Wonderbar / Sans Souci (Montréal)
Cabaret chic de la rue Sainte-Catherine Ouest, le Wonderbar (1952–1953) – rebaptisé ensuite Sans Souci – fut l’un des super-clubs les plus prestigieux de Montréal. Installé au 1244, rue Sainte-Catherine Ouest, il succède au mythique Chez Maurice (1932–1950) et au restaurant italien Leone’s, et accueille une impressionnante liste de vedettes internationales : Edith Piaf, Joyce Bryant, Marjane, Harry Richman, Mouloudji, Yma Sumac, Lauritz Melchior ou encore Patachou. Aujourd’hui, le local abrite l’étage supérieur d’un magasin Urban Outfitters, mais le bâtiment conserve l’empreinte de cet âge d’or des cabarets montréalais.
1. Présentation & statut actuel
Le Wonderbar, puis Sans Souci, s’inscrit dans la constellation de grands cabarets du centre-ville montréalais du milieu du XXe siècle, aux côtés de l’Esquire Show Bar, du Faisan Doré, du Casa Loma ou du Montmartre. Son adresse — 1244 Sainte-Catherine Ouest — se trouve sur le tronçon le plus animé de l’artère commerciale, à deux pas de la rue Drummond, alors épicentre des night-clubs anglophones de la ville.
Exploité comme supper-club à la mode new-yorkaise, l’établissement propose plusieurs services simultanés : dîner gastronomique, revues continues, vedettes internationales en première partie, orchestres de danse et retransmissions radiophoniques en direct. Les annonces de 1952 présentent le Wonderbar comme « un nouveau café-théâtre-restaurant excelling in the most exciting cuisine coupled with the presentation of the finest talent in the entertainment world », avec le slogan : « ANYTIME is SHOWTIME at the Wonderbar ». [5]
Après moins d’un an, l’endroit change de nom pour devenir le Sans Souci, mais poursuit exactement le même type de programmation, en misant sur des vedettes européennes et américaines. Dans son ouvrage The Golden Age of Montreal Night Clubs, l’historienne Nancy Marrelli cite le Sans Souci parmi les grandes adresses de l’époque et note que le local est aujourd’hui occupé par un magasin Urban Outfitters, l’ancien cabaret correspondant à l’étage supérieur du commerce. [19]
2. Origines du site : Chez Maurice & Leone’s (1932–1952)
2.1. Chez Maurice (1932–1950)
Bien avant l’arrivée du Wonderbar, le 1244 Sainte-Catherine Ouest est associé au cabaret Chez Maurice. Une annonce de The Gazette datée du 29 avril 1932 signale l’« opening tonight » de ce nouveau night-club, présenté comme un danceland chic offrant orchestre, piste de danse et souper-spectacle. [1] Pendant près de deux décennies, Chez Maurice Danceland Corporation exploite le cabaret, suffisamment important pour que la compagnie soit incorporée formellement en vertu de la Loi des compagnies du Québec.
2.2. Leone’s Restaurant (1950–1952)
Après la Seconde Guerre mondiale, la clientèle et les goûts changent. En octobre 1950, The Gazette annonce l’ouverture du restaurant italien Leone’s au 1244 Sainte-Catherine Ouest, avec la mention « Grand opening tonight », indiquant que l’ancien cabaret est transformé en établissement de restauration italienne avec musique. [3] Sur le plan légal, la société exploitante porte déjà le nom Leone’s Restaurant Inc., mais demeure la même entité corporative que Chez Maurice.
2.3. Naissance de Wonderbar Ltd. (mars–avril 1952)
Un document clé, publié dans la Gazette officielle du Québec le 26 avril 1952, indique que le lieutenant-gouverneur a accordé des lettres patentes supplémentaires datées du 28 mars 1952 à la compagnie « Leone’s Restaurant Inc. » : l’avis précise que cette corporation, incorporée le 9 novembre 1943 sous le nom de « Chez Maurice Danceland Corporation », change officiellement sa raison sociale pour « Wonderbar Ltd. ». [4] Ce changement de nom confirme la continuité juridique entre Chez Maurice, Leone’s et le futur Wonderbar : il s’agit du même groupe de propriétaires, repositionnant l’établissement dans le créneau des super-clubs de l’après-guerre.
