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Katacombes (Montréal)

Fondée en 2006 et active jusqu’à la fin de 2019, la coopérative de travail Katacombes incarne l’un des chapitres majeurs de l’underground montréalais du XXIe siècle. Née dans l’orbite directe de L’X, elle prolonge une culture DIY et d’autogestion tout en s’ancrant dans un format différent : un bar-salle capable d’accueillir un large éventail d’événements (musique, humour, conférences, bénéfices) au cœur d’un centre-ville en recomposition. Avec une capacité de 325 places, Katacombes occupe un créneau rare : assez grande pour recevoir des tournées de “certaine envergure”, assez souple pour rester un lieu de relève, de liens internationaux et de communauté.

1. Présentation

Katacombes appartient à une famille de lieux “charnières” : des espaces qui ne sont ni des institutions, ni de simples bars de quartier, mais des plateformes où s’agrègent des scènes, des amitiés, des micro-économies et des pratiques de solidarité. Dans la mémoire de la scène montréalaise, Katacombes est souvent décrite comme un “chez-soi” pour les punks et les métalleux ; dans les sources, elle apparaît surtout comme une infrastructure : diffusion, relèves, liens internationaux, bénéfices, et capacité d’accueil rare.

Son histoire est aussi une histoire urbaine : au fil des années 2000–2010, le centre-ville se requalifie, les loyers augmentent, les taxes se durcissent, et les lieux alternatifs se déplacent. Katacombes résiste longtemps — puis devient, en 2019, un symbole de la fragilité structurelle des petites salles au cœur de la ville.

2. Généalogie : L’X comme matrice (fin 1990–2004)

La presse de la fin des années 1990 décrit L’X (182, rue Sainte-Catherine Est) comme un collectif pour et par de jeunes artistes : salle de spectacles, bar, ateliers (sérigraphie, photo, couture), expositions et centre de documentation. Katacombes naît dans cet héritage direct : mêmes réseaux, même culture de l’autonomie, même compréhension du lieu culturel comme outil de cohésion et de survie communautaire.

La fermeture de L’X en 2004 (éviction / requalification, pression immobilière, grands projets) crée une brèche. Katacombes apparaît ensuite comme une réponse pragmatique : conserver l’esprit, changer de format, trouver un ancrage viable dans une ville qui change.

3. Fondation et premier ancrage sur la Main (2006–2009)

En 2006, Katacombes s’installe au 1222, boulevard Saint-Laurent. Un texte de presse de décembre 2006 marque ce passage comme un basculement symbolique : un repaire ancien laisse place à un bar rock “underground”, et l’espace se reconfigure autour d’une nouvelle programmation — tout en revendiquant une filiation directe avec L’X.

Ce premier site sert de base opérationnelle : la coop apprend à stabiliser une équipe, une régularité d’événements et un modèle économique, dans un environnement urbain où les marges sont tolérées tant qu’elles restent “contenues” — puis poussées ailleurs dès que la valeur foncière monte.

4. « À nouveau au grand jour » : relocalisation et consolidation (2009)

Le 1er août 2009, Katacombes s’installe à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Ontario. Un article de 2009 décrit la réouverture comme un moment de consolidation : un lieu plus visible, mieux adapté à l’accueil du public, pensé selon une logique coopérative.

Cette relocalisation n’est pas seulement un déménagement : elle marque le passage d’un lieu “qui survit” à un lieu “qui dure”. Katacombes devient alors une salle repère : régulière, identifiable, accueillant des initiatives de festivals comme Heavy Montréal et Pouzza, tout en restant un espace de relève et d’underground.

5. Le lieu : iconographie, usages, atmosphère

La salle Ontario / Saint-Laurent est rapidement reconnaissable : un logo en tête de mort, un intérieur constellé de crânes et de chaînes, une esthétique assumée qui agit comme langage commun. Ce décor n’est pas un simple “thème” : il sert d’identifiant, de territoire, et de mémoire visuelle pour une communauté habituée aux lieux temporaires.

