Pretzel Enchainé (Montréal)
De 1979 à 1982, le Pretzel Enchainé constitue l’une des expériences les plus ambitieuses de la vie nocturne montréalaise d’après-disco. Installé au 2112, rue Clark, dans les anciens locaux d’un café bavarois, le club se veut à la fois show-bar rock, cabaret des années 1930 et salle de spectacles branchée, doté d’une scène immense, d’une sonorisation puissante et d’un éclairage sophistiqué. Malgré une programmation impressionnante — de MICHEL PAGLIARO à THE RAMONES et THE B-52’S —, le Pretzel affronte rapidement une conjoncture économique défavorable et ferme après une succession de relances, laissant derrière lui le souvenir d’un lieu aussi audacieux qu’éphémère.
1. Présentation
Le Pretzel Enchainé ouvre ses portes le 12 juin 1979 au 2112, rue Clark, dans un ancien café bavarois entièrement transformé en show-bar.131719 Pensé comme un lieu à la fois spectaculaire et polyvalent, l’établissement se distingue d’emblée par la qualité de ses aménagements : grande salle chaleureuse, 350 places assises, une soixantaine de places au bar, scène immense, excellente visibilité, système de son sophistiqué et éclairage élaboré.31617
Aux commandes du projet se trouve Bill Toméo, homme d’affaires bien implanté dans la restauration montréalaise — propriétaire de la Vieille Fabrique du Spaghetti, du Cliché et du Pique-Assiette, entre autres — qui décide « d’en inventer une » alors que Montréal ne compte plus de véritable club de musique rock à la fin des années 1970.315 Il s’associe à Ben Apfelbaum, ancien hippie et vétéran des clubs, restaurants et bars de la ville depuis le début des années 1970, chargé de diriger les opérations quotidiennes du Pretzel.2
Malgré un accueil enthousiaste de la presse et du public, le Pretzel Enchainé se heurte rapidement à un contexte économique difficile et à la fragilité du marché des spectacles. Le club connaît plusieurs phases de fermeture et de relance (sous les noms Pretzel puis Pretzel Disco Club), avant de cesser définitivement ses activités à l’automne 1982.101314
2. Contexte montréalais et genèse du projet
À la fin des années 1970, Montréal n’est plus « exactement l’endroit le plus dynamique au pays pour les clubs de rock ». La chute spectaculaire de la valeur du dollar canadien au cours de l’année précédente a soudainement rendu les meilleurs artistes américains difficilement rentables ; les bons artistes canadiens, quant à eux, sont jugés trop peu nombreux pour maintenir un club ouvert 52 semaines par année.2
Plusieurs salles emblématiques ont fermé ou changé de vocation : l’Esquire Show Bar, le In Concert, l’Évêché, le El Casino. Le Café Campus cesse d’offrir des spectacles de blues et de rock le lundi soir, tandis que la Boîte à Chansons modifie sa politique de programmation. Selon un bilan dressé à l’époque, Montréal ne compte alors plus « aucun “club” de musique (à part l’Imprévu), aucune boîte à chansons, aucune salle de spectacles, à part la Place des Arts et le Théâtre St-Denis ».23
C’est dans ce vide que s’inscrit l’initiative de Bill Toméo. Voyant disparaître les lieux de diffusion régulière pour le rock et les musiques populaires, il rachète l’ancien café El Cortijo sur la rue Clark, devenu depuis quelques années un « beergarden » bavarois, et y fait construire, à grands frais (environ 30 000 $), un show-bar moderne : le Pretzel Enchainé.31516 L’objectif est clair : recréer un véritable club de musique au centre-ville, dans un contexte où la plupart des scènes intermédiaires ont disparu.