3. L’ouverture du Wonderbar (avril 1952)
Le Wonderbar est inauguré officiellement le samedi 26 avril 1952. Une grande annonce dans The Gazette présente la soirée de première comme une « ALL STAR REVUE » comprenant le Frank Petty Trio, la chanteuse Joyce Bryant, la comédienne Jane Dulo, le duo de clowns acrobatiques D’Arco & Gee, le chanteur Jimmy Burrell et le Maury Kaye Quartette, le tout soutenu par l’orchestre de Max Shaffer. [5]
L’annonce insiste sur la formule de café-théâtre-restaurant : dîner complet à partir de 19 h, revue continue dans le Café Society Room et danse dans la Bon Soir Room. Les soirs de première, l’émission radiophonique populaire « Man About Midnight » de l’animateur Paul King est diffusée en direct du Wonderbar sur la station CFCF 600, ce qui renforce le prestige du lieu auprès du public montréalais et des auditeurs de la région. [6]
D’autres encarts publicitaires mettent de l’avant l’orchestre de Peter Barry, présenté comme une figure bien connue de la scène montréalaise, dirigeant sa « famous rumba band » pour les séances de danse dans la Bon Soir Room, chaque soir de 21 h à la fermeture. [8]
4. Un tremplin pour les vedettes internationales (1952)
4.1. Joyce Bryant, « The dramatic voice you’ll always remember »
Parmi les premières têtes d’affiche du Wonderbar figure la chanteuse afro-américaine Joyce Bryant, alors en pleine ascension sur la scène new-yorkaise. Une publicité de mai 1952, reprise dans La Patrie et The Gazette, souligne sa « dramatic voice you’ll always remember » et annonce des revues avec trois orchestres pour la danse. [7], [8]
Dans sa chronique « La ronde des cabarets » du 23 mai 1952, le journaliste Jacques Trépanier décrit Bryant comme l’une des plus belles voix entendues à Montréal, capable de passer des graves baryton aux aigus les plus élevés avec une aisance remarquable. Il la compare à une « Judy Garland de couleur », mentionnant son interprétation intense de standards comme Love for Sale. [7]
4.2. Marjane, vedette française au Wonderbar
À l’été 1952, le Wonderbar accueille la chanteuse française Marjane, déjà connue du public montréalais. Dans un texte de La Patrie daté du 31 août 1952, Jacques Trépanier raconte sa « première au Wonderbar », saluant un retour triomphal après trois ans d’absence. [9]
Le chroniqueur insiste sur la proximité qu’elle établit avec le public, évoquant une mise en scène plus intime et « américaine » que lors de ses précédentes apparitions en ville. Il cite plusieurs numéros marquants, dont Le Cœur de Paris, un « hillbilly » intitulé Around the Corner, ainsi que des chansons humoristiques comme Les petits mouchoirs, au cours desquelles elle distribue des mouchoirs aux clients, et Tire l’aiguille, décrite comme une complainte juive traduite en français. [9]
4.3. Revue permanente et artistes de passage
Tout au long de 1952, les chroniques de The Gazette et du Montreal Star signalent la présence au Wonderbar d’un flux continu d’artistes internationaux : le magicien Frakson (venu du Lido de Paris), le comique britannique Ben Wrigley, les danseurs Baron & Bernay, les chanteuses Helen Halpin ou Barbara Ashley, ainsi que des numéros de variété dans la tradition des revues américaines. [8], [10]
5. Edith Piaf au Wonderbar
L’épisode le plus souvent cité de l’histoire du Wonderbar demeure la venue d’Edith Piaf à l’automne 1952. Une brève annonce signale dès la veille : « Edith Piaf starring at Wonderbar tonight », rappelant que la chanteuse française a déjà marqué le public nord-américain lors de ses débuts quelques années plus tôt. [11]
Quelques jours plus tard, une chronique de The Gazette (13 décembre 1952) décrit en détail son engagement au Café Society Room du Wonderbar. Piaf y est présentée comme « la même petite silhouette simplement vêtue » que lors de son premier passage à Montréal, avec une voix toujours aussi émouvante et bouleversante. Sans artifice, elle annonce les titres de ses chansons et laisse la charge émotionnelle faire le reste ; le critique insiste sur la façon dont elle « wrings every last ounce of effect out of each word of each line ». [12]
La chronique souligne que chaque numéro arrache des ovations à un public qui remplit la salle soir après soir. Le numéro d’ouverture est assuré par l’équipe de danseurs Sinclair & Alda, mais c’est Piaf qui constitue l’attraction principale, qualifiée de « great performer » dont il serait « une honte de manquer un spectacle ». [12]
Vingt-sept ans plus tard, dans son grand article « The Esquire Showbar Remembered », le journaliste Dane Lanken rappelle cette période en interrogeant l’impresario Norm Silver. Ce dernier raconte que la semaine d’Edith Piaf au Wonderbar fut « le plus grand succès que nous ayons eu » : la demande était telle qu’il dut placer deux hommes à la porte pour vérifier les réservations. Une anecdote célèbre rapporte qu’un soir, un homme se présente sans réservation sous le nom « Lemaire » ; refoulé, il revient quelques minutes plus tard en s’exclamant : « Allez-vous renvoyer le maire de Montréal ? » – il s’agissait en fait de Camilien Houde. [13]
6. Du Wonderbar au Sans Souci (1953)
6.1. Changement de nom & positionnement
À la fin de janvier 1953, la publicité du cabaret change : une annonce dans The Gazette du 31 janvier 1953 présente désormais le Sans Souci, en précisant en sous-titre « Formerly The Wonderbar », toujours au 1244 Ste-Catherine St. West. [14] Le cabaret inaugure sa nouvelle identité début février avec la chanteuse française Patachou, qui vient de faire ses débuts américains au Waldorf-Astoria de New York.
