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CRYSTAL PALACE

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Le Palais de Cristal, conçu par l’architecte John William Hopkins, fut inauguré en 1860 à Montréal pour l’Exposition agricole et industrielle, s’inspirant du Crystal Palace de Londres. Initialement situé rue Sainte-Catherine, il fut déplacé au Fletcher’s Field en 1878 avant d’être détruit par un incendie en 1896. Le palais abritait une patinoire intérieure où se déroulaient des matchs de hockey, notamment ceux des Crystals de Montréal, membres de l’Association de hockey amateur du Canada. Il servait également de salle de concert.

THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE

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Le Théâtre de la Renaissance, établi d’abord rue Saint-Maurice puis rue Sainte-Catherine en 1900, était étroitement lié au Théâtre des Variétés, les deux troupes partageant artistes et espaces. Dirigée initialement par Louis Labelle, la troupe a vu l’arrivée de Léon Petitjean et Antoine Godeau avant de connaître des tensions internes, notamment avec l’acteur Julien Daoust, qui quitte pour fonder le Théâtre National en 1900. Le Théâtre de la Renaissance cesse ses activités en 1901, et l’espace est repris par le Théâtre de la Gaieté Française jusqu’en 1905.

THÉÂTRE ORPHEUM

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Le Théâtre Orpheum, situé au 525 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, était une salle de 1 100 places inaugurée le 18 août 1907 sous le nom de Théâtre Bennett, avant de devenir l’Orpheum en 1910. D’abord dédié aux spectacles de vaudeville américain, il a commencé à accueillir dès 1920 des récitals et des pièces françaises grâce à son acoustique exceptionnelle. Après avoir été converti en cinéma en 1930, puis loué au Théâtre du Nouveau Monde en 1957, il a hébergé des productions notables comme L’Opéra de quat’sous avec Monique Leyrac en 1961, avant d’être démoli pour laisser place à un immeuble de bureaux dans les années 1960.

PARC SOHMER

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Le parc Sohmer de Montréal, actif de 1889 à 1919, était un parc d’attractions très populaire, reconnu comme l’un des premiers du genre dans la ville. Il était réputé pour sa scène musicale, où Ernest Lavigne et son orchestre présentaient quotidiennement une variété de styles, notamment des opéras, des opérettes, et des ballets. Bien qu’un projet de création d’une troupe professionnelle d’opéra français ait été envisagé en 1893, il n’a jamais vu le jour, mais le parc a continué d’attirer des artistes, incluant des chansonniers français comme Lucien Boyer et Léon May.

BLUE BIRD CLUB

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Le Café Blue Bird, établi à Montréal en 1940 et déplacé en 1960, a été un lieu de rencontre populaire jusqu’à sa tragédie en 1972, où un incendie causé par trois hommes en état d’ébriété a tué 37 personnes et blessé 51 autres. Les victimes, dont de nombreux jeunes, ont été prises au piège par une sortie de secours impraticable, tandis que les pompiers ont eu du mal à intervenir face à la situation chaotique. La négligence des normes de sécurité incendie a conduit à des poursuites contre le propriétaire Léopold Paré, tandis qu’un mémorial a été érigé en 2012 pour commémorer les victimes de cette tragédie.

TERMINAL

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Le Club Terminal, situé au 1114 rue Saint-Antoine à Montréal, a remplacé le Club Standard, qui se trouvait en face de la gare Windsor, au sein de la communauté noire de la ville. Le Club Standard a fermé en 1931 à la suite d’une dispute financière mortelle entre ses deux co-propriétaires, permettant ainsi l’ouverture du Club Terminal en 1932. Ce lieu sans prétention est rapidement devenu un after-hours populaire pour les musiciens, offrant un espace pour des jam sessions et permettant aux clients de continuer à faire la fête après la fermeture des autres clubs, tout en étant réputé pour son poulet frit et ses animations, des performances de jazz aux bagarres de bar. Le film Jack Paradise (2004), avec Roy Dupuis dans le rôle principal, se déroule dans un club inspiré du Terminal.

JARDIN GUILBAULT

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Fondé par Joseph-Édouard Guilbault, le Jardin Guilbault n’était à l’origine, au début des années 1830, qu’une modeste pépinière. Au fil du temps, il s’est transformé en un jardin botanique comportant une vaste collection végétale, une serre imposante et une ménagerie. On y trouvait musique, lampions et rafraîchissements. Entre 1853 et 1862, le Jardin Guilbault proposait également des pièces de théâtre, du vaudeville, et des spectacles mettant en scène des personnes au physique exceptionnel, notamment des nains ou des albinos.

MAISON SYMPHONIQUE

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La Maison symphonique de Montréal, située dans le complexe de la Place des Arts, est principalement dédiée à l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) et peut accueillir jusqu’à 2 100 spectateurs, avec la capacité d’inclure 200 choristes et 120 musiciens sur scène. Conçue en collaboration avec l’acousticien Russell Johnson, la salle a un style “boîte à chaussures” et est équipée de coussins pour minimiser les vibrations, avec 70 % de son revêtement en hêtre de l’Outaouais pour améliorer l’acoustique. Réservée 240 jours par an à l’OSM, la programmation de la Maison symphonique est gérée par la Place des Arts pour les jours restants.

DIÈSE ONZE

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Le Dièse Onze, situé sur la rue St-Denis au cœur du Plateau Mont-Royal, offre depuis 2007 une expérience jazz intime dans un demi sous-sol accueillant. Depuis que Gary Tremblay a racheté le club en 2015, il a modernisé les équipements et renforcé la qualité de l’offre culinaire, tout en participant activement aux festivals de jazz de Montréal. Le club est désormais reconnu internationalement, notamment par Downbeat et Jazz Magazine, comme un des meilleurs lieux de jazz au monde.