Le Café Chaos, ouvert le 27 août 1995 sur la rue Saint-Denis, est rapidement devenu un lieu central pour la scène underground montréalaise, accueillant divers styles musicaux et une clientèle éclectique. Malgré des difficultés financières et plusieurs déménagements, il a attiré des artistes établis et émergents, offrant une salle de concert intimiste propice aux spectacles alternatifs. Le bar, connu pour sa convivialité et sa culture accessible, a joué un rôle essentiel dans la vie nocturne locale jusqu’à sa fermeture en 2014, laissant un vide pour les salles de petite capacité à prix modiques dans le centre-ville. Depuis, l’absence du Chaos se fait sentir, et la ruelle qui l’entourait n’a jamais retrouvé l’animation qui la caractérisait à l’époque.
Le Medley, situé au 1170 rue St-Denis à Montréal, a d’abord été un magasin de fourrures ouvert en 1908, avant de devenir la brasserie Vieux Munich en 1969, attirant des clients avec de la musique bavaroise et de la bière à bas prix. En 1995, il a été transformé en salle de spectacle, se spécialisant dans la musique métal et punk, accueillant jusqu’à 180 événements par an avec une capacité de 1800 places. En novembre 2009, le bâtiment a été mis en vente en raison de son état décrépit, nécessitant près de 10 millions de dollars en rénovations, ce qui a conduit les copropriétaires à envisager sa démolition.
Source: Steve Trottier
L’Accueil Inconditionnel était une organisation à but non lucratif fondée par Gilles Charette en 1995, offrant un espace de rencontre dédié aux personnes en rétablissement de l’alcoolisme et de la toxicomanie. L’établissement, qui proposait diverses activités récréatives dans une atmosphère conviviale, a déménagé en 1996 et a été incorporé en 1998, obtenant le statut d’organisme de bienfaisance en 2001. Bien que principalement fréquenté par des membres de groupes de soutien, l’Accueil était ouvert à tous ceux qui pratiquaient l’abstinence, fournissant un lieu de partage et de ressourcement.
Source: Charles Macadam
Lieu: Fouf, Café Chaos, Lézard, Rage, McGill, UdeM, Cathouse, Reggie’s
Source: The Gazette, 28 octobre 1995, division Postmedia Network Inc.
Lieu: Forum
Source: The Gazette, 9 décembre 1995, division Postmedia Network Inc.
Lieu: Medley
Passionné de musique émergente, j’ai été disquaire chez C’Dément de 1996 à 2001, où l’on m’appelait le « prince du punk » du magasin pour mon engagement envers la scène locale, ce qui m’a mené jusqu’à Paris et Lyon grâce à un partenariat avec la Librairie La Bourse.
Le Sona, situé à Montréal de 1996 à 2004, était un club emblématique fondé par Tiga, connu pour sa musique techno et sa capacité de 700 personnes, offrant une atmosphère unique pour les “ravers”. Le club a joué un rôle crucial dans la scène des after hours en Amérique du Nord, permettant aux soirées de se prolonger jusqu’au matin et influençant la musique dans les clubs grâce à ses systèmes sonores puissants. Après presque dix ans d’activité et le lancement de la carrière de nombreux artistes, le Sona a fermé ses portes en 2004 en raison d’une réflexion sur le marché et de la décision des propriétaires de mettre fin à son exploitation.
Source: Greenland
Illustration: Rupert Bottenberg
Le Centre Bell, anciennement le Centre Molson, est une salle omnisports à Montréal et le domicile des Canadiens de Montréal depuis 1996, avec une capacité de 21 288 places pour le hockey, ce qui en fait le plus grand aréna de hockey au monde. Il a été renommé Centre Bell en 2002 pour attirer de nouveaux commanditaires et peut être configuré pour divers événements, allant des concerts à des spectacles, avec différentes sections de sièges allant de 2 000 à 21 500 personnes. Evenko, une entreprise de promotion d’événements détenue par le Groupe CH, gère la réservation d’événements dans ce lieu et d’autres, ayant acquis plusieurs organisations importantes au fil des ans.
L’Escogriffe, également connu sous le nom de L’Esco depuis 2000, est un bar et une salle de concert situés sur Saint-Denis dans le Plateau, réputé pour son ambiance détendue et sa programmation musicale variée allant du blue-grass au punk. Le bar a connu plusieurs transformations avant de revenir entre les mains de sa famille, avec une histoire qui a évolué d’un bar littéraire à un lieu de jazz, puis à une salle de rock. L’Esco conserve une atmosphère et une scène alternative similaires à celles de ses débuts, attirant une clientèle fidèle d’artistes et de mélomanes.
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