Sur le plan légal, le changement de nom est entériné par de nouvelles lettres patentes supplémentaires accordées à la compagnie Wonderbar Ltd. : l’avis, daté du 17 janvier 1953 et publié dans la Gazette officielle du Québec du 14 mars 1953, précise que cette corporation, d’abord constituée sous le nom « Chez Maurice Danceland Corporation », puis renommée « Leone’s Restaurant Inc. » et « Wonderbar Ltd. », change à nouveau son nom pour devenir « Sans Souci Café Inc. ». [21]
Une grande publicité du 3 avril 1953 annonce la nomination de l’impresario Carol Grauer, « internationally famous impresario », comme directeur artistique du Sans Souci. Elle présente une revue vedette avec le danseur Eric Victor, la chanteuse parisienne Claire Leclerc, le duo de danseurs indiens Cressy & Rollo et le chanteur français Mouloudji, qualifié de « 20th Century Sensation ». [15]
Figure majeure de la vie nocturne montréalaise, Carol Grauer n’est pas un simple impresario : il est l’un des maîtres de cérémonie les plus légendaires de l’histoire des cabarets du Canada. Né à Vienne, formé auprès de maîtres européens tels que Max Reinhardt, il fut une vedette de l’opérette sur les scènes des grandes villes d’Europe avant d’immigrer au Canada. Polyglotte (maîtrisant jusqu’à neuf langues), vétéran décoré du régiment des Dragons d’Autriche durant la Première Guerre mondiale, il développe ensuite une vaste carrière de scène et de mise en scène. Installé à Montréal, il devient pendant plus de vingt ans (1928–1948) le mythique maître de cérémonie du Samovar, où son charme, sa jovialité et son flair artistique transforment le cabaret en l’un des plus réputés du pays. Découvreur de talents, il engage personnellement les artistes en voyageant régulièrement à New York, révélant notamment Iva Withers, les Sœurs Kraft et Irene Hilda. Considéré comme « le grand-père des maîtres de cérémonie de Montréal », son arrivée au Sans Souci en 1953 donne immédiatement au cabaret un prestige international et une programmation de calibre européen.
6.2. Yma Sumac & Lauritz Melchior
Au printemps 1953, le Sans Souci se distingue par la venue de deux artistes de stature mondiale : la chanteuse péruvienne Yma Sumac et le ténor wagnérien Lauritz Melchior. Des chroniques de mai et juin 1953 décrivent les foules qui se pressent pour entendre la tessiture hors norme de Sumac, capable de passer du murmure grave aux notes suraiguës. Les critiques soulignent un numéro intitulé Birds, dans lequel elle imite les sons d’oiseaux et d’animaux sur une rythmique douce mais hypnotique, accompagnée d’une petite danseuse et de deux batteurs. [16]
L’orchestre de Jack Styka fournit la musique du spectacle et partage les sets de danse avec le Peter Barry Rumba Band, attestant la continuité entre la programmation du Wonderbar et celle du Sans Souci. [16]
Dans un autre article, The Gazette relate une série de concerts au Sans Souci avec Lauritz Melchior, présenté entouré de sopranos, ténors et barytons dans un programme mêlant airs d’opéra, chansons semi-classiques et populaires. Le critique décrit une salle enthousiaste, frappant des mains sur les tables après chaque numéro. [17]
6.3. Activités continues & vedettes diverses
De multiples articles de 1953 mentionnent encore le Sans Souci : l’imitateur américain Arthur Blake, la chanteuse Barbara Ashley, des troupes de danse interprétative et des revues menées par Carol Grauer. [18] Marrelli rappelle que le club demeure en activité au moins jusqu’au milieu des années 1950, avant que le quartier des cabarets de Drummond et Sainte-Catherine ne décline graduellement sous l’effet de la télévision, des changements de goûts et d’une réglementation plus stricte. [19]
7. Héritage & mémoire du cabaret
Bien que le Wonderbar / Sans Souci n’ait existé que quelques années sous ces noms précis, il constitue un maillon important de la chaîne de night-clubs de la rue Sainte-Catherine : de Chez Maurice dans les années 1930 au Sans Souci du milieu des années 1950, le 1244 Sainte-Catherine Ouest a abrité pendant plus de vingt ans un cabaret presque ininterrompu.
