Le Vienna Grill, un cabaret fondé par Harry Holmok, a fonctionné de 1934 à 1949 à Montréal. D’origine roumaine et polyglotte, Holmok a fui son pays après avoir servi dans plusieurs armées pendant la Première Guerre mondiale et a ouvert le cabaret, qui a prospéré malgré la dépression et la menace de guerre. Après avoir été vendu plusieurs fois, le Vienna Grill a été détruit par un incendie le 26 décembre 1948, tandis qu’Holmok était alors propriétaire de l’Auditorium Dance Palace, renommé Casino Bellevue en 1949, qui est devenu le plus grand cabaret de Montréal dans les années 1950.
Nan Blakstone, née Naomi Ewald en 1901 à San Antonio, était une chanteuse et pianiste américaine qui s’est produite à Montréal dans les années 1930 et 1940. Elle a notamment fait une apparition marquante au club Ruby Foo’s en 1947, et a également joué au Astor Bar et au Gayety Theatre en 1948. Un critique montréalais a souligné qu’elle aurait pu attirer un public même dans une “grange non chauffée” en raison de son talent exceptionnel. Blakstone, reconnue pour ses interprétations sophistiquées, a connu une carrière interrompue par un accident de voiture en 1936, mais elle a continué à se produire jusqu’à sa mort prématurée en 1951. Sa musique et sa présence scénique ont laissé une empreinte durable dans le milieu artistique de Montréal.
Image: The Montreal Star, 6 juillet 1934
Fletcher Henderson (1897-1952) était un compositeur, arrangeur et chef d’orchestre pionnier du jazz, connu pour avoir contribué à la naissance du jazz big band dans les années 1920 à New York. Il a influencé des musiciens comme Benny Goodman et Count Basie grâce à ses arrangements novateurs et sa capacité à introduire le swing dans ses compositions. Henderson a collaboré avec des légendes du jazz telles que Louis Armstrong et Coleman Hawkins, mais son orchestre a été dissous dans les années 1930 en raison de difficultés financières. Bien qu’il n’ait pas atteint la même célébrité que d’autres, il est resté une figure clé dans l’évolution du jazz de Dixieland au swing.
Image: The Montreal Star, 29 août 1934
Le Palais d’Or, anciennement le Stanley Hall, a ouvert ses portes au 1226 rue Stanley à Montréal le 3 septembre 1928. C’était la salle de bal la plus grande et populaire de la ville, également utilisée comme école de danse. En 1934, Fletcher Henderson et son orchestre ont donné une semaine de concerts au Palais d’Or, marquant l’essor de la musique jazz à Montréal. Après plusieurs rénovations et changements de nom, le Palais d’Or a été rebaptisé Loreili en 1962, avant de redevenir temporairement le Palais d’Or en 1975 et d’accueillir des soirées disco dans les années 1970, avant d’être vendu à la ville de Montréal en 1978.
Image: Le Petit Journal, 28 octobre 1934
Sammy Davis Jr. est né le 8 décembre 1925 à Harlem, New York, dans une famille artistique, avec un père danseur et une mère chanteuse. Dès son enfance, il a été plongé dans le monde du spectacle, apparaissant souvent avec son père sur scène. À 7 ans, il commence sa carrière en tant qu’enfant prodige, maîtrisant la danse, le chant et l’imitation, et à 8 ans, il rejoint une troupe de vaudeville où il collabore avec des légendes comme Cab Calloway. Malgré les défis de son enfance, marquée par les tournées, le divorce de ses parents et le racisme, il développe une forte identité de performer, déterminé à réussir dans l’industrie du divertissement.
Image: Le Petit Journal, 28 octobre 1934
Le Lido, inauguré en 1934 au rez-de-chaussée du 1258 rue Stanley à Montréal, a émergé après l’incendie du Stanley Grill, qui se trouvait à l’étage supérieur et a subi des dommages de plus de 140 000 $. Sous la direction de Louis Dettner, le Lido a rapidement gagné en popularité, se distinguant par ses spectacles mettant en vedette des stars du cinéma et de la scène, tout en attirant une clientèle fortunée, comme en témoignent les luxueuses voitures garées devant son entrée. En 1937, après des rénovations, le cabaret a été rebaptisé Tic Toc, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire.
