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Café Val d’Or & Au Faisan Doré (Montréal)

Du Café Val d’Or (1938–1947) au cabaret Au Faisan Doré (1947–1950), le 1417, boulevard Saint-Laurent occupe une place centrale dans l’histoire des cabarets montréalais. Héritier des grands clubs de la Main (Frolics, Connie’s Inn, Casino de Parée), le lieu devient d’abord un cabaret surtout anglophone, avant de se transformer, sous l’impulsion des frères Marius et Edmond Martin et de l’animateur Jacques Normand, en laboratoire essentiel de la future chanson québécoise : un tremplin pour une nouvelle génération d’artistes et un point de passage pour des figures majeures de la scène franco-européenne.

Présentation

Situé au 1417, boulevard Saint-Laurent, le Café Val d’Or ouvre ses portes en 1938 au deuxième étage d’un immeuble déjà associé aux grandes nuits de la Main. Il prend le relais d’une succession de clubs emblématiques – le Frolics, le Connie’s Inn et le Casino de Parée – qui ont contribué à faire de ce tronçon du boulevard Saint-Laurent l’un des principaux fiefs du music-hall montréalais des années 1930.12

Dans un premier temps, le Val d’Or s’inscrit pleinement dans la grande période des cabarets, dominée par une programmation et des numéros principalement anglophones. À partir de 1942, l’arrivée d’une administration majoritairement francophone et française, menée par les frères Marius et Edmond Martin, modifie peu à peu la couleur de la salle : l’animation se fait désormais en français, tandis que la majorité des numéros demeurent en anglais.1 Cette tension entre deux langues accompagne l’évolution du cabaret jusqu’à sa transformation en Au Faisan Doré en 1947.

Sous son nouveau nom, le Faisan Doré devient un lieu central pour l’essor d’une chanson francophone moderne. Grâce à l’impulsion de l’animateur Jacques Normand et au flair d’Edmond Martin, la salle accueille et lance une multitude d’artistes qui marqueront les décennies 1950 à 1970, tout en servant de passerelle entre la culture des cabarets de la Main et la future scène des chansonniers, des émissions de télévision et des tournées européennes.135

1. Le site — du Frolics au Café Val d’Or

Avant l’ouverture du Val d’Or, le deuxième étage du 1417, boulevard Saint-Laurent est occupé, à partir de 1929, par une série de cabarets qui participent à l’« âge d’or » de la Main. Le Frolics est souvent présenté comme le premier grand cabaret du boulevard Saint-Laurent, ponctué de revues, de numéros de danse et de spectacles de variété.12 Il est suivi du Connie’s Inn (1933–1935), puis du Casino de Parée (1935–1937), qui prolongent cette tradition de divertissement nocturne dans un décor évoquant les scènes new-yorkaises.

Les travaux de André-G. Bourassa et Jean-Marc Larrue sur les « nuits de la Main » replacent ce « lot » dans un ensemble plus vaste de lieux de spectacles, restaurants, cinémas et maisons de jeu, où se croisent touristes, noctambules, industriels, politiciens et membres de la pègre montréalaise.1 Le passage au Café Val d’Or, à la fin des années 1930, ne marque donc pas une rupture, mais plutôt une reconfiguration d’un espace déjà consacré au spectacle.

2. Le Café Val d’Or (1938–1947)

Le Café Val d’Or ouvre en 1938 dans ce décor hérité des grandes années du Frolics. Comme la plupart des cabarets montréalais de l’époque, il propose deux représentations les soirs de semaine et trois le samedi, avec une formule associant comédie, chansons populaires, numéros de cirque, danseuses exotiques et artistes de passage.15 Le gérant s’appelle Wilfrid Breton et le cabaret attire une clientèle composite : habitués de la Main, touristes, travailleurs, notables, et une petite faune de malfrats locaux.9

La direction du Val d’Or est liée à des réseaux d’affaires qui gravitent autour de la pègre montréalaise. Les frères Marius et Edmond Martin, originaires de Marseille, comptent parmi les copropriétaires. Avec Armand Courville, figure bien connue du milieu, ils exploitent également le Café Royal, au 97, rue Sainte-Catherine Ouest, à l’emplacement actuel des Foufounes Électriques.1111213 Edmond Martin, décrit comme un bon vivant au cœur d’or, nourrit le rêve d’un cabaret francophone où la langue française serait au centre de l’animation.

