Le Théâtre de Neptune en la Nouvelle-France, présenté en 1606 à Port-Royal, est considéré comme la première pièce théâtrale documentée en Amérique du Nord, marquant symboliquement le début du théâtre au Canada. Écrite par Marc Lescarbot pour célébrer le retour des colons français, l’œuvre véhicule toutefois une vision coloniale et eurocentrée des peuples autochtones, aujourd’hui largement critiquée. Des initiatives contemporaines, comme Sinking Neptune, remettent en question cet héritage en réinterprétant la pièce selon des perspectives autochtones et postcoloniales.
Après la Guerre de la Conquête, les premières représentations de Molière au Canada se sont déroulées en février 1774 à Montréal, au Café Dillon établi dans le grand salon de l’ancienne résidence du notaire Antoine Foucher. Sous la direction du capitaine Edward Williams, « Le Bourgeois gentilhomme » et « Le Médecin malgré lui » ont été joués dans ce modeste lieu sombre, chauffé au feu de bois et éclairé à la bougie, reflet de la vie de l’époque. Antoine Foucher, influent seigneur et membre du conseil supérieur de la Nouvelle-France, est aussi l’ancêtre de Louis-Joseph Papineau, chef des Patriotes.
Après la Guerre de la Conquête, les premières représentations de Molière au Canada se sont déroulées en février 1774 à Montréal, au Café Dillon établi dans le grand salon de l’ancienne résidence du notaire Antoine Foucher. Sous la direction du capitaine Edward Williams, « Le Bourgeois gentilhomme » et « Le Médecin malgré lui » ont été joués dans ce modeste lieu sombre, chauffé au feu de bois et éclairé à la bougie, reflet de la vie de l’époque. Antoine Foucher, influent seigneur et membre du conseil supérieur de la Nouvelle-France, est aussi l’ancêtre de Louis-Joseph Papineau, chef des Patriotes. Le Café Dillon a également été le lieu de fondation de la première bibliothèque de Montréal, le 7 mars 1796.
La première tentative de créer une salle de théâtre à Montréal date de 1804, dans un bâtiment près du bureau de poste de la rue Saint-Sulpice, qui n’était en réalité qu’une grande salle aménagée dans un entrepôt. À cette époque, les représentations théâtrales avaient lieu dans des espaces temporaires, tels que des auberges ou des salons privés.
Le Théâtre Royal, fondé par John Molson, fut la première salle exclusivement consacrée au théâtre et aux arts de la scène au Canada et est considérée comme la première véritable salle de spectacle à Montréal, avec une scène correctement équipée, des coulisses spacieuses et un auditorium. C’est sur la scène du Théâtre Royal en 1842, que le célèbre Charles Dickens est lui-même monté en tant qu’acteur.
Le Théâtre Royal, fondé par John Molson, fut la première salle exclusivement consacrée au théâtre et aux arts de la scène au Canada et est considérée comme la première véritable salle de spectacle à Montréal, avec une scène correctement équipée, des coulisses spacieuses et un auditorium. C’est sur la scène du Théâtre Royal en 1842, que le célèbre Charles Dickens est lui-même monté en tant qu’acteur.
Image: The Canadian Spectator, 19 novembre 1825
Le Théâtre Royal, fondé par John Molson, fut la première salle exclusivement consacrée au théâtre et aux arts de la scène au Canada et est considérée comme la première véritable salle de spectacle à Montréal, avec une scène correctement équipée, des coulisses spacieuses et un auditorium. C’est sur la scène du Théâtre Royal en 1842, que le célèbre Charles Dickens est lui-même monté en tant qu’acteur.
Source: The Gazette, 3 août 1829, division Postmedia Network Inc.
Lieu: Théâtre Royal
Source: The Gazette, 18 septembre 1829, division Postmedia Network Inc.
Lieu: Théâtre Royal
Fondé par Joseph-Édouard Guilbault, le Jardin Guilbault n’était à l’origine, au début des années 1830, qu’une modeste pépinière. Au fil du temps, il s’est transformé en un jardin botanique comportant une vaste collection végétale, une serre imposante et une ménagerie. On y trouvait musique, lampions et rafraîchissements. Entre 1853 et 1862, le Jardin Guilbault proposait également des pièces de théâtre, du vaudeville, et des spectacles mettant en scène des personnes au physique exceptionnel, notamment des nains ou des albinos.
Après la fermeture du Royal-Molson, le théâtre Royal-Olympic ouvrit ses portes le 7 décembre 1844 sur la place Jacques-Cartier, en utilisant les équipements de l’ancien Théâtre Royal. Cependant, ce théâtre ne fut qu’une solution temporaire. En 1852-1853, le Royal-Olympic fut démoli pour laisser place à l’édifice Joseph-Roy, qui eut ensuite diverses fonctions.
Le Théâtre Royal-Hays, nommé en raison de son emplacement dans le bloc Hays construit par Moses Judah Hays, a ouvert ses portes le 10 juillet 1847. Situé à l’angle de Notre-Dame et du square Dalhousie, il a brièvement accueilli les travaux parlementaires du Canada-Uni après l’incendie du parlement de Montréal en 1849. Ce théâtre a également été détruit lors d’un incendie en 1852.
Le Théâtre Royal-Côté, fondé par Jesse Joseph et conçu par l’architecte John Wells, ouvrit ses portes en 1852 sur la rue Côté, face à l’actuel Palais des Congrès. Dirigé pendant plusieurs années par John Wellington Buckland, épaulé par sa femme Kate Horn, actrice reconnue, le théâtre connut un grand succès en accueillant des artistes renommés et des compagnies d’opéra. Au fil des décennies, il sombra dans la présentation de spectacles de vaudeville et de burlesque, ce qui entacha sa réputation. Fermé en 1913, le théâtre fut démoli en 1922, marquant la fin d’une époque culturelle pour la rue Côté.
La salle des Artisans, ouverte en 1855 à Montréal, a été un centre culturel majeur pendant 30 ans. En 1885, elle est convertie en musée et salle de lecture en raison du déplacement de la population et de la construction de nouvelles salles plus grandes. Le bâtiment devient la bibliothèque Atwater en 1962 et est reconnu comme lieu historique national depuis 2005.
Le Palais de Cristal, conçu par l’architecte John William Hopkins, fut inauguré en 1860 à Montréal pour l’Exposition agricole et industrielle, s’inspirant du Crystal Palace de Londres. Initialement situé rue Sainte-Catherine, il fut déplacé au Fletcher’s Field en 1878 avant d’être détruit par un incendie en 1896. Le palais abritait une patinoire intérieure où se déroulaient des matchs de hockey, notamment ceux des Crystals de Montréal, membres de l’Association de hockey amateur du Canada. Il servait également de salle de concert.
La Victoria Skating Rink, patinoire intérieure située sur la rue Drummond à Montréal, a ouvert en 1862. En hiver, elle accueillait des parties de hockey sur glace et des séances de patinage, tandis qu’en été, elle servait de salle pour des concerts et expositions. Elle est surtout connue pour avoir été le lieu du premier match codifié de hockey en 1875 et de la première finale de la Coupe Stanley en 1894. Ce fut également le premier bâtiment au Canada à être alimenté par l’électricité.
L’amphithéâtre du Gesù, l’une des plus anciennes salles de spectacle de Montréal, a ouvert ses portes le 10 juillet 1865. À cette époque, il pouvait accueillir près de 1 200 spectateurs et était équipé d’un plateau tournant ainsi que d’une fosse d’orchestre. Initialement, il servait principalement de salle académique pour le Collège Sainte-Marie, un établissement d’enseignement fondé par les Jésuites.
L’Académie de Musique à Montréal, inaugurée en 1875 et pouvant accueillir 2 100 personnes, était située sur le côté est de la rue Victoria, un peu au nord de la rue Sainte-Catherine. Elle a été démolie en 1910 pour permettre l’agrandissement du magasin à rayons Goodwin (anciennement Eaton). Cet établissement a accueilli de nombreuses performances, dont Jeanne d’Arc de Gounod dirigée par Calixa Lavallée en 1877, ainsi que la première mondiale de l’opéra-comique Cyrano de Bergerac de Victor Herbert le 11 septembre 1899.
Le Queen’s Hall, construite en 1880 à Montréal à l’angle des rues Sainte-Catherine et Victoria, était la première salle montréalaise à être édifiée en vue de concerts. En 1891, elle a été transformée en théâtre, mais a été détruite par un incendie en 1899. La salle a accueilli des concerts de la Montreal Philharmonic Society et du Mendelssohn Choir, ainsi que trois récitals d’Emma Albani lors de son retour au Canada en mars 1883.
L’ouverture de cette salle, initialement appelée Théâtre Français, a eu lieu en 1884 à l’intersection de Saint-Dominique et Sainte-Catherine. Entre 1884 et 1890, le site a été utilisé comme patinoire couverte, théâtre d’été et salle de spectacle temporaire, accueillant la Compagnie Franco-Canadienne en 1886, suivie par des membres de la Troupe du Conservatoire. Après plusieurs changements de nom, dont Central Dime Museum et Empire Theatre, elle est devenue le Lyceum Theatre en 1891, avant d’être rebaptisée Théâtre Français en 1899, puis Loew’s Court Theatre en 1920, avant de reprendre son nom d’origine en 1924; le bâtiment a ensuite été occupé par le Cinéma Éros en 1974 et par la salle de spectacle du Métropolis en 1987 suivi du MTelus depuis 2017.
Le Grand Café Parisien, ouvert de 1886 à 1915 à l’angle de la rue Sainte-Catherine et de la rue Saint-Dominique, était considéré comme la première boîte de nuit de Montréal, selon le chroniqueur Al Palmer, offrant un cabaret et des spectacles de variétés. Il fonctionnait 24 heures sur 24 grâce à une licence hôtelière qui lui permettait de servir de l’alcool à toute heure, ce qui le distinguait des restaurants ordinaires. Après plusieurs rénovations et changements de propriétaires, le café a été détruit par un incendie en 1915, mais il a marqué l’histoire de la vie nocturne montréalaise en tant que lieu emblématique pour la gastronomie française et la sociabilité.
Le parc Sohmer de Montréal, actif de 1889 à 1919, était un parc d’attractions très populaire, reconnu comme l’un des premiers du genre dans la ville. Il était réputé pour sa scène musicale, où Ernest Lavigne et son orchestre présentaient quotidiennement une variété de styles, notamment des opéras, des opérettes, et des ballets. Bien qu’un projet de création d’une troupe professionnelle d’opéra français ait été envisagé en 1893, il n’a jamais vu le jour, mais le parc a continué d’attirer des artistes, incluant des chansonniers français comme Lucien Boyer et Léon May.
La salle Windsor, adjacente à l’hôtel du même nom à Montréal, a été construite en 1890 et démolie en 1906. Elle a accueilli de nombreux événements musicaux, notamment les premiers concerts du premier OSM de 1894 à 1903 et des performances dirigées par des chefs comme Anton Seidl et sir Alexander Mackenzie. De grandes célébrités musicales telles que Paderewski, Yvette Guilbert et Eugène Ysaÿe s’y sont produites, attirant un large public grâce à son acoustique remarquable.
Érigé entre 1891 et 1893, le Monument-National est le plus ancien théâtre québécois et la plus ancienne salle de spectacle au Canada encore en fonction aujourd’hui.
Le Monument-National est le plus ancien théâtre encore en activité à Montréal, situé sur le boulevard Saint-Laurent, au sud de la rue Sainte-Catherine, et classé comme lieu historique pour son architecture et son rôle dans la vie culturelle de la ville. Érigé entre 1891 et 1894 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, il a été inauguré le 24 juin 1893, bien qu’inachevé, et a accueilli de nombreux spectacles, dont des performances d’Emma Albani et d’Édith Piaf, ainsi que des revues de Gratien Gélinas. Depuis son acquisition par l’École nationale de théâtre en 1971 et sa classification comme monument historique en 1976, le Monument-National a été restauré pour son centenaire en 1993 et comprend désormais trois salles de spectacle, dont la Salle Ludger-Duvernay.
