Oliver Jones est un pianiste, organiste, compositeur et arrangeur de jazz canadien d’origine barbadienne, né le 11 septembre 1934 à Montréal. Enfant prodige, il commence à jouer du piano à l’âge de cinq ans et se produit dès ses neuf ans dans des cabarets montréalais tels que le Café St-Michel et Rockhead’s Paradise. Au cours de sa carrière, il a enregistré plus de 25 albums et a été reconnu par de nombreux prix, dont deux prix Juno, le prix Oscar-Peterson en 1990 et le prix Martin Luther King Jr. en 1992. Il a également été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en 1993 et officier de l’Ordre du Canada en 1994.
À l’ère des cabarets de Montréal, la prostitution faisait partie intégrante de la vie nocturne, souvent dissimulée derrière les façades glamour des clubs et tolérée par les autorités dans certains quartiers comme le Red Light. Des liens étroits existaient entre les réseaux de prostitution, les propriétaires de cabarets et le crime organisé, qui en tiraient profit tout en bénéficiant de la complicité de membres corrompus de la police.
Dans l’ère des cabarets à Montréal, le jeu était omniprésent et souvent associé à des activités clandestines, notamment dans des lieux comme les bars et les cabarets où les paris illégaux se faisaient sous la protection tacite des autorités locales. Bien que le gouvernement du Québec ait tenté de lutter contre ces pratiques, elles prospéraient en raison de la complicité de certaines figures policières et politiques, et étaient considérées comme une partie intégrante du paysage social et nocturne de la ville.
Anne Rockhead est la fille de Rufus Rockhead, un immigrant jamaïcain et vétéran de la Première Guerre mondiale qui a fondé le Rockhead’s Paradise en 1928, le premier cabaret de Montréal appartenant à un homme noir. Ce club emblématique, situé dans le quartier de la Petite-Bourgogne, a joué un rôle central dans la scène jazz de l’époque, accueillant des légendes telles que Louis Armstrong, Billie Holiday et Ella Fitzgerald, tout en offrant une scène aux talents locaux comme Oscar Peterson et Oliver Jones.
Durant les années 1940 à 1970, Montréal était un centre majeur du crime organisé, dominé par la mafia italienne, notamment la famille Cotroni, qui contrôlait des activités illégales comme le jeu, la prostitution, le trafic d’alcool et le racket. Ces organisations criminelles entretenaient des liens étroits avec des figures influentes de la politique, de la police et du monde des affaires, permettant une impunité relative et une coexistence entre le crime et la vie nocturne montréalaise, notamment dans les cabarets et les bars.
Durant l’ère des cabarets à Montréal, notamment dans les années 1940 et 1950, la police n’était pas toujours perçue comme totalement intègre. Il y avait des liens étroits entre certains policiers et le crime organisé, particulièrement avec les mafias locales qui contrôlaient des établissements comme les cabarets et les bars. La corruption était un problème notable, avec des policiers parfois acceptant des pots-de-vin pour fermer les yeux sur les activités illégales, comme le jeu clandestin, la prostitution ou les rackets. Cela a contribué à une atmosphère de tolérance envers certaines activités criminelles, tant qu’elles ne perturbaient pas trop l’ordre public. Cependant, au fil des années, des efforts ont été faits pour réformer et moderniser les pratiques policières.
Pacifique Plante, surnommé « Pax », était un avocat et policier montréalais reconnu pour sa lutte contre la corruption et le crime organisé dans les années 1940 et 1950. En 1946, il a été nommé chef de l’escouade de la moralité de la police de Montréal, où il a mené des descentes spectaculaires dans des établissements clandestins, exposant publiquement les activités criminelles et les liens avec certains policiers. Ses actions ont conduit à la publication de la série d’articles « Montréal, ville ouverte » dans Le Devoir, dénonçant la corruption policière et les complicités avec le milieu du crime. En 1954, il a joué un rôle clé dans la Commission d’enquête Caron, qui a révélé des liens entre la police, la mafia et des activités illégales à Montréal. Malgré ses efforts pour assainir la ville, il a été suspendu puis congédié en 1948, avant de retourner au Mexique, où il est décédé en 1976.
Les porteurs de wagons-lits du CN à Montréal, principalement des hommes noirs, travaillaient dans des conditions difficiles, mais ont fondé en 1917 le premier syndicat noir des chemins de fer en Amérique du Nord, l’Order of Sleeping Car Porters, pour lutter pour de meilleures conditions de travail. Leur action a conduit à des améliorations significatives, notamment des conventions collectives en 1945, et a ouvert la voie à la promotion de travailleurs noirs à des postes supérieurs, leur contribution étant reconnue en 1994 comme un événement historique national par Parcs Canada. Les porteurs de wagons-lits du CN à Montréal ont également été des précurseurs dans le soutien à la scène musicale noire, car plusieurs d’entre eux étaient musiciens de jazz talentueux qui ont contribué à l’essor du jazz à Montréal, créant des liens entre la communauté des cheminots et celle des musiciens.
Jacques Normand, né Raymond Pascal Chouinard le 15 avril 1922 à Charlesbourg, était un animateur, chanteur et homme de cabaret québécois. Il a marqué l’histoire des ondes radiophoniques et de la scène montréalaise en animant des émissions populaires telles que La parade de la chansonnette française, Le fantôme au clavier et Les Couche-tard, et en dirigeant des cabarets emblématiques comme le Faisan Doré, où il a propulsé des artistes tels que Charles Aznavour et Monique Leyrac. Reconnu pour son charisme et sa créativité, il a été décoré Chevalier de l’Ordre national du Québec en 1994. Il est décédé le 7 juillet 1998 à Montréal.