Dans le Montréal des années 1940, les cabarets sont régulièrement considérés comme des bastions de la pègre. La plupart présentent des spectacles en anglais et recyclent les mêmes gags d’une salle à l’autre. Pour compléter la programmation, on engage une chanteuse en vogue au « Hit Parade », un crooner à voix, puis un numéro de cirque acheté « par catalogue » aux États-Unis, où se succèdent chiens savants, contorsionnistes et danseuses.5

À la fin de la guerre, la salle est souvent décrite comme un cabaret western, où de grosses bouteilles de bière trônent sur les tables et où la soirée peut se terminer dans une bagarre générale. Une partie de la clientèle est composée de travailleurs venus de campagne, encore peu habitués aux codes de la grande ville, tandis qu’une poignée de petits racketteurs italiens, se réclamant de Vincent Cotroni, impose ses règles au fond de la salle.513

3. Jacques Normand au Val d’Or

C’est dans ce contexte que Jacques Normand, encore au début de sa carrière, devient animateur de cabaret au Café Val d’Or vers 1945.5 Dans ses souvenirs, il décrit une atmosphère rugueuse : les bouteilles qui « règnent » sur les tables, prêtes à voler en éclats au moindre prétexte, et une clientèle avide de spectacles autant que de bagarres. La majorité des habitués sont des « bons vivants » un peu mal dégrossis, mais quelques petits criminels locaux suffisent à alimenter un climat de tension permanente.

Pour convaincre Normand d’accepter le poste, Edmond Martin lui offre une véritable « carte blanche » artistique. L’humoriste hésite, craignant davantage les réactions d’une clientèle nerveuse que les caprices des propriétaires. Afin de le rassurer, Martin juge nécessaire de le présenter au véritable patron des lieux : Vincent « Vic » Cotroni, propriétaire de nombreux cabarets montréalais et grand amateur d’arts du spectacle.513

Cotroni accueille l’animateur avec courtoisie, lui promettant qu’« après le Val d’Or, il y en aura beaucoup d’autres » si le résultat est à la hauteur. L’homme se voit comme un allié des artistes, prêt à leur donner une chance lorsqu’il sent le potentiel.

— Récit de Jacques Normand, repris par Robert Gauthier, Jacques Normand, l’enfant terrible.5

Sur scène, Normand doit composer avec un public parfois hostile, qui l’attaque par des insultes homophobes lorsqu’il interprète des chansons de Charles Trenet, jugées trop raffinées pour ce cabaret réputé viril.56 Pour lui, chanter Trenet à Montréal au milieu des années 1940 exige un courage certain et devient un geste presque subversif.

Impressionné par son talent, Vincent Cotroni l’envoie tenter sa chance à New York, comme animateur-chanteur au célèbre Bal Tabarin, un cabaret situé à l’angle de la 47e Rue et de Broadway, tenu par des Corses et des Siciliens. Cotroni présente Normand comme « Jacques Normand from Paris » pour en faire un produit mieux exportable. Mais le milieu new-yorkais ne se montre guère plus indulgent que celui de la Main ; l’expérience tourne court, et l’animateur revient à Montréal l’année suivante pour poursuivre sa carrière à la radio, notamment à CKVL.56

4. De la fermeture du Val d’Or à l’ouverture du Faisan Doré

En 1947, les frères Martin se voient dans l’impossibilité de renouveler le permis d’alcool du Val d’Or. Les rumeurs avancent que l’établissement aurait servi de l’alcool à des mineurs ou qu’il n’aurait pas contribué à la « bonne » caisse électorale, dans un contexte où les cabarets font régulièrement l’objet de contrôles administratifs teintés de considérations politiques.112

