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Salle de spectacle · Musique · Humour · Cabaret

Club Soda (Montréal)

Fondé en 1982 sur l'avenue du Parc, le Club Soda est devenu l'une des salles de spectacle emblématiques de Montréal. À la fois scène musicale, cabaret et haut lieu de l'humour québécois, il occupe depuis 2000 le 1225, boulevard Saint-Laurent, au cœur du Quartier des spectacles.

5240, avenue du Parc · 1225, boulevard Saint-Laurent · 1982–aujourd'hui

1. Présentation

Depuis plus de quatre décennies, le Club Soda occupe une place singulière dans le paysage culturel montréalais. Ni petite salle underground ni grande salle de spectacle traditionnelle, il s'est imposé comme une scène intermédiaire permettant aux artistes émergents de côtoyer des artistes québécois et internationaux déjà établis.

Son histoire se partage en deux grandes périodes. De 1982 à 1999, le Club Soda est situé au 5240, avenue du Parc, dans le Mile End. Après la fermeture de cette première salle, l'institution renaît en 2000 au 1225, boulevard Saint-Laurent, dans un édifice possédant lui-même une longue histoire liée au divertissement montréalais.

Le Club Soda est également indissociable de l'histoire moderne de l'humour québécois. Les Lundis des Ha! Ha!, lancés en 1983, transforment rapidement la salle en laboratoire pour une nouvelle génération d'humoristes.

2. Naissance du Club Soda

L'histoire commence en 1982, lorsque Guy Gosselin, le cinéaste André Gagnon et Martin Després entreprennent de transformer une salle de réception située au 5240, avenue du Parc en un cabaret d'un nouveau genre.

Le concept repose sur la polyvalence. Le lieu doit pouvoir accueillir des concerts, des spectacles d'humour et différentes formes de divertissement dans une atmosphère plus intime et plus flexible que celle des salles conventionnelles.

Cette formule correspond aux transformations du spectacle montréalais au début des années 1980. Une nouvelle génération d'artistes, de groupes, de producteurs et d'humoristes cherche des lieux capables d'accueillir des formes de spectacles qui se situent entre le bar, le cabaret et la grande salle.

3. Boule Noire et les débuts

Le chanteur Boule Noire, de son vrai nom Georges Thurston, est associé à l'inauguration du Club Soda en novembre 1982. Sa présence marque le début d'une salle qui se veut dès l'origine ouverte à plusieurs formes de musique populaire.

Le Club Soda développe rapidement une identité qui repose moins sur un genre musical particulier que sur sa capacité à accueillir une grande diversité de spectacles. Cette souplesse deviendra l'une des principales caractéristiques de l'établissement.

MCPA — Repère

Un nouveau type de salle

Le Club Soda se situe à mi-chemin entre le cabaret, le club et la salle de concert. Cette polyvalence lui permettra de présenter aussi bien des artistes locaux en développement que des tournées internationales.

4. Les Lundis des Ha! Ha!

Le 21 février 1983, le Club Soda accueille la première soirée des Lundis des Ha! Ha!, animée par Ding et Dong, personnages incarnés par Serge Thériault et Claude Meunier.

La formule du spectacle repose largement sur une succession de courts numéros humoristiques. Ce type de soirée, alors inhabituel au Québec, contribue à populariser une approche du spectacle inspirée du stand-up.

Le succès est immédiat. Entre 700 et 800 personnes assistent à la première soirée, tandis que plusieurs centaines d'autres ne peuvent entrer dans la salle.

Les Lundis deviennent rapidement un rendez-vous important de la vie culturelle montréalaise et offrent une scène régulière à de nombreux jeunes humoristes.

5. Un laboratoire de l'humour québécois

L'importance historique des Lundis dépasse largement le succès des premières soirées. Le Club Soda devient un véritable laboratoire de l'humour québécois moderne, offrant aux artistes la possibilité d'expérimenter de nouveaux personnages et de nouveaux numéros devant public.

Parmi ceux qui participent à cette effervescence figurent notamment Pierre Verville, Daniel Lemire, André-Philippe Gagnon, Groupe Sanguin, Les Bananélectrik, Jean-Michel Dufaux, Rock et Belles Oreilles et Michel Courtemanche.

Cette période contribue à faire du Club Soda l'un des lieux où se structure une industrie de l'humour qui prendra une importance considérable au Québec au cours des décennies suivantes.

MCPA — Perspective

Musique et humour

Réduire le Club Soda à son rôle de salle de concert ferait disparaître une partie essentielle de son histoire. Dès ses premières années, musique et humour évoluent parallèlement et contribuent ensemble à l'identité de la salle.