En février 1896, la cantatrice québécoise Emma Albani triomphe au Monument-National, où l’élite canadienne-française célèbre sa renommée internationale par des ovations et une pluie de fleurs. À la fin du concert, des étudiants de Laval et McGill détèlent ses chevaux et l’escortent triomphalement jusqu’à la gare Windsor, flambeaux en main.
Image: La Presse, 1 février 1896 p.11, BAnQ
Source: The Gazette, 14 septembre 1896, division of Postmedia Network Inc.
Le Maples Inn Hotel, situé au 121 Lakeshore à Pointe-Claire et en opération de 1897 à 1985, était l’un des plus anciens bâtiments du Lakeshore, initialement construit par Monsieur Alland comme une destination populaire. Bien qu’il ait connu un certain déclin dans les années 1960, il a traversé une période de prospérité dans les années 1940 sous la direction de Willie Constant, offrant des soirées dansantes et accueillant des artistes locaux influents. Cependant, le Maples a finalement fermé ses portes le 5 février 1985 avant d’être incendié par un pyromane professionnel, marquant ainsi la fin d’une époque emblématique.
La salle Windsor, située à Montréal à l’angle des rues Peel et Dorchester (aujourd’hui René-Lévesque), était une salle de 1300 places attenante à l’hôtel du même nom. Construite en 1890, elle fut un important lieu de concerts jusqu’à sa démolition en 1906. Le premier Orchestre symphonique de Montréal y donna ses concerts de 1894 à 1903, et elle accueillit aussi l’orchestre du Metropolitan Opera sous la direction d’Anton Seidl en 1896. De nombreuses célébrités s’y produisirent, dont Eugène Ysaÿe, Ignacy Paderewski, Yvette Guilbert et Emma Albani. Après sa destruction, certains concerts continuèrent d’être donnés dans le grand hall de l’hôtel Windsor, qui porta également le nom de salle Windsor.
L’Eldorado, ouvert de 1899 à 1901, fut le premier café-concert français de style parisien à Montréal, situé au 222, 224, 226 rue Cadieux, aujourd’hui la rue De Bullion. Avec une capacité de 500 places, il proposait une variété de spectacles, tels que des farces, des sketches et des chansons comiques, attirant rapidement un public fidèle et diversifié. Malheureusement, l’Eldorado ferma ses portes après l’abolition des café-concerts en mai 1901 et fut ensuite remplacé par le Théâtre de l’Opéra Comique sur le même site.
Edmond Hardy a marqué la scène musicale montréalaise à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. Il était propriétaire d’une boutique sur la rue Notre-Dame, spécialisée dans l’importation de partitions et d’instruments, qui servait de point de rencontre pour les musiciens et enseignants. En plus de son activité de marchand, il a dirigé la Société artistique canadienne, qui comprenait un conservatoire visant à uniformiser la qualité de l’enseignement musical. Il a également été directeur de l’Opéra français de Montréal lors de la saison 1894-1895, période où le répertoire lyrique a gagné en importance. Son engagement s’est poursuivi dans les années 1920 en tant que chef de fanfare, contribuant ainsi à l’essor de cette tradition musicale au Québec.
Image: La Presse, 16 avril 1898, BAnQ
L’Aréna de Montréal (en anglais Montreal Arena) connue également sous le nom d’Aréna de Westmount (Westmount Arena), ouverte en 1898, a hébergé les Wanderers de Montréal et les Canadiens de Montréal à partir de 1911. Les Canadiens y ont remporté la Coupe Stanley en 1916. L’aréna a été détruite par un incendie en 1918, entraînant la disparition des Wanderers, tandis que les Canadiens ont continué leurs activités dans l’Aréna Jubilée. L’aréna a également accueilli de nombreux spectacles musicaux.
Le Queen’s Hall, inauguré en 1880 à l’angle des rues Sainte-Catherine et Victoria à Montréal, était la première salle de la ville conçue spécifiquement pour les concerts. Dotée de 1159 places et d’un orgue, elle a ouvert ses portes avec une prestation éclatante réunissant la pianiste Teresa Carreño, le violoniste F. Jehin-Prume et l’orchestre des Symphonistes de Montréal. Elle a accueilli des ensembles prestigieux comme la Montreal Philharmonic Society et le Mendelssohn Choir, ainsi que trois récitals mémorables d’Emma Albani en 1883. Transformée en théâtre en 1891 (Queen’s Theatre), elle fut détruite par un incendie en 1899.
Image: Archives de la ville de Montreal BM1-11_1op-176
Antoine Godeau et Léon Petitjean fondent le Théâtre des Variétés (à ne pas confondre avec le TDV de Gilles Latulippe) en novembre 1898, l’une des premières troupes entièrement professionnelles du Canada français, avec l’ambition de créer un théâtre « français » à Montréal. Initialement installé dans la Salle Sainte-Catherine, rue Sainte-Catherine, le théâtre se distingue par la qualité de ses représentations, ses décors et ses aménagements raffinés. Malgré un succès certain, la troupe déménage rue Saint-Maurice en 1900 avant de fermer en 1901, suite au départ de plusieurs comédiens pour le Théâtre National; l’édifice sera reconverti en église en 1903.
Her Majesty’s Theatre, situé au 1425 rue Guy à Montréal, a ouvert ses portes le 7 novembre 1898 et a fonctionné jusqu’à sa démolition en 1963, devenant un important lieu de concerts, opéras et ballets durant près de 65 ans. Avec son architecture inspirée de la Renaissance italienne et du style rococo, le théâtre possédait une façade en brique et un élégant portique, offrant un hall principal richement décoré et des espaces pour les spectateurs. Il a accueilli de nombreux artistes célèbres tels que Louis Armstrong, Edith Piaf et Joan Baez, et est aujourd’hui remplacé par le Pavillon EV de l’Université Concordia.
Le théâtre Her Majesty’s, inauguré en 1898 à Montréal, était un haut lieu de la culture, accueillant concerts, opéras, ballets et pièces de théâtre pendant près de 65 ans. Son architecture, inspirée de la Renaissance italienne et du style rococo, en faisait un véritable joyau, avec un hall majestueux et des espaces raffinés. Il a été le foyer de plusieurs compagnies d’opéra et d’orchestre, tout en accueillant des artistes de renom comme Louis Armstrong, Édith Piaf et Glenn Gould. Démoli en 1963, son emplacement est aujourd’hui occupé par le Pavillon EV de l’Université Concordia.
Image: La Patrie, 13 octobre 1898, BAnQ
L’Aréna de Montréal, aussi connue sous le nom d’Aréna de Westmount, était située à l’intersection de la rue Sainte-Catherine Ouest et de l’avenue Wood. Inaugurée en 1898, elle a accueilli les Wanderers de Montréal dès 1903, puis les Canadiens de Montréal en 1911, qui y ont remporté leur première Coupe Stanley en 1916. Ravagée par un incendie le 2 janvier 1918, l’aréna disparaît, forçant les Canadiens à poursuivre leurs activités à l’Aréna Jubilée, tandis que les Wanderers cessent d’exister. En plus du hockey, la salle était également un lieu de spectacles musicaux.
Image: The Montreal Daily Star, 31 décembre 1898
Inaugurée en 1875, l’Académie de musique, initialement appelée Victoria Opera House, fut le théâtre le plus prestigieux de Montréal jusqu’à sa vente par la famille Allan en 1894. Fondée par un consortium dirigé par Hugh Allan, elle se distingue par sa programmation classique, accueillant des artistes célèbres comme Emma Albani, Sarah Bernhardt et James O’Neill. Avec ses 2000 places, l’Académie offrait un confort moderne, notamment grâce à l’électricité, et permettait des productions théâtrales innovantes avec une grande scène et des effets scéniques. Déclarée non sécuritaire en 1896, elle cessa de présenter des productions élégantes avant d’être démolie en 1910 pour faire place au magasin Goodwin’s, sur l’emplacement actuel du Complexe Les Ailes de la mode.
Image: Archives de la ville de Montreal BM1-11_1op-62
Ouvert en 1899, l’Eldorado fut le premier café-concert de style parisien à Montréal, situé sur la rue Cadieux (aujourd’hui De Bullion), à l’emplacement actuel des Foufounes Électriques. Cette élégante salle de 500 places proposait des sketches comiques, des chansons et des farces, et introduisit le concept de la revue théâtrale au Québec. Malgré son succès, il fut victime de préjugés et des restrictions sur les cafés-concerts, ce qui mena à sa transformation en théâtre d’opérette en 1900. En 1901, l’établissement est vendu et devient successivement le Théâtre de l’Opéra Comique puis le Théâtre des Nouveautés, avant d’être détruit par un incendie en 1920. Le quartier où il était situé, autrefois réputé pour sa vie nocturne animée, a vu son nom modifié en 1927 pour effacer son association avec la prostitution.
Image: Archives de la ville de Montréal BM1-11_1op-5
Le Théâtre de la Renaissance, établi d’abord rue Saint-Maurice puis rue Sainte-Catherine en 1900, était étroitement lié au Théâtre des Variétés, les deux troupes partageant artistes et espaces. Dirigée initialement par Louis Labelle, la troupe a vu l’arrivée de Léon Petitjean et Antoine Godeau avant de connaître des tensions internes, notamment avec l’acteur Julien Daoust, qui quitte pour fonder le Théâtre National en 1900. Le Théâtre de la Renaissance cesse ses activités en 1901, et l’espace est repris par le Théâtre de la Gaieté Française jusqu’en 1905.
Le Théâtre Français, inauguré en 1884, était à l’origine une patinoire avant d’être converti en théâtre, où se produisirent des artistes prestigieux comme Sarah Bernhardt. Après plusieurs rénovations et incendies, il fut transformé en cinéma en 1960, puis en salle de films pour adultes sous le nom de Cinéma Eros en 1970. Fermé en 1981, il rouvrit en 1987 sous le nom de Métropolis, devenant une discothèque et une salle de concert emblématique de Montréal. Aujourd’hui, rebaptisé MTELUS, il demeure une salle de spectacles incontournable du Quartier des spectacles.
Image: Archives de la ville de Montreal BM1-11_1op-49
Inauguré en 1893, le Monument-National est le plus ancien théâtre québécois encore en activité et un symbole majeur de la fierté francophone. Il a accueilli des figures historiques comme Henri Bourassa et Wilfrid Laurier, ainsi que des artistes de renom tels qu’Emma Albani, Edith Piaf et Charles Trenet. À la fin du XIXᵉ siècle, il devient un centre culturel et communautaire incontournable, notamment pour le théâtre yiddish et le féminisme québécois naissant. Après une période de déclin, il est restauré en 1993 sous l’impulsion de l’École nationale de théâtre du Canada. Aujourd’hui, il demeure un lieu dynamique abritant des spectacles, un studio et des ateliers de production pour la relève artistique.
Image: Archives de la ville de Montreal BM1-11_1op-34
Source: Archive de la ville de Montréal BM1-11_1op-12
En novembre 1898, Antoine Godeau et Léon Petitjean fondent le Théâtre des Variétés à Montréal, inspirés par les représentations des étudiants du Monument-National. Installé au-dessus d’un magasin au 1056, rue Sainte-Catherine, il rassemble une troupe de comédiens talentueux, dont Germaine Duvernay, J.-A. Archambault et Julien Daoust. Malgré un accueil favorable, l’établissement ferme en 1901 après seulement trois ans d’activité. Plusieurs de ses artistes poursuivent alors leur carrière au Théâtre National de Julien Daoust. (À ne pas confondre avec le Théâtre des Variétés de Gilles Latulippe)
Image: Archives de la ville de Montreal BM1-11_1op-45
À sa création en 1900, le Palais-Royal était un café-concert situé sur le boulevard Saint-Laurent. Après l’interdiction des cafés-concerts en 1901, il devient un théâtre de 600 places rue De la Gauchetière, où il rencontre un franc succès avec des spectacles d’opérettes et de comédies. Malgré une vive concurrence et une fusion avec la troupe de l’Opéra-Comique, l’établissement cesse ses activités en 1905, mais son esprit survit brièvement sous la direction de Jean Carême au Théâtre Bijou.