Le Stanley Grill était un cabaret emblématique de Montréal dans les années 1930, situé au 1252, 1254 et 1256 rue Stanley. Il a été détruit par un incendie en mars 1934, après quoi il a été remplacé par le Lido en 1934, au rez-de-chaussée de l’immeuble, et plus tard, en 1937, par le Tic Toc. Ce dernier, devenu un lieu populaire, a accueilli des artistes comme Dean Martin et a attiré des figures de la pègre montréalaise, notamment Harry Ship. En 1950, après une série de rénovations et un changement de direction, le Tic Toc est rebaptisé Chez Parée, visant à devenir le cabaret le plus chic d’Amérique du Nord. Ce club a continué à attirer des artistes prestigieux, comme Frank Sinatra et Charlie Parker, jusqu’à sa fermeture en 1971, avant de rouvrir sous différents noms, incluant une discothèque et un strip-club, aujourd’hui toujours en activité sous le nom de Chez Parée.
Image: La Patrie, 29 novembre 1934, BAnQ
Rencontré dans sa loge du théâtre Loews à Montréal après une semaine de représentation en décembre 1934, Calloway, un jeune homme charmant, affichait un sourire chaleureux. Malgré son succès, il conservait une bonhomie accueillante. « Monsieur, » nous confia-t-il, « j’aime venir travailler ici. Votre public est si enthousiaste. L’attention et l’accueil chaleureux que nous recevons rendent notre travail plaisant et nous incitent à donner le meilleur de nous-mêmes. Vous êtes très différents des Américains, qui restent froids pendant les représentations; nous ne savons jamais si cela leur a plu. »
Source: Théâtre Loews, La Patrie, 17 décembre 1934
Image: The Montreal Daily Star, 14 décembre 1934
L’Auditorium Le Plateau, situé au 3700 avenue Calixa-Lavallée, est une salle de concert de 1307 places construite dans les années 1930. L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) y a donné son premier concert en 1935 sous la direction de Wilfrid Pelletier et y est resté jusqu’en 1963. Des artistes de renommée internationale comme Igor Stravinsky et Wilhelm Kempff y ont performé, et aujourd’hui, la salle, rebaptisée salle Jean-Deslauriers en 1975, propose des concerts de musique populaire ainsi que des spectacles folkloriques.
Le Casino de Parée, situé au 1417 boulevard Saint-Laurent à Montréal, a été en activité de 1935 à 1938. Ce cabaret est né après l’incendie du Connie’s Inn (1933-1935) et était géré par la même corporation, Frolics, qui avait auparavant dirigé le cabaret Frolics (1929-1933). Son propriétaire était Angelo Besanti (futur fondateur du American Spaghetti House). À son ouverture, le 8 mai 1935, le Casino de Parée était somptueusement décoré et offrait un spectacle digne de Broadway, accompagné de bières, vins et d’une cuisine raffinée à des prix abordables pour tous. En 1938, le Casino de Parée a été rebaptisé Café Val d’Or le 5 octobre.
Image: L’illustration, 4 mai 1935, Cahier 1, BAnQ
Le Casino de Parée, situé au 1417 boulevard Saint-Laurent à Montréal, a opéré de 1935 à 1938, succédant au cabaret Connie’s Inn. Inauguré le 8 mai 1935 sous la direction d’Angelo Besanti, futur fondateur de l’American Spaghetti House en 1941, l’établissement proposait des spectacles dignes de Broadway dans un décor raffiné, avec des boissons et repas à prix abordables. Le 5 octobre 1938, il a été transformé en Café Val d’Or.