3. Ouverture du Pretzel Enchainé (juin 1979)
À l’approche de l’ouverture, Ben Apfelbaum, décrit comme « un ours à la barbe touffue et ancien hippie », travaille d’arrache-pied pour transformer ce vieux café bavarois en un club de rock & roll branché. Il raconte se réveiller chaque nuit en sueur froide, hanté par la vision de clients faisant la queue autour d’un bar encore inachevé. Ce ne sont pas tant la survie du club qui l’inquiète que les détails techniques, comme la nécessité d’agrandir constamment la scène pour accueillir les moniteurs de son surdimensionnés exigés par Michel Pagliaro, appelé à devenir un régulier du Pretzel.2
« Michel aime la musique très forte, plus que tout le monde », s’enthousiasme Apfelbaum. « J’adore PAG mais si l’on marche dans la rue derrière lui et qu’on l’appelle par son nom, il est sourd. Et si on continue à agrandir la scène, il n’y aura plus de place pour les sièges ! »2
Apfelbaum n’en est pas à ses débuts : il a déjà travaillé dans plusieurs clubs, restaurants et bars depuis le début des années 1970. On lui doit la gestion d’un club sur la rue Crescent, de la Vieille Fabrique du Spaghetti (en 1974), du Cliché dans le Vieux-Montréal, ainsi que de quelques autres établissements des rues Crescent et Saint-Denis ayant depuis changé de nom.2 C’est à lui que revient la direction des opérations quotidiennes du Pretzel Enchainé.
« Il y a des soirs où on ne voudrait pour rien au monde être ailleurs qu’à Montréal. Des soirs magiques où il y a quelque chose d’insaisissable dans l’air, des soirs où on retrouve ceux qu’on a perdus de vue et où Montréal profite de la réunion pour nous présenter un nouveau visage, un nouvel amant. Car Montréal est infidèle, elle change de partenaire comme elle change de saison. Mardi soir cette historique rue Clark, berceau des chambres à louer de la génération beat de Montréal, rajeunissait de 20 ans. Le Pretzel Enchainé, nouveau tremplin du spectacle, ouvrait ses portes. Artistes, musiciens, starlettes en mal d’amour s’y pressaient pour être les premiers à savoir si le Pretzel serait là pour durer ou s’il ne serait qu’une liaison éphémère, une aventure sans lendemain. Le Pretzel n’a déçu personne, il est un amant exemplaire: bonnes manières, bonne allure, tapis doux mais pas intimidants, son moelleux, lumières tamisées, jeunes et jolies serveuses, le Pretzel n’a rien négligé. On y entend peut-être trop la langue de Shakespeare, on y oublie parfois qu’on est au Québec mais il suffit d’aller faire un tour dans le bar orange pour comprendre qu’ici, dans les sociétés secrètes du rock montréalais, la musique passe avant tout, avant le pays et le drapeau, […]. Le Pretzel ne fait pas de politique. Il n’a qu’un seul ami: le rock. »
L’ouverture officielle a lieu le 12 juin 1979, avec une série de spectacles de Michel Pagliaro présentée du 12 au 27 juin.14171819 Dès les premiers soirs, la presse souligne le caractère spectaculaire de la salle, l’accueil chaleureux, la qualité du son et la présence d’un Pagliaro « à l’aise, en forme, détendu et chez lui » sur une scène jugée « parfaite », éclipsant, aux yeux de certains critiques, les efforts d’autres établissements comme le Milord (rue Stanley), le Café Campus ou le El Casino.41719
Les quotidiens anglophones The Montreal Star et The Gazette consacrent eux aussi plusieurs textes à cette série d’ouverture : description détaillée du nouveau « rock club » de la rue Clark, éloge du nine-piece band de Pagliaro avec Jim Zeller, commentaires sur la chaleur étouffante, la foule nombreuse et le prix d’entrée jugé élevé mais prometteur pour la viabilité du lieu.17181920
Un article promotionnel paru dans la revue Pop rock insiste par ailleurs sur la « taille respectable » du Pretzel Enchainé, qui pourrait accueillir « environ huit cents personnes, si ce n’est pas mille », et sur la volonté de Toméo d’agrandir éventuellement la scène afin d’augmenter la capacité du club. Le texte annonce une programmation mêlant rock, new wave et chanson québécoise, où pourraient se produire des artistes comme BILL BRUFORD, THE RAMONES ou même DIANE DUFRESNE.1521