Dans les récits journalistiques, cette matérialité revient souvent : la salle comme antre, comme refuge, comme endroit où l’on “revient” — et où l’on apprend à coexister avec un voisinage qui change, parfois hostile, parfois indifférent.

6. Programmation : au-delà de l’étiquette punk/metal

Katacombes est associée au punk, au rock et au metal, mais sa programmation ratisse plus large : humour, swing, conférences, tournages, hip-hop, folk, ska, jazz. Cette pluralité est typique des lieux alternatifs structurés en coop : un lieu doit rester vivant, diversifier ses usages, et accueillir des publics variés tout en gardant une identité forte.

Des articles du Devoir du début des années 2010 confirment cette transversalité : la salle apparaît non seulement dans des pages “musique”, mais aussi au fil d’événements hybrides, signe d’une salle qui dépasse son étiquette.

7. Mission et diplomatie underground (réseaux, relève, international)

Katacombes se présente comme une salle qui aide la relève et maintient des liens au-delà de Montréal. Cette mission est formulée explicitement par Janick Langlais, membre fondatrice et responsable de la programmation : le lieu doit créer des connexions, du réseautage, et faire grandir une scène underground par l’organisation et la récurrence.

« Ç’a toujours été la mission des Katacombes, d’aider la relève musicale, de créer des connexions internationales et du réseautage pour faire grandir la scène underground. »

— Janick Langlais, citée dans la presse

Dans cette perspective, Katacombes agit comme “diplomatie” : elle rend possible la circulation des groupes, la venue de tournées, et la formation de liens entre scènes — une fonction qui devient rare lorsque la ville ne laisse subsister que des lieux très petits ou très institutionnels.

8. Militantisme, bénéfices et gouvernance coop

La coop Katacombes est souvent citée comme l’un des rares lieux culturels montréalais gérés principalement par des femmes. Cette dimension n’est pas décorative : elle informe les choix de programmation, la place accordée aux bénéfices, et la façon d’inscrire la salle dans un tissu communautaire (féminisme, antifascisme, librairies anarchistes, droits des animaux, organismes de quartier).

Dans plusieurs récits médiatiques, Katacombes apparaît comme un lieu qui “sert à quelque chose” au-delà du divertissement : on y finance, on y organise, on y soutient. Cette vocation la rapproche directement de l’héritage de L’X, mais dans un format stabilisé.

9. Rôle structurel dans l’écosystème montréalais (325 places)

Avec ses 325 places, Katacombes occupe un créneau stratégique : assez grande pour accueillir des artistes “d’une certaine envergure”, assez intime pour rester un lieu de scène. Lorsqu’elle ferme, des articles soulignent que les petites salles ne peuvent combler entièrement ce vide : la taille compte, car elle conditionne le type d’artistes accueillis et l’économie de tournée.

Cette capacité intermédiaire explique aussi le statut de Katacombes dans la mémoire de la scène metal : la salle devient un lieu de moments marquants (concerts, festivals, soirées) — et un repère qui manque immédiatement après 2019.

10. Fermeture (2019) : taxes, embourgeoisement, spéculation

En 2019, Katacombes annonce qu’elle cessera ses activités à la fin de l’année. Les explications publiques évoquent des taxes municipales très élevées et l’impact de l’embourgeoisement du quartier, dans un centre-ville où les coûts augmentent et où les lieux alternatifs deviennent structurellement précaires.

Un cadre d’analyse plus large apparaît dans les textes : la spéculation immobilière repousse les scènes alternatives à la marge, phénomène observé à Montréal comme dans d’autres grandes villes. Cette fermeture est vécue comme un “déjà-vu” par les personnes issues de L’X : un cycle de déplacement, relocalisation, requalification — puis disparition.

11. Après Katacombes : mémoire, déplacements, reconversion

La fermeture ne met pas fin à l’underground, mais elle change sa géographie. Les médias citent d’autres lieux (Piranha Bar, Foufounes Électriques, L’Escogriffe, Ritz P.D.B.) comme points d’ancrage possibles, tout en soulignant que Katacombes offrait un avantage rare grâce à sa capacité.