6. Difficultés et relance

Le succès artistique du Club Soda ne se traduit pas immédiatement par une stabilité financière. Dès l'automne 1983, la salle est confrontée à des difficultés importantes, notamment une dette d'environ 100 000 dollars ainsi qu'à des plaintes de résidents concernant le bruit.

Les producteurs Michel Sabourin et Rubin Fogel s'associent alors à Martin Després et investissent dans l'établissement afin d'en assurer la survie. En 1985, ils deviennent copropriétaires du Club Soda.

Cette relance permet à la salle de consolider sa position dans le réseau montréalais du spectacle et d'accueillir progressivement un nombre croissant de tournées importantes.

7. Une grande salle de musique

Parallèlement à son rôle dans l'humour, le Club Soda devient une salle essentielle pour la musique populaire à Montréal. Sa taille intermédiaire est particulièrement adaptée aux artistes qui dépassent le circuit des petits clubs sans encore nécessiter une grande salle.

Cette position permet au Club Soda de devenir une étape privilégiée pour des artistes au début de leur ascension. Plusieurs groupes qui rempliront plus tard des salles beaucoup plus importantes passent par le Club Soda à une étape déterminante de leur carrière.

Rock, punk, alternative, pop, chanson, blues, jazz, métal et autres courants s'y succèdent, donnant à la salle une identité musicale particulièrement large.

8. Les années 1990

Au fil des années 1980 et 1990, la programmation du Club Soda devient impressionnante. Des artistes québécois et canadiens y côtoient des groupes internationaux dont plusieurs se trouvent alors en pleine ascension.

Parmi les artistes associés à la période de l'avenue du Parc figurent Robert Palmer, Chris Isaak, Jeff Healey Band, Fine Young Cannibals, Jeff Buckley, The Tragically Hip, Lenny Kravitz, Soundgarden, The Sugarcubes, The Cramps, Primal Scream, Oasis, Television, Billy Bragg, The Pogues, Gang of Four, Buzzcocks, DRI, Suicidal Tendencies, Butthole Surfers et White Zombie.

La scène locale y occupe également une place importante avec notamment Me Mom & Morgentaler, Vilain Pingouin, Les B.B., Les Colocs, Jean Leloup, Kate & Anna McGarrigle et Lhasa de Sela.

9. La fin de l'avenue du Parc

Après dix-sept années d'activité, le premier Club Soda ferme ses portes en juillet 1999. Cette fermeture ne signifie toutefois pas la disparition de l'institution : depuis plusieurs années déjà, ses responsables envisagent de relocaliser la salle.

Le choix se porte finalement sur un édifice du boulevard Saint-Laurent, près de la rue Sainte-Catherine, au cœur d'un secteur possédant une longue tradition de théâtres, cinémas, cabarets et salles de spectacle.

Le déménagement représente donc à la fois une rupture et une continuité : le Club Soda quitte le Mile End, mais s'installe dans l'un des territoires historiquement les plus associés au divertissement montréalais.

10. Une nouvelle vie sur la Main

Le 21 mars 2000, le Club Soda inaugure sa nouvelle salle au 1225, boulevard Saint-Laurent. L'humoriste Patrick Huard est associé à la soirée de réouverture.

Le projet représente un investissement d'environ 3,5 millions de dollars. Plutôt que de construire une salle entièrement nouvelle sur un terrain vierge, le Club Soda s'insère dans un édifice historique de la Main profondément transformé pour répondre aux exigences techniques du spectacle contemporain.

Cette nouvelle adresse place le Club Soda au centre du secteur qui deviendra le Quartier des spectacles, à proximité de nombreuses autres institutions culturelles montréalaises.

11. L'histoire du 1225 Saint-Laurent

L'arrivée du Club Soda au 1225 Saint-Laurent ajoute une seconde histoire à celle de l'institution. Bien avant 2000, l'adresse est associée à plusieurs formes de commerce, de cinéma et de divertissement.

Les sources disponibles ne donnent pas toutes la même chronologie architecturale pour l'édifice. Certaines documentations patrimoniales font remonter une première construction commerciale sur le site au XIXe siècle, tandis que d'autres histoires du Crystal Palace retiennent 1908 comme date déterminante dans l'histoire du bâtiment de spectacle.

Ce qui est certain est que l'adresse possède une longue relation avec le cinéma et le divertissement populaire avant sa transformation en Club Soda.

MCPA — Précision historique

1870 ou 1908 ?