Le Klondyke Music Hall était situé au 1456 rue Sainte-Catherine Est à Montréal, à l’angle de la rue Montcalm, et était dirigé par Louis Poiré. En juillet 1900, il a présenté un programme attrayant avec dix-huit numéros de vaudeville et la comédie « Le Divorce de Duchaudfroid », attirant des milliers de spectateurs avec un droit d’entrée de seulement 0,05 $. Cinq mois plus tard, le théâtre a été transformé en Théâtre Delville par les frères Charles et Fleury Delville, qui ont élargi la programmation pour inclure des opérettes et des comédies, avant que l’ancien Théâtre Delville ne devienne le Ouimetoscope en 1906, marquant l’ouverture du premier véritable cinéma au Canada.
Le Klondyke Music Hall, situé au 1456 rue Sainte-Catherine Est, ouvrit en 1900 sous la direction de Louis Poiré, proposant du vaudeville et des comédies françaises. Transformé en Théâtre Delville en décembre de la même année par les frères Delville, il accueillit des spectacles familiaux avant de fermer temporairement en juillet 1901, puis de rouvrir sous le nom de salle Poiré. En 1906, Léo-Ernest Ouimet y installa le Ouimetoscope, premier véritable cinéma du Canada, marquant un tournant dans l’histoire du divertissement à Montréal. Son succès entraîna rapidement l’apparition de nombreuses autres salles de cinéma dans la ville. Aujourd’hui, l’ancien site du Ouimetoscope abrite un restaurant et des appartements.
Image: Archives de la ville de Montreal 1899 BM1-11_1op-152
Le Théâtre National Français a été inauguré le 12 août 1900, conçu par les architectes Albert Sincennes et Elzéar Courval, et était destiné à accueillir une des premières compagnies de théâtre francophone de Montréal. Malgré les défis financiers rencontrés par l’imprésario Julien Daoust, le théâtre a rapidement rouvert sous la direction de Georges Gauvreau, qui a programmé plus de 300 pièces entre 1900 et 1910, mettant en avant des œuvres canadiennes-françaises. Après plusieurs transformations au fil des décennies, le National a retrouvé sa vocation de salle de spectacles en 1995, et depuis, il a accueilli de nombreux artistes et événements, célébrant ainsi son héritage culturel.
À la fin de l’année 1900, les frères Charles et Fleury Delville, duettistes français populaires, acquièrent le Klondyke Music Hall et le transforment en théâtre, où ils présentent opérettes, drames, comédies et vaudeville à partir du 31 décembre. Leur première production, « Montréal à la cloche », écrite par Charles Delville et lancée le 4 février 1901, propose une revue locale de deux heures qui résume l’actualité de 1900, tout en évitant les imitations caricaturales pour ne pas froisser le public. Considéré comme le père de la revue locale, Charles Delville ouvre la voie au théâtre burlesque des décennies suivantes.
Source: Les Débats, 9 décembre 1900, BAnQ
Source: Archives de la ville de Montreal 1901 BM1-11_2op-13
Source: Les Débats, 24 février 1901, BAnQ
Source: Archives de la ville de Montreal 1901 BM1-11_2op-2
Le Théâtre de la Gaieté Française, auparavant le Théâtre de la Renaissance, s’est spécialisé dans l’opéra comique et l’opéra bouffe, attirant une clientèle aisée vers l’Est de Montréal. Dirigé par H. Gariépy et soutenu par des commerçants locaux, le théâtre situé au 1054 rue Sainte-Catherine a vu plusieurs personnalités, dont Louis Labelle et Otto Zimmerman, contribuer à son succès. Georges Gauvreau, du Théâtre National, a pris les commandes en 1902, et le théâtre a cessé ses activités après 1905.
En 1901, l’Eldorado Café-Concert est vendu à la Compagnie d’Opéra Comique de Montréal. Un nouveau Théâtre de l’Opéra Comique est alors construit à l’emplacement de l’ancien café-concert. Dès 1902, ce théâtre est remplacé par le Théâtre des Nouveautés.
Le Théâtre des Nouveautés, administré par la Société anonyme des théâtres de Montréal et propriété de Gonzalve Desaulniers, Zénon Fontaine et Rodolphe Demers, ouvrit le 3 février 1902 avec les comédiens Kelm et Darcy comme figures clés de la direction. En 1906, il passa sous la direction de la Compagnie des Théâtres de Montréal, qui acquit les actifs de la Compagnie d’Opéra comique de Montréal et abolit le système d’abonnement tout en supprimant l’orchestre pendant les entr’actes pour favoriser les discussions entre le public. Après six saisons, le théâtre ferma en 1908, probablement en raison de problèmes de gestion, mais une organisation du même nom continua d’y opérer comme cinéma entre 1909 et 1916, et le Théâtre National adopta brièvement ce nom entre 1922 et 1923.
Le 1er janvier 1906, Léo-Ernest Ouimet inaugura le Ouimetoscope à l’angle des rues Sainte-Catherine et Montcalm à Montréal, la première salle au Canada dédiée exclusivement au cinéma. Les projections avaient lieu à la Salle Poiré. En 1907, sa capacité fut augmentée de 500 à 1200 places, et un système de climatisation fut ajouté. Après avoir vendu le Ouimetoscope en 1922, il ferma en 1924, et Ouimet passa plusieurs années à Hollywood avant de revenir à Montréal en 1933, où il travailla pour la Commission des liqueurs jusqu’à sa mort le 2 mars 1972.
En 1905, l’immeuble du Palais-Royal est acquis par Humphrey, Bradford et Barton, puis vendu en 1906 à Ferdinand Tremblay qui y fonde le théâtre Bijou Français sous la direction d’Émile Bélanger. Le théâtre, rénové et inauguré en novembre 1906 avec une nouvelle troupe de vaudeville français, se distingue par sa devise « Du rire, toujours du rire ». Malgré son succès initial, le Bijou ferme en 1907 et, en 1908, il est transformé en synagogue, comme le montre une photographie prise à l’angle de De la Gauchetière et Saint-Dominique.
Le parc Dominion, ouvert en 1906 à Longue-Pointe, Montréal, était un grand parc d’attractions souvent comparé à Coney Island. Propriété de la Suburban Tramway & Power, il comptait une centaine d’attractions, dont des montagnes russes, une grande roue et le populaire manège « Shoot the Chute ». Fermé en 1937, ce parc offrait aussi des spectacles de cirque, attirant des foules grâce à ses manèges palpitants et ses pavillons thématiques.
Le Théâtre Bennett, inauguré en 1907 et rebaptisé Orpheum en 1910, était un auditorium de 1 100 places à Montréal, accueillant principalement des spectacles de vaudeville américain et des récitals à partir de 1920. De nombreux artistes renommés, comme Clara Butt, Percy Grainger et l’Orchestre de Montréal, s’y sont produits jusqu’à la fin des années 1920. Passé sous la gestion de Consolidated Theatres en 1930, il a servi de cinéma puis de salle de théâtre avant d’être démoli en 1965 pour laisser place à un immeuble de bureaux.
Enrico Caruso, le célèbre ténor italien, est souvent reconnu comme la première star internationale du 20e siècle à se produire à Montréal. Ses prestations ont marqué les débuts d’une ère où les grandes figures de l’opéra et du spectacle mondial ont commencé à se produire dans la ville, contribuant ainsi à son rayonnement culturel.
Inauguré le 24 février 1908 à l’angle nord-est des rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain, le Théâtre Casino offrait des projections de films, des spectacles de vaudeville, ainsi que des concours d’amateurs présentés les mardis et vendredis. Situé près du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine, il était réputé pour son élégance et son offre variée, incluant des pièces bouffes et des variétés américaines, sous la gestion de J.-Ovide Denis et Bennett. En 1916, sous la direction de J.O. Dubois, le théâtre a également servi à des projections de films de propagande militaire pendant la Première Guerre mondiale, accompagnées de fanfares pour encourager le recrutement. Le Théâtre Casino a aussi été le premier théâtre à ouvrir les dimanches, à partir du 15 octobre 1916.
Ouvert en 1908 sous le nom de Théâtre Princess, il a été renommé Le Parisien en 1963 et a subi des rénovations, fermant son balcon supérieur. En 1975, après d’autres travaux, il a rouvert avec cinq écrans, puis a été divisé en sept écrans en 1989. Après un incendie en 2002 et des dommages importants, le cinéma a continué à diffuser des films en français avant de fermer définitivement le 12 avril 2007. C’est au Théâtre Princess à Montréal, où Harry Houdini a subi un coup mortel en coulisse en 1926. Houdini est mort neuf jours après le coup, d’une appendicite, s’éteignant le 31 octobre 1926, à l’âge de 52 ans.
Le Gaiety Theatre, situé au 539 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, dans la même artère que le Gayety mais plus à l’ouest, a ouvert en 1909 comme salle de cinéma, typique de l’architecture Art Déco du début du 20e siècle. En 1917, il fut rénové par l’architecte Joseph Raoul Gariepy et renommé Holman Theatre, puis rebaptisé System Theatre en 1922. À la fin des années 1970, il est devenu un cinéma pour adultes sous le nom de Ciné 539 avant d’être transformé en magasin.
Le Théâtre Orpheum, situé au 525 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, était une salle de 1 100 places inaugurée le 18 août 1907 sous le nom de Théâtre Bennett, avant de devenir l’Orpheum en 1910. D’abord dédié aux spectacles de vaudeville américain, il a commencé à accueillir dès 1920 des récitals et des pièces françaises grâce à son acoustique exceptionnelle. Après avoir été converti en cinéma en 1930, puis loué au Théâtre du Nouveau Monde en 1957, il a hébergé des productions notables comme L’Opéra de quat’sous avec Monique Leyrac en 1961, avant d’être démoli pour laisser place à un immeuble de bureaux dans les années 1960.
Le Théâtre Moulin Rouge, inauguré le 17 septembre 1910 à Montréal, était une salle de divertissement située près du Ouimetoscope et appartenant à la chaîne Independent Amusement Co. Ltd. Il proposait des projections cinématographiques ainsi que des spectacles de vaudeville et de comédie, tout en étant voisin d’une crémière, témoignant de l’importance de la restauration dans la culture du divertissement populaire. En 1924, Independent Amusement choisit de ne pas renouveler le bail du Moulin Rouge, qui est démoli l’année suivante pour faire place au Théâtre Amherst, une salle de 1 697 places conçue par C.D. Goodman et C. Howard Crane et décorée par Emmanuel Briffa. Après plusieurs changements de vocation et de nom, le théâtre devient l’Olympia de Montréal en 1989, nom sous lequel il continue d’accueillir des spectacles et événements culturels.
Image: La Presse, 24 juin 1916, BAnQ
Le Théâtre Moulin Rouge, ouvert en 1910 au coin des rues Amherst et Sainte-Catherine à Montréal, était une salle de divertissement avec 350 sièges qui proposait des vues animées, des spectacles de vaudeville, et de la musique dirigée par Jean Goulet. Propriété de la « Independent Amusement Co. Ltd », il a été l’un des premiers théâtres de la chaîne qui a ensuite ouvert des salles comme le Strand et le Regent. Après avoir été rentable pendant une décennie, le Moulin Rouge a été démoli en 1925 et remplacé par le Théâtre Amherst.
