Le Black Orchid Casino, ouvert en 1958 au-dessus du restaurant Dunn’s sur la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, était un cabaret où se produisaient des artistes locaux et internationaux, incluant des performances de jazz et de poésie. Myer Dunn, propriétaire du restaurant, a lancé ce cabaret dans le cadre de son établissement ouvert 24 heures sur 24, offrant une scène inclusive pour les artistes noirs, notamment la revue afro-américaine Idlewild. Malgré son succès initial, le cabaret ferme en 1965, après des accusations de fraude concernant la vente de vin, dont il est finalement acquitté.
Source: Montréal-matin, 29 septembre 1958, BAnQ
En 1958, le compagnie du TNM s’installe à l’Orpheum, où elle demeurera jusqu’en 1967, avant de déménager à la salle de Port-Royal, aujourd’hui connue sous le nom de salle Jean-Duceppe de la Place des Arts. En mars 1972, sous la direction artistique de Jean-Louis Roux, le TNM acquiert le théâtre de la Comédie-Canadienne, situé au 84 rue Sainte-Catherine. Il y déménage à l’automne de la même année et renomme l’établissement Théâtre du Nouveau Monde.
Source: Montréal-matin, 27 octobre 1958, BAnQ
Source: The Gazette, 22 janvier 1959, Postmedia Network inc.
Le restaurant Astor (1924-1983) était situé au 688 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, en face du magasin Eaton. À la fin des années 1950, alors que Montréal perdait son statut de métropole économique au profit de Toronto, le maire Jean Drapeau cherchait à maintenir la popularité de la ville, et l’Expo 67, un immense succès, bénéficiait aux commerces de la rue Sainte-Catherine, dont l’Astor.
Image: The Gazette, 6 février 1959, division Postmedia Network Inc.
Source: Répertoire du patrimoine culturel du Québec, BAnQ
Source: Répertoire du patrimoine culturel du Québec, BAnQ
Source: The Gazette, 3 août 1959, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 3 septembre 1959, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 4 septembre 1959, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 10 septembre 1959, Postmedia Network Inc.
Source: Le Petit Journal, 13 septembre 1959, BAnQ
Source: The Gazette, 14 septembre 1959, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 26 septembre 1959, Postmedia Network inc.
Source: The Gazette, 29 septembre 1959, Postmedia Network Inc.
Source: Radiomonde et Télé-monde, 10 octobre 1959, BAnQ
Source: The Gazette, 15 octobre 1959, Postmedia Network inc.
Source: Le Devoir, 5 février 1960
Le Club Sahara, opéré par Harry Ship et la danseuse égyptienne Fawzia Amir Hanko, a ouvert en 1957, introduisant la danse du ventre et la danse folklorique égyptienne à Montréal. Le club a d’abord été situé au 374 rue Sherbrooke Ouest de 1960 à 1964 avant de déménager au 1177 rue de la Montagne jusqu’en 1969. Il occupait autrefois les lieux du cabaret Quartier Latin.
Source: The Montreal Star, 8 juin 1960
Le Lou Black’s Living Room, situé au 1475 rue Mansfield à Montréal de 1960 à 1964, était un club haut de gamme inspiré du Sahara Club, reconnu pour ses danseuses du ventre et son ambiance luxueuse. Lou Black a été la cible de plusieurs agressions, liées à ses connexions supposées avec la mafia, dont une attaque brutale en 1962. Le club a fermé après une explosion causée par une fuite de gaz en 1964, entraînant une perte importante pour Black. Après avoir tenté de relancer son salon à New York puis à Montréal, il a disparu de la scène publique après 1968.
Source: The Gazette, 9 janvier 1961, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 16 janvier 1961, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 6 mars 1961, division Postmedia Network Inc.
Le Finjan, fondé par Shimon Ash et Haim Barr, était un club de musique folk israélienne actif à Montréal de 1961 à 1963, situé sur la rue Victoria et la rue Sainte-Catherine Ouest. Le club offrait des spectacles six soirs par semaine, attirant des artistes de renom comme Ian and Sylvia, John Lee Hooker, et Bob Dylan, qui y a donné une performance surprise en 1962. Shimon Ash, artiste et chanteur d’origine sud-africaine, a été l’âme du Finjan avant de se consacrer à d’autres projets artistiques et commerciaux à Montréal.