En 2022, un projet annonce la reconversion du site en logements étudiants abordables, avec une ouverture évoquée autour de 2025. Cette transformation prolonge l’histoire urbaine de la salle : un lieu culturel disparaît matériellement, mais reste actif dans la mémoire — et dans les récits sur la ville qui se transforme.

12. Chronologie synthétique commentée

1998–2004 — L’X (matrice)

L’X sert de laboratoire DIY et de carrefour multidisciplinaire (concerts, ateliers, documentation). Sa fermeture en 2004 nourrit la reconfiguration des réseaux alternatifs.

2006 — Fondation de la coop Katacombes

Mise en place du modèle coopératif ; continuité explicite avec L’X.

2006–2009 — 1222, boulevard Saint-Laurent

Premier ancrage ; stabilisation des opérations ; apprentissage d’un modèle économique viable.

1er août 2009 — Déménagement à l’angle Ontario / Saint-Laurent

Réouverture et consolidation ; visibilité accrue ; la salle devient un repère majeur.

2009–2019 — Apogée et diversification

2 000+ spectacles, 350 000+ personnes ; programmation élargie ; bénéfices et événements communautaires.

Fin 2019 — Fermeture

Pressions structurelles : taxes, embourgeoisement, spéculation ; disparition d’un lieu “intermédiaire” (325 places).

2022– (annonce) — Reconversion en logements étudiants

Projet de logements étudiants abordables ; prolongement des débats sur la place des lieux alternatifs au centre-ville.

13. Notes & sources

  1. L’ITINÉRAIRE, octobre 1999 — article « Un collectif pour et par de jeunes artistes ».
    Usage MCPA : description de L’X comme collectif artistique multidisciplinaire (concerts, ateliers, documentation), permettant d’identifier la matrice idéologique, organisationnelle et communautaire dont émergeront les Katacombes.
  2. LA PRESSE, 8 décembre 2006 — article « Adieu taverne Alouette, bonjour les Katacombes ! ».
    Usage MCPA : source fondatrice documentant l’ouverture des Katacombes au 1222, boulevard Saint-Laurent, la transformation du lieu, et la filiation directe revendiquée avec L’X.
  3. L’ITINÉRAIRE, 15 novembre 2009 — article « Les Katacombes à nouveau au grand jour ».
    Usage MCPA : documentation du déménagement à l’angle Ontario / Saint-Laurent, de la réouverture du lieu en 2009 et de la consolidation du modèle coopératif.
  4. LE DEVOIR, 18 juin 2012 — article « Nostalgie et nouveautés ».
    Usage MCPA : mentions d’événements hybrides tenus aux Katacombes, confirmant la transversalité de la programmation au-delà de l’étiquette punk/metal.
  5. LE DEVOIR, 15 juin 2013 — article « De l’art de déconner (et de gentiment provoquer) ».
    Usage MCPA : confirmation de la présence récurrente des Katacombes dans la vie culturelle montréalaise et de leur rôle comme lieu d’expérimentation et de sociabilité underground.
  6. URBANIA, 25 octobre 2019 — article d’ Éric Faucher.
    Usage MCPA : source centrale sur la mission des Katacombes, leur gouvernance coopérative, le rôle prépondérant des femmes, le militantisme et les causes avancées lors de l’annonce de la fermeture.
  7. CBC, 24 octobre 2019 — reportage annonçant la fermeture des Katacombes.
    Usage MCPA : documentation factuelle de l’annonce publique, du contexte économique et des réactions au sein de la scène musicale montréalaise.
  8. RADIO-CANADA, 25 octobre 2019 — article d’actualité.
    Usage MCPA : source chiffrée citant plus de 2 000 spectacles et 350 000 personnes accueillies, utilisée pour quantifier l’impact structurel du lieu.
  9. LE DEVOIR, 25 octobre 2019 — brève sur la fermeture des Katacombes.
    Usage MCPA : confirmation croisée de l’annonce de fermeture et du contexte urbain (taxes, embourgeoisement, pressions immobilières).
  10. LE DEVOIR, 28 décembre 2019 — article de Dominic Tardif, « Katacombes ferme, mais l’underground ne meurt pas ».
    Usage MCPA : analyse rétrospective reliant L’X et les Katacombes, examinant les déplacements des scènes alternatives, et soulignant l’importance du créneau intermédiaire des salles de 325 places.
  11. CBC, 12 septembre 2022 — article annonçant la reconversion du site.
    Usage MCPA : documentation du projet de transformation du bâtiment en logements étudiants abordables, prolongeant l’histoire urbaine du lieu après 2019.
  12. L’ÉCHO DE MASKINONGÉ, 2 août 2023 — portrait de Janick Langlais.
    Usage MCPA : mise en perspective du parcours post-Katacombes d’une figure fondatrice, soulignant la continuité des engagements communautaires et culturels au-delà de Montréal.
2019
VOÏVOD METALIAN
VOÏVOD METALIAN
HARD SKIN THE PROWLERS SHARDS NO WAR STREET PANTHER
HARD SKIN THE PROWLERS SHARDS NO WAR STREET PANTHER