La documentation disponible présente une divergence concernant l'ancienneté exacte de l'édifice. Il est donc préférable de distinguer l'histoire du site et de ses structures successives de celle du Crystal Palace plutôt que d'attribuer pour l'instant une date unique à l'ensemble du bâtiment actuel.

12. Crystal Palace et Cinéma Cristal

Au cours du XXe siècle, le 1225 Saint-Laurent est associé au Crystal Palace, dont l'histoire traverse plusieurs formes de divertissement. Le lieu accueille notamment du vaudeville avant d'être associé au monde des cabarets durant les années 1940.

Il devient ensuite le Cinéma Cristal. Une étude de 1963 décrit le cinéma comme une salle offrant une programmation particulièrement abordable à une clientèle populaire du centre-ville.

À cette époque, le Cristal propose notamment plusieurs longs métrages pour un prix d'entrée très modeste, témoignant d'une fonction sociale très différente de celle qu'occupera le Club Soda plusieurs décennies plus tard.

Cette succession d'usages fait du 1225 Saint-Laurent un exemple remarquable de la capacité des bâtiments de la Main à se transformer au rythme des différentes époques du divertissement montréalais.

13. Le New Orleans et l'incendie de 1993

Au début des années 1990, l'ancien espace du Cristal est associé au New Orleans, poursuivant ainsi la vocation nocturne et musicale de l'adresse.

Le 18 juillet 1993, un important incendie ravage le cinéma Ève voisin, à l'intersection de Sainte-Catherine et Saint-Laurent. Le sinistre endommage également le New Orleans.

L'événement attire alors l'attention sur la disparition progressive d'une partie du patrimoine de la Main, secteur où s'étaient succédé cinémas, burlesque, théâtre yiddish, spectacles chinois, jazz, cabarets et night-clubs.

14. Luc Laporte et le nouveau Club Soda

La transformation du bâtiment pour le Club Soda est confiée à l'architecte montréalais Luc Laporte, reconnu pour son travail sur plusieurs lieux de restauration et de spectacle.

Le projet vise à préserver une partie du caractère historique du lieu tout en créant une salle répondant aux besoins contemporains en matière d'acoustique, de visibilité et d'équipement technique.

La salle est conçue sur plusieurs niveaux et peut être configurée différemment selon les spectacles. Cette modularité permet de conserver l'atmosphère d'un club tout en accueillant approximativement 900 spectateurs dans certaines configurations.

Cette polyvalence prolonge directement l'idée qui avait présidé à la création du premier Club Soda en 1982 : une salle capable de s'adapter aux artistes plutôt que d'imposer une seule formule de spectacle.

15. Depuis 2000

Depuis sa réouverture, le Club Soda poursuit une programmation extrêmement diversifiée. Il demeure une étape importante aussi bien pour les artistes québécois que pour les tournées internationales.

Parmi les nombreux artistes ayant foulé sa scène depuis 2000 figurent At the Drive-In, Norah Jones, Sum 41, My Chemical Romance, The Killers, The Hives, Kings of Leon, Simple Plan, Les Cowboys Fringants, Patrick Watson, Karkwa, Malajube, Pierre Lapointe, The Dears, Klô Pelgag, Charlotte Cardin, Loud et plusieurs autres.

La programmation continue également de refléter la diversité historique de la salle : rock, chanson, hip-hop, punk, métal, musique électronique, pop et humour peuvent s'y succéder au cours d'une même saison.

En 2023, une nouvelle étape de l'histoire de l'établissement s'amorce avec l'annonce de son acquisition par Let Artists Be (LABE).

16. Héritage

L'importance du Club Soda dans l'histoire culturelle montréalaise tient en grande partie à sa position intermédiaire. Pendant plus de quatre décennies, la salle a offert aux artistes un espace situé entre les petits clubs et les grandes salles institutionnelles.

Pour plusieurs musiciens et humoristes, jouer au Club Soda représente ainsi une étape dans une trajectoire professionnelle : un endroit où un artiste émergent peut progressivement rencontrer un public plus large.

Son histoire possède également une remarquable continuité avec celle du spectacle montréalais. Le premier Club Soda apparaît au début des années 1980 dans le Mile End; le second s'installe en 2000 sur la Main, dans un bâtiment dont les usages antérieurs remontent à plusieurs générations de divertissement populaire.

MCPA — Héritage

Une salle-passerelle

Le Club Soda peut être considéré comme une salle-passerelle : entre l'émergence et la consécration, entre la scène locale et les tournées internationales, entre musique et humour, mais également entre l'ancienne culture des cabarets de la Main et le Quartier des spectacles contemporain.