Construit en 1911 au 1425, rue Alexandre-DeSève, à Montréal, le Théâtre Arcadia, avec sa façade en terre cuite blanche décorée de motifs floraux, a d’abord présenté des comédies légères, du vaudeville et des films. Sous la direction d’Henri Poitras, puis de France Film, et plus tard d’Henri Letondal avec sa troupe Les Comédiens Associés, il devient un lieu important pour le théâtre francophone, lançant les carrières de comédiens comme Jean Duceppe, Huguette Oligny et Janine Sutto, avant de fermer en 1950 avec l’arrivée de la télévision. Devenu un studio pour Télé-Métropole (aujourd’hui MATV/TVA), le bâtiment classé patrimonial pourrait être vendu, Québecor ayant annoncé en 2023 vouloir se départir de plusieurs immeubles.
Fondée en 1899, E. Berliner Gramophone of Canada s’est installée à Montréal dans l’édifice de Northern Electric sur la rue Aqueduct. Dès l’année suivante, elle a commencé à commercialiser des disques et des gramophones. En 1904, elle a obtenu sa charte sous le nom de Berliner Gram-o-phone Company of Canada et a ouvert son propre studio d’enregistrement à Montréal en 1906, après avoir d’abord utilisé des matrices américaines. En 1924, l’entreprise a été rachetée par Victor Talking Machine Company des États-Unis et intégrée à RCA en 1929. Ses installations des rues Lenoir et Lacasse sont alors devenues le siège de RCA Victor Canada. Après la dissolution de RCA en 1986, le site a été transformé en complexe commercial, abritant notamment le Musée des ondes Emile Berliner, tandis que le Studio Victor a cessé ses activités en 2021.
Image: The Gazette, 15 janvier 1912, divisions Postmedia Network Inc.
Le Théâtre Princess de Montréal, inauguré le 5 octobre 1908 sur la rue Sainte-Catherine, a été ravagé par un incendie en 1915 et reconstruit en 1917. La nouvelle salle de 2 184 places accueillait principalement des spectacles de vaudeville et de théâtre en direct. C’est dans ce théâtre que, le 22 octobre 1926, Harry Houdini a été frappé à l’abdomen par un étudiant de l’Université McGill, J. Gordon Whitehead, un incident qui aurait contribué à sa mort dix jours plus tard. En 1963, le théâtre a été transformé en cinéma sous le nom Le Parisien, avant de fermer définitivement en 2007 après avoir été converti en complexe de plusieurs salles.
Image: The Gazette, 27 janvier 1912, division Postmedia Network Inc.
La salle Windsor, située à Montréal à l’angle des rues Peel et Dorchester (aujourd’hui René-Lévesque), était une salle de 1300 places attenante à l’hôtel du même nom. Construite en 1890, elle fut un important lieu de concerts jusqu’à sa démolition en 1906. Le premier Orchestre symphonique de Montréal y donna ses concerts de 1894 à 1903, et elle accueillit aussi l’orchestre du Metropolitan Opera sous la direction d’Anton Seidl en 1896. De nombreuses célébrités s’y produisirent, dont Eugène Ysaÿe, Ignacy Paderewski, Yvette Guilbert et Emma Albani. Après sa destruction, certains concerts continuèrent d’être donnés dans le grand hall de l’hôtel Windsor, qui porta également le nom de salle Windsor.
Image: The Gazette, 23 mars 1912, division Postmedia Network Inc.
Les musiciens du Titanic étaient un groupe de huit instrumentistes engagés pour divertir les passagers lors de la traversée inaugurale du paquebot en avril 1912. Dirigés par le violoniste Wallace Hartley, ils comprenaient également John Hume, Georges Krins, Roger Bricoux, John Woodward, Percy Taylor, Theodore Brailey et Fred Clarke. Lors du naufrage au large de Terre-Neuve dans la nuit du 14 au 15 avril, ils ont joué sur le pont pour apaiser les passagers paniqués, jusqu’à être emportés par les flots. Selon certains témoignages, leur dernier morceau aurait été Nearer, My God, to Thee, bien que cela soit sujet à débat.
Le parc Dominion, inauguré le 2 juin 1906 à Longue-Pointe, fut le plus grand parc d’attractions du Canada pendant plusieurs années, inspiré du célèbre Coney Island de New York. Développé dans un contexte de rivalité entre compagnies de tramway, il proposait des manèges spectaculaires comme Shoot the Chutes, des montagnes russes et des pavillons thématiques, attirant un million de visiteurs dès sa première saison. Malgré son succès, il fut frappé par plusieurs incendies, dont celui de 1919 qui causa huit morts dans l’attraction Mystic Rill. Après des décennies d’exploitation et plusieurs changements de propriétaires, le parc finit par fermer ses portes au milieu du 20ᵉ siècle.
Image: The Gazette, 18 mai 1912, division Postmedia Network
Le Théâtre Orpheum, initialement inauguré en 1907 sous le nom de Théâtre Bennett, était une salle de 1 100 places située au 525, rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal. Après avoir accueilli principalement des spectacles de vaudeville américain, il s’est tourné vers les récitals et le théâtre français à partir des années 1920, puis a vu l’Orchestre de Montréal y donner ses premiers concerts en 1930. Transformé en cinéma sous la gestion de Consolidated Theatres, il a ensuite été loué par le Théâtre du Nouveau Monde en 1957, accueillant plusieurs productions marquantes. Finalement, la salle a été démolie à la fin des années 1960 pour faire place à un immeuble de bureaux.
Image: The Gazette, 18 mai 1912, division Postmedia Network Inc.
Le parc Sohmer était situé à Montréal, dans le quartier de la Cité-du-Havre, à l’extrémité est du Vieux-Montréal, près de l’intersection des rues Notre-Dame et Panet, en bordure du fleuve Saint-Laurent. Le parc Sohmer, actif de 1889 à 1919, était un parc d’attractions très populaire, reconnu comme l’un des premiers du genre dans la ville. Il était réputé pour sa scène musicale, où Ernest Lavigne et son orchestre présentaient quotidiennement une variété de styles, notamment des opéras, des opérettes, et des ballets. Bien qu’un projet de création d’une troupe professionnelle d’opéra français ait été envisagé en 1893, il n’a jamais vu le jour, mais le parc a continué d’attirer des artistes, incluant des chansonniers français comme Lucien Boyer et Léon May.
Image: The Gazette, 25 mai 1912, division Postmedia Network Inc.
Fondé en 1884 par sept frères, le Ringling Bros. Circus est rapidement devenu célèbre pour ses spectacles acrobatiques, ses numéros de dressage et ses clowns. En 1907, ils ont racheté le Barnum & Bailey Circus, qu’ils ont fusionné en 1919 sous le nom de Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus, surnommé The Greatest Show on Earth. Pendant plus d’un siècle, ce cirque a parcouru les États-Unis et le Canada avec des productions grandioses. Il a finalement fermé en 2017 en raison de controverses sur le traitement des animaux et d’une baisse de fréquentation.
Image: The Gazette, 8 juin 1912, division Postmedia Network Inc.
Le Théâtre Français, inauguré en 1884 au 27 (re-numéroté 59) rue Sainte-Catherine Est, a d’abord été une patinoire avant de devenir un théâtre qui accueillit des artistes prestigieux comme Sarah Bernhardt. Après plusieurs rénovations et incendies, il fut transformé en cinéma en 1960, puis en salle de films pour adultes sous le nom de Cinéma Eros en 1970. Fermé en 1981, il rouvrit en 1987 sous le nom de Metropolis, devenant une discothèque et salle de concert emblématique de Montréal. Aujourd’hui, connu sous le nom de MTELUS, il est une salle de spectacles incontournable du Quartier des spectacles.
Image: The Gazette, 17 août 1912, division Postmedia Network Inc.
Le Théâtre Gayety, inauguré en 1912, était une salle de spectacle majeure de Montréal, reconnue pour ses spectacles burlesques et sa contribution à la scène théâtrale locale. Après plusieurs changements de vocation et de propriétaires, il est renommé Comédie-Canadienne en 1957 sous l’impulsion de Gratien Gélinas. En 1972, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) s’y installe définitivement, en faisant un haut lieu du théâtre francophone en Amérique du Nord. Modernisé en 1997, le TNM conserve aujourd’hui son prestige malgré un incendie survenu en 2022 lors de travaux d’agrandissement.
Image: La Presse, 24 août 1912, BAnQ
Le Théâtre Gayety, situé au 86 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, a ouvert ses portes en 1912 et est devenu un lieu emblématique des arts de la scène montréalais. Construit par la Canadian Amusement et conçu par les architectes Ross & MacFarlane, il a d’abord présenté des spectacles de burlesque, attirant rapidement un large public. Après plusieurs changements de direction et de nom (Théâtre Radio-Cité, la Comédie-Canadienne), il est finalement devenu le Théâtre du Nouveau-Monde en 1972, reconnu comme une institution culturelle majeure au Québec, avant d’être partiellement ravagé par un incendie en août 2022.
Le Théâtre Royal, inauguré en 1825, fut la première véritable salle de spectacle à Montréal, offrant une scène équipée, des coulisses spacieuses et un auditorium adapté aux arts de la scène. Son nom fut porté par quatre théâtres successifs jusqu’en 1913, dont le plus célèbre, le Théâtre Royal-Molson, où Charles Dickens monta sur scène en 1842. Après la démolition du Royal-Molson en 1844, plusieurs autres théâtres portant le même nom se succédèrent, notamment le Royal-Olympic, le Royal-Hays et le Royal-Côté, chacun marquant une époque du divertissement montréalais. Le Royal-Côté, bien qu’ayant connu des années de gloire, sombra dans une réputation douteuse avant sa fermeture en 1913 et sa démolition en 1922. Sa disparition annonça un nouvel âge d’or du théâtre à Montréal, avec l’essor de nombreuses salles emblématiques comme le Monument-National et le Théâtre Her Majesty’s.
Image: The Gazette, 4 octobre 1912, division Postmedia Network Inc.
Le théâtre Her Majesty’s, inauguré en 1898 à Montréal, était un haut lieu de la culture, accueillant concerts, opéras, ballets et pièces de théâtre pendant près de 65 ans. Son architecture, inspirée de la Renaissance italienne et du style rococo, en faisait un véritable joyau, avec un hall majestueux et des espaces raffinés. Il a été le foyer de plusieurs compagnies d’opéra et d’orchestre, tout en accueillant des artistes de renom comme Louis Armstrong, Édith Piaf et Glenn Gould. Démoli en 1963, son emplacement est aujourd’hui occupé par le Pavillon EV de l’Université Concordia.
Image: Archives de la ville de Montréal, Montreal Opera Company, dossier D17, programmes de spectacles
Le Strand, inauguré au centre-ville de Montréal en 1912, était un cinéma de 800 places reconnu pour sa façade en terra-cota et son hall majestueux. Avant l’ère du cinéma parlant, il était notamment connu pour les performances du pianiste William Eckstein. Après avoir été l’un des cinémas les plus fréquentés, il a progressivement décliné, devenant le Pigalle, une salle diffusant des films pour adultes. Détruit vers 1973, son emplacement est aujourd’hui occupé par un magasin Lunetterie New Look au rez-de-chaussée et Sport Expert à l’étage.
Image: Le Pays, 30 novembre 1912
Le Théâtre Strand, ouvert en 1912 au coin de Mansfield et Sainte-Catherine, comptait 800 places et fut l’un des premiers cinémas du centre-ville de Montréal. À l’époque du cinéma muet, le pianiste William Eckstein y accompagnait régulièrement les projections. Rebaptisé Théâtre Pigalle dans les années 1960, il a été démoli vers 1973, laissant place à un commerce de sport.
Inauguré en 1900, le Théâtre National Français a été un haut lieu du théâtre francophone à Montréal, accueillant notamment des productions originales sous la direction de Georges Gauvreau. Après plusieurs décennies de succès, notamment sous la direction de La Poune (Rose Ouellette) de 1936 à 1953, le théâtre a souffert de la montée de la télévision et a connu divers usages, allant du cinéma chinois au cinéma porno gay. Rénové en 1995, il a retrouvé sa vocation de salle de spectacles avant d’être rebaptisé Le National en 2006, conservant son ambiance historique après une restauration. Depuis, il accueille une variété d’événements culturels et sert de plateau à l’émission Belle et Bum de Télé-Québec depuis 2011.