Habitués à naviguer dans les méandres des règlements municipaux, les frères Martin imaginent une solution de contournement : fermer officiellement le Val d’Or, puis rouvrir la même salle sous un nouveau nom, avec un permis délivré à un « restaurant » plutôt qu’à un cabaret. Sur le plan pratique, la boîte reste d’abord un cabaret de nuit davantage qu’un véritable établissement de restauration ; c’est la raison sociale qui sert de clé pour obtenir le permis.1213

C’est dans ces circonstances qu’apparaît Au Faisan Doré, qui reprend le flambeau du Val d’Or tout en cherchant à en modifier en profondeur la clientèle et le positionnement artistique. Pour Jacques Normand, le problème n’est pas tant le décor ou la programmation que l’habitude d’un certain public de considérer la salle comme un lieu de défoulement bruyant. La transition vers un cabaret francophone, ouvert à de nouveaux artistes et à une participation active du public, constitue donc un pari risqué, mais porteur de promesses.15

5. Le Faisan Doré (1947–1950), laboratoire de la chanson

5.1. Un projet d’« éducation du public »

Au Faisan Doré, Jacques Normand imagine une salle « bien tenue », où le spectacle ne serait plus qu’un simple enchaînement de numéros, mais un véritable espace d’expérimentation pour la chanson francophone. Il souhaite donner une chance aux jeunes artistes d’ici, tout en invitant le public à prendre part à la fête depuis la salle et, à l’occasion, sur la scène.5

Edmond Martin appuie ce projet en misant sur une clientèle plus exigeante et en limitant l’accès aux clients les plus turbulents. Pour donner le ton, il fait venir au cabaret le grand accordéoniste Émile Prud’homme, accompagné du chanteur-animateur Jean Rafa.57 Peu après son arrivée, Rafa est frappé par une méningite et se retrouve hospitalisé : la direction du Faisan Doré décide alors de le garder à son service aussi longtemps qu’il faudra pour l’aider à rembourser ses frais médicaux, geste qui illustre la solidarité qui règne dans la troupe.

Pour les artistes venus d’Europe, Montréal, au lendemain de la guerre, apparaît comme un véritable « Klondike » : l’argent y circule, alors que la France vit encore l’austérité de l’après-guerre. Le Faisan Doré, restauré et agrandi par Edmond Martin, peut accueillir environ six cents personnes, et l’on y vendrait jusqu’à 2 400 grosses bouteilles de bière par soir.

— Témoignage de Jean Rafa sur l’atmosphère du Faisan Doré.7

5.2. Roche & Aznavour, protégés d’Édith Piaf

Toujours en quête de nouveaux talents pour le Faisan Doré, Jacques Normand lit attentivement les petites annonces et les rubriques spectacle. Un jour, il découvre que le cabaret Le Quartier Latin, rue de la Montagne, annonce deux « célèbres chansonniers parisiens ». Intrigué, il se rend sur place entre deux représentations pour les entendre.

Sur scène, un duo se présente : Pierre Roche (29 ans) et Charles Aznavour (24 ans). La prestation impressionne immédiatement Normand, qui voit dans leur art une intensité et une modernité rares. En coulisses, il apprend que Roche et Aznavour sont les protégés d’Édith Piaf, qui les soutient dans leurs débuts.5

Séduit, Normand leur vante les mérites du Faisan Doré et leur propose d’y venir. Les deux artistes lui expliquent qu’un contrat les lie encore au cabaret du Quartier Latin. Normand promet de les attendre. Deux semaines plus tard, Roche et Aznavour arrivent enfin au Faisan Doré, où les frères Martin les accueillent « comme des princes » et leur offrent un contrat avantageux. Ils deviennent très vite les vedettes d’un cabaret désormais considéré comme l’un des plus courus de la ville.53