17. Chronologie

Novembre 1982
Ouverture du Club Soda au 5240, avenue du Parc. Boule Noire est associé à l'inauguration de la salle.
21 février 1983
Première des Lundis des Ha! Ha!, animés par Ding et Dong.
Automne 1983
Difficultés financières et plaintes de voisinage menacent la survie de la salle.
1983–1985
Michel Sabourin et Rubin Fogel participent à la relance du Club Soda.
1985
Sabourin et Fogel deviennent copropriétaires avec Martin Després.
Années 1980–1990
Le Club Soda devient une salle importante pour les tournées internationales, la scène québécoise et l'humour.
Juillet 1999
Fermeture du Club Soda de l'avenue du Parc.
21 mars 2000
Réouverture du Club Soda au 1225, boulevard Saint-Laurent, dans une salle réaménagée par l'architecte Luc Laporte.
2000–aujourd'hui
Le Club Soda poursuit ses activités au cœur du Quartier des spectacles.
2023
Annonce de l'acquisition du Club Soda par Let Artists Be (LABE).

18. Notes et sources

  1. Club Soda, « Historique ». Documentation officielle sur la fondation de la salle par Guy Gosselin, André Gagnon et Martin Després, l'inauguration avec Boule Noire, les Lundis des Ha! Ha!, Michel Sabourin et Rubin Fogel.
  2. Le Club Soda fête ses 30 ans, La Presse, 4 décembre 2012. Historique et artistes associés à la période de l'avenue du Parc.
  3. Le Club Soda nouveau enfin ouvert, La Presse, 22 mars 2000. Documentation sur la réouverture du 21 mars 2000, Patrick Huard et le nouvel établissement du boulevard Saint-Laurent.
  4. Pionniers du cinéma, La Presse, 15 mai 1987. Documentation historique sur le Cinéma Cristal et le Crystal Palace.
  5. Bibliothèque nationale du Québec, L'Industrie du cinéma au Canada et au Québec, 1er novembre 1963, p. 53. Documentation sur le Cinéma Cristal, son public et ses tarifs.
  6. Stéphane Baillargeon, « C'est la mémoire de la Main qui s'envole en fumée », Le Devoir, 22 juillet 1993. Documentation sur l'incendie de 1993 et l'histoire culturelle du secteur Saint-Laurent / Sainte-Catherine.
  7. André-G. Bourassa et Jean-Marc Larrue, Les Nuits de la Main : cent ans de spectacles sur le boulevard Saint-Laurent (1891–1991), Montréal, VLB éditeur, 1993.
  8. IMTL — Images Montréal, fiche du 1225, boulevard Saint-Laurent. Documentation architecturale et historique sur l'édifice, le Cinéma Cristal et les transformations réalisées par Luc Laporte.
  9. Documentation consacrée à l'architecte Luc Laporte et à l'aménagement du nouveau Club Soda, 1999–2000.
  10. Montréal Concert Poster Archive (MCPA). Affiches, annonces, archives de presse et documentation concernant le Club Soda, sa programmation et les différents lieux associés à son histoire.
1995
WEEZER TEENAGE FANCLUB THAT DOG NED’S ATOMIC DUSTBIN SPONGE LETTERS TO CLEO FIG DISH CORROSION OF CONFORMITY SEASON TO RISK LOCAL H
WEEZER TEENAGE FANCLUB THAT DOG NED’S ATOMIC DUSTBIN SPONGE LETTERS TO CLEO FIG DISH CORROSION OF CONFORMITY SEASON TO RISK LOCAL H

Collection: Dominique Ritchot

JEWEL SOUL COUGHING THESE ANIMAL MEN MARJO R.E.M. MELISSA ETHERIDGE CHARLIE SEXTON SEXTET HOLLY COLE
JEWEL  SOUL COUGHING  THESE ANIMAL MEN  MARJO  R.E.M.  MELISSA ETHERIDGE  CHARLIE SEXTON SEXTET  HOLLY COLE

Collection: Dominique Ritchot

CAROLE POPE ME MOM & MORGENTALER GINGER URSULA GOO GOO DOLLS hHEAD MELVINS GODHEADSILO TOAD THE WET SPROCKET RUSTED ROOT ROYAL TRUX MOTOCASTER
CAROLE POPE  ME MOM & MORGENTALER  GINGER  URSULA  GOO GOO DOLLS  hHEAD  MELVINS  GODHEADSILO  TOAD THE WET SPROCKET  RUSTED ROOT  ROYAL TRUX  MOTOCASTER