Le Rockhead’s Paradise, ouvert de 1928 à 1980 au 1252 rue Saint-Antoine Ouest, était un club légendaire de Montréal fondé par Rufus Rockhead, le premier propriétaire noir d’un club dans la ville. Ce lieu emblématique, connu initialement sous le nom de Mountain Tavern, a accueilli entre ses murs des icônes du jazz comme Louis Armstrong et Billie Holiday, et a joué un rôle clé dans la carrière d’artistes comme Oscar Peterson. Malgré des difficultés financières et une fermeture temporaire dans les années 1950, le club renaît dans les années 1960 grâce à la popularité croissante du jazz, attirant des foules internationales. Le club ferme définitivement en 1980 et son héritage est honoré par une rue à son nom, dans le quartier de la Petite-Bourgogne.
Image: Le petit journal, 2 février 1936, BAnQ
La Plage Idéal (1936-1947) et le Domaine Idéal (1947-1969) étaient situés à Sainte-Rose, à Laval. Ce site comprenait une plage et une salle de danse qui a accueilli de nombreux artistes de renommée internationale. Le Domaine Idéal appartenait à Lucien Rivard (16 juin 1914 – 3 février 2002), un criminel québécois impliqué dans le trafic d’héroïne à Cuba dans les années 1950, en lien avec la French Connection. Entre 1949 et 1952, le Domaine Idéal a vu passer des légendes du jazz telles que Louis Armstrong, Buddy Rich, Lionel Hampton, Benny Goodman, Cab Calloway et Duke Ellington. Le Domaine Idéal a été détruit par un incendie le 5 janvier 1969, après avoir été un lieu de rassemblement populaire pour la jeunesse, qui fréquentait sa plage et son pavillon de danse. Aujourd’hui, l’emplacement abrite un parc naturel dans le secteur Auteuil à Laval.
Image: Le petit journal, 31 mai 1936, BAnQ
Le Domaine Idéal, situé à Sainte-Rose à Laval, était un lieu de divertissement populaire, comprenant une plage et une salle de danse, actif entre 1936 et 1969. Propriété du criminel québécois Lucien Rivard, ce domaine a accueilli de célèbres musiciens tels que Louis Armstrong, Duke Ellington et Cab Calloway. Détruit par un incendie en 1969, il est aujourd’hui remplacé par un parc nature dans le secteur Auteuil de Laval.
Fats Waller, l’un des plus grands pianistes de jazz et compositeurs de l’époque, est venu à Montréal en 1936 pour se produire au Théâtre Loews, un lieu emblématique de la ville. Waller, reconnu pour sa virtuosité au piano et son sens de l’humour, était une figure majeure du jazz et du style « stride piano ». Son passage à Montréal a marqué un événement marquant dans la scène musicale de l’époque, attirant une foule enthousiaste désireuse d’entendre ses compositions et d’assister à son charisme sur scène.
La venue d’Igor Stravinsky à Montréal en 1937, à l’Auditorium Le Plateau, est un moment marquant de l’histoire musicale de la ville. Stravinsky, l’un des compositeurs les plus influents du XXe siècle, était en tournée pour présenter ses œuvres au public nord-américain. Son passage à Montréal a attiré l’attention des mélomanes et des critiques, car il apportait avec lui une musique avant-gardiste qui était en train de révolutionner la musique classique de l’époque.
Le théâtre Snowdon, ouvert le 27 février 1937 sur le boulevard Décarie à Montréal, était conçu dans le style « paquebot » avec un intérieur signé par Emmanuel Briffa. Géré par Cinémas Unis, il a vu son entrée modifiée en 1950 avec une nouvelle marquise. En avril 2019, le bâtiment a été complètement démoli, ne laissant que la façade avant et la marquise, modifiée à la fin des années 1980 avec une inscription en français. En 2022, la construction de condominiums derrière la façade restante, bien que fortement modifiée, était achevée.
Le cabaret Montmartre, établi à l’angle de la rue Sainte-Catherine et de la rue Clark à Montréal en 1937, était un lieu de divertissement prisé pour ses spectacles de musique et de danse, attirant des artistes locaux et internationaux. Malgré son succès initial, le cabaret a changé de politique en matière de programmation artistique, remplaçant des musiciens noirs par des musiciens blancs, ce qui a eu un impact négatif sur la scène musicale montréalaise. En 1939, le cabaret a été acquis par Harry Holmok et renommé Bellevue Grill, marquant ainsi la fin de cette première incarnation du Montmartre.