5.3. Jacques Canetti, Félix Leclerc et le Faisan Doré

Une autre scène décisive se déroule un soir après le spectacle. Le producteur français Jacques Canetti, figure clé de la chanson d’auteur, attend Jean Rafa et Jacques Normand sur le trottoir devant le cabaret. Il leur confie qu’il est venu chercher de nouveaux talents et leur demande s’ils ont des noms à lui suggérer.5

Normand répond spontanément : Félix Leclerc. Il ne reste à Canetti que quelques heures avant son vol pour la France. En pleine nuit, un réalisateur de CKVL accepte de faciliter une rencontre éclair entre le producteur et l’auteur-compositeur. De cette entrevue naît la décision d’inviter Leclerc à se produire en France, où il connaîtra bientôt une consécration internationale. Dans ce récit, le Faisan Doré apparaît comme le point de jonction d’une chaîne qui relie la Main aux cabarets parisiens et aux grandes scènes européennes.5

5.4. Tremplin pour une génération d’artistes

Le Faisan Doré sert de véritable creuset pour une nouvelle génération d’artistes qui marqueront les années 1950 à 1970. C’est là que Monique Leyrac obtient sa première chance décisive, avant de devenir l’une des grandes voix du Québec. Le cabaret accueille et met en valeur des interprètes et humoristes comme Denise Filiatrault, Aglaé, Colette Bonheur, ainsi que deux jeunes garçons promis à une belle carrière : Fernand Gignac et un serveur timide nommé Raymond Lévesque.345

Le dimanche après-midi, des concours d’amateurs permettent à des débutants de monter sur scène. Gilles Pellerin présente les participants, Billy Monroe (ou « Billy Munro ») les accompagne au piano, et un jury composé notamment de Normand, Jean Rafa, Pierre Roche et Charles Aznavour attribue des prix. Le jeune Fernand Gignac, âgé de 14 ans, remporte l’un de ces concours avec Maître Pierre, mais ne peut participer qu’au premier spectacle de la soirée en raison des lois interdisant la présence de mineurs dans les cabarets après dix heures.5

Au fil des saisons, le Faisan Doré est souvent décrit comme un creuset remarquable d’où émerge une cohorte d’artistes qui marqueront la scène québécoise des décennies suivantes : chansonniers, comédiens, animateurs de radio et de télévision. Le cabaret concentre, sur quelques années, une densité exceptionnelle de talents en gestation.347

5.5. Atmosphère et sociabilité

La programmation variée du Faisan Doré – chansons, sketchs, numéros de cirque, interventions du public – permet à la clientèle de revenir soir après soir sans se lasser. Les spectacles se terminent fréquemment par des pots-pourris collectifs, où artistes et spectateurs chantent ensemble dans une ambiance de fraternité chaleureuse.5

À la fermeture, il n’est pas rare que la troupe et certains habitués se déplacent vers un spaghetti house pour prolonger la nuit jusqu’au petit matin. Dans ses mémoires, Normand évoque ces soirées où l’on se retrouve à regagner la maison vers dix heures, après une succession de représentations, d’after-parties et de rencontres improvisées.5

6. Héritage — de la Main à la chanson québécoise

Après quelques années de prospérité, Jacques Normand commence à se lasser des limites imposées par les frères Martin, qu’il juge « bien intentionnés, mais peu au fait du métier ». Il se laisse courtiser par le Café Continental, dirigé par Jack Horn, qui lui propose des conditions plus avantageuses et un cadre de travail mieux adapté à ses ambitions.510

Lorsque Normand quitte Au Faisan Doré, le cabaret perd son animateur-vedette et ne parvient pas à retrouver le même niveau d’achalandage. Convaincus que le succès du lieu reposait avant tout sur ses épaules, les frères Martin préfèrent fermer la boîte plutôt que de tenter une relance avec un nouvel animateur.5 Comme souvent sur la Main, la fermeture ne laisse pas la place vacante bien longtemps : dès 1951, le prestigieux Café Montmartre s’installe à la même adresse, prolongeant l’histoire du site sous une autre enseigne.8

Normand, de son côté, devient l’âme du Saint-Germain-des-Prés de la rue Sainte-Catherine, une salle annexée au Café Continental, l’un des cabarets francophones les plus courus des années 1950, où il retrouve plusieurs artistes passés par le Faisan Doré.10 Par la suite, une partie de cette génération fait le saut à la télévision, notamment dans des émissions comme Music-hall et Les Couche-tard, contribuant à la diffusion massive d’un style de chanson et d’humour façonné à la fois au Café Val d’Or et au Faisan Doré.