Collection: Dominique Ritchot

1994
GOOD COOKIES THE SNITCHES LOCAL RABBITS
GOOD COOKIES THE SNITCHES LOCAL RABBITS

Collection: Dominique Ritchot

LES COLOCS
LES COLOCS
1993
FÊTE DE SOLIDARITÉ AVEC CUBA LOS CANDELAS
FÊTE DE SOLIDARITÉ AVEC CUBA LOS CANDELAS

Collection: Dominique Ritchot

1991
HAVANA 3AM
HAVANA 3AM

Source: Dominique Ritchot

KREATOR BIOHAZARD MORGOTH
KREATOR BIOHAZARD MORGOTH

Collection: helterskelter.ca

ME MOM & MORGENTALER IDÉES NOIRES
ME MOM & MORGENTALER IDÉES NOIRES

Collection: Dominique Ritchot

1990
TOO MANY COOKS
TOO MANY COOKS

Source: Valerie Robin Clayman

THE BRIDES TOO MANY COOKS THE WHITE
THE BRIDES TOO MANY COOKS THE WHITE

Source: Mirror 27 décembre 1990

JERRY JERRY
JERRY JERRY

Source: Dominique Ritchot

CAPITAINE NO
CAPITAINE NO

Collection: Dominique Ritchot

THE WHITE
THE WHITE

Source: Greg Juny Chioda

ME MOM AND MORGENTALER
ME MOM AND MORGENTALER

Source: Dominique Ritchot

ME MOM & MORGENTALER BILLY SHAKESPEARE LES WALLYGATORS
ME MOM & MORGENTALER BILLY SHAKESPEARE LES WALLYGATORS

Collection: Dominique Ritchot

LUKA BLOOM
LUKA BLOOM

Source: Dominique Ritchot

ME MOM AND MORGENTALER
ME MOM AND MORGENTALER

Collection: Dominique Ritchot

1989
LEE AARON WHITE HEAT
LEE AARON WHITE HEAT

Source: Mirror music annual 1989-1990

FESTIVAL DE NOUVELLE MUSIQUE DE MONTRÉAL
FESTIVAL DE NOUVELLE MUSIQUE DE MONTRÉAL

Source: Pascal Ricq

KREATOR
KREATOR

Source: Pascal Besta Bestavros

NUCLEAR ASSAULT
NUCLEAR ASSAULT

Source: Pascal Besta Bestavros

FRONTRUNNER PENNY LANG
FRONTRUNNER PENNY LANG

Source: Mirror music annual 1988-1989

1988
NUCLEAR ASSAULT
NUCLEAR ASSAULT
SUICIDAL TENDENCIES THE WANTED
SUICIDAL TENDENCIES THE WANTED

Collection: Alexandre St-Jean

1987
BUTTHOLE SURFERS FAIL-SAFE
BUTTHOLE SURFERS FAIL-SAFE

Collection: Alain Provost

DRI
DRI

Source: Michel Dooley

DRI INFAMOUS BASTURDS
DRI INFAMOUS BASTURDS

Collection: Alain Provost

1986
NEW MODEL ARMY
NEW MODEL ARMY

Source: Claude Cuerrier

SOUL ASYLUM
SOUL ASYLUM

Source: Charlie Brown

THE POGUES
THE POGUES

Source: Dominique Ritchot

TROP FÉROSS
TROP FÉROSS

Source: Pop Rock, 3 mai 1986, BAnQ

Lieu: Club Soda

1985
999
999

Source: Claude Cuerrier

YOUTH BRIGADE
YOUTH BRIGADE

Au Club Soda

LORDS OF THE NEW CHURCH
LORDS OF THE NEW CHURCH

Source: Jonathan Stein

LA DUCHESSE DE LANGEAIS QUARTANGO BILLY BRAGG NIGHTWORKS THE LORDS OF THE NEW CHURCH
LA DUCHESSE DE LANGEAIS QUARTANGO BILLY BRAGG NIGHTWORKS THE LORDS OF THE NEW CHURCH

Collection: Dominique Ritchot

SYLUM PLUME LATRAVERSE MICHEL RIVARD SYLVIE TREMBLAY PAULINE JULIEUX
SYLUM PLUME LATRAVERSE MICHEL RIVARD SYLVIE TREMBLAY PAULINE JULIEUX

Collection: Dominique Ritchot

BILLY BRAGG
BILLY BRAGG

Source: Dominique Ritchot

1984
SHOWCASE ’84
SHOWCASE ’84

Source: Québec-Rock, octobre 1984. BAnQ

THE CRAMPS DEJA VOODOO
THE CRAMPS DEJA VOODOO

Collection: Alain Provost

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