Le Diana Grill, fondé en 1937, était un restaurant moderne de Montréal offrant une cuisine raffinée, un orchestre et un service innovant avec des portes automatiques. En 1950, il a ouvert le Candlelight Room, un lounge au sous-sol inspiré de New York, où des groupes comme les Ink Spots et des artistes de musique western ont performé. En 1953, après des rénovations, l’établissement a été rebaptisé le Monterey, sélectionnant son nouveau nom à partir de milliers de suggestions.
Le Café Savoy, établi à Montréal en 1937 sous la direction d’Eddy Descoteaux, a remplacé le cabaret Chez Maurice, qui avait déménagé sur la rue Sainte-Catherine. Suite à un incendie en 1943, il a été rénové à plusieurs reprises et a connu un regain de popularité, notamment grâce à Jacques Henrie en 1948, qui a amélioré son ambiance et ses spectacles. Le café a changé de propriétaires à plusieurs occasions avant d’être vendu à Roger Mollet en 1955, qui l’a renommé La Cave.
Le Normandie Roof, un somptueux cabaret situé au 9ème étage de l’Hôtel Mont-Royal au 1455 rue Peel à Montréal, a ouvert ses portes le 17 juin 1937 et a prospéré pendant l’âge d’or des cabarets. Surnommé « le plus beau cabaret d’Amérique », il offrait une atmosphère française, avec des murs ornés de tableaux représentant des paysages normands et des paysans en costumes traditionnels. Les clients, élégamment vêtus, pouvaient apprécier les performances de l’orchestre de Lloyd Huntley tout en dégustant leur repas, avec des spectacles préparés par Vernon Cardy mettant en vedette des artistes de New York et de Broadway, dont le célèbre Liberace. Cependant, avec l’arrivée de la télévision dans les années 1950, le Normandie Roof a été transformé en salle à manger et a fermé ses portes en 1958, tandis que l’Hôtel Mont-Royal a été rénové dans les années 1980 pour devenir les Cours Mont-Royal, une galerie marchande de luxe ouverte en 1988.
Le Normandie Roof, un cabaret somptueux situé au 9e étage de l’Hôtel Mont-Royal à Montréal, a ouvert ses portes le 17 juin 1937 et a marqué l’âge d’or des cabarets de la ville. Inspiré de l’atmosphère française, il était décoré de tableaux représentant des paysages de France et des paysans normands. Les clients, élégamment habillés, pouvaient apprécier des spectacles de talents venus de New York et Broadway, avec des artistes tels que Liberace, dont les performances au cabaret ont rapidement fait sensation. En raison de la baisse de fréquentation liée à l’avènement de la télévision, le cabaret ferme ses portes en 1958 et l’hôtel est transformé en centre commercial dans les années 1980.
Image: L’illustration nouvelle, 15 juin 1937, BAnQ
En 1934, Louis Dettner ouvre le cabaret Lido, inspiré du célèbre cabaret parisien. Malgré la Grande Dépression, le Lido connaît une époque prospère, attirant une clientèle riche arrivant dans des voitures de luxe comme les Cadillacs V16 et les Pierce-Arrows, et y organisant des spectacles avec des stars de la scène, du cinéma et de la radio. En 1937, Dettner renomme le Lido en Tic Toc, un cabaret plus accessible, où Dean Martin fait ses débuts en 1944. En 1947, Jerry Taylor prend la direction du Tic Toc et après des rénovations, le cabaret rouvre en 1950 sous le nom de Chez Parée.
Image: The Gazette, 28 octobre 1937, division Postmedia Network Inc.