Image: Montréal Musical, 5 décembre 1912
Bella Ouellette, née Agnès Martine Ouellette en 1886 à Montréal, a été une figure marquante du théâtre québécois. Elle a commencé sa carrière à treize ans et a fait ses débuts professionnels au Monument-National en 1902 sous la direction de Paul Cazeneuve. Actrice principale de la troupe de Julien Daoust (fondateur du Théâtre National Français), qu’elle a épousé en 1906, elle a brillé sur les scènes montréalaises jusqu’à la fin des années 1930. Après leur séparation en 1919, elle a fondé en 1922 la troupe Ouellette-Demons avec Jeanne Demons et a également travaillé à la radio, notamment dans Un homme et son péché. Mariée à Fred Barry en 1944, elle est décédée en 1945, et ses archives sont conservées à Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Image: Le Canard, 22 décembre 1912, BAnQ
Le Ritz-Carlton Montréal, situé au 1228 rue Sherbrooke Ouest dans le quartier du Mille Carré Doré, est un hôtel de luxe ouvert en 1912 et connu comme « La Grande Dame de la rue Sherbrooke », étant le premier établissement à porter le nom de Ritz-Carlton en Amérique du Nord. Inauguré avec un bal prestigieux, il a été conçu par les investisseurs montréalais pour offrir un service exceptionnel, répondant aux exigences de César Ritz, ce qui lui a permis de se forger une réputation internationale, accueillant des personnalités célèbres tout au long de son histoire. Après une fermeture pour rénovation en 2006, l’hôtel a subi des travaux de 200 millions de dollars canadiens pour moderniser ses installations tout en préservant son héritage prestigieux.
Le Théâtre Dominion, construit entre 1913 selon les plans de l’architecte Joseph-Arthur Godin, a été commandé par la compagnie Confederation Amusement Limited, appartenant aux familles libanaises Lawand et Tabah. Initialement, d’après les plans de Godin, le Dominion devait s’appeler « Théâtre Le Jovial », mais ce nom fut finalement écarté. Le Dominion a été adapté pour le cinéma parlant en 1929, a accueilli des troupes de burlesque en 1932, puis est redevenu un cinéma jusqu’en 1965, après quoi il a été brièvement transformé en église avant de devenir le cinéma Figaro en 1966. Il devient le Théâtre des Variétés de Gilles Latulippe en 1967 puis La Tulipe depuis 2004.
Le premier concert donné au Ritz-Carlton le 18 février 1913, assuré par le duo montréalais Plamondon-Michot, présenta un programme entièrement consacré à la musique française moderne, de Massenet à Debussy en passant par Saint-Saëns, Aubert et Bâton. Le public, nombreux et enthousiaste, salua la justesse, la finesse et la qualité des interprétations, particulièrement dans les duos du couple. Ce baptême musical du Ritz fut considéré comme un succès éclatant et un excellent augure pour la nouvelle vocation concertante de l’hôtel
Source: The Montreal Star, 15 février 1913
Source: The Gazette, 26 avril 1913, division Postmedia Network Inc.
Lieu: Impérial
Construit en 1913 dans un style Renaissance, le cinéma Impérial est un ancien super palace de trois étages, dont la façade ornée de terre cuite vernissée se distingue par sa composition classique. Ce bâtiment, qui a d’abord servi de théâtre de vaudeville avant de se consacrer aux projections de films, est reconnu pour son intérêt patrimonial et artistique, notamment grâce à la préservation de son décor intérieur élaboré par des artisans renommés. Depuis 1995, le cinéma Impérial, qui a évolué au fil des ans en intégrant des innovations techniques, continue d’accueillir des événements comme le Festival des Films du Monde, tout en conservant ses fonctions d’origine.
Après avoir été gravement endommagé par un incendie, le Nationoscope est transformé en théâtre en 1909 par ses nouveaux propriétaires. En 1912, Julien Daoust s’y installe avec sa troupe et rebaptise le lieu Théâtre Canadien, qui deviendra plus tard le Canadien-Français, présentant des mélodrames et quelques comédies à un rythme hebdomadaire. Après plusieurs changements de direction, Paul Cazeneuve prend la tête du théâtre en 1918, rejoignant la troupe de Georges Legrand et introduisant un répertoire comique novateur.
Le Jardin de Danse, ouvert en 1914 à Montréal, était une salle de bal renommée pour ses cours de danse moderne, notamment le one-step, la valse-hésitation et la maxixe, dirigés par Angie Weimers et Philip Masi. Il a accueilli des orchestres populaires comme The Melody Kings et le Clef Club Orchestra de Fred Irvin, ainsi que des artistes tels que le pianiste Billy Munro. Rebaptisé Arcadia Ball Room en 1928, la salle a été détruite par un incendie en 1929.
Le Théâtre Gayety, inauguré en 1912, était une salle de spectacle majeure de Montréal, reconnue pour ses spectacles burlesques et sa contribution à la scène théâtrale locale. Après plusieurs changements de vocation et de propriétaires, il est renommé Comédie-Canadienne en 1957 sous l’impulsion de Gratien Gélinas. En 1972, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) s’y installe définitivement, en faisant un haut lieu du théâtre francophone en Amérique du Nord. Modernisé en 1997, le TNM conserve aujourd’hui son prestige malgré un incendie survenu en 2022 lors de travaux d’agrandissement.
Image: The Gazette, 2 janvier 1915, division Postmedia Network Inc.
Le Grand Café Parisien, ouvert en 1886 à Montréal à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Dominique, a été l’un des premiers nightclubs de la ville. Cet établissement, initialement un hôtel-restaurant offrant une cuisine française raffinée, est devenu un lieu de divertissement 24 heures sur 24, où l’alcool pouvait être servi à toute heure grâce à sa licence hôtelière. En 1911, il se retrouva au cœur d’une controverse judiciaire lorsqu’un homme noir fut refusé dans la grande salle, un incident qui fit les manchettes et fut tranché en faveur du café. En 1915, un incendie détruisit complètement l’établissement, mettant fin à son histoire. Aujourd’hui, l’emplacement abrite l’Hôtel Villa et le Café Gaufre Mignonne, avec le MTelus à proximité, un lieu de concerts prisé.
Image: Montreal Herald, 8 mars 1915
Inauguré en 1900, le Théâtre National Français a été un haut lieu du théâtre francophone à Montréal, accueillant notamment des productions originales sous la direction de Georges Gauvreau. Après plusieurs décennies de succès, notamment sous la direction de La Poune (Rose Ouellette) de 1936 à 1953, le théâtre a souffert de la montée de la télévision et a connu divers usages, allant du cinéma chinois au cinéma porno gay. Rénové en 1995, il a retrouvé sa vocation de salle de spectacles avant d’être rebaptisé Le National en 2006, conservant son ambiance historique après une restauration. Depuis, il accueille une variété d’événements culturels et sert de plateau à l’émission Belle et Bum de Télé-Québec depuis 2011.
Image: Le Canada, 8 août 1915, BAnQ
Le Jardin de Danse, ouvert du 9 mai 1914 au 31 décembre 1927, était une salle de bal située au 1223 rue de Bleury à Montréal et appartenait à Silvertino Maloney. Dès son ouverture, il proposait des leçons de danse moderne animées par Angie Weimers et Philip Masi, enseignant des danses comme le one-step, la valse-hésitation et la maxixe, ainsi que des concours de tango et de fox-trot. Le pianiste Billy Munro y fit ses débuts en 1917, et l’orchestre The Melody Kings ainsi que le Clef Club Orchestra de Fred Irvin y performèrent également. En janvier 1928, le Jardin de Danse devint l’Arcadia Ball Room, qui fut détruit par un incendie le 6 février 1929, laissant seulement les murs du bâtiment debout.
Image: The Gazette, 11 septembre 1915, division Postmedia Network Inc.
La salle Windsor, située à Montréal à l’angle des rues Peel et Dorchester (aujourd’hui René-Lévesque), était une salle de 1300 places attenante à l’hôtel du même nom. Construite en 1890, elle fut un important lieu de concerts jusqu’à sa démolition en 1906. Le premier Orchestre symphonique de Montréal y donna ses concerts de 1894 à 1903, et elle accueillit aussi l’orchestre du Metropolitan Opera sous la direction d’Anton Seidl en 1896. De nombreuses célébrités s’y produisirent, dont Eugène Ysaÿe, Ignacy Paderewski, Yvette Guilbert et Emma Albani. Après sa destruction, certains concerts continuèrent d’être donnés dans le grand hall de l’hôtel Windsor, qui porta également le nom de salle Windsor.
Image: The Gazette, 23 octobre 1915, division Postmedia Network Inc.
Ce théâtre, premier du circuit France-Film, a ouvert en 1912 sous le nom de Colonial et a changé plusieurs fois de nom au fil des années, devenant finalement le Cinéma de Paris en 1931. Après avoir été géré par Famous Players sous différents noms, il revient à France-Film en 1945 avant de fermer en 1960. À la fin des années 1970, il est transformé en club de strip-tease appelé Supersexe, qui a fermé en 2017.
Le Théâtre Colonial, ouvert en 1912, a changé de nom plusieurs fois au cours des décennies : Connaught en 1915, Regal en 1920, puis Roxy dans les années 1920. Le 14 février 1931, il a été rebaptisé Cinéma de Paris, avant de passer sous la gestion de Famous Players en 1941, avec un nouveau nom, Newsreel, puis Victory en 1943. En 1945, il est redevenu Cinéma de Paris sous France-Film et a fermé en 1960. Le bâtiment a ensuite été transformé en club de strip-tease, le Supersexe, à la fin des années 1970, avant de fermer en 2016.
Image: The Gazette, 20 novembre 1915, division Postmedia Network Inc.
Le Théâtre St-Denis a ouvert ses portes le 4 mars 1916 et a rapidement comblé un manque pour les spectateurs de l’est de Montréal en proposant des films de qualité dans un cadre élégant, avec une programmation et un personnel francophones. Dans les années 1920 et 1940, il a accueilli de grands orchestres et artistes internationaux comme Toscanini, Maurice Ravel, le Metropolitan Opera de New York et Igor Stravinsky, avant de se consacrer définitivement au cinéma parlant en 1930. Après une reconstruction en 1950 qui en a fait la salle la plus moderne de Montréal, il a continué à présenter des spectacles musicaux et des concerts d’artistes renommés, notamment Beau Dommage, Diane Dufresne, The Clash, Tom Waits, Leonard Cohen et Céline Dion. Transformé en complexe de divertissement dans les années 1970, il a été entièrement rénové en 1990 et poursuit aujourd’hui son évolution avec l’ouverture du Studio-Cabaret en 2022 de l’Espace St-Denis, avec une restauration majeure en pour 2026.
Image: Le Canada, 4 mars 1916, BAnQ
Inauguré le 4 mars 1916, le Théâtre St-Denis, avec ses 3 000 sièges, était alors la plus grande salle au Canada, accueillant des projections de cinéma muet et des spectacles d’opérette. Dans les années 1920, il a accueilli de prestigieux orchestres internationaux et des compositeurs renommés, comme Maurice Ravel, tout en réintroduisant le film parlant en 1929. Depuis 2022, le théâtre poursuit sa transformation avec la création du Studio-Cabaret et prévoit des rénovations futures pour moderniser ses installations tout en préservant son patrimoine architectural.
Le théâtre Her Majesty’s, inauguré en 1898 à Montréal, était un haut lieu de la culture, accueillant concerts, opéras, ballets et pièces de théâtre pendant près de 65 ans. Son architecture, inspirée de la Renaissance italienne et du style rococo, en faisait un véritable joyau, avec un hall majestueux et des espaces raffinés. Il a été le foyer de plusieurs compagnies d’opéra et d’orchestre, tout en accueillant des artistes de renom comme Louis Armstrong, Édith Piaf et Glenn Gould. Démoli en 1963, son emplacement est aujourd’hui occupé par le Pavillon EV de l’Université Concordia.