Source: Prowlers

2018
LES BONS À RIEN THE PROWLERS LES ORDURES IONIQUES SELF CONTROL BETON ARMÉ
LES BONS À RIEN THE PROWLERS LES ORDURES IONIQUES SELF CONTROL BETON ARMÉ

Source: The Prowlers

COMEBACK KID NO WARNING HIGHER POWER
COMEBACK KID NO WARNING HIGHER POWER

Source: Extensive

Lieu: Katacombes

DOPETHRONE APES
DOPETHRONE APES

Source: Alexandre Goulet

Design: Alexandre Goulet

EARSLAUGHTER VOL.4
EARSLAUGHTER VOL.4

Source: Alexandre Goulet

Design: Alexandre Goulet

2017
SUBHUMANS ALL TORN UP LA GACHETTE LYSERGIC POK GAI DAYS OF RAGE
SUBHUMANS ALL TORN UP LA GACHETTE LYSERGIC POK GAI DAYS OF RAGE

Lieu: Katacombes

2016
THE OLD FIRM THE PROWLERS CASUALS THE HORNY BITCHES KING CANS
THE OLD FIRM THE PROWLERS CASUALS THE HORNY BITCHES KING CANS

Source: The Prowlers

100 DEMONS ALL OUT WAR LIFE ON TRIAL DAMAGE DONE
100 DEMONS ALL OUT WAR LIFE ON TRIAL DAMAGE DONE

Source: Alexandre Goulet

Design: Alexandre Goulet

DAYGLO ABORTIONS RIPCORDZ THE NASTIES
DAYGLO ABORTIONS RIPCORDZ THE NASTIES
2015
THE PROWLERS DUFFY’S CUT LA GACHETTE THE ADHAEROS IDOCRATE
THE PROWLERS DUFFY’S CUT LA GACHETTE THE ADHAEROS IDOCRATE

Source: The Prowlers

DBC MUTANK KILL OF RIGHTS VENOMENON
DBC MUTANK KILL OF RIGHTS VENOMENON

Source: Katacombes

THE OPPRESSED VAGABONDS WALK OF SHAME KING CANS
THE OPPRESSED VAGABONDS WALK OF SHAME KING CANS

Collection: Patrick Meunier

OBSCÈNE EXTREME
OBSCÈNE EXTREME

Collection: Alexandre St-Jean

RRROOOAAARRR WINDHAND SEVERED HEAD OF STATE SHIT OMEGAS BASTARD NOISE
RRROOOAAARRR WINDHAND SEVERED HEAD OF STATE SHIT OMEGAS BASTARD NOISE