Le cabaret Lido, rebaptisé Tic Toc le 28 octobre 1937, a attiré des stars et offert des spectacles à prix abordable, notamment avec les débuts à Montréal de Dean Martin en 1944. Harry Ship, un influent homme d’affaires impliqué dans le jeu, a été arrêté en 1946, mettant fin à son règne sur l’établissement. En 1950, après des rénovations, le cabaret rouvre sous le nom de Chez Parée, visant à devenir le plus somptueux cabaret d’Amérique du Nord.
L’Auditorium de Verdun, inauguré en 1938 sur le boulevard Lasalle, est un aréna de 4 043 places assises, accueillant des événements sportifs et culturels. Il a hébergé des spectacles marquants, notamment ceux de Cab Calloway, Duke Ellington, Ella Fitzgerald, et a refusé Elvis Presley en 1957 sous pression religieuse. En 2020, son extérieur art déco a été restauré et son aréna adjacente reconstruite, ce qui lui a valu un Grand prix de l’Opération patrimoine Montréal en 2022.
Le restaurant français Au Lutin qui Bouffe a été fondé en 1938 sur le boulevard Saint-Grégoire à Montréal, réputé pour son ambiance chaleureuse et ses particularités, comme le fait de nourrir des porcelets en salle. Avec son décor rustique et des chanteurs d’opérette divertissant les clients, on se croirait au cœur de Montmartre ! Prospérant sous la direction du chef Joseph McAbbie, le restaurant accueillait une clientèle internationale et des personnalités comme Antoine de Saint-Exupéry. Après la mort tragique de McAbbie en 1953, le restaurant a connu plusieurs propriétaires avant d’être détruit par un incendie en 1972, laissant place à un concessionnaire automobile.
Le Roxy Follies, un cinéma puis un théâtre de variétés de 750 places, a été inauguré en 1938 par Joseph Paul Cardinal au 1161 rue Saint-Laurent, puis entièrement rénové en 1942, bien que l’ouverture ait été retardée en raison des restrictions de guerre. Anciennement connu sous le nom de King Edward Palace, il attirait une clientèle bourgeoise à la recherche de spectacles comiques. En 1950, le théâtre a vu son permis révoqué pour avoir enfreint les règlements municipaux en présentant des spectacles après minuit. Il a rouvert en décembre 1950, mais a finalement fermé en février 1953, après l’expropriation du bâtiment pour l’élargissement de la rue Dorchester.
Source: The Gazette, 15 août 1938
Le Café Val d’Or, ouvert de 1938 à 1947 sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, a d’abord fonctionné sous administration anglophone avant de passer sous gestion francophone en 1942. Ce cabaret, fréquenté par une clientèle variée, incluait des spectacles en anglais et a vu débuter l’humoriste Jacques Normand. Bien que le Café Val d’Or soit géré par des figures liées à la pègre montréalaise, comme Vincent Cotroni, il a offert à Normand une première chance dans le milieu artistique. En 1947, le cabaret a dû fermer ses portes, mais a rouvert sous le nom Au Faisan Doré après une transformation en restaurant pour contourner les restrictions sur les permis d’alcool.
Le Stork Club de Montréal, situé à côté du Théâtre Her Majesty et ouvert le 5 novembre 1938, était un lieu emblématique où des célébrités telles que Frank Sinatra et Sammy Davis Jr. se retrouvaient après leurs spectacles pour des fêtes et des soirées dansantes. Il a fermé ses portes en 1977 pour devenir La Nuit En Rose, puis a été transformé en salle de disco Oz en 1979. Le bâtiment a été démoli, et depuis 2009, le site accueille la sortie du métro Guy-Concordia ainsi qu’un bâtiment de l’université Concordia.
Le récital d’André Mathieu à l’Auditorium Le Plateau de Montréal en 1940 est un événement marquant de la carrière de ce prodige pianistique canadien. À seulement 10 ans, André Mathieu, déjà considéré comme un enfant prodige du piano, avait présenté un concert exceptionnel qui a fait sensation dans le milieu musical. Ce récital à l’Auditorium Le Plateau est souvent évoqué comme un moment clé de sa jeune carrière.