Image: The Gazette, 30 septembre 1916, division Postmedia Network Inc.
L’Aréna de Montréal, aussi connue sous le nom d’Aréna de Westmount, était située à l’intersection de la rue Sainte-Catherine Ouest et de l’avenue Wood. Inaugurée en 1898, elle a accueilli les Wanderers de Montréal dès 1903, puis les Canadiens de Montréal en 1911, qui y ont remporté leur première Coupe Stanley en 1916. Ravagée par un incendie le 2 janvier 1918, l’aréna disparaît, forçant les Canadiens à poursuivre leurs activités à l’Aréna Jubilée, tandis que les Wanderers cessent d’exister. En plus du hockey, la salle était également un lieu de spectacles musicaux.
Image: La Presse, 21 octobre 1916, BAnQ
Construit en 1869 pour la Société biblique auxiliaire de Montréal, le bâtiment fut transformé en théâtre Gaiety en 1909, selon les plans des architectes Mitchell & Crighton. Rénové en 1917 par l’architecte Joseph Raoul Gariepy, il rouvrit sous le nom de théâtre Holman, puis fut rebaptisé System Theatre en 1922. Ce petit cinéma du centre de Montréal, ayant fonctionné entre 1909 et 2000, termina son parcours comme cinéma pornographique, après une histoire variée de presque un siècle.
Le Loews, inauguré en 1917 à Montréal, était un cinéma emblématique avec 2 855 sièges, restant le plus grand théâtre canadien jusqu’aux années 1970, lorsqu’il a été converti en cinq petites salles. Conçu par l’architecte Thomas Lamb et fondé par Marcus Loew, le théâtre a accueilli à la fois des projections exclusives et des spectacles de stars internationales, comme Cab Calloway et Duke Ellington, avant de devenir exclusivement un cinéma en 1940. Fermé en 1999, le bâtiment a été transformé en divers espaces de loisirs et de commerce, et sera remplacé par une tour à condominiums en 2024.
Le Venetian Gardens, ouvert en 1919 au 602 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, était célèbre pour son décor somptueux et ses espaces de détente élégants. En plus des danses, il offrait des spectacles, devenant rapidement un lieu de divertissement populaire avec des performances de jazz, dont celles de Bennie Krueger. Après douze ans de succès, malgré un incendie en 1923, l’établissement a fait faillite en 1931, et le cabaret Chez Maurice de la rue St-Alexandre s’y est relocalisé en 1932.
Le Blue Bird, ouvert en 1920 au 323 rue de Bleury, fut le premier cabaret de luxe à Montréal, inspiré des établissements prestigieux de New York, Londres et Paris, avec une capacité de 600 personnes et une terrasse sur le toit. Malgré ses débuts prometteurs, il fit faillite en 1921 et fut rebaptisé Claridge, mais celui-ci ferma également peu après. Aujourd’hui, l’immeuble Wilder, rénové et agrandi, abrite les Grands Ballets Canadiens de Montréal et l’École de danse contemporaine de Montréal.
Le Blue Bird a rapidement fait faillite en 1921, un an après son ouverture, et fut rebaptisé le Claridge, qui ferma à son tour quelques mois plus tard après avoir perdu sa licence d’alcool. L’établissement a ensuite connu plusieurs transformations, devenant le cabaret Rector’s en 1922, puis la rôtisserie Piccadilly, et bien plus tard, le dance club SONA en 1996, fondé par DJ Tiga. Aujourd’hui, l’édifice Wilder, entièrement rénové et agrandi, abrite les Grands Ballets Canadiens de Montréal et l’École de danse contemporaine de Montréal.
Arturo Toscanini était un chef d’orchestre italien. Il fut l’un des musiciens les plus acclamés et les plus influents de son époque, réputé pour son intensité, son perfectionnisme, son oreille pour le détails et sa mémoire eidétique. Toscanini et son orchestre donnèrent deux représentations au Théâtre St-Denis les 22 et 24 mars 1921, complétant ainsi un total de soixante concerts en Amérique du Nord et clôturant une tournée au succès continu et exceptionnel. Les soixante concerts avaient été dirigés par Toscanini entièrement…de mémoire .
Image: The Gazette, 23 mars 1921, divisions Postmedia Network Inc.
Le Théâtre Capitol, construit en 1921 sur la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, était un chef-d’œuvre de l’architecture moderne et l’un des plus somptueux théâtres de la ville. Avec ses 2 500 sièges, son plafond lumineux et ses installations musicales impressionnantes, il a accueilli cinéma, vaudeville, concerts et spectacles divers jusqu’à sa démolition en 1973. Le Capitol, après une dernière soirée émotive marquée par une vente aux enchères de ses trésors, a laissé place à une tour de bureaux, mettant fin à une époque d’opulence culturelle.
Avant l’arrivée de la télévision, les gens allaient fréquemment au cinéma dans de somptueux théâtres comme le Capitol, qui faisaient partie intégrante de l’expérience du spectacle. Avec la montée de la télévision, la fréquentation des grandes salles a chuté, entraînant la fermeture et la démolition de plusieurs d’entre elles, dont le Capitol en 1973. Ce théâtre, qui avait marqué la vie culturelle montréalaise pendant plus de 50 ans, a été remplacé par un immeuble de bureaux, symbolisant la fin d’une époque.
Image: The Montreal Star, 12 mars 1921
Le Palace Theatre, situé au centre de Montréal, a ouvert le 14 mai 1921 sous le nom d’Allen Theatre avant d’être rebaptisé Palace en 1923. Il a marqué l’histoire du cinéma canadien en devenant le premier théâtre à projeter un film parlant en 1928 et à être équipé pour le CinemaScope en 1953. Après plusieurs transformations, notamment en multiplex en 1981, il a fermé définitivement en 2000 avant de devenir un parc d’attractions éphémère, puis des bureaux et un restaurant en 2016.
Les frères John et William Krausmann, originaires d’Elora en Ontario, ont ouvert deux restaurants à Montréal, le « Krausmann’s Cafe » en 1901 et le « Krausmann’s Lorraine Cafe & Grill » en 1921, reflétant leurs origines germaniques dans leurs menus. Après la mort de John et la vente du restaurant de William en 1927, les établissements ont changé de mains et de vocation, devenant des lieux de danse et de soupers-spectacles, notamment sous la gestion de Raymond Minguet en 1939. Dans les années 1980, sous la direction de Claude Lapointe, puis plus tard sous celle de Michel Côté et Jean Clermont, les restaurants ont été relancés en tant que brasseries avant de devenir le « Brisket Montréal – Salon Krausmann » en 2007.
Le United Theatre a ouvert ses portes le 17 février 1922. Il a ensuite été renommé Plaza Colon Theatre puis Plaza Theatre, avant de fermer en 1977. Il est maintenant une salle de concerts nommée Théâtre Plaza.
Le cabaret Ciro’s, situé au 186 rue Peel à Montréal, a ouvert avec succès le 24 mai 1922 après avoir été entièrement rénové pour ressembler au pont d’un navire dans les eaux subtropicales. Malgré une programmation attrayante et un cadre élégant, il n’a duré que huit mois avant de devenir le Café Bagdad en janvier 1923, puis le cabaret Gables et finalement le Café Mandarin en 1926. L’adresse, renumérotée 1424 rue Peel en 1929, a continué à accueillir plusieurs cabarets célèbres jusqu’en 1965, tels que le Samovar, le Carrousel et le Downbeat, avant que des incendies successifs ne mettent fin à leur activité.
Le Café Bagdad, inspiré des contes des « Mille et une nuits », a ouvert ses portes au 186 rue Peel à Montréal le 25 janvier 1923 et a fermé le 25 octobre 1924. Sous la direction de divers gérants, dont Elmer Floyd et le chanteur italien Lino Monte, il est rapidement devenu un lieu prisé pour la danse et la musique, avec l’orchestre populaire « Garrett’s Harmony Men ». Fermé dans le cadre d’une enquête sur la corruption policière, il a été remplacé par d’autres cabarets emblématiques de Montréal, tels que le Gables et le Samovar, jusqu’à l’occupation du bâtiment par Carlos & Pepe’s jusqu’en 2022.
Le Théâtre Corona, d’abord connu sous le nom de “Family Theatre” en 1912, est une salle de spectacle historique de Montréal ouverte le 6 octobre 1923, qui était autrefois un lieu consacré aux films muets et au vaudeville avant de devenir un cinéma populaire. Après avoir été abandonné pendant près de 30 ans, il a été restauré dans les années 1990 tout en conservant sa façade et son intérieur d’origine. Aujourd’hui utilisé principalement pour des concerts et des événements en direct, il a été renommé Théâtre Beanfield en juin 2023.
Le restaurant Astor, situé sur la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, a été un établissement emblématique de 1924 à 1983, apprécié pour son ambiance chaleureuse et sa célèbre sauce à spaghetti. Fondé par le restaurateur grec George Gavaris, il est devenu un lieu prisé des employés de Eaton’s, situé juste en face. Malgré la fermeture en 1983, l’Astor a marqué l’histoire de la restauration montréalaise et contribué à l’essor commercial de la ville pendant des décennies.
Le Café Saint-Jacques, situé au coin de la rue Sainte-Catherine et Saint-Denis, a été un cabaret phare à Montréal de 1924 à 1974, jouant un rôle clé dans la promotion de la chanson québécoise. Sous la direction de François Pilon, il s’est transformé en un lieu emblématique où de nombreuses vedettes locales et internationales ont fait leurs débuts. Malgré son succès pendant deux décennies, le cabaret a fermé en 1974, avant d’être ravagé par un incendie et remplacé par le pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM.
Le Forum de Montréal, inauguré en 1924, a d’abord été le lieu emblématique des Canadiens de Montréal, où le club a remporté 22 des 24 Coupes Stanley. En plus des événements sportifs, le Forum a également accueilli de nombreux spectacles musicaux, devenant un important site de la culture rock au Canada grâce au promoteur Donald K. Donald. Après sa fermeture en tant que salle de hockey en 1996 et une période d’abandon, le Forum a été transformé en complexe de divertissement, renommé Forum Pepsi en 2001.
Le Théâtre Rialto, situé sur l’avenue du Parc à Montréal, a été inauguré le 27 décembre 1924 et est reconnu pour la richesse de sa décoration intérieure réalisée par Emmanuel Briffa. Classé monument historique par la Ville de Montréal en 1988 et le gouvernement du Québec en 1990, il a été désigné lieu historique national du Canada en 1993. Après une période de déclin dans les années 1990, un nouveau propriétaire en 2010 a restauré le bâtiment pour lui redonner sa vocation culturelle, achevant les travaux en 2012.
Le Samovar, fondé en 1925 à Montréal, était un restaurant-cabaret renommé pour sa cuisine française et russe, ainsi que pour ses spectacles raffinés dans une atmosphère inspirée de l’ancien empire russe. Carol Grauer, maître de cérémonie emblématique, contribua grandement à son succès, attirant des artistes et des personnalités de renommée internationale. Après son départ en 1948, le Samovar perdit de son éclat et ferma en 1949, laissant sa place à d’autres établissements.
Le Théâtre Amherst, inauguré en 1926, a été construit à la place du Moulin Rouge démoli en 1925 et comptait 1 697 places. Il a projeté des films pour la population francophone avant de devenir une salle à double diffusion, anglaise et française, jusqu’aux années 1940, puis est revenu aux films en français. Rebaptisé Théâtre Arlequin en 1969, il a ensuite pris le nom d’Olympia en 1989, accueillant des productions théâtrales telles que “Les Gaffeurs” et “Broue”.
