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ENTREVUE AVEC LE CÉLÈBRE MUSICIEN DE JAZZ OLIVER JONES

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Oliver Jones est un pianiste, organiste, compositeur et arrangeur de jazz canadien d’origine barbadienne, né le 11 septembre 1934 à Montréal. Enfant prodige, il commence à jouer du piano à l’âge de cinq ans et se produit dès ses neuf ans dans des cabarets montréalais tels que le Café St-Michel et Rockhead’s Paradise. Au cours de sa carrière, il a enregistré plus de 25 albums et a été reconnu par de nombreux prix, dont deux prix Juno, le prix Oscar-Peterson en 1990 et le prix Martin Luther King Jr. en 1992. Il a également été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en 1993 et officier de l’Ordre du Canada en 1994.

RENCONTRES MONUMENTALES 01 : ANDRÉ MÉNARD

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André Ménard, né le 8 décembre 1953 à Tétreaultville (Montréal), est un producteur de spectacles et directeur artistique canadien reconnu pour sa contribution majeure à la scène musicale montréalaise. Il est le cofondateur du Festival International de Jazz de Montréal, qu’il a dirigé en tant que directeur artistique, et de L’Équipe Spectra, une entreprise qui a joué un rôle central dans la production de spectacles et la gestion de salles emblématiques telles que le Spectrum et le Métropolis (MTELUS). Sous sa direction, le Festival est devenu l’un des plus importants événements de jazz au monde, attirant des artistes internationaux et contribuant au rayonnement culturel de Montréal. Ménard a également été impliqué dans la création du Quartier des spectacles, le cœur culturel de la ville, et a siégé à de nombreux conseils d’administration, dont celui de l’ADISQ et de la Cinémathèque québécoise.

OLIVER JONES RACONTE L’HISTOIRE DE SON PREMIER NUMÉRO SUR SCÈNE À L’ÂGE DE 9 ANS

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Oliver Jones est un pianiste, organiste, compositeur et arrangeur de jazz canadien d’origine barbadienne, né le 11 septembre 1934 à Montréal. Enfant prodige, il commence à jouer du piano à l’âge de cinq ans et se produit dès ses neuf ans dans des cabarets montréalais tels que le Café St-Michel et Rockhead’s Paradise. Au cours de sa carrière, il a enregistré plus de 25 albums et a été reconnu par de nombreux prix, dont deux prix Juno, le prix Oscar-Peterson en 1990 et le prix Martin Luther King Jr. en 1992. Il a également été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en 1993 et officier de l’Ordre du Canada en 1994.

ETHEL BRUNEAU SUR LA MAFIA DANS LES CLUBS

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Ethel Bruneau, née Mae Waterman à Harlem en 1936, était une danseuse, chanteuse et enseignante de danse installée à Montréal. Spécialisée dans l’art de la claquette, elle se produit dans les cabarets montréalais des années 1950 et 1960, notamment au Rockhead’s Paradise, et est surnommée « Miss Swing » ou « Reine du Tap Dancing ». Elle fonde sa première école de danse dans les années 1960 et, dans les années 1980, ouvre une deuxième école dans le quartier de la PetiteBourgogne, offrant des cours gratuits aux enfants de familles défavorisées. En 2009, elle reçoit le prix Martin Luther King Jr. pour sa contribution exceptionnelle à la culture afrocanadienne, et en 2020, le prix Ethel Bruneau est créé en son honneur par les Prix de la Danse de Montréal.

THÉRÈSE VALLÉE-FIORILLI

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Thérèse ValléeFiorilli était une figure emblématique de la scène nocturne montréalaise des années 1940 et 1950, notamment connue pour son rôle de « cigarette girl » au cabaret Le Faisan Doré. Dans le cadre de l’exposition Scandale! Vice, crime et moralité à Montréal, 19401960, elle a partagé ses souvenirs de cette époque, offrant un aperçu précieux de la vie nocturne et des coulisses de ces établissements emblématiques.

ARMAND LARRIVÉE MONROE

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Armand Larrivée Monroe, surnommé « La Monroe », était une figure emblématique de la scène nocturne et drag de Montréal, pionnier de la communauté LGBTQ+ montréalaise. Né en 1935 à Saint-Henri, il a débuté sa carrière en 1958 au Tropical Room, un lounge du Downbeat Club, où il a révolutionné les bars gais en proposant des spectacles conçus spécifiquement pour une clientèle homosexuelle, à une époque où l’homosexualité était encore criminalisée au Canada.​ En 1959, lors de son 24e anniversaire, il a obtenu la permission pour que les hommes puissent danser ensemble au Tropical Room, une première à Montréal. Au fil des ans, il a animé divers établissements tels que le Hawaiian Lounge, le Quartier latin et le Café Beaver, et a participé à la première marche de la fierté à Montréal en 1979. Il est décédé en 2023 à l’âge de 88 ans, laissant un héritage durable dans la culture queer montréalaise.

MONTRÉAL LA SCANDALEUSE?

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Montréal était perçue comme une ville scandaleuse à l’ère des cabarets, en raison de la vie nocturne animée, des cabarets où se produisaient des artistes célèbres et des activités souvent associées au crime organisé. La ville était un carrefour de vices, avec des pratiques comme le jeu illégal, la prostitution et l’alcoolisme, tout en étant également un centre de liberté culturelle et de résistance sociale pour de nombreuses communautés marginalisées.

L’ENQUÊTE CARON

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L’Enquête Caron, menée en 1950, était une commission d’enquête sur la corruption au sein de la police de Montréal, notamment en lien avec des activités criminelles telles que le racket et la collusion entre policiers et membres du crime organisé. L’enquête a révélé des liens inquiétants entre certains policiers, le monde du crime, et des pratiques de corruption qui ont profondément ébranlé la confiance du public envers les forces de l’ordre.

PAX PLANTE ET L’ESCOUADE DE LA MORALITÉ

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Pacifique Plante, surnommé « Pax », était un avocat et policier montréalais reconnu pour sa lutte contre la corruption et le crime organisé dans les années 1940 et 1950. En 1946, il a été nommé chef de l’escouade de la moralité de la police de Montréal, où il a mené des descentes spectaculaires dans des établissements clandestins, exposant publiquement les activités criminelles et les liens avec certains policiers. Ses actions ont conduit à la publication de la série d’articles « Montréal, ville ouverte » dans Le Devoir, dénonçant la corruption policière et les complicités avec le milieu du crime. En 1954, il a joué un rôle clé dans la Commission d’enquête Caron, qui a révélé des liens entre la police, la mafia et des activités illégales à Montréal. Malgré ses efforts pour assainir la ville, il a été suspendu puis congédié en 1948, avant de retourner au Mexique, il est décédé en 1976.

UNE POLICE INTÈGRE?

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Durant l’ère des cabarets à Montréal, notamment dans les années 1940 et 1950, la police n’était pas toujours perçue comme totalement intègre. Il y avait des liens étroits entre certains policiers et le crime organisé, particulièrement avec les mafias locales qui contrôlaient des établissements comme les cabarets et les bars. La corruption était un problème notable, avec des policiers parfois acceptant des pots-de-vin pour fermer les yeux sur les activités illégales, comme le jeu clandestin, la prostitution ou les rackets. Cela a contribué à une atmosphère de tolérance envers certaines activités criminelles, tant qu’elles ne perturbaient pas trop l’ordre public. Cependant, au fil des années, des efforts ont été faits pour réformer et moderniser les pratiques policières.