Les souvenirs de cette époque survivent dans les témoignages de propriétaires comme Norm Silver, dans les chroniques de La Patrie et des journaux anglophones, ainsi que dans les archives iconographiques — publicités surchargées de typographie, photos promotionnelles de Joyce Bryant, Marjane, Yma Sumac ou Edith Piaf. L’historiographie récente des cabarets montréalais, notamment les travaux de Nancy Marrelli, situe le Wonderbar / Sans Souci au cœur de « l’âge d’or » où Montréal se rêve capitale nocturne entre New York et Paris. [19]
Aujourd’hui, aucun vestige visible ne rappelle au passant les nuits où Piaf, Sumac ou Mouloudji se produisaient sur cette scène. Le bâtiment porte toutefois une superposition de mémoires : celle des grands cabarets des années 1930, celle des super-clubs sophistiqués du début des années 1950, et enfin celle du centre commercial contemporain. L’archive, les coupures de presse et les travaux d’érudition permettent de redonner une identité à cet étage anonyme d’un magasin de vêtements.
8. Chronologie détaillée (1932–2000)
- 29 avril 1932 — Ouverture du cabaret Chez Maurice au 1244 Ste-Catherine O. [1]
- 9 novembre 1943 — Incorporation de Chez Maurice Danceland Corporation en vertu de la Loi des compagnies du Québec. [4]
- 3 octobre 1950 — Annonce de l’ouverture du restaurant italien Leone’s au 1244 Ste-Catherine O. [3]
- 28 mars 1952 — Lettres patentes supplémentaires : la compagnie « Leone’s Restaurant Inc. » (anciennement Chez Maurice Danceland Corporation) change son nom en Wonderbar Ltd. [4]
- 26 avril 1952 — Première officielle du Wonderbar avec Frank Petty Trio, Joyce Bryant, Maury Kaye, etc. [5]
- Mai 1952 — Engagement prolongé de Joyce Bryant ; critiques élogieuses dans La Patrie. [7]
- Été 1952 — Revue vedette de Marjane, commentée par Jacques Trépanier. [9]
- Automne 1952 — Multiples revues avec Frakson, Ben Wrigley, etc. [8], [10]
- Décembre 1952 — Engagement d’Edith Piaf au Café Society Room du Wonderbar ; critiques enthousiastes dans The Gazette. [11], [12]
- Janvier 1953 — Les annonces commencent à utiliser le nom Sans Souci, « formerly the Wonderbar ». [14]
- 17 janvier 1953 — Lettres patentes supplémentaires changeant le nom de Wonderbar Ltd. en Sans Souci Café Inc., avis publié dans la Gazette officielle du Québec du 14 mars 1953. [21]
- Février 1953 — Ouverture officielle du Sans Souci avec la chanteuse Patachou. [14]
- Avril–juin 1953 — Engagements de Mouloudji, Yma Sumac, Lauritz Melchior, Arthur Blake, etc. [15]–[18]
- Milieu des années 1950 — Le Sans Souci décline puis ferme ; le local est réaffecté à des usages commerciaux. [19]
- Années 2000 — L’espace correspondant au cabaret fait partie d’un magasin Urban Outfitters. [19]
9. Notes & sources
- Ouverture de Chez Maurice : « Chez Maurice opened last night », The Gazette, 29 avril 1932.
- Historique général du site : Nancy Marrelli, The Golden Age of Montreal Night Clubs, Véhicule Press, 2004 (chapitres sur Chez Maurice et Sans Souci).
- Leone’s Restaurant : annonce « Grand opening tonight Leone’s », The Gazette, 3 octobre 1950.