Le cabaret El Morocco, actif de 1940 à 1966, a été l’un des lieux les plus emblématiques du nightlife montréalais, se déplaçant successivement rue Mansfield, rue Metcalfe et rue Lambert-Closse. Il offrait des spectacles de chant, comédie et danse, attirant des célébrités internationales comme Dean Martin et Édith Piaf, tout en étant décoré avec raffinement. Après une fermeture en 1949, il a rouvert en 1954 avec une nouvelle ambiance, avant de connaître des difficultés financières à cause de la concurrence de la télévision et des coûts des têtes d’affiche. En 1966, il a été transformé en restaurant-cabaret sous la direction de Norm Silver, avant de devenir « Chez Guilda » puis « Your Father’s Mustache », se réorientant vers le rock et le hard rock jusqu’à sa fermeture en 1980.
Image: The Gazette, 3 mai 1940, division Postmedia Network Inc.
L’Esquire Show Bar a été ouvert du 3 mai 1940 au 10 décembre 1972 au 1224 rue Stanley à Montréal, succédant au cabaret Villa Maurice. Fondé par Sam Cleaver, l’endroit a connu une grande popularité dans les années 1940 et 1950, accueillant des artistes célèbres comme Dean Martin, Duke Ellington et Bo Diddley. En 1956, Norm Silver a introduit le rock & roll live à Montréal, un tournant majeur pour le club, avec des groupes comme TNT Tribble & His Five Sticks of Dynamite. Après plusieurs années de succès, l’Esquire a fermé en 1972 en raison de problèmes liés à son permis d’alcool, marquant la fin d’une époque pour le nightlife montréalais.
Image: The Gazette, 3 mai 1940, division Postmedia Network Inc.
Au cours de son histoire, le cabaret El Morocco a occupé trois adresses à Montréal entre 1940 et 1966, offrant des spectacles de chant, de comédie et de danse. Il a été reconnu comme l’un des cabarets les plus modernes de la ville, attirant des célébrités telles que Lili St-Cyr et Dean Martin, et organisant régulièrement des événements caritatifs. Après avoir déménagé plusieurs fois, l’El Morocco a été temporairement fermé en 1964 en raison de problèmes fiscaux, mais a rouvert sous une nouvelle direction en 1965, adoptant un format de spectacles variés. En 1967, le cabaret a été renommé Chez Guilda et a ensuite évolué pour devenir Your Father’s Mustache, s’orientant vers des spectacles de rock dans les années 1970 avant de devenir un centre névralgique de la scène heavy rock montréalaise.
L’Esquire a été un club emblématique de Montréal, fonctionnant de 1940 à 1972, fondé par Sam Cleaver et connu pour son ambiance animée et ses spectacles variés. Après la Seconde Guerre mondiale, il a évolué sous la direction de Norm Silver pour devenir un show bar proposant un divertissement continu, attirant des artistes célèbres. Dans les années 1950, Silver a introduit les spectacles de rock & roll à Montréal, attirant de célèbres artistes comme Bill Haley & His Comets, Little Richard et Bo Diddley, ce qui a revitalisé l’établissement et attiré un nouveau public jeune. Cependant, des problèmes de permis avec la ville ont conduit à sa fermeture en 1972, mettant fin à une époque marquante de la vie nocturne montréalaise.
Le Café St-Michel a été un lieu clé du jazz à Montréal de 1940 à 1953, situé au 770 rue de la Montagne. Sous la direction de l’orchestre de Louis Metcalf, le café est devenu un important laboratoire musical, introduisant le be-bop à Montréal et attirant des musiciens célèbres tels qu’Oscar Peterson et Duke Ellington. Sa fermeture en 1953, suite à un raid policier pour des violations de la loi sur l’alcool, a marqué la fin d’une époque pour la scène jazz montréalaise, bien qu’une tentative de réouverture ait échoué en 1961.
