quand un spectacle joue complet », il est rare que les seuls revenus de billetterie couvrent intégralement les coûts de production.
La direction plaide donc pour une distinction claire entre le financement du lieu et celui de la mission artistique. En l’état, le TDP est évalué par ses pairs « au plan artistique », sans enveloppe dédiée à la gestion d’un cinéma historique transformé en théâtre dont l’entretien relève presque d’une logique de conservation patrimoniale. L’idée d’un double financement — l’un pour l’édifice, l’autre pour la programmation et la médiation — est avancée comme une piste de solution. Si la philanthropie et le financement privé ont connu une légère progression (autour de 6 % du budget), la direction rappelle qu’ils ne peuvent constituer une réponse complète aux défis actuels et réaffirme sa confiance dans le rôle structurant de l’État pour assurer la pérennité d’un équipement culturel qui demeure, à la fois, un lieu de mémoire cinématographique et un acteur essentiel de la formation des spectateurs de demain.
9. Notes & sources
- Théâtre Denise-Pelletier – fiches institutionnelles : site officiel du Théâtre Denise-Pelletier (rubriques « À propos », historique et mission) ; fiches de l’Encyclopédie canadienne et de bases de données culturelles québécoises (description des salles actuelles, mission auprès des étudiant·e·s, dates de transformation et d’inauguration).
- Chronologies spécialisées : entrée « Théâtre Granada » dans la chronologie de Montréal (UQAM) et notices historiques en ligne (date d’ouverture du 28 mars 1930, acquisition par la NCT, renommage en Théâtre Denise-Pelletier en 1977).
- Fiches architecturales : dictionnaire biographique de l’architecte Emmanuel Arthur Doucet (mention du projet Granada Theatre, 1928-1929) ; fiches patrimoniales de la Ville de Montréal pour le 4353-55, rue Sainte-Catherine Est, incluant les mentions d’Opération patrimoine architectural.
- Décorateur Emmanuel Briffa : notices de Parcs Canada et de diverses encyclopédies (répertoire de ses cinémas, rôle dans la décoration du Granada, importance de son œuvre au Canada).
- Descriptifs du cinéma Granada (période cinéma) : fiche Cinema Treasures « Granada / Théâtre Denise-Pelletier » (ouverture le 28 mars 1930 avec Sunny Side Up, exploitation par United Amusement, fermeture en 1976, description sommaire de la salle atmospheric et de la politique de doubles programmes).
- Explorations patrimoniales grand public : articles de vulgarisation sur l’histoire des cinémas de Montréal et sur le Théâtre Denise-Pelletier (style Beaux-Arts, capacité de 1 685 places, attribution de l’intérieur à Briffa, mention du caractère « plus beau théâtre de Montréal » selon des témoignages d’époque).
- Documents de la NCT / Théâtre Denise-Pelletier : textes institutionnels sur l’acquisition du Granada en 1976, la transformation architecturale menée par Jean-Guy Brodeur et Claude Fortin, l’inauguration de la salle Denise-Pelletier (1977) et de la salle Fred-Barry (1978), ainsi que la description des travaux de rénovation de 2008-2010.
- Publicités de lancement – La Presse (26, 28 et 29 mars 1930) : annonces en français détaillant la localisation (« rue Sainte-Catherine Est, près/à l’angle du boulevard Morgan »), la capacité de 2 000 sièges, la ventilation, le système sonore Northern Electric et la liste complète des artistes du programme d’ouverture (Bill Munro, Larry Vincent, De Rosa et Sorria, etc.), ainsi que la pleine page présentant l’ensemble du réseau des « United Theatres ».
- Articles du Montreal Daily Star et du Montreal Star (27 et 28 mars 1930) : textes en anglais décrivant le Granada comme le plus vaste théâtre de la chaîne United, détaillant le plan de la salle (auditorium rectangulaire, ciel nocturne, galerie unique, loges latérales), le coût de 500 000 $, la capacité « de plus de 2 000 places », le hall de marbre, la fosse d’orchestre pour 25 musiciens, la structure en béton et acier et le rôle d’Emmanuel Briffa comme concepteur du décor intérieur.
- Article du Saturday Gazette (13 octobre 1973) – « The reign of the “queens” draws to a close » : retour nostalgique sur l’ère des grands cinémas montréalais, où le Granada est cité comme l’une des plus belles réalisations de United et de Briffa, au même rang que le Palace, le Capitol, le Rialto ou le Seville.
- Textes de vulgarisation patrimoniale sur les cinémas montréalais : billets de blogue et chroniques d’histoire urbaine mentionnant le Granada comme exemple de réhabilitation réussie d’un ancien cinéma en théâtre (notamment dans le contexte d’Hochelaga-Maisonneuve).
- Rénovations 2008-2010 : communiqués, articles de presse et documents de la firme Saia Barbarese Topouzanov décrivant l’agrandissement de la scène, la reprise de la pente de salle, la restauration du foyer et de la façade, l’installation d’une nouvelle marquise et la mise à niveau des systèmes électriques et de cintres.
- Notices encyclopédiques et bases de données culturelles : résumés historiques du Théâtre Denise-Pelletier/Granada dans diverses encyclopédies en ligne et bases de données patrimoniales, confirmant les dates clés (1928-1930 : construction et ouverture, 1976-1978 : transformation en théâtre, années 2000 : rénovation) et les chiffres de capacité.
- Archives MCPA – Montréal Concert Poster Archive : textes de synthèse, affiches et coupures de presse réunis sur le site MCPA concernant l’ouverture du Granada, ses programmes de cinéma, puis la transition vers le Théâtre Denise-Pelletier, utilisés ici comme fil conducteur et pour la sélection d’illustrations.
- Page « À propos » du Théâtre Denise-Pelletier : historique détaillé de la NCT/TDP (fondation en 1964, création des Cahiers et des Ateliers, acquisition du Granada, changement de nom en 1997), données chiffrées (5 millions de spectateurs, 50 000 étudiant·e·s par an, 250 collaborateur·rice·s, 111 Cahiers, 2 379 interprètes), description de la mission (« donner naissance aux spectateurs de demain ») et présentation des différents secteurs d’activité de la maison.
- Photo du Théâtre Granada : BAnQ, Fonds La Presse, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4522738
- Défis financiers récents : Catherine Lalonde, « En déficit, le Théâtre Denise-Pelletier ne voit “pas d’issue” », Le Devoir, texte publié et mis à jour le 5 mai (données budgétaires 2022-2024, part des dépenses consacrée au bâtiment, état de la façade et du plancher de la salle Fred-Barry, évolution de la fréquentation scolaire, citations de la directrice générale Stéphanie Laurin sur le financement public, la philanthropie et la mission sociale du TDP).
