Le Café Mocambo, fondé par Hippolyte Ross et ouvert de 1951 à 1965 à Montréal, était un cabaret reconnu pour ses spectacles de vaudeville, concerts, et comédies. En 1961, Johnny Rougeau, lutteur devenu propriétaire, relance le club en accueillant de grandes vedettes de la musique soul comme Frankie Lymon et Stevie Wonder, transformant le Mocambo en un lieu incontournable. Malgré son succès, Rougeau vend le club en 1965, épuisé par la gestion et face aux changements dans l’industrie du divertissement.
Source: The Gazette, 3 octobre 1961, Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 9 octobre 1961, Postmedia Network Inc.
Source: La Patrie, 10 décembre 1961, BAnQ
La Tête de l’Art, située au 1451 rue Metcalfe à Montréal, a été l’une des premières boîtes de nuit à se consacrer entièrement au jazz de 1961 à 1963. Gérée par Hans Kunst et Guy Lachapelle, elle a attiré des musiciens de jazz américains de renom, tels que le John Coltrane Quartet, et a marqué une étape importante pour la scène jazz montréalaise. Malgré l’enthousiasme du public, les coûts élevés liés à la programmation de ces artistes ont entraîné la fermeture définitive du club en 1963.
Le Pot Pourri, fondé par Moishe Feinberg, était un café-librairie situé rue Stanley à Montréal, offrant des spectacles de jazz, de blues et de musique folk. En 1962, Bob Dylan, alors inconnu, y a donné son premier spectacle au Canada devant une petite audience, incluant des membres de la scène folk locale. Bien que peu impressionné à l’époque, Feinberg a tout de même accueilli cette future légende de la musique pour plusieurs soirées. Le café a également vu la participation de figures importantes du milieu artistique montréalais comme Jack Nissenson et Shimon Ash, qui ont assisté à ses performances. Feinberg a vendu l’établissement en 1963 à Jacques Labrecque, qui l’a transformé en restaurant proposant des plats canadiens traditionnels.
Source:
- Titre :L’aigle à deux têtes, de Jean Cocteau
- Éditeur :[Montréal] :Théâtre du rideau vert,[1962]
- Genre :Affiches
- Sujet :Théâtre du Rideau vert
- Description matérielle :1 affiche : couleur ; feuille
- Notice détaillée :0004641179
Source: The Gazette, 19 janvier 1962, division Postmedia Network Inc.
Lieu: Astor
Chez Bourgetel, fondé en 1961 par Pierre Bourgetel au 1458 rue de la Montagne à Montréal, est devenu un restaurant-bar populaire avec une terrasse, la première du genre à Montréal. Après avoir vendu l’établissement, Bourgetel se tourna vers la restauration industrielle, tandis que le restaurant continua d’innover avec l’ouverture d’une discothèque en 1968. Un incendie en 1976 força une fermeture temporaire, mais l’endroit rouvrit en 1977 avec un café-terrasse qui éclipse la salle à manger originale. Le restaurant ferma définitivement en 1984, et ses anciens locaux accueillirent plusieurs établissements, dont le bar Wanda’s et plus tard le M Café.
Le Harlem Paradise, situé au 772 rue de la Montagne à Montréal sur le site de l’ancien Café St-Michel, a été un club de jazz et de rhythm & blues en activité de 1962 à 1968, rivalisant avec le Rockheads Paradise pour attirer les meilleurs musiciens et la communauté noire montréalaise. Fondé par Mervyn Dash, il s’est imposé comme un des trois principaux night-clubs de l’époque à Montréal, accueillant de grands artistes internationaux. En 1968, Dash a cofondé La Place du Soul, une immense salle dédiée à la musique soul, visant à recréer l’ambiance des légendaires salles américaines comme le Fillmore.
Le documentaire Adultes avec réserve… [Boulevard Saint-Laurent], réalisé en 1962 par Jack Zolov et Marc Beaudet, offre une immersion dans le quotidien du boulevard Saint-Laurent à Montréal, une artère emblématique de la ville. À travers des portraits de ses habitants et commerçants, le film explore la diversité culturelle et les dynamiques sociales de ce quartier, tout en mettant en lumière les enjeux de la modernisation urbaine. Ce film de 27 minutes, produit par l’Office national du film du Canada (ONF), est disponible en ligne sur leur plateforme officielle. Il constitue une ressource précieuse pour comprendre l’évolution de Montréal et la richesse de son tissu social au début des années 1960.
Source: The Gazette, 25 août 1962, division Postmedia Network Inc.
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