Fondé en 1940, le Café St-Michel fut un cabaret clé de l’âge d’or du jazz à Montréal, situé au 770 rue de la Montagne. Il devint un lieu incontournable du jazz, notamment grâce à l’orchestre de Louis Metcalf entre 1946 et 1949, qui introduisit le be-bop et attira des légendes comme Duke Ellington et Oscar Peterson. Après avoir changé de propriétaires à plusieurs reprises, avec Maurice Jasmin, Lucien Jobin, Armand Côté et Maurice Turgeon, Marcel Clark en prit la direction en 1951. Suite à une descente policière en 1953 pour violation des lois sur l’alcool, il ferma définitivement, tenta une réouverture en 1961, puis céda sa place au cabaret Harlem Paradise en 1962.
Image: The Montreal Daily Star, 10 mai 1940
Source: Le Petit Journal, 9 juin 1940, BAnQ
Le Café Beaver (1940-1962) se trouvait au 316 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal et proposait des spectacles variés, tels que du vaudeville, des numéros de danse, de la comédie et des concerts de jazz. Ce lieu mythique fut également le théâtre d’événements marquants, comme les violentes altercations du « Zoot-Suit Riot » de 1944, où des marins s’en prenaient aux jeunes hommes portant des costumes zoot, créant une ambiance tendue en pleine guerre. Après des années de succès, le Café Beaver changea de propriétaires en 1953, avant d’illuminer le coin Sainte-Catherine et Bleury dans les années 1960, devenant un lieu populaire pour les spectacles de travestis et de burlesque. Malgré les tentatives de fermer l’établissement en raison de performances jugées obscènes, il ferma finalement ses portes en 1962 et fut transformé en Casino de Paris l’année suivante.
Image: Le Canada, 28 juin 1940, BAnQ
Le Café Beaver, ouvert le 28 juin 1940 à Montréal, était un lieu de divertissement emblématique présentant des spectacles musicaux, de vaudeville, et des performances variées, attirant des artistes tels que Crip Heard et les Tune Up Boys. Ce café a également été le théâtre d’un événement marquant en 1944, le “Zoot-Suit Riot”, où des bagarres entre soldats et jeunes portant le style “zoot” ont éclaté, entraînant des blessures et des arrestations. Après plusieurs changements de propriétaires et une rénovation en 1953, le Café Beaver est devenu un pionnier de la scène gaie montréalaise dans les années 1960, accueillant des artistes populaires et des numéros burlesques. Cependant, en mars 1962, il a été fermé par la police à la suite de performances jugées obscènes, menant finalement à sa faillite la même année et à sa transformation en Casino de Paris.
Le Café Blue Bird, établi à Montréal en 1940 et déplacé en 1960, a été un lieu de rencontre populaire jusqu’à sa tragédie en 1972, où un incendie causé par trois hommes en état d’ébriété a tué 37 personnes et blessé 51 autres. Les victimes, dont de nombreux jeunes, ont été prises au piège par une sortie de secours impraticable, tandis que les pompiers ont eu du mal à intervenir face à la situation chaotique. La négligence des normes de sécurité incendie a conduit à des poursuites contre le propriétaire Léopold Paré, tandis qu’un mémorial a été érigé en 2012 pour commémorer les victimes de cette tragédie.
Le Café de l’Est, situé au 4558 rue Notre-Dame Est à Montréal, a été un pilier de la scène cabaret francophone de 1941 à 1980, accueillant de nombreux artistes célèbres, dont Olivier Guimond et Charles Trenet. Sous la direction de Paul Letang, Léo L’Archevêque, Jos Beaudry, et plus tard Dominique Mandanice, entre autres, ce club a prospéré grâce à une atmosphère informelle, un service soigné, et des spectacles de qualité, se distinguant dans une ville où les spectacles étaient majoritairement en anglais. Cependant, l’Expo 67 et l’émergence de la télévision ont marqué le début de son déclin, transformant progressivement l’établissement en discothèque à partir de 1971. Après avoir changé de nom pour Xanadu Disco Club en 1980, le bâtiment a finalement été détruit par un incendie en 1998, laissant peu de traces de son riche héritage.
