Le Casino de Paris, qui était auparavant le Café Beaver, a été opérationnel à Montréal du 1er juin 1963 au 31 octobre 1967. Transformé par Michèle Sandry et son mari Roger Mollet, le Casino de Paris a présenté divers spectacles musicaux et d’humour, se distinguant par ses représentations transexuelles et sa promotion de la culture du Music-Hall. Le 31 octobre 1967, le club a été perquisitionné par la police de la moralité, entraînant l’arrestation du gérant et de deux danseuses pour performances indécentes.
En 1963, Moishe Feinberg cède le Pot Pourri à Jacques Labrecque, qui transforme l’endroit en boîte-restaurant appelée Chez Jacques Labrecque. Ce restaurant met en avant des plats typiquement canadiens tels que les cretons, le fromage de tête et les fèves au lard, le tout dans une ambiance rustique créée par du bois de grange véritable. Labrecque se produit chaque soir sur une petite scène, accueillant également d’autres artistes, tandis que la nourriture est servie dans de la vaisselle ancienne et les boissons dans des pots de grès.
Source: The Gazette, 10 juin 1963, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 18 juin 1963, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 3 juillet 1963, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazettem 22 juillet 1963, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 26 juillet 1963, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 9 août 1963, division Postmedia Network Inc.
La Place des Arts, inaugurée le 21 septembre 1963, a été le premier grand projet du maire Jean Drapeau pour moderniser Montréal et comprend plusieurs salles de spectacle, dont la Salle Wilfrid-Pelletier, destinée à l’Orchestre Symphonique de Montréal. Ce projet ambitieux a suscité des controverses sur son accessibilité et sa représentativité culturelle, notamment pendant la Révolution tranquille, mais a rapidement prospéré avec plus de 200 représentations dans sa première année. Au fil des décennies, la Place des Arts a accueilli de nombreux artistes et événements marquants, renforçant son rôle central dans la culture montréalaise et son impact sur le paysage artistique de la ville.
Source: The Gazette, 27 septembre 1963, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 11 novembre 1963, division Postmedia Network Inc
Le Pink Pussy Cat, ouvert le 19 décembre 1963 au 400 rue Sherbrooke Ouest à Montréal, a été géré par Jacques Baron et détenu par Jos Latendresse, offrant une nouvelle formule de club avec une troupe de danseuses pour attirer les clients. Malgré une ambiance de première classe et des performances de vedettes comme Ginette Reno, l’établissement a fait faillite seulement six mois après son ouverture. En septembre 1964, il a été rebaptisé L’Alouette avant d’être finalement rasé, laissant place à l’hôtel Hilton Garden Inn.
Source: The Gazette, 27 février 1964, division Postmedia Network Inc.
Le Seaway Motor Inn, inauguré en avril 1964 au coin des rues Guy et Dorchester à Montréal pour un coût de 2,5 millions de dollars, visait à offrir aux voyageurs en voiture un confort de motel tout en étant situé en plein cœur de la ville. Conçu par les architectes Shenkman et Hersen, l’hôtel se distinguait par sa salle à manger circulaire, sa piscine convertible et ses diverses installations, incluant un gymnase, des salles de banquet, et un café. Après avoir été renommé Maritime Plaza Hôtel dans les années 1980 et 1990, l’établissement a fermé en 2013 pour faire place à une tour de condominiums.
Le Casino Royal, une salle de spectacles située au 4645 boulevard Métropolitain Est à Montréal, faisait partie du Motel Le Diplomate, qui a ouvert en 1952 et était le plus chic motel du Canada, avec 170 chambres luxueuses et un accès souterrain à chaque unité. À partir de 1964, le cocktail-lounge du motel a été rebaptisé Casino Royal, et sous la direction du gérant Éric Vilon à partir de 1968, il a connu un grand succès en accueillant des artistes renommés tels que Stevie Wonder, Paul Anka et les Righteous Brothers. Après trois ans de succès, Vilon a annoncé en 1971 la fermeture du Casino Royal pour se concentrer sur la carrière de Claude Valade, marquant ainsi la fin d’une époque pour cet établissement.
Source: Montreal Matin 21 aout 1964, BAnQ
Source: Montreal Matin 21 aout 1964, BAnQ
Source: Montreal Matin, 21 août 1964, BAnQ
Source: Montreal Matin 21 août 1964, BAnQ
Source: Montreal Matin 21 août 1964, BAnQ
Source: Montreal Matin 21 aout 1964, BAnQ
Source: Montreal Matin, 21 août 1964, BAnQ
Ce concert faisait partie de la première tournée nord-américaine des Beatles, dans le cadre de leur tournée mondiale de 1964. Après leur immense succès aux États-Unis, notamment grâce à leur apparition sur le Ed Sullivan Show en février 1964, Montréal accueillait le groupe pour leur première escale canadienne, le 8 septembre 1964, après Toronto.
Image: Montréal-Matin, 21 août 1964 p.15, BAnQ
Le 8 septembre 1964, les Beatles ont donné deux spectacles au Forum de Montréal, à 16h et à 20h30, dans une ambiance hystérique marquée par les cris incessants des fans. Malgré un système de son inadéquat et un public surexcité, le groupe a interprété une dizaine de chansons, dont “Twist and Shout” et “Can’t Buy Me Love”. L’événement a failli être annulé en raison de menaces contre Ringo Starr, remplacé momentanément par un garde du corps sur scène lors des répétitions. Ce passage éclair, d’environ 30 minutes par concert, est resté un moment mythique pour les fans québécois.
Depuis son inauguration en 1964, la salle Claude-Champagne a joué un rôle majeur dans le rayonnement de la musique au Québec. Conçue initialement pour l’enseignement et les concerts de l’École de musique Vincent-d’Indy, sa qualité acoustique remarquable lui a rapidement valu une réputation d’excellence. Des événements prestigieux comme le Concours international de musique de Montréal et des enregistrements pour Les Grands Concerts de Radio-Canada ont renforcé son statut de lieu de référence.
Le Patriote, situé au 1474 rue Sainte-Catherine Est à Montréal, a ouvert le 16 janvier 1965 et a été un lieu important pour la musique québécoise jusqu’à sa fermeture en 1980. Fondé par Yves Blais et Percival Bloomfield, il était l’un des seuls endroits à présenter des auteurs-compositeurs-interprètes sept soirs par semaine. Le Patriote a permis à de nombreux artistes québécois, comme Claude Dubois et Diane Dufresne, de se faire connaître, tout en accueillant des artistes internationaux tels que Barbara et Serge Reggiani. En 1969, des succursales à Sainte-Agathe et Hull ont été ouvertes, mais elles n’ont pas toutes survécu. Malgré son succès culturel, des difficultés financières ont forcé sa fermeture, et l’immeuble abrite aujourd’hui le complexe Sky.
Un Jour d’Été est un film réalisé par Denys Arcand en 1965, qui explore les tensions et les désillusions d’un groupe d’amis durant un été, dans un contexte de changements sociaux et personnels. Le film, caractérisé par un style réaliste et introspectif, marque les débuts de la carrière du réalisateur et de l’exploration des thèmes complexes de la société québécoise.
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