Le Café Old Heidelberg, situé au 1459 rue St-Alexandre à Montréal, a été en activité de 1928 à 1930 sous la gestion de J. Tinhof et Phil Maurice. La salle à manger, décorée dans un style allemand traditionnel, offrait des repas accompagnés de musique orchestrale. En 1930, Phil Maurice a transformé l’établissement en un cabaret nommé Chez Maurice.
Le Théâtre Empress, un bâtiment de style égyptien à Montréal, a ouvert le 19 mai 1928 et a fonctionné comme théâtre de vaudeville avant de devenir le Cinéma V, pour finalement fermer définitivement après un incendie en 1992. Plusieurs tentatives de restauration entre 1999 et 2018 ont échoué à transformer l’espace en centre culturel, cinéma ou lieu communautaire. Actuellement abandonné et structurellement dangereux, le théâtre est destiné à être démoli, avec des plans visant à préserver sa façade et à le remplacer par des logements abordables et des espaces commerciaux.
Le Rockhead’s Paradise, ouvert en 1928 sous le nom de Mountain Tavern par Rufus Rockhead, était un célèbre showbar situé dans la Petite-Bourgogne à Montréal. D’origine jamaïcaine et vétéran de la Première Guerre mondiale, Rockhead a surmonté les barrières raciales pour obtenir un permis de taverne en 1936, devenant ainsi le premier propriétaire noir d’un club à Montréal. Ce lieu emblématique accueillait des icônes du jazz comme Louis Armstrong et Billie Holiday, offrant un espace où musiciens noirs et blancs pouvaient se produire ensemble. Le club a fermé en 1980 et a été brièvement repris par Rouè Doudou Boicel, qui y a déplacé son Rising Sun Celebrity Jazz Club.
Le Palais d’Or, inauguré en 1928 à Montréal, était la salle de bal la plus spacieuse et populaire de la ville, servant aussi d’école de danse. Il a accueilli des artistes noirs célèbres comme Fletcher Henderson et des orchestres de jazz, marquant la scène musicale montréalaise des années 1920 à 1940. Redécoré plusieurs fois et utilisé pour divers événements, il a été vendu à la ville de Montréal en 1978.
Le théâtre Granada, érigé en 1928-1929 par la United Amusement Corporation, a été conçu par l’architecte Daniel John Crighton et décoré par Emmanuel Briffa. Inauguré en 1929, il a rapidement accueilli le cinéma parlant ainsi que des artistes de renom, tout en diffusant des actualités filmées. Rebaptisé Théâtre Denise-Pelletier en 1997, cet édifice classé lieu historique national propose aujourd’hui une programmation variée et offre des services pour des événements et conférences.
Le Lido-Venice était un cabaret éphémère situé au 1224 rue Stanley à Montréal, ouvert le 10 mai 1929 et fermé en décembre de la même année. Malgré une faillite en juin 1929, il a continué ses activités jusqu’à la fin de l’année pour célébrer le nouvel an. Propriété de Montreal Cabarets Limited, le cabaret a été liquidé en décembre 1929, n’ayant pas payé la taxe d’hôpital sur les repas, ce qui a entraîné une dette de 500$. Ce cabaret change ensuite de nom pour devenir successivement le Kit Kat, la Villa Maurice et l’Esquire.
Le Théâtre Outremont, inauguré en 1929, est un joyau architectural montréalais, incarnant l’élégance des Années folles et jouant un rôle majeur dans la vie culturelle de la ville. D’abord dédié au cinéma, il a évolué pour accueillir une diversité d’arts de la scène, tout en conservant une programmation cinématographique de qualité. Géré par la Corporation du TO, il offre des espaces de rencontres pour les artistes et le public, révélant de nouveaux talents et favorisant la participation culturelle. Classé « Immeuble patrimonial », il est reconnu pour sa valeur historique et architecturale.
Le Théâtre Séville, situé au 2155 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, a ouvert en 1929, conçu par l’architecte Cajetan L. Dufort et décoré par Emmanuel Briffa dans un style espagnol. Il a d’abord servi de cinéma avant de devenir une salle de spectacles dans les années 1940, accueillant des artistes comme Nat King Cole et Louis Armstrong, puis de revenir à sa vocation cinématographique dans les années 1960. Malgré sa désignation comme site historique en 1990, le théâtre a été laissé à l’abandon et démoli en 2010 pour faire place à un projet immobilier.
Le Cabaret Frolics, ouvert en 1929 au 1417 boulevard Saint-Laurent à Montréal, fut la première grande boîte de nuit du boulevard, réputée pour son ambiance luxueuse et ses spectacles captivants. Texas Guinan, figure emblématique du lieu, y attira les foules avec son célèbre « Hello Suckers! » tandis que l’établissement proposait des soirées animées avec orchestre et danse. Après la fin de la prohibition, le Frolics déclina et devint le Connie’s Inn en 1933, avant de changer encore de nom et d’orientation à plusieurs reprises, restant un acteur clé de la scène nocturne montréalaise jusqu’aux années 1970.
Inauguré le 7 mars 1930 avec les films “Tiger Rose” de Lupe Velez et “Paris” de Jack Buchanan, le théâtre Monkland était considéré comme le meilleur cinéma de style « atmosphérique » à Montréal. Situé sur l’avenue Monkland, au coin de la rue Girouard, il faisait partie de la chaîne United Amusement Corp. Ltd et était décoré par Emmanuel Briffa. Fermé en 1981, il a brièvement servi de salle de répertoire avant d’être rénové en 1985, et abrite aujourd’hui divers commerces.
En 1930, le compositeur russe Serge Prokofiev a entrepris une tournée au Canada, faisant escale à Montréal. À cette occasion, il a donné un récital à la salle Moyse de l’Université McGill. Ce concert a permis au public montréalais de découvrir en personne l’un des grands maîtres du XXe siècle. Sa venue a également contribué à renforcer les échanges culturels entre l’Amérique du Nord et les artistes européens de son époque.
Image: The Gazette, 15 mars 1930, division Postmedia Network Inc.
Inauguré le 28 mars 1930, le Théâtre Granada de Montréal était un cinéma situé au 4353 rue Sainte-Catherine Est. Il a été conçu par l’architecte Emmanuel Arthur Doucet et décoré par Emmanuel Briffa dans un style atmosphérique, créant une expérience immersive pour les spectateurs. Plus tard, il a été renommé Théâtre Denise-Pelletier et demeure aujourd’hui un important lieu de diffusion culturelle à Montréal.
Image: The Montreal Daily Star, 27 mars 1930
Le Lion d’Or est un cabaret historique situé au 1676 rue Ontario Est à Montréal, célèbre pour ses performances, son ambiance animée et son passé tumultueux, ayant été le théâtre de nombreux événements marquants et tragiques. Inauguré en 1930 après la création de l’hôtel Papineau, le cabaret a connu une période prospère jusqu’à la fin des années 1950, attirant des artistes de renom tout en étant également associé à des activités illégales et à des conflits avec la mafia. Après des années d’abandon, il a été rénové dans les années 1980 et est devenu un lieu de spectacles reconnu, mettant en avant la culture et l’art sous toutes leurs formes, tout en célébrant son riche héritage Art déco.
Autrefois le cabaret Lido-Venice. L’un des premiers lieux de divertissement à voir le jour sur la rue Stanley fut le Carlton Club en 1927. Il fut rapidement suivi en 1930 par le cabaret Kit Kat, qui resta en activité pendant trois ans au 1224 Stanley. Juste à côté du Kit Kat se trouvait le Palais D’Or, une salle de bal qui connut un grand succès pendant plus d’une décennie. Le cabaret devient la Villa Maurice en 1933 et l’Esquire en 1940.
Phil Maurice a été un propriétaire de boîte de nuit emblématique à Montréal, ainsi qu’un impresario et philanthrope, jouant un rôle clé dans l’essor du show-business de la ville durant l’âge d’or des cabarets. Il a débuté en 1929 au cabaret de l’Old Heidelberg avant de fonder le célèbre Chez Maurice en 1930, qui est devenu le club le plus chic du pays. Au fil des ans, Maurice a dirigé plusieurs établissements, présenté des artistes de renom et contribué à l’effervescence culturelle de Montréal, tout en s’impliquant activement dans des œuvres philanthropiques.
Fondé en 1930 par Phil Maurice, le cabaret Chez Maurice était un lieu incontournable de la vie nocturne montréalaise. D’abord installé rue Saint-Alexandre, il déménagea en 1932 sur la rue Sainte-Catherine Ouest, où il offrait des soirées luxueuses mêlant dîner, danse et spectacles. Il accueillit de grands artistes et orchestres de swing, comme Count Basie, Duke Ellington et Ella Fitzgerald, avant d’être rebaptisé Chez Maurice Danceland en 1943. Après sa fermeture, l’espace a été occupé par divers commerces et fait aujourd’hui partie du magasin Urban Outfitters.
Image: The Montreal Daily Star, 19 septembre 1930
Le Cabaret Frolics, ouvert en 1929 au 1417 boulevard Saint-Laurent, fut la première grande boîte de nuit du boulevard. Aménagé dans un ancien entrepôt de fourrures, il offrait un décor luxueux, une grande piste de danse et un orchestre de quinze musiciens. Grâce à la popularité de Texas Guinan et à son ambiance festive, le club attira une foule nombreuse, mais il déclina après la fin de la prohibition en 1933. Il devint alors Connie’s Inn, puis changea plusieurs fois d’identité avant de céder la place au Faisan Doré en 1947, marquant l’évolution des cabarets montréalais sous l’influence du style américain et de la mafia.
Image: The Gazette, 5 décembre 1930, division Postmedia Network Inc.
Le Théâtre Orpheum, inauguré en 1907 sous le nom de Théâtre Bennett et rebaptisé Orpheum en 1910, était un auditorium de 1 100 places situé au 525, rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal. Principalement dédié au vaudeville américain dans ses premières années, il devint un lieu de récitals et de théâtre français à partir de 1920, attirant des artistes célèbres. Après avoir été géré par Consolidated Theatres et utilisé comme cinéma jusqu’en 1957, il accueillit des productions du Théâtre du Nouveau Monde, ainsi que des œuvres musicales et théâtrales. Le théâtre fut démoli peu après 1965 pour faire place à un immeuble de bureaux.
Image: The Gazette, 20 décembre 1930, division Postmedia Network Inc.
Le Stanley Grill, un cabaret bien aimé ouvert en 1931, ouvrait chaque matin une section de son toit pour évacuer la fumée de cigarette accumulée, créant ainsi des nuages en forme de champignon visibles au-dessus de Montréal. Après un incendie qui a causé des dommages évalués à plus de 140 000 $, son propriétaire, Harry Feldman, a entrepris une reconstruction immédiate. Le 30 novembre 1934, Feldman rouvre le Stanley Grill, accueillant au rez-de-chaussée le nouveau cabaret Lido de Louis Dettner, qui remplaçait le cabaret des Beaux-Arts.
Le documentaire Montréal, cité du progrès de l’Office national du film du Canada (ONF) est une œuvre marquante qui explore les transformations urbaines de Montréal dans les années 1930. À travers des images saisissantes, le film met en lumière les défis et les tensions liés à la modernisation de la ville, tout en questionnant les impacts sociaux et humains de ces changements. Il offre ainsi un regard critique sur le progrès et ses conséquences, faisant de ce documentaire un témoignage essentiel pour comprendre l’évolution de Montréal à cette époque.
L’hôtel Edgewater, situé à Pointe-Claire, Montréal, a ouvert en 1932 et fermé définitivement en 1987. Connu pour ses spectacles de musique allant du rock au jazz, il a accueilli des artistes renommés comme Count Basie. Malgré sa popularité, l’Edgewater a fait face à des plaintes de résidents concernant le bruit et les désagréments, menant à son expropriation par la ville en 1987. Après sa fermeture, le site a été remplacé par un parc et un stationnement municipal.