4. Programmation et soirées marquantes (1979)
Physiquement, le Pretzel Enchainé est décrit comme « probablement le plus beau club à avoir vu le jour au cours des dernières années ». Toméo n’a « rien épargné » : grande salle de 350 places assises et une soixantaine debout au bar, ambiance chaleureuse et fonctionnelle, scène immense bien visible de partout, système de son excellent, éclairage élaboré et service impeccable.3161719
Une chronique publiée dans le quotidien sherbrookois The Sherbrooke Record insiste aussi sur l’impact visuel du Pretzel et sur la qualité de son aménagement : vaste salle principale dotée de plusieurs niveaux, bar longeant le mur du fond, grande piste de danse et mur de verre offrant une vue dégagée sur la scène, sans colonnes qui obstruent la vision. L’autrice considère le Pretzel comme l’un des clubs les mieux conçus acoustiquement qu’elle ait vus, en particulier pour des concerts rock.16
Toméo refuse d’accoler une étiquette unique à son établissement. Son intention est d’y présenter du rock, du jazz, du disco, de la musique classique, des comédiens, des artistes d’ici, de France, des États-Unis, dans un esprit de diversité culturelle.3 Il conclut une entente avec les responsables du El Mocambo à Toronto afin de présenter à Montréal certains spectacles programmés dans ce club ontarien et fait appel au producteur Donald K. Donald comme consultant.3
Le Pretzel Enchainé se veut davantage qu’un simple club rock. Conformément au style allemand du bâtiment, il se rêve en cabaret des années 1930. Le concept prévoit la présence de six blondes aux longues jambes se produisant pendant les entractes, ainsi que des jongleurs, acrobates et autres numéros de variété, selon les trouvailles d’Apfelbaum.2 Celui-ci raconte : « J’ai téléphoné à toutes les personnes que je connaissais. Producteurs et interprètes. Mon meilleur ami était costumier pour Les Muppets. Nous sortons tout de notre chapeau. On ne gagnera pas d’argent avec cet endroit. Mais on aura de la bonne bouffe : du pâté allemand, des hot-dogs avec du vrai pain, des salades et, bien entendu, des pretzels. Peut-être que pour la première fois dans l’histoire de cette ville, on aura quelque chose de branché. »2
En 1979, la salle accueille une programmation variée qui témoigne de cette ambition. Parmi les artistes mentionnés figurent notamment : MAX WEBSTER, BILL BRUFORD, STREETHEART, BOULE NOIRE, le comique J.J. WALKER, TIM CURRY, les COOPER BROTHERS, DOUCETTE, MIROSLAV VITOUS, THE B-52’S, THE RAMONES, mais aussi FM, RAY MATERICK, le guitariste ROBERT FRIPP avec ses performances de « Frippertronics », le clone d’Hendrix RANDY HANSEN ou encore la chanteuse CAROLYNE MAS.578917212223242526293031323334
Les critiques du Montreal Star et de The Gazette dressent ainsi, semaine après semaine, le portrait d’un club en pleine effervescence : MAX WEBSTER jugé « exceptionnellement ordinaire » dans une salle chaude et humide,22 STREETHEART célébré pour son « vintage R’n’R »,26 le trio FM décrit comme ambitieux mais inégal,25 le songwriter RAY MATERICK jouant devant une poignée de spectateurs déterminés,24 ou encore le comédien JIMMY “J.J.” WALKER offrant un spectacle mi-sceptique, mi-complice à un public clairsemé.23
Les mêmes journaux relatent aussi la venue de TIM CURRY : un premier long article annonce sa transition de la scène au rock31 avant que la critique ne constate, quelques jours plus tard, que « Curry wasn’t hot, but Pretzel was » — salle bondée, chaleur suffocante, ventilation déficiente, mais club débordant d’énergie et de monde.32 Les performances de RANDY HANSEN, double de Jimi Hendrix,33 et de CAROLYNE MAS, alors présentée comme la « Bruce Springsteen au féminin »,34 participent à la réputation du Pretzel comme vitrine montréalaise pour le rock nord-américain de passage.