- Changement de nom en Wonderbar Ltd. : avis bilingue « Wonderbar Ltd. / Leone’s Restaurant Inc. », Gazette officielle du Québec, 26 avril 1952, p. (avis daté du 28 mars 1952).
- Première du Wonderbar : grande annonce « Wonderbar premiere Saturday April 26th », revue avec Frank Petty Trio, Joyce Bryant, Jane Dulo, D’Arco & Gee, Jimmy Burrell, Maury Kaye Quartette, Max Shaffer Orchestra, The Gazette, 24 avril 1952.
- Man About Midnight / CFCF : publicité pour l’émission « Man About Midnight » avec Paul King, diffusée du glamourous new Wonderbar, The Gazette, printemps 1952.
- Joyce Bryant au Wonderbar : chronique « La Ronde des cabarets » de Jacques Trépanier, La Patrie, 23 mai 1952 ; annonces publicitaires du Wonderbar mettant Bryant en vedette, The Gazette, mai 1952.
- Peter Barry & Bon Soir Room : publicités « Dancing with Peter Barry’s Orchestra », The Gazette, 1952–1953, notamment 17 janvier 1953 (mention de la Bon Soir Room).
- Marjane au Wonderbar : « La Ronde des cabarets », Jacques Trépanier, La Patrie, 31 août 1952 (critique détaillée du spectacle de Marjane).
- Revue internationale : chroniques et encarts « Wonderbar », The Gazette, 4 octobre 1952 (Frakson, Charles Vernier, Ben Wrigley), 18 octobre 1952 (Joyce Bryant, Roger Ray, etc.), 24 octobre 1952 (critique « Singing and Comedy in Wonderbar Show »).
- Annonce Edith Piaf : brève « Edith Piaf starring at Wonderbar tonight », rubrique spectacles, The Gazette, fin novembre / début décembre 1952.
- Critique du spectacle d’Edith Piaf : chronique signée (rubrique Wonderbar), The Gazette, 13 décembre 1952 ; description de sa prestation au Café Society Room.
- Norm Silver & anecdote Camilien Houde : Dane Lanken, « The Esquire Showbar Remembered », The Montreal Star, 10 mars 1979, p. 48 (entrevue avec Norm Silver sur les engagements d’Edith Piaf, mention du maire Houde refoulé faute de réservation).
- Transition vers le Sans Souci : annonces « Sans Souci (Formerly The Wonderbar) », The Gazette, 31 janvier 1953 ; mention de l’engagement de Patachou à compter du 6 février 1953. Voir aussi Photo-Journal, 29 janvier 1953, rubrique « Au Sans-Souci ».
- Mouloudji & Carol Grauer : grande annonce « The Sans Souci is pleased to announce the appointment of Mr. Carol Grauer as its artistic director » et revue avec Eric Victor, Claire Le Clerc, Cressy & Rollo, Mouloudji ; The Gazette, 3 avril 1953 ; chronique de suivi, The Gazette, 11 avril 1953.
- Yma Sumac au Sans Souci : annonces et critiques « Yma Sumac stars at Sans Souci starting Monday », The Gazette, 23 mai 1953 ; « Yma Sumac stars Sans Souci show », 27 mai 1953 ; chronique de H.W., 6 juin 1953.
- Lauritz Melchior au Sans Souci : « Opera Star Singing at the Sans Souci », The Gazette, 11 mai 1953.
- Arthur Blake & autres vedettes : « Impressionist Blake is playing at local club », The Gazette, 24 avril 1953 (Sans Souci) ; autres encarts publicitaires de 1953 listant Barbara Ashley, Mitchell Gregg, Nelle Fisher, etc.
- Histoire générale & état actuel : Nancy Marrelli, The Golden Age of Montreal Night Clubs, Véhicule Press, 2004 ; mention du Sans Souci / Wonderbar au 1244 Ste-Catherine O. et de sa reconversion en espace commercial (Urban Outfitters).
- Compilation & mise en récit : texte de synthèse et sélection des sources par Montreal Concert Poster Archive, 2025.
- Changement de nom en Sans Souci Café Inc. : avis bilingue « Sans Souci Café Inc. / Wonderbar Ltd. », Gazette officielle du Québec, 14 mars 1953, avis daté du 17 janvier 1953 (compagnie d’abord constituée sous le nom « Chez Maurice Danceland Corporation », devenue « Leone’s Restaurant Inc. », puis « Wonderbar Ltd. », et finalement « Sans Souci Café Inc. »).