Pour les historiens de la Main, ces deux cabarets consécutifs représentent un moment charnière : ils incarnent à la fois la fin d’un monde – celui des cabarets sous forte influence de la pègre, dominés par les standards américains – et le début d’un autre, marqué par l’affirmation d’une chanson d’expression québécoise qui trouvera, dans les années 1950–1960, ses scènes et ses publics propres.13

7. Notes & sources

  1. ANDRÉ-G. BOURASSA & JEAN-MARC LARRUE, Les nuits de la Main. Histoire des spectacles sur le boulevard Saint-Laurent, Montréal, 1993.
    Usage MCPA : mise en contexte du boulevard Saint-Laurent comme axe majeur du divertissement montréalais ; identification de l’immeuble du 1417, boulevard Saint-Laurent et de ses cabarets successifs (Frolics, Connie’s Inn, Casino de Parée, Café Val d’Or, Faisan Doré, Café Montmartre) ; analyse du rôle de ces salles dans l’essor des cabarets francophones.
  2. THE GAZETTE, 26 janvier 1963, p. 119–124 — article « The Frolics started Main’s golden era ».
    Usage MCPA : description du cabaret Frolics comme précurseur des grands clubs de la Main ; mention de la succession Frolics / Connie’s Inn / Casino de Parée au 1417, boulevard Saint-Laurent.
  3. LA PRESSE, 26 septembre 2008 — article « La Main : un berceau artistique ».
    Usage MCPA : réflexion sur le boulevard Saint-Laurent comme berceau de la vie artistique montréalaise ; rappel de l’importance des cabarets de la Main dans la carrière d’artistes comme Charles Aznavour, Monique Leyrac ou Raymond Lévesque.
  4. DOMINIQUE MICHEL, Y a des moments si merveilleux, Montréal, (date et éditeur).
    Usage MCPA : souvenirs de la comédienne et chanteuse sur les cabarets montréalais, dont le rôle du Faisan Doré comme tremplin pour une nouvelle génération d’humoristes et de chanteuses.
  5. ROBERT GAUTHIER, Jacques Normand, l’enfant terrible, Montréal, Éditions de l’Homme, 1998.
    Usage MCPA : source principale pour le récit autobiographique de Jacques Normand au Café Val d’Or et au Faisan Doré ; anecdotes sur l’atmosphère du cabaret, la clientèle, les relations avec Vincent Cotroni, le séjour au Bal Tabarin à New York, l’arrivée de Pierre Roche et Charles Aznavour, la visite de Jacques Canetti et la rencontre décisive avec Félix Leclerc.
  6. LA PRESSE, 8 novembre 1997 — article « Jacques Normand : Où est passé l’esprit ? ».
    Usage MCPA : rappel de la carrière de Jacques Normand ; allusions à ses débuts dans les cabarets, aux résistances rencontrées lorsqu’il interprétait des chansons de Charles Trenet et à son rôle dans la mutation des spectacles montréalais.
  7. LE PETIT JOURNAL, 11 novembre 1971 — article « Il voulait être le Napoléon du Music-Hall ».
    Usage MCPA : portrait de Jean Rafa et évocation de son passage au Faisan Doré avec Émile Prud’homme ; description de l’atmosphère du cabaret, de sa capacité d’accueil et des consommations vendues par soir.
  8. THE GAZETTE, 22 janvier 1951 — annonce « Cafe Montmartre opening January 24th ».
    Usage MCPA : confirmation de l’ouverture du Café Montmartre en 1951 au 1417, boulevard Saint-Laurent, dans les anciens locaux du Faisan Doré.
  9. LE PETIT JOURNAL, 18 novembre 1945 — article « Au cabaret Val d’Or ».
    Usage MCPA : mention du Café Val d’Or, de son gérant Wilfrid Breton et de la programmation de variétés durant la période d’après-guerre.
  10. WIKIPÉDIA, entrée « Saint-Germain-des-Prés (Montréal) ».
    Usage MCPA : rappel du rôle de Jacques Normand comme directeur artistique et animateur du cabaret Saint-Germain-des-Prés après son passage au Faisan Doré ; continuité entre les cabarets de la Main et ceux de la rue Sainte-Catherine.
  11. LE DEVOIR, 10 décembre 1942 — rubrique « Nouvelles raisons sociales » (mention du Café Royal).
    Usage MCPA : identification du Café Royal, au 97, rue Sainte-Catherine Ouest, et de ses exploitants, dont les frères Marius et Edmond Martin ; mise en lien avec le Café Val d’Or et le Faisan Doré.
  12. LE CANADA, 20 novembre 1945 — chronique judiciaire « Le ministère public ».
    Usage MCPA : contexte sur les poursuites et les sanctions administratives visant certains cabarets montréalais, notamment liés au service d’alcool à des mineurs ; éclairage sur les difficultés rencontrées par les frères Martin pour renouveler leur permis de débit de boissons.
  13. THE GAZETTE, 4 décembre 1942 — article « Bandit raids cafe ».
    Usage MCPA : exemple d’un raid de bandits dans un café de Montréal associé au milieu de la Main ; illustration des liens entre certains cabarets et la petite criminalité locale, en parallèle avec le récit de la présence de Vincent Cotroni et d’Armand Courville au Val d’Or.
  14. THE GAZETTE, 14 février 1948 — rubrique « Town and Country ».
    Usage MCPA : notule mondaine mentionnant le Faisan Doré parmi les cabarets en vue de Montréal, fréquentés par une clientèle mêlant artistes, touristes et notables ; contribution à la datation de la période d’activité du cabaret (1947–1950).
1949
BONNE ANNÉE DU FAISAN DORÉ
BONNE ANNÉE DU FAISAN DORÉ