Collection: Alexandre St-Jean

THE REAL MCKENZIES ISOTOPES BOIDS
THE REAL MCKENZIES ISOTOPES BOIDS

Source: Greenland

Lieu: Katacombes

2014
HEAVY MTL AFTER PARTY BAT SABBATH (CANCER BATS INTERPRÉTANT BLACK SABBATH) BIBLICAL EAGLE TEARS BOIDS SAMEDI 9 AOÛT SWASHBUCKLE VOMIT REMNANTS DIMANCHE 10 AOÛT FUCKED UP SOLIDS
HEAVY MTL AFTER PARTY BAT SABBATH (CANCER BATS INTERPRÉTANT BLACK SABBATH) BIBLICAL EAGLE TEARS BOIDS  SAMEDI 9 AOÛT SWASHBUCKLE VOMIT REMNANTS  DIMANCHE 10 AOÛT FUCKED UP SOLIDS

Source: Heavy MTL

RRROOOAAARRR BLASPHEME CRO-MAGS INCANTATION
RRROOOAAARRR BLASPHEME CRO-MAGS INCANTATION

Collection: Alexandre St-Jean

2013
ON A CRÉÉ UN MONSTRE O LINEA CHARLIE FOXTROT ROUGE POMPIER
ON A CRÉÉ UN MONSTRE O LINEA CHARLIE FOXTROT ROUGE POMPIER

Source: Rouge Pompier

SWINGIN UTTERS WALK OF SHAME ADDINGTON LENNOX
SWINGIN UTTERS  WALK OF SHAME ADDINGTON LENNOX

Source: Heavy MTL

DOOM POLICE BASTARD RATFACE SYSTEMATIK ASILE TRUNCHEONS
DOOM POLICE BASTARD RATFACE SYSTEMATIK ASILE TRUNCHEONS

Lieu: Katacombes

2012
DUCHESS SAYS VULGAR YOU THE NILS
DUCHESS SAYS VULGAR YOU THE NILS
PELIGRO SOCIAL BELGRADO PROXY SAD BOYS DISKONECTED HASSLER BASTARD 86
PELIGRO SOCIAL BELGRADO PROXY SAD BOYS DISKONECTED HASSLER BASTARD 86
HARD SKIN THE PROWLERS BUDDHA BULLDOZER PLUS MINUS MAYDAY
HARD SKIN THE PROWLERS BUDDHA BULLDOZER PLUS MINUS MAYDAY

Source: The Prowlers

2011
DISSENSION AEON’S FALL BEAUTIFUL SADNESS
DISSENSION AEON’S FALL BEAUTIFUL SADNESS

Source: Heavy MTL

DOA AB IRATO TAILGUNNER HANG THEM ALL TERMINALS CHIX AND DIX RAT PATROL WHISKEY TAX
DOA AB IRATO TAILGUNNER HANG THEM ALL TERMINALS CHIX AND DIX RAT PATROL WHISKEY TAX

Lieu: Katacombes

SHEER TERROR OMEGAS ENFORCERS
SHEER TERROR OMEGAS ENFORCERS

Collection: Sarah DF

SHEER TERROR OMEGAS NOMOS ENFORCERS BOGUS CAUSE
SHEER TERROR OMEGAS NOMOS ENFORCERS BOGUS CAUSE

Source: Jeanski Rawlove

Lieu: Katacombes

THE REAL MCKENZIES EAST END RADICALS
THE REAL MCKENZIES EAST END RADICALS

Source: Greenland

GENITORTURERS HANZEL UND GRETTYL
GENITORTURERS HANZEL UND GRETTYL

Signatures:

