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“Nous avons rassemblé pour vous une sélection de vidéos YouTube sur l’histoire des salles de spectacle de Montréal et de son nightlife, à ne pas manquer! Elles sont à la fois passionnantes et divertissantes — parfaites pour éveiller votre curiosité et passer un bon moment tout en apprenant.”

JF HayeurCréateur, Montréal Concert Poster Archive
2018
CINQ MINUTES AVEC DOMINIQUE MICHEL

Dominique Michel, née Aimée Sylvestre le 24 septembre 1932 à Sorel-Tracy, est une figure emblématique de la scène artistique québécoise. Chanteuse, humoriste et comédienne, elle débute sa carrière dans les cabarets montréalais, notamment au Café Montmartre, avant de se faire connaître du grand public grâce à l’émission de variétés Au p’tit café en 1956. Elle connaît un immense succès avec la série télévisée Moi et l’autre (1966-1972), aux côtés de Denise Filiatrault, et devient une personnalité incontournable du paysage télévisuel québécois. Au cinéma, elle joue dans des films marquants tels que Le Déclin de l’empire américain et Les Invasions barbares, réalisés par Denys Arcand. Au cours de sa carrière, elle reçoit de nombreuses distinctions, dont l’Ordre du Canada (1994) et l’Ordre national du Québec (2002), et demeure une figure respectée et aimée du public québécois.

2019
GILLES VIGNEAULT SE RACONTE

RENCONTRES MONUMENTALES 01 : ANDRÉ MÉNARD

André Ménard, né le 8 décembre 1953 à Tétreaultville (Montréal), est un producteur de spectacles et directeur artistique canadien reconnu pour sa contribution majeure à la scène musicale montréalaise. Il est le cofondateur du Festival International de Jazz de Montréal, qu’il a dirigé en tant que directeur artistique, et de L’Équipe Spectra, une entreprise qui a joué un rôle central dans la production de spectacles et la gestion de salles emblématiques telles que le Spectrum et le Métropolis (MTELUS). Sous sa direction, le Festival est devenu l’un des plus importants événements de jazz au monde, attirant des artistes internationaux et contribuant au rayonnement culturel de Montréal. Ménard a également été impliqué dans la création du Quartier des spectacles, le cœur culturel de la ville, et a siégé à de nombreux conseils d’administration, dont celui de l’ADISQ et de la Cinémathèque québécoise.

MONTRÉAL LA SCANDALEUSE?

Montréal était perçue comme une ville scandaleuse à l’ère des cabarets, en raison de la vie nocturne animée, des cabarets où se produisaient des artistes célèbres et des activités souvent associées au crime organisé. La ville était un carrefour de vices, avec des pratiques comme le jeu illégal, la prostitution et l’alcoolisme, tout en étant également un centre de liberté culturelle et de résistance sociale pour de nombreuses communautés marginalisées.

LES NUITS DE MONTRÉAL

Les nuits de Montréal à l’ère des cabarets, entre les années 1940 et 1960, étaient animées par une vie nocturne effervescente, où les cabarets et clubs de jazz regorgeaient de musiciens légendaires, de chanteurs et de danseurs. Ces lieux étaient aussi des espaces de rencontre pour des artistes et des personnages influents, souvent liés à l’industrie du crime organisé, créant une atmosphère unique mêlant glamour, divertissement et parfois clandestinité.

ARMAND LARRIVÉE MONROE

Armand Larrivée Monroe, surnommé « La Monroe », était une figure emblématique de la scène nocturne et drag de Montréal, pionnier de la communauté LGBTQ+ montréalaise. Né en 1935 à Saint-Henri, il a débuté sa carrière en 1958 au Tropical Room, un lounge du Downbeat Club, où il a révolutionné les bars gais en proposant des spectacles conçus spécifiquement pour une clientèle homosexuelle, à une époque où l’homosexualité était encore criminalisée au Canada.​ En 1959, lors de son 24e anniversaire, il a obtenu la permission pour que les hommes puissent danser ensemble au Tropical Room, une première à Montréal. Au fil des ans, il a animé divers établissements tels que le Hawaiian Lounge, le Quartier latin et le Café Beaver, et a participé à la première marche de la fierté à Montréal en 1979. Il est décédé en 2023 à l’âge de 88 ans, laissant un héritage durable dans la culture queer montréalaise.

CE SOIR, ON SORT!

Sortir à Montréal à l’ère des cabarets, entre les années 1940 et 1960, signifiait plonger dans une vie nocturne vibrante, marquée par des clubs animés, des cabarets, et des bars où se produisaient des artistes de jazz et de variétés. La ville était un carrefour culturel où les spectateurs pouvaient apprécier des spectacles en direct tout en étant immergés dans une ambiance marquée par le luxe, la musique live, et parfois l’influence du crime organisé.

THÉRÈSE VALLÉE-FIORILLI

Thérèse ValléeFiorilli était une figure emblématique de la scène nocturne montréalaise des années 1940 et 1950, notamment connue pour son rôle de « cigarette girl » au cabaret Le Faisan Doré. Dans le cadre de l’exposition Scandale! Vice, crime et moralité à Montréal, 19401960, elle a partagé ses souvenirs de cette époque, offrant un aperçu précieux de la vie nocturne et des coulisses de ces établissements emblématiques.

SORTIES CLANDESTINES

Durant l’ère des cabarets à Montréal, des sorties clandestines étaient fréquentes, notamment dans les bars, clubs et cabarets où se déroulaient des activités illégales comme le jeu de hasard, la prostitution et la consommation d’alcool dans des lieux privés. Ces établissements, souvent protégés par des liens avec le crime organisé et parfois avec la complicité de certains policiers, offraient une atmosphère de liberté et de défi face à la répression morale et légale de l’époque.

ETHEL BRUNEAU SUR LA MAFIA DANS LES CLUBS

Ethel Bruneau, née Mae Waterman à Harlem en 1936, était une danseuse, chanteuse et enseignante de danse installée à Montréal. Spécialisée dans l’art de la claquette, elle se produit dans les cabarets montréalais des années 1950 et 1960, notamment au Rockhead’s Paradise, et est surnommée « Miss Swing » ou « Reine du Tap Dancing ». Elle fonde sa première école de danse dans les années 1960 et, dans les années 1980, ouvre une deuxième école dans le quartier de la PetiteBourgogne, offrant des cours gratuits aux enfants de familles défavorisées. En 2009, elle reçoit le prix Martin Luther King Jr. pour sa contribution exceptionnelle à la culture afrocanadienne, et en 2020, le prix Ethel Bruneau est créé en son honneur par les Prix de la Danse de Montréal.

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