Plusieurs textes montrent également comment le Pretzel devient un point d’ancrage pour la scène punk/new wave émergente : le collectif de jeunes promoteurs Bambi y organise une première production indépendante, utilisant le club comme base pour des incursions punk à McGill et dans d’autres salles,28 tandis qu’une chronique « Punk and Jazz » signale, à l’automne 1979, que le new wave rock’n’roll se poursuit au Pretzel avec des groupes comme THE NEXT et THE SECRETS.27
Le passage de THE RAMONES reste particulièrement marquant. On doit refuser des gens à la porte tant l’achalandage est important.5 Le musicien montréalais Alan Lord se souvient : « C’était le meilleur spectacle que j’ai vu de ma vie – et j’en ai vu beaucoup. Tout le monde de la scène locale était là. L’endroit était bondé. Il faisait chaud et humide et nos cheveux étaient trempés à cause de la sueur. On se regardait tous en souriant, dansant, sans se soucier des autres, en train de rebondir sur Cretin Hop et tous les autres hits “WANN TWO CHREE FAOW!” ».6
Le 13 octobre 1979, THE B-52’S remplissent le Pretzel Enchainé presque sans publicité. Malgré l’absence totale de chauffage, la chaleur humaine est étouffante : la salle est archi-pleine, et des spectateurs attendent depuis deux heures à l’entrée alors qu’on leur répète qu’il n’y a plus de place. Le public, particulièrement jeune, découvre un groupe dont le son « live » est remarquablement fidèle à l’album, à la fois bon, énergique et drôle.78
À l’automne 1979, le groupe CORBEAU, dont MARJO est la chanteuse, profite de la notoriété du Pretzel pour y lancer son premier album,9 confirmant le rôle du club comme plateforme de visibilité pour les artistes québécois de rock.
5. Reprises, Pretzel Disco Club et fermetures (1980–1982)
Malgré son succès d’estime, gérer un club de rock au centre-ville s’avère difficile. Le Pretzel semble voué à rejoindre le « cimetière des salles de spectacles ». Bill Toméo et Ben Apfelbaum indiquent que le coût d’admission élevé, c’est-à-dire les tarifs demandés par les artistes, condamne en bonne partie le modèle d’affaires du Pretzel Enchainé.10
Dès novembre 1979, la rumeur d’un changement de propriétaire se confirme. On annonce que le Pretzel Enchainé rouvrira sous une nouvelle direction, celle de Roxboro Holdings, qui opère également le Maples Inn à Pointe-Claire.1011 Le mot « Enchainé » est abandonné, et le club devient simplement Le Pretzel en décembre 1979.10
La situation financière reste cependant fragile. Le 1er juin 1980, le Pretzel ferme de nouveau ses portes, pour la deuxième fois en un an. Le directeur du club, Dave Angrove, ancien « bouncer » du Maples Inn, affirme qu’il n’a pas d’autre choix que de cesser les opérations : « J’ai travaillé 7 jours sur 7 depuis le début de l’année pour remettre l’endroit en marche, mais en vain ».12 Au cours de cette période, le club aura tout de même accueilli, entre autres, les groupes TEENAGE HEAD, THE ROMANTICS et TÉLÉPHONE.12
Le Pretzel connaît une troisième vie à partir d’avril 1981, sous le nom de Pretzel Disco Club.13 La programmation s’oriente alors vers un mélange de disco, de rock, de blues et de punk, accueillant des artistes aussi variés que DUTCH MASON, LUBA, les finalistes du concours L’EMPIRE DES FUTURES STARS, THE PROFESSIONALS (avec STEVE JONES et PAUL COOK des SEX PISTOLS), ANGELIC UPSTARTS, ANVIL, THE DAMNED (spectacle finalement annulé), JAMES COTTON, THE REMEDIALS, CHRON GEN, SCUM, COMSAT ANGELS, THE PIN-UPS, THE PARTS, UK SUBS et BLACK FLAG.13
Cette ultime tentative ne suffit toutefois pas à stabiliser l’établissement. À l’automne 1982, un huissier se présente au club : le compte d’eau et les taxes n’ont pas été payés depuis un bon moment.14 Le Pretzel ferme alors pour une dernière fois, mettant fin à une aventure de quelques années seulement, mais marquée par une concentration exceptionnelle de concerts et de soirées mémorables.
6. Mémoire et place dans la vie nocturne montréalaise
Si le Pretzel Enchainé n’a existé que pendant une courte période (1979–1982), son passage a laissé une trace significative dans la mémoire de la scène rock et alternative montréalaise. L’établissement incarne à la fois l’optimisme d’un projet ambitieux — transformer un ancien café bavarois en show-bar à la programmation internationale — et la fragilité économique des clubs de musique de cette époque, pris entre la dévaluation du dollar canadien, la rareté des artistes canadiens susceptibles de remplir les salles et la hausse des coûts de tournée.231035
Les témoignages de musiciens et de spectateurs situent volontiers le Pretzel parmi les lieux où se croisent scène locale et groupes internationaux, dans une continuité avec les grandes salles disparues (Esquire, In Concert, El Casino) et les nouveaux espaces émergents du tournant des années 1980. Les concerts surchauffés de THE RAMONES, la foule compacte venue voir THE B-52’S, ou encore le lancement de l’album de CORBEAU nourrissent un imaginaire qui associe la rue Clark à un moment charnière pour le rock montréalais.56789
Aujourd’hui, le Pretzel Enchainé est fréquemment évoqué dans les travaux et archives consacrés à l’histoire des salles de spectacles de Montréal comme un exemple de club à la fois visionnaire et précaire : un lieu où se sont cristallisées les tensions entre ambition artistique, diversification des scènes musicales et contraintes économiques, au cœur d’une ville en pleine recomposition culturelle à la fin des années 1970.