Hanzel und Grettyl

  • Kaiser Von Loopy
  • Vas Kallas

Collectionneur: Dave Bernier

2010
THE SAINTE CATHERINES
THE SAINTE CATHERINES

Source: Édith Boucher

Design: Édith Boucher

Lieu: Katacombes

DAYGLO ABORTIONS BOULIMIK FOODFIGHT THE G-MEN ENDPROGRAM T.O.A. TALK SICK AB IRATO SALE GAULOISE THE HORNY BITCHES
DAYGLO ABORTIONS BOULIMIK FOODFIGHT THE G-MEN ENDPROGRAM T.O.A. TALK SICK AB IRATO SALE GAULOISE THE HORNY BITCHES
SUBHUMANS OMEGAS EVIL BOYS DISKONECTED
SUBHUMANS OMEGAS EVIL BOYS DISKONECTED
AVENGERS WALNUT KIDS ACCIDENT
AVENGERS WALNUT KIDS ACCIDENT
CAVALIERS NOIRS EGO RIP FLOW
CAVALIERS NOIRS EGO RIP FLOW

Collection: Alexandre St-Jean

BLUDGEONED APOCALYPTIC APPROACH ASCO
BLUDGEONED APOCALYPTIC APPROACH ASCO

Collection: Alexandre St-Jean

A WILHELM SCREAM OUTBREAK DIG IT UP
A WILHELM SCREAM OUTBREAK DIG IT UP

Source: Édith Boucher

Design: Édith Boucher

Lieu: Katacombes

SNFU REVOLTED VERMINE AB IRATO TALK SICK
SNFU REVOLTED VERMINE AB IRATO TALK SICK
STEEL NATION NAYSAYER BORN LOW PLUS MINUS TNS MADNESS REIGN AD
STEEL NATION NAYSAYER BORN LOW PLUS MINUS TNS MADNESS REIGN AD

Source: Jeanski Rawlove

Lieu: Katacombes

2009
BURNING LOVE UNRULED OMEGAS MOLESTED YOUTH URBAN BLIGHT CASTEVETS ILLEGAL VILE INTENT
BURNING LOVE UNRULED OMEGAS MOLESTED YOUTH URBAN BLIGHT CASTEVETS ILLEGAL VILE INTENT

Collection: Sarah DF

DSB MODERAT LIKVIDATION WARCRY LEBENDEN TOTEN DETONATE ABANDON BROKEN UNRULED BRUTAL KNIGHTS COMPLICATIONS BURNING LOVE URBAN BLIGHT MOLESTED YOUTH OMEGAS THE AVERSIONS PREYING HANDS PERDITION THE PYRONETED HARD CHARGER CASTEVETS VILE INTENT ILLEGAL RULE OUT OF ORDER END OF A YEAR
DSB MODERAT LIKVIDATION WARCRY LEBENDEN TOTEN DETONATE ABANDON BROKEN UNRULED BRUTAL KNIGHTS COMPLICATIONS BURNING LOVE URBAN BLIGHT MOLESTED YOUTH OMEGAS THE AVERSIONS PREYING HANDS PERDITION THE PYRONETED HARD CHARGER CASTEVETS VILE INTENT ILLEGAL RULE OUT OF ORDER END OF A YEAR

Collection: Alexandre St-Jean

ALEHAMMER CONTAGIUM
ALEHAMMER CONTAGIUM

Collection: Alexandre St-Jean

DIRTY BIRD DEADLY PALE AB IRATO GERBIA SALE GAULOISE KONFRONT CRIMES POWER CUP BROKEN CULTURE CHIX & DIX
DIRTY BIRD DEADLY PALE AB IRATO GERBIA SALE GAULOISE KONFRONT CRIMES POWER CUP BROKEN CULTURE CHIX & DIX

Collection: Alexandre St-Jean

LUXURY PUSHERS SAIGON HOOKERS 69 CRASH MONROE
LUXURY PUSHERS SAIGON HOOKERS 69 CRASH MONROE

Collection: Alexandre St-Jean

MODERAT LIKVIDATION LEBEDEN TOTEN DETONATE HARD CHARGER COMPLICATIONS PREYING HANDS MULE BONE BLACK
MODERAT LIKVIDATION LEBEDEN TOTEN DETONATE HARD CHARGER COMPLICATIONS PREYING HANDS MULE BONE BLACK