Source: The Gazette, 13 janvier 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: Radiomonde, 11 janvier 1941, BAnQ
Source: Le Canada, 17 janvier 1941, BAnQ
Source: The Gazette, 27 février 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 18 janvier 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: Le Petit Journal, 9 février 1941, BAnQ
Source: The Gazette, 14 février 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 21 février 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 21 février 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 18 mars 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 31 mars 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 7 avril 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 11 avril 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 14 avril 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 21 avril 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 28 avril 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 28 avril 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 19 mai 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: Le Petit Journal, 1 juin 1941, BAnQ
Le café-restaurant « Au 400 », en service de 1941 à 1968, était situé au 1490 rue Drummond à Montréal et était particulièrement prisé par les Forces armées canadiennes pendant la guerre. Sous la direction de Gaston Valiquette dans les années 1940, puis d’Armand Bortinier en 1948, et enfin de la famille Lelarge dans les années 1950 et 1960, l’établissement a été renommé « Au 400 Chez Lelarge » et a déménagé plusieurs fois, notamment en 1962 au 2050 rue Drummond et, enfin, au 630 boulevard Dorchester. Le restaurant se distinguait par son ambiance élégante, avec des murs en stucco, des boiseries sombres et un décor chaleureux comprenant des nappes et des banquettes en cuir orange, ainsi qu’une cave à vin intégrée.
L’American Spaghetti House, ouvert en 1941 par les frères Angelo et Dandy Bisante au 64 rue Sainte-Catherine Est, est rapidement devenu un incontournable de Montréal, attirant une clientèle avide de spaghettis à prix bas, et ce, 24 heures sur 24. Les Bisante ont été pionniers de la livraison à domicile et ont popularisé les spaghettis auprès des Montréalais tout en offrant une piste de danse pour les amateurs de jitterbug. Le restaurant a prospéré jusqu’à un tragique incendie en 1959 qui a causé la mort de deux pompiers, entraînant sa fermeture définitive. En parallèle, la famille Bisante était liée à des activités interlopes, Angelo étant associé à la pègre, tandis que sa femme, Lucie, était une figure bien connue du milieu.
L’Auditorium Dance Palace, renommé ainsi en 1941 par Harry Holmok, était situé au 375 rue Ontario Ouest à Montréal et a accueilli des spectacles emblématiques, notamment le premier concert en ville de Louis Armstrong en 1942. En 1946, la salle a été rebaptisée Roseland Ballroom avant de devenir le Bellevue Casino en 1949, se positionnant comme l’une des plus importantes salles de spectacles du Canada avec une capacité de plus de 700 places. Malgré un début prometteur et une programmation étoffée sous la direction de Madame Nathalia Kamarova, le Bellevue Casino a souffert de la réglementation municipale et des changements dans l’industrie de la nuit, entraînant sa fermeture en 1962.
Source: The Gazette, 3 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Lieu: El Morocco
Source: The Gazette, 7 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 8 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 10 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 16 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 17 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 17 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 20 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 31 octobre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 3 novembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 10 novembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 17 novembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 24 novembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 29 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 30 décembre 1941, division Postmedia Network inc.
Source: The Gazette, 29 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 30 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: The Gazette, 19 décembre 1941, division Postmedia Network Inc.
Source: Le Petit Journal, 28 décembre 1941, division Postmedia Network inc.
Le Café Royal, un restaurant actif de 1942 à 1948, était situé au 97 rue Sainte-Catherine Est à Montréal et appartenait à Armand Courville, un ancien lutteur professionnel, et à Vic Cotroni, un des fondateurs de la mafia montréalaise. Les gérants, Marius et Edmond Martin, étaient des membres de la mafia marseillaise impliqués dans le trafic d’héroïne. Courville et Cotroni possédaient également d’autres établissements, notamment le cabaret Au Faisan Doré, où de nombreuses vedettes francophones ont fait leurs débuts. En 1948, le Café Royal a perdu son permis d’alcool et a été transformé en cabaret La Ceinture Fléchée. Ce lieu est occupé par les Foufounes Électriques depuis 1983.
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