L’Olympia de Montréal (Montréal)
Salle de spectacle historique et modulable située au cœur de la rue Sainte-Catherine Est. Construite en 1925, elle est considérée comme l’un des joyaux du patrimoine culturel et architectural de Montréal : un héritage de théâtre cinématographique au cachet unique, accordé à une convivialité actuelle inégalée. [7]
1. Présentation
L’Olympia de Montréal marie patrimoine et technique moderne. Sa localisation sur la rue Sainte-Catherine assure une accessibilité de premier plan, tandis que son histoire emboîte plusieurs vies de salles : Moulin Rouge, Amherst, Arlequin, puis Olympia. [7]
2. Chronologie des noms (site)
- 17 sept. 1910 — Ouverture du Théâtre Moulin Rouge (≈350 places) près du Ouimetoscope. [1], [2]
- 1925 — Démolition de l’ancien bloc; construction d’un nouveau bâtiment.
- 7 fév. 1926 — Ouverture du Théâtre Amherst (1697 places), arch. C.D. Goodman & C. Howard Crane, décor d’Emmanuel Briffa (Renaissance espagnole). [7], [11]
- 1969 — Le Théâtre Amherst devient le Théâtre Arlequin. [7]
- oct. 1989 — Rebranding en L’Olympia (questions de droits sur le nom « Arlequin » / UP); premières productions : Les Gaffeurs (4–7 oct.), Broue (11–22 oct.). [8], [9], [10]
3. Histoire du Théâtre Moulin Rouge (1910–1923)
Coin Amherst & Sainte-Catherine : salle moderne de 350 sièges inaugurée le 17 septembre 1910, à proximité du Ouimetoscope. Programme inaugural : vues animées, comédie française, chansons anglaises, vaudeville new-yorkais; orchestre dirigé par Jean Goulet. Propriété de Independent Amusement Co. Ltd (puis United Amusement). [1], [2]
Contexte : conversions de magasins/entrepôts en petites salles de projection; aucune filiation avec le Moulin Rouge de Paris. Particularité locale : crémière attenante, révélant les liens alimentation/snacking et culture populaire dans l’écosystème d’Independent Amusement. Figures : George Ganetakos (DG), Demetri Zarafonites, William Bell, James Seath Smith, David Allen Murray; bailleur : Ernest A. Cousins; foncier : Léon Payette. Tentative de cambriolage (oct. 1910). [2], [6]
Bail non renouvelé en 1924; démolition en 1925; l’Amherst ouvre en 1926. [2], [7]
4. Histoire du Théâtre Arlequin (1969–1989)
En 1969, le Théâtre Amherst est rebaptisé Théâtre Arlequin. Cette dénomination couvre près de deux décennies d’activités, prélude au basculement vers L’Olympia en 1989. [7]
À l’été 1989, la salle est au cœur d’une transition : Les Grands Explorateurs annoncent leur départ de l’Arlequin (24 juill. 1989), signalant la fin d’un cycle d’exploitation sous ce nom. À la rentrée, une question de droits sur l’appellation « Arlequin » (Université populaire / Martin International UP) force un rebranding. L’Olympia est retenu comme nouveau nom, et la salle rouvre immédiatement à l’automne avec des productions populaires : Les Gaffeurs (4–7 oct. 1989) et Broue (11–22 oct. 1989). [8], [9], [10]
5. Configurations & capacités
- Debout (admission générale) : ~2600
- Assis (sièges numérotés) : 1206–1282
- Style cabaret (tables rondes) : ~400
L’installation modulaire permet d’adapter l’ambiance à l’événement : concerts énergiques, spectacles assis, soirées cabaret. [7]
6. Programmation & artistes notables
Chanson/pop : Gilles Vigneault, Daniel Bélanger, Claude Léveillé, Georges Brassens, Charlotte Gainsbourg, Adèle, Zucchero, Isabelle Boulay, Tori Amos. [7]
Rock : Motörhead, Arctic Monkeys, The Kills, Les Rita Mitsouko, Philippe Katerine, Jack White, Public Image Ltd. [7]
Humour : Louis-José Houde, Daniel Lemire, Clémence Desrochers, Lise Dion, Jean-Michel Anctil, Sugar Sammy. [7]
7. Événements corporatifs & lounge
Réunions d’affaires, conférences, collectes de fonds : le lounge reçoit jusqu’à 350 personnes (conférences de presse, lancements, cocktails, soirées privées). [7]
8. Chronologie rapide
- 1910–1923 — Théâtre Moulin Rouge (≈350 places)
- 1925 — Démolition du bloc; nouveau bâtiment
- 1926–1969 — Théâtre Amherst (1697 places), décor Briffa
- 1969–1989 — Théâtre Arlequin (fin d’exploitation sous ce nom à l’été-automne 1989)
- oct. 1989– — L’Olympia (rebranding ; productions : Les Gaffeurs, Broue)
9. Notes & sources
- La Presse — « Au Moulin Rouge », 17 septembre 1910.
- Louis Pelletier, The Fellows Who Dress the Pictures: Montreal Film Exhibitors in the Days of Vertical Integration (1912–1952).
- The Gazette — « A Proud Community », 23 mars 2013.
- Mon Index — « Petite histoire du cinéma au Québec », 2022.
- Le Canard — « Le Moulin Rouge », 25 septembre 1910.
- Montreal Star — « Daring boy bandits eluded pursuers », 28 octobre 1910.
- Site officiel — olympiamontreal.com/historique.
- Le Devoir — « Les Grands Explorateurs quittent le Théâtre Arlequin », Pierre Roberge, 24 juillet 1989.
- La Presse — « Les Gaffeurs à l’Olympia », 16 septembre 1989.
- La Presse — « Broue à l’Olympia », 16 septembre 1989.
- The Gazette — « Vanished theatres: Amherst Theatre », 28 février 2015.
















































































