Collection: Alexandre St-Jean

HANGOVER HEARTATTACK
HANGOVER HEARTATTACK

Collection: Alexandre St-Jean

DRILLER KILLER MALIGNANT TUMOUR BASTARDATOR
DRILLER KILLER MALIGNANT TUMOUR BASTARDATOR

Collection: Alexandre St-Jean

BOYS NIGHT OUT
BOYS NIGHT OUT

Collection: Alexandre St-Jean

MARDI CRUSTY
MARDI CRUSTY

Collection: Alexandre St-Jean

KATACOMBES METAL NIGHT
KATACOMBES METAL NIGHT

Collection: Alexandre St-Jean

2008
GUTTER DEMONS PULP 45 MEMPHIS MORTICIANS BARRICADE MENTALE THE HYPNOPHONICS
GUTTER DEMONS PULP 45 MEMPHIS MORTICIANS BARRICADE MENTALE THE HYPNOPHONICS

Source: Antonio Geraldo

Lieu: Katacombes

GUTTER DEMONS PULP 45 THE MEMPHIS MORTICIANS BARRICADE MENTALE THE HYPNOPHONICS
GUTTER DEMONS PULP 45 THE MEMPHIS MORTICIANS BARRICADE MENTALE THE HYPNOPHONICS

Collection: Alexandre St-Jean

REAZIONE JEUNESSE APATRIDE OVERPOWER
REAZIONE JEUNESSE APATRIDE OVERPOWER

Collection: Alexandre St-Jean

THE LEFTOVERS THE PG 13’s ROCK & ROLL TELEVISION
THE LEFTOVERS THE PG 13’s ROCK & ROLL TELEVISION

Collection: Alexandre St-Jean

FÉLIX LAFLAMME JOEL KAISER & THE DEVILSTOWN
FÉLIX LAFLAMME JOEL KAISER & THE DEVILSTOWN

Illustration: Félix Laflamme

TEENAGE BOTTLEROCKET RIPTIDES SIDEKICKS WHISKEY TRENCH
TEENAGE BOTTLEROCKET RIPTIDES SIDEKICKS WHISKEY TRENCH

Collection: Étienne Desormeaux

METAL INVASION DJ SATANNICK
METAL INVASION DJ SATANNICK

Collection: Alexandre St-Jean

BOYS NIGHT OUT
BOYS NIGHT OUT

Collection: Etienne Desormeaux

INCANTATION FUNERUS IMPIETY CAULDRON REANIMATOR AGGRESSOR IMPALED NAZARENE SPIRITUAL AUTOPSY ALLGUILTY HELLHAMMER
INCANTATION FUNERUS IMPIETY CAULDRON REANIMATOR AGGRESSOR IMPALED NAZARENE SPIRITUAL AUTOPSY ALLGUILTY HELLHAMMER