7. Notes & sources
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THE GAZETTE, 18 mai 1979, « Rock king Pag to hold court at new club ».
Usage MCPA : annonce de l’ouverture du Pretzel Enchainé avec une série de spectacles de MICHEL PAGLIARO, du 12 au 27 juin 1979. -
THE GAZETTE, 9 juin 1979, « Ben’s been hit over the head with a club ».
Usage MCPA : portrait de BEN APFELBAUM et du processus de transformation de l’ancien café bavarois en club rock ; contexte économique (dollar canadien, rareté des artistes), parcours d’Apfelbaum dans les clubs, restaurants et bars (rue Crescent, Vieille Fabrique du Spaghetti, Cliché, etc.), concept cabaret (blondes, jongleurs, acrobates) et citation sur MICHEL PAGLIARO et la puissance sonore. -
LA PRESSE, 20 juin 1979, « Le Pretzel Enchainé n’a pas encore d’âme ».
Usage MCPA : description détaillée de la salle (capacité, scène, son, éclairage), profil de BILL TOMÉO, rappel de la fermeture d’autres clubs montréalais (Esquire, In Concert, Évêché, El Casino, Café Campus, Boîte à Chansons), mention de l’achat de l’ancien café El Cortijo, investissement d’environ 30 000 $, entente avec le El Mocambo et concertation avec DONALD K. DONALD. -
LE DEVOIR, 21 juin 1979, Nathalie Petrowski,
« Pour étrenner le Pretzel, un Pagliaro déchainé ».
Usage MCPA : récit critique de la soirée d’ouverture : description de l’ambiance sur la rue Clark, des invités et de la salle, évaluation positive du son, des lumières et de la performance de MICHEL PAGLIARO, métaphore du Pretzel comme « amant exemplaire ». -
LE COURRIER DU SUD, 25 juillet 1979, article sur
« Le succès du Pretzel Enchainé ».
Usage MCPA : mention de la popularité du club, de la programmation et de l’accueil réservé à certains artistes, notamment THE RAMONES, pour lesquels on a dû refuser des gens à la porte. -
ALAN LORD, High friends in low places, p. 31.
Usage MCPA : témoignage sur le concert de THE RAMONES au Pretzel : salle comble, chaleur étouffante, public de la scène locale, description de l’intensité du spectacle et de la réaction de la foule (« WANN TWO CHREE FAOW! »). -
QUÉBEC-ROCK, décembre 1979, « Les B-52’s sont là pour le fun ».
Usage MCPA : compte rendu du passage des B-52’S au Pretzel Enchainé le 13 octobre 1979 : salle archi-pleine, absence de chauffage, description du public jeune et de la similarité entre le son live et l’album. -
LE DEVOIR, 3 novembre 1979, « La nouvelle vague repasse ».
Usage MCPA : retour sur la venue des B-52’S et sur l’intégration de la nouvelle vague (new wave) dans certains clubs montréalais, dont le Pretzel. -
LE DEVOIR, 17 octobre 1979, rubrique « Arts et spectacles ».
Usage MCPA : mention du lancement du premier album de CORBEAU au Pretzel Enchainé, avec MARJO comme chanteuse. -
THE GAZETTE, 30 novembre 1979, « Le Pretzel to rock again ».
Usage MCPA : annonce de la reprise du club sous une nouvelle direction (Roxboro Holdings), abandon du mot « Enchainé » et rebranding en Pretzel, contexte des difficultés économiques et coûts élevés des artistes. -
LE DEVOIR, 24 mars 1980, « Boomtown Rats et Téléphone ».