Le Club Terminal, situé au 1114 rue Saint-Antoine à Montréal, a remplacé le Club Standard, qui se trouvait en face de la gare Windsor, au sein de la communauté noire de la ville. Le Club Standard a fermé en 1931 à la suite d’une dispute financière mortelle entre ses deux co-propriétaires, permettant ainsi l’ouverture du Club Terminal en 1932. Ce lieu sans prétention est rapidement devenu un after-hours populaire pour les musiciens, offrant un espace pour des jam sessions et permettant aux clients de continuer à faire la fête après la fermeture des autres clubs, tout en étant réputé pour son poulet frit et ses animations, des performances de jazz aux bagarres de bar. Le film Jack Paradise (2004), avec Roy Dupuis dans le rôle principal, se déroule dans un club inspiré du Terminal.
Autrefois le Kit Kat. Phil Maurice, créateur du célèbre cabaret Chez Maurice, souhaite offrir à Montréal un nouvel établissement nocturne élégant où les hommes peuvent accompagner leur famille pour dîner tranquillement, danser et apprécier des performances d’artistes de cabaret. Phil Maurice ouvrira sa nouvelle salle, Villa Maurice, le 11 mai 1933 au 1224 rue Stanley. Le cabaret sera ensuite renommé l’Esquire par le propriétaire Sam Cleaver le 3 mai 1940.
Le Connie’s Inn, un cabaret situé au 2e étage du 1417 boulevard Saint-Laurent à Montréal, a ouvert ses portes en 1933 après avoir été précédemment occupé par le cabaret Frolics, connu pour son immense succès et sa célèbre artiste Texas Guinan. Avec un changement de propriétaires, le Connie’s Inn s’est orienté vers la musique jazz et a présenté des artistes noirs de New York ainsi que des talents canadiens. En 1935, il a été rebaptisé Val d’Or Grill, avant de connaître plusieurs autres changements de nom, dont Casino de Parée et un retour au Val d’Or Grill en 1939, avant d’ouvrir la voie à d’autres cabarets francophones dans les années suivantes.
Le Vienna Grill, un cabaret fondé par Harry Holmok, a fonctionné de 1934 à 1949 à Montréal. D’origine roumaine et polyglotte, Holmok a fui son pays après avoir servi dans plusieurs armées pendant la Première Guerre mondiale et a ouvert le cabaret, qui a prospéré malgré la dépression et la menace de guerre. Après avoir été vendu plusieurs fois, le Vienna Grill a été détruit par un incendie le 26 décembre 1948, tandis qu’Holmok était alors propriétaire de l’Auditorium Dance Palace, renommé Casino Bellevue en 1949, qui est devenu le plus grand cabaret de Montréal dans les années 1950.
Nan Blakstone, née Naomi Ewald en 1901 à San Antonio, était une chanteuse et pianiste américaine qui s’est produite à Montréal dans les années 1930 et 1940. Elle a notamment fait une apparition marquante au club Ruby Foo’s en 1947, et a également joué au Astor Bar et au Gayety Theatre en 1948. Un critique montréalais a souligné qu’elle aurait pu attirer un public même dans une “grange non chauffée” en raison de son talent exceptionnel. Blakstone, reconnue pour ses interprétations sophistiquées, a connu une carrière interrompue par un accident de voiture en 1936, mais elle a continué à se produire jusqu’à sa mort prématurée en 1951. Sa musique et sa présence scénique ont laissé une empreinte durable dans le milieu artistique de Montréal.
Image: The Montreal Star, 6 juillet 1934
Fletcher Henderson (1897-1952) était un compositeur, arrangeur et chef d’orchestre pionnier du jazz, connu pour avoir contribué à la naissance du jazz big band dans les années 1920 à New York. Il a influencé des musiciens comme Benny Goodman et Count Basie grâce à ses arrangements novateurs et sa capacité à introduire le swing dans ses compositions. Henderson a collaboré avec des légendes du jazz telles que Louis Armstrong et Coleman Hawkins, mais son orchestre a été dissous dans les années 1930 en raison de difficultés financières. Bien qu’il n’ait pas atteint la même célébrité que d’autres, il est resté une figure clé dans l’évolution du jazz de Dixieland au swing.
Image: The Montreal Star, 29 août 1934
Le Palais d’Or, anciennement le Stanley Hall, a ouvert ses portes au 1226 rue Stanley à Montréal le 3 septembre 1928. C’était la salle de bal la plus grande et populaire de la ville, également utilisée comme école de danse. En 1934, Fletcher Henderson et son orchestre ont donné une semaine de concerts au Palais d’Or, marquant l’essor de la musique jazz à Montréal. Après plusieurs rénovations et changements de nom, le Palais d’Or a été rebaptisé Loreili en 1962, avant de redevenir temporairement le Palais d’Or en 1975 et d’accueillir des soirées disco dans les années 1970, avant d’être vendu à la ville de Montréal en 1978.
Image: Le Petit Journal, 28 octobre 1934
Sammy Davis Jr. est né le 8 décembre 1925 à Harlem, New York, dans une famille artistique, avec un père danseur et une mère chanteuse. Dès son enfance, il a été plongé dans le monde du spectacle, apparaissant souvent avec son père sur scène. À 7 ans, il commence sa carrière en tant qu’enfant prodige, maîtrisant la danse, le chant et l’imitation, et à 8 ans, il rejoint une troupe de vaudeville où il collabore avec des légendes comme Cab Calloway. Malgré les défis de son enfance, marquée par les tournées, le divorce de ses parents et le racisme, il développe une forte identité de performer, déterminé à réussir dans l’industrie du divertissement.
Image: Le Petit Journal, 28 octobre 1934
Le Lido, inauguré en 1934 au rez-de-chaussée du 1258 rue Stanley à Montréal, a émergé après l’incendie du Stanley Grill, qui se trouvait à l’étage supérieur et a subi des dommages de plus de 140 000 $. Sous la direction de Louis Dettner, le Lido a rapidement gagné en popularité, se distinguant par ses spectacles mettant en vedette des stars du cinéma et de la scène, tout en attirant une clientèle fortunée, comme en témoignent les luxueuses voitures garées devant son entrée. En 1937, après des rénovations, le cabaret a été rebaptisé Tic Toc, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire.
Le Stanley Grill était un cabaret emblématique de Montréal dans les années 1930, situé au 1252, 1254 et 1256 rue Stanley. Il a été détruit par un incendie en mars 1934, après quoi il a été remplacé par le Lido en 1934, au rez-de-chaussée de l’immeuble, et plus tard, en 1937, par le Tic Toc. Ce dernier, devenu un lieu populaire, a accueilli des artistes comme Dean Martin et a attiré des figures de la pègre montréalaise, notamment Harry Ship. En 1950, après une série de rénovations et un changement de direction, le Tic Toc est rebaptisé Chez Parée, visant à devenir le cabaret le plus chic d’Amérique du Nord. Ce club a continué à attirer des artistes prestigieux, comme Frank Sinatra et Charlie Parker, jusqu’à sa fermeture en 1971, avant de rouvrir sous différents noms, incluant une discothèque et un strip-club, aujourd’hui toujours en activité sous le nom de Chez Parée.
Image: La Patrie, 29 novembre 1934, BAnQ
Rencontré dans sa loge du théâtre Loews à Montréal après une semaine de représentation en décembre 1934, Calloway, un jeune homme charmant, affichait un sourire chaleureux. Malgré son succès, il conservait une bonhomie accueillante. « Monsieur, » nous confia-t-il, « j’aime venir travailler ici. Votre public est si enthousiaste. L’attention et l’accueil chaleureux que nous recevons rendent notre travail plaisant et nous incitent à donner le meilleur de nous-mêmes. Vous êtes très différents des Américains, qui restent froids pendant les représentations; nous ne savons jamais si cela leur a plu. »
Source: Théâtre Loews, La Patrie, 17 décembre 1934
Image: The Montreal Daily Star, 14 décembre 1934
L’Auditorium Le Plateau, situé au 3700 avenue Calixa-Lavallée, est une salle de concert de 1307 places construite dans les années 1930. L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) y a donné son premier concert en 1935 sous la direction de Wilfrid Pelletier et y est resté jusqu’en 1963. Des artistes de renommée internationale comme Igor Stravinsky et Wilhelm Kempff y ont performé, et aujourd’hui, la salle, rebaptisée salle Jean-Deslauriers en 1975, propose des concerts de musique populaire ainsi que des spectacles folkloriques.
Le Casino de Parée, situé au 1417 boulevard Saint-Laurent à Montréal, a été en activité de 1935 à 1938. Ce cabaret est né après l’incendie du Connie’s Inn (1933-1935) et était géré par la même corporation, Frolics, qui avait auparavant dirigé le cabaret Frolics (1929-1933). Son propriétaire était Angelo Besanti (futur fondateur du American Spaghetti House). À son ouverture, le 8 mai 1935, le Casino de Parée était somptueusement décoré et offrait un spectacle digne de Broadway, accompagné de bières, vins et d’une cuisine raffinée à des prix abordables pour tous. En 1938, le Casino de Parée a été rebaptisé Café Val d’Or le 5 octobre.
Image: L’illustration, 4 mai 1935, Cahier 1, BAnQ
Le Casino de Parée, situé au 1417 boulevard Saint-Laurent à Montréal, a opéré de 1935 à 1938, succédant au cabaret Connie’s Inn. Inauguré le 8 mai 1935 sous la direction d’Angelo Besanti, futur fondateur de l’American Spaghetti House en 1941, l’établissement proposait des spectacles dignes de Broadway dans un décor raffiné, avec des boissons et repas à prix abordables. Le 5 octobre 1938, il a été transformé en Café Val d’Or.
Le Rockhead’s Paradise, ouvert de 1928 à 1980 au 1252 rue Saint-Antoine Ouest, était un club légendaire de Montréal fondé par Rufus Rockhead, le premier propriétaire noir d’un club dans la ville. Ce lieu emblématique, connu initialement sous le nom de Mountain Tavern, a accueilli entre ses murs des icônes du jazz comme Louis Armstrong et Billie Holiday, et a joué un rôle clé dans la carrière d’artistes comme Oscar Peterson. Malgré des difficultés financières et une fermeture temporaire dans les années 1950, le club renaît dans les années 1960 grâce à la popularité croissante du jazz, attirant des foules internationales. Le club ferme définitivement en 1980 et son héritage est honoré par une rue à son nom, dans le quartier de la Petite-Bourgogne.
Image: Le petit journal, 2 février 1936, BAnQ
La Plage Idéal (1936-1947) et le Domaine Idéal (1947-1969) étaient situés à Sainte-Rose, à Laval. Ce site comprenait une plage et une salle de danse qui a accueilli de nombreux artistes de renommée internationale. Le Domaine Idéal appartenait à Lucien Rivard (16 juin 1914 – 3 février 2002), un criminel québécois impliqué dans le trafic d’héroïne à Cuba dans les années 1950, en lien avec la French Connection. Entre 1949 et 1952, le Domaine Idéal a vu passer des légendes du jazz telles que Louis Armstrong, Buddy Rich, Lionel Hampton, Benny Goodman, Cab Calloway et Duke Ellington. Le Domaine Idéal a été détruit par un incendie le 5 janvier 1969, après avoir été un lieu de rassemblement populaire pour la jeunesse, qui fréquentait sa plage et son pavillon de danse. Aujourd’hui, l’emplacement abrite un parc naturel dans le secteur Auteuil à Laval.
Image: Le petit journal, 31 mai 1936, BAnQ
Le Domaine Idéal, situé à Sainte-Rose à Laval, était un lieu de divertissement populaire, comprenant une plage et une salle de danse, actif entre 1936 et 1969. Propriété du criminel québécois Lucien Rivard, ce domaine a accueilli de célèbres musiciens tels que Louis Armstrong, Duke Ellington et Cab Calloway. Détruit par un incendie en 1969, il est aujourd’hui remplacé par un parc nature dans le secteur Auteuil de Laval.
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