Collection: Alexandre St-Jean

MAXIMUM ROCK N ROLL DUTCH OVEN
MAXIMUM ROCK N ROLL DUTCH OVEN

Collection: Alexandre St-Jean

RETARDED GBH FEATHER WHISTLES FUZZ AND ACNE
RETARDED GBH FEATHER WHISTLES FUZZ AND ACNE

Collection: Alexandre St-Jean

ROCKETS AWAY TROMA LISA
ROCKETS AWAY TROMA LISA

Collection: Alexandre St-Jean

2007
POWERSLAVES KOLONY
POWERSLAVES KOLONY

Collection: Alexandre St-Jean

HANGOVER HEART ATTACK
HANGOVER HEART ATTACK

Collection: Alexandre St-Jean

LIMP WRIST AFTER THE BOMBS TRIOXIN
LIMP WRIST AFTER THE BOMBS TRIOXIN

Collection: Alexandre St-Jean

CRIMINAL DAMAGE BORN DEAD ICONS HOLD A GRUDGE
CRIMINAL DAMAGE BORN DEAD ICONS HOLD A GRUDGE

Collection: Alexandre St-Jean

TRUTH OR SCARE BLOODSHOT BILL
TRUTH OR SCARE BLOODSHOT BILL

Collection: Alexandre St-Jean

KATACOMBES JUILLET 2007 THE VIBRATORS THE AUTOMATIX DISKONNECTED OUT OF ORDER THE BATORS TURBOSHAFT ARSON EAGLES SOCIETY’S PARASITES MILLION DOLLAR MARXIST SUBSISTANCE DEAD AND CONFUSED VICIOUS CICKLE THE RUFFIANZ EPIDEMIC CRIMINAL DAMAGE BORN DEAD ICONS HOUNDS A GLOBAL THREAT BIG JESUS TRUCK MUFFLER CRUNCH EVIL BOYS DIMWITS AFTER THE BOMBS COMPILATION TRIXIN 245 RABIES WARKRIME SOCIAL CIRCLE WHEN I FALL HAZARDOUS WASTE ZEBRIC TOMAHAWK CARRIERS SHOW HARDCORE METAL BURN TO BLACK INSECT CAREER SUICIDE IRON AGE CPC GANGBANGS HOMOSTUPIDS STATIC THOUGHT ACTION LA GACHETTE FORUM SOCIAL DU QUÉBEC
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Collection: Alexandre St-Jean

LA FRACTION COBRA NOIR BORN DEAD ICONS KONTEMPT
LA FRACTION COBRA NOIR BORN DEAD ICONS KONTEMPT

Collection: Alexandre St-Jean

THE VAPIDS SEXHEAD THE CREEPS
THE VAPIDS SEXHEAD THE CREEPS

Collection: Étienne Desormeaux

EXCRETED COWBOY DISCRIME NATION HARD CHARGER
EXCRETED COWBOY DISCRIME NATION HARD CHARGER

Collection: Alexandre St-Jean

THE AUTOMATIX
THE AUTOMATIX

Collection: Alexandre St-Jean

TOXIC HOLOCAUST RAMMER AFTER THE BOMBS BASTARDATOR
TOXIC HOLOCAUST RAMMER AFTER THE BOMBS BASTARDATOR

Collection: Alexandre St-Jean

MASS GRAVE GLOBAL HOLOCAUST EXCRETED COWBOYS
MASS GRAVE GLOBAL HOLOCAUST EXCRETED COWBOYS
MASS GRAVE GLOBAL HOLOCAUST EXCRETED COWBOY DEHUMANIZED EARTH
MASS GRAVE GLOBAL HOLOCAUST EXCRETED COWBOY DEHUMANIZED EARTH

Collection: Alexandre St-Jean

SUPERCHARGER DIABLO RED CHARIOT OF SHAME
SUPERCHARGER DIABLO RED CHARIOT OF SHAME

Collection: Alexandre St-Jean

THE SHIFTERS THE BELLA BOMBS THE DANGERS THE EVIL BOYS
THE SHIFTERS THE BELLA BOMBS THE DANGERS THE EVIL BOYS

Collection: Alexandre St-Jean

ZUKU THE CREEPS THE COBRA AC’S
ZUKU THE CREEPS THE COBRA AC’S

Collection: Alexandre St-Jean

SURCHARGE MYSTIK MOTORCYCLES LADY
SURCHARGE MYSTIK MOTORCYCLES LADY

Collection: Alexandre St-Jean

ANVIL HRAPACIS METALIAN JOE THRASHER
ANVIL HRAPACIS METALIAN JOE THRASHER

Collection: Alexandre St-Jean

NILBLORTS EXCRETED COWBOY CARBONIZED 16 YEAR OLD VICTIM
NILBLORTS EXCRETED COWBOY CARBONIZED 16 YEAR OLD VICTIM

Collection: Alexandre St-Jean

SOIRÉES POST-PUNK
SOIRÉES POST-PUNK

Collection: Waggy Dew

2005
OUVERTURE DES KATACOMBES (DATE REPOUSSÉE)
OUVERTURE DES KATACOMBES (DATE REPOUSSÉE)

Collection: Matt Komart

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