Usage MCPA : mention du Pretzel dans la programmation de concerts rock montréalais, en lien avec les activités de Roxboro Holdings et du Maples Inn. -
THE GAZETTE, 8 mai 1980, « Le Pretzel to close June 1 ».
Usage MCPA : annonce de la fermeture du Pretzel le 1er juin 1980 ; citation de DAVE ANGROVE sur ses efforts pour relancer l’endroit, rappel des groupes TEENAGE HEAD, THE ROMANTICS et TÉLÉPHONE à l’affiche. -
THE GAZETTE, 20 avril 1981, « Dutch Mason shows why he is tops ».
Usage MCPA : attestation de la troisième phase du club, sous le nom Pretzel Disco Club ; mention des artistes programmés (dont DUTCH MASON, LUBA, THE PROFESSIONALS, ANGELIC UPSTARTS, ANVIL, etc.). -
THE GAZETTE, 4 octobre 1982, avis « Bailiff sale ».
Usage MCPA : annonce de vente par huissier des biens du Pretzel : mention des taxes et du compte d’eau impayés, permettant de dater la fermeture définitive de l’établissement à l’automne 1982. -
POP ROCK, 14 juillet 1979, Denyse Beaulieu,
« Le Pretzel Enchainé – un nouveau club de musique à Montréal ».
Usage MCPA : article promotionnel présentant l’ouverture du club en juin 1979 : capacité estimée entre 800 et 1 000 personnes, scène pouvant accueillir une dizaine de musiciens, profil de BILL TOMÉO (Vieille Fabrique du Spaghetti, Nuit Magique), rôle de DONALD K. DONALD au booking, annonce d’une programmation variée (rock, new wave, chanson) où pourraient se produire, entre autres, BILL BRUFORD, THE RAMONES et DIANE DUFRESNE. -
THE SHERBROOKE RECORD, 27 juillet 1979, Nelly Young,
« From beer garden to punk – The Pretzel Enchaine ».
Usage MCPA : description du Pretzel Enchainé comme nouveau club rock montréalais : transformation d’un beer garden allemand en salle de spectacles, public punk et new wave, évocation de la disposition de la salle (gradins, longue barre au fond, grande piste de danse, mur de verre donnant sur la scène) et appréciation très positive de la conception acoustique du lieu. -
THE MONTREAL STAR, 20 juin 1979, Matt Radz,
« Pag rocks in new club ».
Usage MCPA : compte rendu de l’une des premières soirées de MICHEL PAGLIARO au Pretzel Enchainé : description du nouveau club de la rue Clark (capacité, disposition, éclairage), mention du band de neuf musiciens avec JIM ZELLER, évaluation de la qualité du son et de l’ambiance, indication du prix d’entrée (5 $ en semaine, 6,50 $ la fin de semaine). -
THE MONTREAL STAR, 22 juin 1979, rubrique « Rock and blues ».
Usage MCPA : court encadré signalant que l’« hottest action » du week-end se trouve au Pretzel Enchainé, où MICHEL PAGLIARO présente l’un de ses rares concerts montréalais avec un nouveau band de dix musiciens. -
THE GAZETTE, 21 juin 1979, Juan Rodriguez,
« Pag and a new club put it all together ».
Usage MCPA : longue critique de l’ouverture : description de la salle, du son et de l’éclairage, analyse du nouveau band de Pagliaro, importance du Pretzel comme « most impressive addition to the local club scene ». -
THE GAZETTE, 26 juin 1979, chronique mondaine (page 3).
Usage MCPA : mention du Pretzel Enchainé comme « new club » plein à craquer lors d’un autre passage de MICHEL PAGLIARO et JIM ZELLER, notant que le prix d’entrée de 6,50 $ est « auspicious » pour les chances de survie du club. -
LE DEVOIR, 6 juillet 1979, rubrique « Échos ».
Usage MCPA : annonce de la saison de spectacles du Pretzel Enchainé : concerts à venir des RAMONES (13–14 juillet), de MAX WEBSTER (17–19 juillet), de BILL BRUFORD (23 juillet) et de TIM CURRY (24 juillet). -
THE MONTREAL STAR, 18 juillet 1979, Matt Radz,
« The exceptionally unexceptional Max ».
Usage MCPA : critique des concerts de MAX WEBSTER au Pretzel Enchainé : chaleur, humidité, public tiède, appréciation mitigée du groupe malgré un professionnalisme certain. -
THE MONTREAL STAR, 2 août 1979, Matt Radz,
« Dyn-o-mite lacks a blast ».