Source: La Patrie, 29 décembre 1949, BAnQ

PIERRE ROCHE CHARLES AZNAVOUR
PIERRE ROCHE CHARLES AZNAVOUR

Source: Montréal-Matin, 1 mars 1949, BAnQ

ÉMILE PRUD’HOMME PASTOR ANDERS JEAN RAFA LOUISE RIVIÈRE
ÉMILE PRUD’HOMME PASTOR ANDERS JEAN RAFA LOUISE RIVIÈRE

Source: Le Petit Journal, 16 janvier 1949, BAnQ

1948
EMILE PRUD’HOMME PIERRE ROCHE CHARLES AZNAVOUR LOUISE RIVIERE
EMILE PRUD’HOMME PIERRE ROCHE CHARLES AZNAVOUR LOUISE RIVIERE

Source: Le Canada, 15 décembre 1948, BAnQ

ROGER GUIL LOUISE RIVIERE
ROGER GUIL LOUISE RIVIERE

Source: Montréal-Matin, 19 novembre 1948, BAnQ

CHEZ BEBERT FERNAND ROBIDOUX MONIQUE LEYRAC
CHEZ BEBERT FERNAND ROBIDOUX MONIQUE LEYRAC

Source: Montréal-Matin, 9 juillet 1948, BAnQ

JACQUES NORMAND LOUISE RIVIERE
JACQUES NORMAND LOUISE RIVIERE

Source: Le Canada, 26 avril 1948, BAnQ

1947
BILLY MUNROE JACQUES NORMAND LOUISE RIVIERE
BILLY MUNROE JACQUES NORMAND LOUISE RIVIERE

Source: Le Canada, 22 décembre 1947, BAnQ

AU FAISAN DORÉ
AU FAISAN DORÉ

Source: Montréal-Matin, 26 septembre 1947, BAnQ

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