Usage MCPA : chronique sur le spectacle du comédien JIMMY “J.J.” WALKER au Pretzel Enchainé : salle à moitié pleine, numéro jugé sympathique mais inégal, description du public et de l’ambiance. -
THE MONTREAL STAR, 6 août 1979, Matt Radz,
« A ridiculous situation doesn’t faze Materick ».
Usage MCPA : critique du concert du songwriter RAY MATERICK au Pretzel Enchainé, soulignant la très faible affluence mais la qualité et la détermination de la performance. -
THE MONTREAL STAR, 24 août 1979, Jeffrey Harper,
« FM rock ambitious – unpolished ».
Usage MCPA : compte rendu du passage du groupe torontois FM au Pretzel Enchainé : musique ambitieuse et texturée mais jugée parfois lourde et inégale. -
THE MONTREAL STAR, 22 août 1979, Jeffrey Harper,
« Streetheart is vintage R’n’R ».
Usage MCPA : critique enthousiaste du concert de STREETHEART au Pretzel Enchainé, présenté comme un groupe livrant un rock’n’roll « vintage » et énergique devant un public réactif. -
THE MONTREAL STAR, 14 septembre 1979, chronique « Punk and Jazz ».
Usage MCPA : encadré mentionnant que le new wave rock’n’roll se poursuit au Pretzel Enchainé, avec des concerts de THE NEXT et THE SECRETS. -
THE MONTREAL STAR, 28 juillet 1979, Matt Radz,
« Promoting what they know best ».
Usage MCPA : article sur le collectif de promoteurs BAMBI (revue Bomp Magazine) qui utilise le Pretzel Enchainé comme lieu de production pour des concerts punk/new wave et comme tremplin reliant Montréal aux scènes de Londres, Manchester et Toronto. -
THE GAZETTE, 20 août 1979, David Sherman,
« When Robert Fripp winds up effect on fans is tranquilizing ».
Usage MCPA : critique des concerts de ROBERT FRIPP (Frippertronics) au Pretzel Enchainé les vendredi et samedi soirs : description du dispositif de bandes, de la musique contemplative et de la réaction du public. -
THE GAZETTE, 24 juillet 1979, Juan Rodriguez,
« The right credentials but Bruford doesn’t quite make grade ».
Usage MCPA : critique des concerts du batteur BILL BRUFORD au Pretzel Enchainé : appréciation mitigée du groupe, description de la chaleur accablante et de la salle bondée. -
THE GAZETTE, 21 juillet 1979, Juan Rodriguez,
« Tim Curry: From stage to a role of rock ».
Usage MCPA : portrait de TIM CURRY à l’occasion de sa tournée rock : annonce de son spectacle au Pretzel Enchainé, réflexion sur sa carrière entre théâtre et musique. -
THE MONTREAL STAR, 25 juillet 1979, Jeffrey Harper,
« Curry wasn’t hot, but Pretzel was! ».
Usage MCPA : critique de la prestation de TIM CURRY au Pretzel Enchainé : salle bondée au-delà de la capacité, chaleur extrême, problèmes de son, mais portrait d’un club débordant d’énergie. -
THE GAZETTE, 7 septembre 1979, Juan Rodriguez,
« Hansen gets his kicks playing Hendrix ».
Usage MCPA : compte rendu du passage du guitariste RANDY HANSEN au Pretzel Enchainé, décrit comme un clone scénique de Jimi Hendrix donnant une série de trois soirées. -
THE GAZETTE, 7 septembre 1979, Juan Rodriguez,
« Rocker doesn’t live up to hype as “female Bruce Springsteen” ».
Usage MCPA : critique du concert de CAROLYNE MAS au Pretzel Enchainé, présentée comme la « Bruce Springsteen au féminin », mais jugée encore trop studieuse malgré un certain potentiel. -
THE GAZETTE, 12 octobre 1979, chronique « Hot Licks ».
Usage MCPA : note sur les succès du Pretzel Enchainé avec la new wave, suivie de préoccupations quant à la viabilité à long terme du club (« there’s only so many punks in the city »), utilisée pour situer les difficultés économiques et la fragilité du modèle des clubs rock montréalais.










